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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Articles récents

Le poème un peu dérangeant du jour : "La surfeuse," ... de ... Pierre

5 Mars 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Il me sied de plancher sur tous les sujets,

fussent-ils porteurs de gros remous ...

 

 

Surfeuse

 

Image du net bidouillée par mes soins

 

 

La surfeuse,

 

Sur la vague bleue marine

Sur culte de Poutine

Sur mes rêves de tsarine

Je surfe !

 

Sur le terreau de mon père

Sur les peurs sécuritaires

Sur les thèmes populaires

Je surfe !

 

Sur la chienlit politique

Sur les scoops médiatiques

Sur les rêves utopiques

Je surfe !

 

Sur le racisme latent

Sur les peurs des pauvres gens

Sur le spleen des mécontents

Je surfe !

 

Sur l'oubli des temps passés

Sur les crimes effacés

Sur des discours bien graissés

Je surfe !

 

Sur mes futurs collabos

Sur leurs idéaux fachos

Sur les petits et les gros

Je surfe !

 

Sur la vague populiste

Sur les jugements simplistes

Sur le fond nationaliste

Je surfe !

 

Sur le dos des girouettes

Sur le miroir aux alouettes

Sur les valeurs qui s'émiettent

Je surfe !

 

Sur l'oubli et l'ignorance

Sur l'esprit d'intolérance

Sur le terme " préférence "

Je surfe !

 

Sur les bêtes et méchants

Sur les plus paumés des gens

Sur les masses d'indigents

Je surfe !

 

Sur le flot des ambitieux

Sur les discours fallacieux

Sur les fats et les vicieux

Je surfe !

 

Sur les réseaux délateurs

Sur les collaborateurs

Sur l'embrouille et sur les peurs

Je surfe !

 

Sur les rouleaux de la crise

Sur l'échéance incomprise

Sur l'onde de la bêtise

Je surfe !

 

Sur la connerie humaine

Sur un tas d'énergumènes

Sur les gros bras qui s'amènent

Je surfe !

 

Sur les ancrages sectaires

Sur les craintes séculaires

Sur ceux que je récupère

Je surfe !

 

 

Je serais l'onde marine

Qui submerge et qui domine

Quitte à être un tsunami

Emportant mes ennemis !

 

Pas de pitié pour personne

Parmi ceux qui me sermonnent

Pas de planche de salut

C'est eux qui l'auront voulu !

 

Je suis portée par la vague

Je louvoie et je zigzague

Pour noyer mes détracteurs

Et gagner des électeurs !

 

A ce jeu je suis championne

Personne ne m'impressionne

Mes mensonges sont gobés

Par ceux que j'ai fascinés !

 

C'est un atout d'être femme

Et j'en joue sans état d'âme

Tout ce qui peut me servir

J'en use pour rebondir !

 

 

Sur les rouleaux de la crise

Sur l'échéance incomprise

Sur l'onde de la bêtise

 

Je surfe !

 

 

Sur la vague bleue marine

Sur culte de Poutine

Sur mes rêves de tsarine

Je surfe !

Je surfe !

Je surfe !

 

 

                                Pierre Dupuis

 

 

Surfeuse

 

Image du net bidouillée par mes soins

 

Il me sied de plancher sur tous les sujets,

fussent-ils porteurs de gros remous ...

 

La surfeuse,

 

Sur la vague bleue marine

Sur culte de Poutine

Sur mes rêves de tsarine

Je surfe !

 

Sur le terreau de mon père

Sur les peurs sécuritaires

Sur les thèmes populaires

Je surfe !

 

Sur la chienlit politique

Sur les scoops médiatiques

Sur les rêves utopiques

Je surfe !

 

Sur le racisme latent

Sur les peurs des pauvres gens

Sur le spleen des mécontents

Je surfe !

 

Sur l'oubli des temps passés

Sur les crimes effacés

Sur des discours bien graissés

Je surfe !

 

Sur mes futurs collabos

Sur leurs idéaux fachos

Sur les petits et les gros

Je surfe !

