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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

fable

La fable du jour : "Ça, c’est le pompon !" de ... Rotpier !

1 Juin 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

 

Souvenirs d'une escale à Amsterdam quand je travaillais comme matelot-pêcheur  et que je mangeais des frittes, des frites et puis des moules et buvait du vin de Moselle ... c'était le bon temps où je pêchais le hareng et croissais des morues ... 

 

Ô combien de marins, combien de capitaines

Qui sont montés joyeux sur des demi-mondaines,

en sont redescendu complètement fourbus

éreintés et usés et bien souvent tondus !

                                

                                         V. H. revisité par le Rotpier

 

Vive la marine, la vraie !

 

            Fable

Ça, c’est le pompon !

 

Un jour j’ai aperçu

et ce à son insu,

dans sa maison cossue,

ma voisine fessue.

 

Pas le moindre tissu,

terriblement pansue,

bourrelets tant et plus :

un profil de massue !

 

Il y avait dessus,

collé comme sangsue

et pas à son insu ! -

une forme bossue !

 

Un marin tout poilu

et n’ayant pour tenue

qu’un pompon vermoulu

de laine refendue !

 

A peine descendu,

ma voisine fessue

lui dit « c’est cent écus :

c’est la somme attendue ! »

 

« Quoi ! Que je sois pendu,

tu es une morue !

Mon cœur est tout fendu :

c’est une triste issue !

 

Il aurait mieux valu

que j’ignore ta rue,

que je fusse au chalut :

voilà mon point de vue !

 

Mon amour a vécu,

tu étais ma statue,

montagne de vertu

… mon âme est fort déçue ! »

 

Sans raquer un écu,

il remit sa tenue,

sourire contenu

et enfila la rue !

 

Hurlant : « Oh ! Le tordu ! »

ma voisine fessue

en tomba sur le cul :

une arnaque, ça tue !

 

             Moralité :

 

 A cent écus la passe,

ça passe ou bien ça casse,

il ne faut pas pleurer

quand on se fait  b - - - - - !

 

                                  Rotpier

 

Délire déjà publié mais augmenté !

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Le poème du jour tout frais tout chaud : " La clé du problème " de ... Rotpier ... toujours de bon conseil !

9 Février 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Humour, #Poésie, #Poésie - humour

.

Image du net

Préambule :

Afin de bien appréhender les données de ce poème assez technique il convient que je vous en donne les clés.

Une clé dynamométrique est un outil qui permet de contrôler le couple de serrage des écrous et des vis afin que ceux-ci soient montés de manière optimale. Quelle que soit la technologie, on peut, à l'usage, classer ces clefs en deux groupes : les clefs à déclenchement qui signalent l'atteinte de la valeur du couple, et celles à lecture directe qui affichent la valeur en cours.

Les clés à déclenchement peuvent être à valeur fixe ou réglables (en général à l'aide d'une bague que l'on positionne sur le couple choisi).

xxxxxxxxxxx

 

Serrer la vis, oui, mais à quel couple ?

C’est le B.A.  BA

ou le B.O.  BO du mécano !

 

 

La clé du problème,

 

C’était un brave mécano

qui avait un petit garage

qu’il dirigeait avec courage

selon l’avis de ses rivaux.

 

Mais sa femme était un chameau

qui n’ôtait pas que son corsage

devant les hommes de passage

pour jouer à la bête à deux dos.

 

Même en conservant l’esprit souple

il mesurait bien que son couple

battait de l’aile sans espoir.

 

Une clé dynamométrique

explosa le crâne un beau soir

de l’épouse odieuse et lubrique.

 

        Moralité :

 

Si dans la vie vous rencontrez

un jour un problème de couple

vous pouvez au choix être souple

ou régler ça à coup de clé.

 

Un bon coup sur le ciboulot

nul besoin de faire un réglage

tranquillement et sans bâclage :

du solide et du bon boulot.

 

Si vous n’avez pas sous la main

une clé dynamométrique

un bon marteau ou une brique

feront l’affaire c’est certain.

 

Chaque profession à son lot

d’objets contendants convenables

il ne serait pas charitable

de faire souffrir les chameaux.

 

      Terminaison :

 

Quand il passa au tribunal

il bénéficia sans attente

de circonstances atténuantes

et tira cinq ans au pénal.

 

A sa sortie il racheta

une clé dynamométrique

car les couples en mécanique

sont inhérents au B.A.  BA !

 

      Par la suite …

 

Quand il resserrait des boulons

à la clé dynamométrique

des souvenirs pas sympathiques

lui revenaient à reculons.