 

Sur la vague populiste

Sur les jugements simplistes

Sur le fond nationaliste

Je surfe !

 

Sur le dos des girouettes

Sur le miroir aux alouettes

Sur les valeurs qui s'émiettent

Je surfe !

 

Sur l'oubli et l'ignorance

Sur l'esprit d'intolérance

Sur le terme " préférence "

Je surfe !

 

Sur les bêtes et méchants

Sur les plus paumés des gens

Sur les masses d'indigents

Je surfe !

 

Sur le flot des ambitieux

Sur les discours fallacieux

Sur les fats et les vicieux

Je surfe !

 

Sur les réseaux délateurs

Sur les collaborateurs

Sur l'embrouille et sur les peurs

Je surfe !

 

Sur les rouleaux de la crise

Sur l'échéance incomprise

Sur l'onde de la bêtise

Je surfe !

 

Sur la connerie humaine

Sur un tas d'énergumènes

Sur les gros bras qui s'amènent

Je surfe !

 

Sur les ancrages sectaires

Sur les craintes séculaires

Sur ceux que je récupère

Je surfe !

 

 

Je serais l'onde marine

Qui submerge et qui domine

Quitte à être un tsunami

Emportant mes ennemis !

 

Pas de pitié pour personne

Parmi ceux qui me sermonnent

Pas de planche de salut

C'est eux qui l'auront voulu !

 

Je suis portée par la vague

Je louvoie et je zigzague

Pour noyer mes détracteurs

Et gagner des électeurs !

 

A ce jeu je suis championne

Personne ne m'impressionne

Mes mensonges sont gobés

Par ceux que j'ai fascinés !

 

C'est un atout d'être femme

Et j'en joue sans état d'âme

Tout ce qui peut me servir

Je l'emploie pour ébaudir !

 

 

Sur la vague bleue marine

Sur culte de Poutine

Sur mes rêves de tsarine

Je surfe !

Je surfe !

Je surfe !

 

 

                                Pierre Dupuis

 

 

Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

3 Mars 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

       Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

Image du net

 

 

Quand les dés sont pipés,

 

Il l'avait rencontrée ... par hasard.

... Encore qu'il n'aimait pas le mot "hasard",

il lui préférait "destinée"

... c'est plus joli "destinée" !

Cela rime avec belle matinée

ou bien, belle journée !

Tout comme rosée du matin rime avec teint !

ou encore

... enfin, il l'avait rencontrée.

 

Quand je dis" rencontrée"

c'est exagéré

... ils s'étaient croisés

simplement croisés.

Et, "ils" ne se résumait pas à eux deux

... hélas !

Il avait croisé une joyeuse bande

menant grande sarabande

dont elle était l'un des centres d'intérêt.

Elle riait aux plaisanteries des autres,

garçons et filles,

certaines étaient poivrées  - les plaisanteries ! -

d'autres étaient franchement grivoises

... il en était gêné

... elle pas.

Leurs regards, eux, ne s'étaient pas croisés

... enfin ... pas franchement.

Elle ne devait pas manquer de prétendants

tant elle était belle !

Elle devait en avoir à la pelle !

 

Il lui avait semblé pourtant

qu'elle tenait ses distances

... impression ou espérance ?

Il lui avait plu d'y croire... vraiment.

Il se raccrochait à cette sensation première

comme un papillon à la lumière

... quitte à se brûler les ailes.

Quel âge avait-elle ?

... Difficile à dire.

Entre femme et demoiselle

la différence est ténue.

Il opta pour vingt ans.

De nos jours, à vingt ans,

les filles ne sont plus des ingénues.

Mais peut-être avait-elle un peu plus ?

De nos jours, à la trentaine,

bien des femmes courent encore la prétentaine

... des hommes aussi, ne soyons pas obtus.

Son jugement vagabondait

... il était incapable de trancher

et de toute façon, à quoi bon ?

A quoi servait tout ce cinéma

alors qu'il ne la reverrait sûrement pas !