 

Il aurait dû serrer la vis

à cette quasi nymphomane

qui ne tombait jamais en panne

D’allumage coté pubis !

 

Il avait gaffé c’est certain

quand on lâche par trop la bride

à des femmes genre perfides

elles glissent coté catins !

 

Mais à quoi bon se repasser

le film autant tourner la page

et s’occuper de son garage

le passé étant le passé !

 

Quand une cliente semblait

un peu trop lui coller aux basques

il coupait court avant les frasques

refusant un nouveau ticket.

 

Hors de question de replonger !

Pas de remake à cette pièce,

un congé à l’emporte-pièce :

prenez vos clés et dégagez !

 

 

                                   Le Rotpier

 

 

 

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Le poème du jour un peu farfelu : " Le C du C.H.U. " de ... Rotpier !

2 Février 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Fable, #Poésie, #Poésie, Humour

 

 

Image du net bidouillée par le Rotpier !

 

Le C du C.H.U.

 

Ses fixations ayant cédé

le C du C.H.U a Chu.

Un abbé le voyant tomber

fit sur le champ un A.V.C. !

 

Un brave clodo moustachu

un peu truand à temps perdu

se dit : « Sûr ! Ce C m’est échu ! »

il l’emporta et disparu !

 

Il ne resta que le H.U.

de l’appellation C.H.U.

et l’argent manquant on ne put

remettre un C au C.H.U !

 

Les gens furent un peu déçus

mais pas pour autant abattus

le train-train repris le dessus

et du C on ne parla plus !

 

     Moralité :

C’est l’A B C de la routine

on s’habitue à tout c’est tout

et l’idée n’est pas si crétine

puisque tout le monde s’en fout !

 

La vérité sur la disparition du C :

 

C’est bien plus tard qu’un inconnu

soigné du foie au C.H.U

avoua avoir volé le C

et presqu’aussitôt revendu

pour acheter dans la foulée

douze bouteilles d’A.O.C.

… du calvados bien entendu !

 

On retrouva le fameux C

dans un souk du coté d’Alger

tout rouillé et tout cabossé

il ne fut jamais remonté !

 

Des nouvelles de l’abbé ayant eu un A.V.C. :

 

Il serait vraiment incongru

pour ne pas dire malvenu

de ne pas parler de l’abbé

ayant choppé un A.V.C. !

 

Il fut soigné au C.H.U

par une équipe du S.A.M.U.

et pour toute séquelle il eut

un petit tic à l’œil sans plus !

 

Pour remercier ceux du S.A.M.U.

il récita stricto sensu

une longue flopée d’avé

ce qui les fit bien rigoler !

 

         Terminaison :

 

C’est ainsi que cela finit

si c’est pas drôle et bien tant pis

je vous quitte je déguerpis

pour boire un coup de génépi !

 

                                                                 Le Rotpier

 

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Le poème du jour un peu déjanté : " Le mistigri aigri, " de ... Rotpier !

26 Janvier 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

 

Je ne sais pas si chat va vous plaire mais il est tout frais ! J'en vois déjà qui souris même s'il est à rat des pâquerettes !

Nota: Excusez-moi pour les fôtes d'aurtaugraffe !

 

 

Image du net

 

 

Le mistigri aigri,

 

C’était un chat presque tout gris

désabusé et très aigri

qui ne chassait plus les souris

il en était très amoindri.

 

Il était triste et rabougri

passant son temps sous les lambris

à jouer avec des amis

au tarot ou au mistigri.

 

Il avait pourtant un gri-gri

un tout usé et vert-de-gris

avec des plumes de perdrix

offert par son maître chéri.

 

Un maître féru de sanskrit

qui traduisait des manuscrits

venus d’Inde par le ferry

et qui parlaient de Jésus-Christ.

 

Un maître mort d’un panaris

vilain choppé à Bhiwandi

et mal soigné par un toubib

très maladroit du bistouri.

 

Depuis ce temps le mistigri

avait un peu perdu l’esprit

son regard s’était assombri

il ressemblait à un zombi.

 

Il n’avait plus jamais souri

était la risée des souris

il décida un vendredi

de se jeter sous un taxi.

 

Le chauffeur un ancien marquis

embrigadé chez les nazis

l’écrasa avec un mépris

à écœurer même un yéti !

 

Il n’en resta que des débris

sanguinolents et aplatis

façon tranche de salami

et étalés comme un tapis.

 

J’aimais franchement ce chat gris

alors je bois et je suis gris

beurré comme il n’est pas permis

et j’écris des amphigouris !

 

Ne me traitez pas de débris

j’ai étranglé mon canari

qui me sifflait : « T’es cuit ! T’es cuit ! »

faut pas me chercher des ennuis !

 

Je l’ai mangé hier-midi

avec du riz carnaroli

ça change bien des raviolis

ou de l’éternel surimi !

 

Le tout arrosé au chianti

en souvenir du mistigri

qui a rejoint le paradis

des chats plus ou moins aplatis.

 

J’ai récupéré son gri-gri

que je tripote jour et nuit

pour que le chauffeur de taxi

finisse un jour au pilori !

 

Ou au carcan mains et cou pris

resserré petit à petit

par un bourreau très averti

et aimant les chats lui aussi !

 

Je suis d’un naturel gentil

mais j’ai horreur des vieux marquis

qui au lieu d’aller au maquis

ont pris le parti des nazis !

.

                                                                     Le Rotpier
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La fable du jour ( toute chaude quoique gelée ! ) : " Au pays de la glace, " de ... Rotpier !

12 Janvier 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Pensées, #Poésie, #Poésie, Humour, #Fable

 

Image du net

 

Fable arctique,

Au pays de la glace,

 

Un jour un inuit chaud lapin

croisa une belle esquimaude

sans passer par la marivaude

il lui roula un gros patin.

 

Mais devant son regard éteint

regrettant sa façon rustaude

il comprit qu’au lieu d’être chaude

elle était frigide à haut point.

 

La regardant un peu en coin

il fit de façon très pataude

des excuses à l’esquimaude

qui n’en fit pas tout un tintouin.

 

La belle remit ses patins

et siffla sa chienne noiraude

lui repartit en baguenaude

tous deux reprirent leur chemin.

 

Une bande de cent pingouins

très éméchés et en maraude

en firent moult gorges-chaudes :

les pingouins sont un peu crétins.

 

Déjà plus bourrés que des coings

ils reprirent leur billebaude

à la recherche de ribaudes

à culbuter dans tous les coins.

 

Sautant sur la glace à pieds joints

de manière bête et faraude

vingt tombèrent dans l’eau pas chaude :

un bon repas pour les requins !

 

         Moralité :

« Il n’est pas beau de se gausser

des femmes du genre banquise »

c’est l’adage d’une marquise

plus chaude encore qu’un bûcher !

 

Quant aux pingouins je serais bref

coté cerveau c’est pas Byzance

au niveau de l’intelligence

c’est vrai qu’ils n’en ont pas bezef !

 

Conséquence de la seconde partie de la moralité :

 

J’ai eu un mèl d’un esquimau

qui m’a dit « Là-bas ils t’attendent

certains pingouins ne sont pas tendres

et ne sont pas du tout manchots !

 

Mais je m’en fous je reste au chaud

je n’irais plus sur la banquise

je vais retrouver la marquise

que l’on surnomme « Le brasero » !

 

Bien à l’abri dans son boudoir

loin de ces contrées si algides

l’antithèse de la frigide

me réchauffera tous les soirs !

 

Je ne mettrais pas mon smoking

noir avec ma chemise blanche

sauf bien entendu le dimanche :

hors de question d’être shocking !

 

Nous deviserons tous les jours

sur toutes les femmes frigides

sur la pédérastie de Gide

et sur le sexe des vautours.

 

                          Le Rotpier

 

 

Pierre en Smoking

Image du net bidouillée !

 

 

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La fable augmentée du jour : " Rêve de coq " de ... Pierre

22 Décembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Morale, #Poésie, #Poésie, Humour, #Fable

 

Images du net !

 

Fable augmentée,

 

Rêve de coq,

 

Dans une basse-cour un coq se morfondait.

Le roi du poulailler devenait névropathe

Sa crête vermillon n’était plus écarlate

Il essuyait souvent de méchants quolibets.

 

Il détournait les yeux quand on lui demandait :

« Mais pourquoi pleures-tu ? Tu traînes la savate

Cela fait bien trois mois que nous on le constate :

Tu ne te défends plus devant les freluquets !

 

Un jour n’en pouvant plus il héla la fermière :

« Madame je voudrais devenir un mouton

Pouvez-vous s’il vous plait en parler au patron ? »

 

Elle faillit tomber raide sur le derrière

En lui tordant le cou elle lui dit « C’est bien !

Je m’en vais t’exaucer : tu seras coq au vin ! »

       

Fable réciproque :

 

Un beau jour un mouton voulu devenir coq

Il trouva un génie tout au fond d’un vieux bock

Qui exhaussa son vœu aussitôt qu’il fut libre

Mais là il arriva une chose terrible !

 

Le fermier le chopa par les deux ailerons

Le castra aussi sec pour en faire un chapon

Lui qui rêvait d’avoir dans la cour le grand rôle

Finit à la Noël cuit à la casserole !