 

Pourtant il la revit... par hasard

... non ! Pas par hasard !

Il n'y a pas de hasard quand on revient

tous les jours au même endroit,

à la même place, sur le même chemin.

Quand à la destinée

... n'en parlons plus !

Elle a bon dos la destinée

quand on a pipé les dés !

 

Toujours est-il qu'il l'avait revue

et cette fois-ci, elle était seule

... seule et toujours aussi belle !

Il s'était arrangé pour passer devant elle

et leurs regards s'étaient croisés,

vraiment croisés,

... un bref instant, un bref instant seulement.

 

Juste le temps d'un bonjour esquissé du bout des yeux

... du bout des lèvres

et ... quelles lèvres !

Il revenait tous les jours

et il la revoyait souvent,

il y passait beaucoup de temps !

 

Alors, la destinée ... mes fesses !

Et, elles étaient belles les siennes !

... Pas du genre qui s'affaissent !

Bien moulées dans un petit jean serré,

il l'avait remarqué quand il s'était retourné

... il se retournait toujours d'ailleurs

... elle pas.

 

Et puis un jour il l'avait croisée

mais elle n'était plus seule

... elle était accompagnée.

Elles se tenaient par la main

... toutes deux

... simplement... tous simplement.

Elle l'avait salué en souriant

... pas méchamment

... il lui avait même semblé voir

sur le visage un peu de compassion

... enfin, il lui avait plu d'y croire.

Il ne revint plus,

Il ne la revit plus.

Quel gâchis ! Quel gâchis pour lui !

Une beauté comme la sienne !

Belle de la tête aux pieds et lesbienne !

 

Alors toi, la destinée, espèce de traînée,

tu rimerais mieux avec espérance assassinée !

Comme toi, le hasard, avec poignard !

Car enfin ...

Mais... mais à quoi bon s'emporter

quand, depuis le départ

on a pipé les dés.

 

                                   Pierre Dupuis

 

       Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

Image du net

 

 

Quand les dés sont pipés,

 

Il l'avait rencontrée ... par hasard.

... Encore qu'il n'aimait pas le mot "hasard",

il lui préférait "destinée"

... c'est plus joli "destinée" !

Cela rime avec belle matinée

ou bien, belle journée !

Tout comme rosée du matin rime avec teint !

ou encore

... enfin, il l'avait rencontrée.

 

Quand je dis" rencontrée"

c'est exagéré

... ils s'étaient croisés

simplement croisés.

Et, "ils" ne se résumait pas à eux deux

... hélas !

Il avait croisé une joyeuse bande

menant grande sarabande

dont elle était l'un des centres d'intérêt.

Elle riait aux plaisanteries des autres,

garçons et filles,

certaines étaient poivrées  - les plaisanteries ! -

d'autres étaient franchement grivoises

... il en était gêné

... elle pas.

Leurs regards, eux, ne s'étaient pas croisés

... enfin ... pas franchement.

Elle ne devait pas manquer de prétendants

tant elle était belle !

Elle devait en avoir à la pelle !

 

Il lui avait semblé pourtant

qu'elle tenait ses distances

... impression ou espérance ?

Il lui avait plu d'y croire... vraiment.

Il se raccrochait à cette sensation première

comme un papillon à la lumière

... quitte à se brûler les ailes.

Quel âge avait-elle ?

... Difficile à dire.

Entre femme et demoiselle

la différence est ténue.

Il opta pour vingt ans.

De nos jours, à vingt ans,

les filles ne sont plus des ingénues.

Mais peut-être avait-elle un peu plus ?

De nos jours, à la trentaine,

bien des femmes courent encore la prétentaine

... des hommes aussi, ne soyons pas obtus.

Son jugement vagabondait

... il était incapable de trancher

et de toute façon, à quoi bon ?

A quoi servait tout ce cinéma

alors qu'il ne la reverrait sûrement pas !

 

Pourtant il la revit... par hasard

... non ! Pas par hasard !

Il n'y a pas de hasard quand on revient

tous les jours au même endroit,

à la même place, sur le même chemin.

Quand à la destinée

... n'en parlons plus !

Elle a bon dos la destinée

quand on a pipé les dés !

 

Toujours est-il qu'il l'avait revue

et cette fois-ci, elle était seule

... seule et toujours aussi belle !

Il s'était arrangé pour passer devant elle

et leurs regards s'étaient croisés,

vraiment croisés,

... un bref instant, un bref instant seulement.

 

Juste le temps d'un bonjour esquissé du bout des yeux

... du bout des lèvres

et ... quelles lèvres !

Il revenait tous les jours

et il la revoyait souvent,

il y passait beaucoup de temps !

 

Alors, la destinée ... mes fesses !

Et, elles étaient belles les siennes !

... Pas du genre qui s'affaissent !

Bien moulées dans un petit jean serré,

il l'avait remarqué quand il s'était retourné

... il se retournait toujours d'ailleurs

... elle pas.

 

Et puis un jour il l'avait croisée

mais elle n'était plus seule

... elle était accompagnée.

Elles se tenaient par la main

... toutes deux

... simplement... tous simplement.

Elle l'avait salué en souriant

... pas méchamment

... il lui avait même semblé voir

sur le visage un peu de compassion

... enfin, il lui avait plu d'y croire.

Il ne revint plus,

Il ne la revit plus.

Quel gâchis ! Quel gâchis pour lui !

Une beauté comme la sienne !

Belle de la tête aux pieds et lesbienne !

 

Alors toi, la destinée, espèce de traînée,

tu rimerais mieux avec espérance assassinée !

Comme toi, le hasard, avec poignard !

Car enfin ...

Mais... mais à quoi bon s'emporter

quand, depuis le départ

on a pipé les dés.

 

                                   Pierre Dupuis

Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !

2 Mars 2015 , Rédigé par Rotpier

Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

Rotpier

Le petit rébus dominical de ... Rotpier !

1 Mars 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

 

Juste comme ça, pour se dégourdir

 

un peu les neurones !

 

rebus 332

 

 

Petite aide au rébus

(les champions s'en passeront !) :

  

Là, je vous fait un cadeau : c'est un très court ! Déjanté, il est sûr, mais c'est du Rotpier ! 

 

1ère ligne, avant dernière image : " - - - - " ou ne pas " - - - - " là est la question !

2ème ligne, 3ème image : quand son nez s'allonge, il " - - - - " !

3ème ligne, 2ème image : petite, la sale bête est lente ! Dernière image: quand il dort, il dort profondément !

4ème ligne, 3ème image : place de la vigie en haut du grand mat d'un voilier ancien ! ( l'autre aussi ! )

Dernière ligne, dernière image, en direct : " che "

 

Et pis c'est tout ! J'espère que vous allez prendre votre pied !

 

 

Réponse :

Il faut être sacrément bourré pour vouloir rouler une pelle à une babouche !

 

Qu'il dit l'animal !

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

 

Juste comme ça, pour se dégourdir

 

un peu les neurones !

 

rebus 332

 

 

Petite aide au rébus

(les champions s'en passeront !) :

  

Là, je vous fait un cadeau : c'est un très court ! Déjanté, il est sûr mais c'est du Rotpier ! 

 

1ère ligne, avant dernière image : " - - - - " ou ne pas " - - - - " là est la question !

2ème ligne, 3ème image : quand son nez s'allonge, il " - - - - " !

3ème ligne, 2ème image : petite, la sale bête est lente ! Dernière image: quand il dort, il dort profondément !

4ème ligne, 3ème image : place de la vigie en haut du grand mat d'un voilier ancien ! ( l'autre aussi ! )

Dernière ligne, dernière image, en direct : " che "

 

Et pis c'est tout ! J'espère que vous allez prendre votre pied !

 

 

 

Qu'il dit l'animal !