 

Moralité :

 

N’allez pas étaler vos rêves les plus fous

Gardez-les bien cachés au plus profond de vous

En rêvant d’être homard vous prenez un gros risque :

Celui très ennuyeux de terminer en bisque !

 

Vous n’y gagneriez rien ou ce serait abscons

Rien ne sert de vouloir passer le Rubicon

J’aurais pu pour choquer choisir une autre rime

Je m’en suis abstenu : la bienséance prime !

 

   

 Moralité étendue* :

 

Retenons ces leçons et contentons nous d’être

Nous-mêmes simplement évitons le paraître

Qui peut nous réserver de terribles déboires

Gardons toujours cela à portée de mémoire !

 

                                                                Pierre Dupuis

 

 

    * Une moralité étendue sèche plus vite hélas !          

 

 

 

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" Petite tête dans les nuages, " ... un poème de ... Pierre

15 Décembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie

 

Je vous propose de rêver un peu ...


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Petite tête dans les nuages,

 

Le ciel était plein de moutons

Il y en avait des centaines

Et Angélique était certaine

Qu’ils étaient tracés au crayon.

 

Elle était là à croupetons

Cherchant la planète lointaine

La B 612 où la haine

Ne sortait jamais des cartons.

 

Elle était plongée dans son songe

À sept ans on a tout le temps

Pour rêver bien mieux que les grands.

 

Loin des calculs et des mensonges.

Ses regards n’étaient pas floueurs :

« On ne voit bien qu’avec le cœur »  *

 

          Épilogue :

D’en haut assis sur leur nuage

Ils observaient cette enfant sage

Le Petit Prince était ravi

Et Saint-Exupéry aussi.

 

          Enseignement :

Quand on écrit de belles pages

Elles restent en héritage

On les traduit on les transcrit

et elles marquent les esprits.

 

                                      Pierre Dupuis

 

*  Extrait de : 

" On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "

Citation de Saint-Exupéry dans le Petit Prince .

http://evene.lefigaro.fr/citation/voit-bien-coeur-essentiel-invisible-yeux-1543.php

 

Image du net !

 

 

 

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La fable du jour : " Les trois belles pommes aventureuses, " ... de Pierre

1 Décembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie

 

 

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Fable,

 

Les trois belles pommes aventureuses,

 

Trois belles pommes délurées

avaient décidé un matin

de se rouler dans la rosée

ce qui est très bon pour le teint.

 

Elles sautèrent intrépides

d’un petit panier en osier

et après un parcours rapide

elles rallièrent le verger.

 

L’herbe était bien fraîche et luisante

elles se roulèrent à loisir

une activité très plaisante

qui de bonheur les fit rosir.

 

Passait par là menant bohême

un jeune homme un peu baladin

qui entre deux ou trois poèmes

allait de chemins en chemins.

 

Il ne mangeait pas de la soupe

tous les jours et il avait faim

ce n’était pas une entourloupe

que de lorgner sur ce festin.

 

Il ramassa les imprudentes

et en croqua une aussitôt

glissant les autres dans la fente

la plus cachée de son manteau.

 

Les deux prisonnières pleurèrent

et puis se firent une raison

impossible de se soustraire

à l’appétit de ce garçon.

 

          Moralité :

 

Quand on naît pomme il faut s’attendre

à finir de maintes façons

autant terminer à tout prendre

sous les dents d’un fils d’Apollon !

  

                                                                Pierre Dupuis

 

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Le poème du jour : " Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C, " de ... Rotpier !

13 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

 

Image bidouillée par le Rotpier !

 

Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,

 

Ils entraient très tôt au fournil

à seize ans juste après l’école

la patronne jouait du cil

et n’avait pas la fesse molle.

 

Coté poitrine un bon 100 C

peinait à contenir sa gorge

cela peut paraître insensé

sauf si vous vous appelez Georges.

 

Georges était un de ses clients

qui venait chercher ses baguettes

quand le patron était absent

c’était un as de la braguette !

 

La boulangère aimait beaucoup

se faire prendre à la hussarde

et pour bien assurer le coup

elle se mettait en cuissarde !

 

Elle aimait les jeunes mitrons

et peu lui importait leur âge

derrière le dos du patron

c’était le grand dépucelage !

 

Entre la maie et le pétrin

elle coinçait les réfractaires

elle y allait avec entrain

et ça finissait par leur plaire !

 

Ils ne perdaient jamais la main

c’était toujours du pétrissage :

fesses ou pain croissants ou seins

demandent un bon malaxage !