Nicolas Peyrac : "Et mon père" ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

28 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #les chansons et les musiques que j'aime

 

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 Cette fois-ci :

 

« Nicolas Peyrac »

« Et mon père »

 

Les paroles:

 

Et mon père, 

Quand vous dansiez en ce temps-là,
Pas besoin de pédale wah-wah.
C'était pas la bossa nova
Mais ça remuait bien déjà.
Les caves étaient profondes
Et la ronde
Ne s'arrêtait pas.
Un vieux piano bastringue
Et les dingues
Tournoyaient déjà.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà les boutiquiers.
Dans sa chambre, on troquait du café.
Il ignorait qu'un jour, j'en parlerais.

Quand vous flirtiez en ce temps-là,
Vous vous touchiez du bout des doigts.
La pilule n'existait pas.
Fallait pas jouer à ces jeux-là.
Vous vous disiez "je t'aime",
Parfois même
Vous faisiez l'amour.
Aujourd'hui, deux salades,
Trois tirades
Et c'est l'affaire qui court.

L'oncle Adolf s'était déjà flingué.
Son Eva l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer :
Qui sait si, là-haut, il n'y a pas des folles
Et mon père allait bientôt planter
Cette graine qui allait lui donner
Ce débile qui essaie de chanter.
Il ignorait que viendraient mes cadets.

Quand vous chantiez en ce temps-là,
L'argent ne faisait pas la loi.
Les hit parades n'existaient pas,
Du moins, ils n'étaient pas de poids.
Tu mettais des semaines
Et des semaines,
Parfois des années.
Si t'avais pas de tripes,
Ta boutique, eux,
Pouvaient la fermer

Et Trenet avait mis des années,
Brassens commençait à emballer
Et Bécaud astiquait son clavier.
Monsieur Brel ne parlait pas encore des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 Cette fois-ci :

 

« Nicolas Peyrac »

« Et mon père »

 

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=If9_rZkK3Ys[/embed]

 

 

Et mon père, 

Quand vous dansiez en ce temps-là,
Pas besoin de pédale wah-wah.
C'était pas la bossa nova
Mais ça remuait bien déjà.
Les caves étaient profondes
Et la ronde
Ne s'arrêtait pas.
Un vieux piano bastringue
Et les dingues
Tournoyaient déjà.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà les boutiquiers.
Dans sa chambre, on troquait du café.
Il ignorait qu'un jour, j'en parlerais.

Quand vous flirtiez en ce temps-là,
Vous vous touchiez du bout des doigts.
La pilule n'existait pas.
Fallait pas jouer à ces jeux-là.
Vous vous disiez "je t'aime",
Parfois même
Vous faisiez l'amour.
Aujourd'hui, deux salades,
Trois tirades
Et c'est l'affaire qui court.

L'oncle Adolf s'était déjà flingué.
Son Eva l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer :
Qui sait si, là-haut, il n'y a pas des folles
Et mon père allait bientôt planter
Cette graine qui allait lui donner
Ce débile qui essaie de chanter.
Il ignorait que viendraient mes cadets.

Quand vous chantiez en ce temps-là,
L'argent ne faisait pas la loi.
Les hit parades n'existaient pas,
Du moins, ils n'étaient pas de poids.
Tu mettais des semaines
Et des semaines,
Parfois des années.
Si t'avais pas de tripes,
Ta boutique, eux,
Pouvaient la fermer

Et Trenet avait mis des années,
Brassens commençait à emballer
Et Bécaud astiquait son clavier.
Monsieur Brel ne parlait pas encore des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.

Et Juliette avait encore son nez.
Aragon n'était pas un minet.
Sartre était déjà bien engagé.
Au Café de Flore, y avait déjà des folles
Et mon père venait de débarquer
Là ou restait quelque humanité,
Là où les gens savaient encore parler
De l'avenir... même s'ils sont fatigués.

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

essai

27 Février 2015 , Rédigé par Rotpier

Le poème du jour : "C'est un secret de polichinelle" de ... Pierre

26 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Polichinelle dans le tiroir

Image du net

 

C'est un secret de polichinelle,

 

On pouvait y passer la nuit.

En ces temps-là les jeunes filles

redoutaient qu'on les déshabille :

l'art demandait un tac inouï !

 

Le cadeau n'était pas gratuit :

sous roche il y avait anguille

et à se montrer trop gentilles

elles risquaient de gros ennuis !

 

Il n'y avait pas la pilule,

c'était un jeu de funambules

qui souvent menait au mouchoir !

 

Elles priaient, les demoiselles,

pour ne pas qu'un polichinelle

vienne loger dans leur tiroir !

                     

                                     Pierre Dupuis

 

Polichinelle dans le tiroir

Image du net

 

C'est un secret de polichinelle,

 

On pouvait y passer la nuit.

En ces temps-là les jeunes filles

redoutaient qu'on les déshabille :

l'art demandait un tac inouï !

 

Le cadeau n'était pas gratuit :

sous roche il y avait anguille

et à se montrer trop gentilles

elles risquaient de gros ennuis !

 

Il n'y avait pas la pilule,

c'était un jeu de funambules

qui souvent menait au mouchoir !

 

Elles priaient, les demoiselles,

pour ne pas qu'un polichinelle

vienne loger dans leur tiroir !

                     

                                     Pierre Dupuis

 

Essai

24 Février 2015 , Rédigé par Rotpier

Salon de l'agriculture oblige, la fable du jour : "Le taureau et le fermier" de ... Rotpier

23 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

  Remarque préalable :

 Dans le cadre d'un retour à l'élevage agricole raisonné et aussi de celui du salon de l'agriculture, il m'a semblé important, pour votre culture, de vous informer de mon appel aux éleveurs français pour un retour aux fondamentaux de la procréation naturelle qui faisaient qu'il n'y avait pas de conception sans récréation.

Pour résumer simplement : "Amène-toi Germaine si tu veux la petite graine !"

 

Le Rotpier, un homme globalement très affable. 

 

 

Strass et paillettes : oui !

 

Sperme et paillettes : non !

 

 

 

 Préambule :

Il est pour moi grand temps

de revenir aux sources,

pour faire des enfants

privilégions les bourses !

Image du net

 

   Fable 

Le taureau et le fermier,

 

« Arrive un peu ici,

j’ai deux mots à te dire !

Pas du flou, du précis

et ce n’est pas pour rire ! »

 

C’est ainsi que parla

un taureau en colère,

sans plus de tralala,

à son propriétaire !

 

« Terminé, ça suffit,

tu me rends ridicule,

tu tires du profit

de mes deux testicules !

 

Cesse l’exploitation

de ma zone érectile :

plus d’éjaculation

dans un but mercantile !

 

Mon sperme n’est pas fait

pour finir en paillettes !

Je le veux chaud et frais

et livré par la bête !

 

De dizaines de veau

je suis, bel et bien père,

mais jamais in vivo

je n’ai connu leurs mères !

 

J’exige le retour

au travail à l’ancienne !

Moi je veux de l’amour

et que les vaches viennent !

 

Suppose que tu sois

confronté au problème,

qu’on profite de toi

que jamais tu ne sèmes !

 

Pas le droit d’approcher

de la belle patronne

et pas plus de toucher

aux fesses de la bonne !

 

Que tes propres moutards

soit les fruits de pipettes

sans la case plumard

… je vois déjà ta tête !

 

Voila que tu comprends !

Ouvre donc la barrière,

Marguerite m’attend

tortillant du derrière !

 

Tu ferais bien aussi

d’aller voir la patronne

et en cas de soucis

rabats-toi sur la bonne ! »

 

           Moralité :

 

C’est certain, rien ne vaut

la méthode classique :

pour faire des marmots

revenons au basique !

 

 

Vive le circuit court

et à bas l'hérésie

des petits sans amour:

vivats pour la saillie !

 

Reprenons le flambeau

et laissons les paillettes

au fond des congélos

 

ou pour les jours de fête !

 

.

 

                             Rotpier

 

Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !

23 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

 

Et pis c’est tout !       

 

Rotpier

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