 

Apprendre à faire du bon pain

et s’initier aux galipettes

ce n’est pas du perlimpinpin

mais de la formation complète !

 

Un ministre la décora

pour avoir bien servi la France

elle fut fière et arbora

la distinction avec prestance.

 

Dans un discours très élogieux

il encensa l’apprentissage

en disant que c’était un lieu

de formation et de partage !

 

Sur son corsage bien rempli

il épingla une médaille

en jetant un coup d’œil ravi

aux pare-chocs de belle taille !

 

Un coup de cil bien appuyé

l’invita au grand inventaire

il revint trois fois en juillet

pour vérifier … pourquoi le taire ?

 

Le patron lui se demandait

pourquoi il gagnait tant aux courses

souvent il y réfléchissait

tout en se gratouillant les bourses !

 

Un mari trompé est souvent

cela fait partie des légendes

le dernier à être au courant

qu’on marche sur ses plates-bandes !

 

Les villageois se gardaient bien

de lui confier son infortune

de peur d’être privés de pains

et d’être cons comme la lune !

 

Ils avaient gardé souvenir

d’Aurélie et de Pomponette

ils craignaient beaucoup de finir

 sans pain pour saucer l’omelette !

 

La boulangère et son 100 C

entretenaient les commérages

au Café du Cochon Grillé

on en faisait grand étalage !

 

C’était il y a soixante ans

il n’y avait pas de Smartphone

et les gens pour passer le temps

aimaient les histoires cochonnes !

 

Et ils en rajoutaient un peu

sans que cela fut nécessaire :

elle se tapait ses neveux

l’incorrigible boulangère !

 

Les grenouilles de bénitier

assuraient même qu’à confesse

elles auraient vu le curé

s’occuper de ses rondes fesses !

 

Mais ces privées de goupillon

ces femmes folles de la messe

jalousaient jusqu’à l’abjection

l’impénitente pécheresse !

 

En d’autres temps ces viragos

l’auraient bel et bien lapidée

sans jugement et tout de go

bigotes aux faces ridées !

 

     Moralité :

« Apprentissage et pétrissage

sont les mamelles de la France

et quand elles font du 100 C

il convient de les encenser !

 

Cela mérite une médaille

à la mesure de la taille

des arguments mis en avant

pour assurer l’enseignement !

 

Des gros Roberts pour l’orthographe

des gros roberts que l’on dégrafe

c’est un ensemble performant

pour former des adolescents !

 

Le Ministre en place à la Poste

fit éditer un timbre-poste

mettant en avant ses appâts

tout le monde se l’arracha !

 

Elle savait telle Marianne

offrir cette abondante manne

méritant sûr le Panthéon

mais des jalouses dirent non !

 

 

                                        Rotpier

 

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Le poème du jour ... enfin, le délire du jour : "Histoire himalayenne " de ... Rotpier !

4 Août 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

Préambule :

Heureux celui qui mène une vie bien rangée et qui ne voyage qu’au gré des récits des autres : c’est moins risqué et plus reposant …

 

L’adage du jour :

«  Les doudous de Katmandou, c’est sucré comme du roudoudou sur le dessus comme sous le dessous mais qui s’y fie est fou ! »

 

Katmandou

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Préambule :

Cette histoire atteint des sommets

que certains n’atteindront jamais,

c’est pourtant la vérité pure

je vous le dis, je vous le jure.

 

Pas la moindre trace de bluff,

tout commença en soixante neuf

quand pour me faire un peu de beurre

je me fis routard avant l’heure…

 

Ne soyez pas dubitatifs,

même un peu tiré par les tifs

ce scénario est fort plausible :

au Rotpier rien n’est impossible !

 

xxxxxxxxxxxxxx

 

Histoire himalayenne

ou

Ne boudons pas les bouddhas,

 

Lors d’un voyage à Katmandou

j’ai rencontré une doudou,

une pure et belle autochtone,

une fille pas monotone !

 

Elle m’a dit : « Il se fait tard,

viens chez moi fumer un pétard ! »

le sien, moulé dessous sa robe

empêchait que je me dérobe !

 

« Moi je m’appelle Anna Purna,

je vends de la marihuana,

tous les deux on peut faire affaire,

tu m’as l’air de savoir y faire ! 

 

Je connais ton nom, c’est Rotpier

et si tu veux prendre ton pied

je te ferais une remise,

tu ne perdras pas ta chemise !

 

Tu m’as l’air d’un sacré client,

plutôt dans le genre ruffian

truand ou alors mercenaire

… peut-être un ancien légionnaire ?

 

Tiens, comme tu me plais beaucoup

tu ne raqueras pas un sou,

rien du tout, pas une roupie :

je vais devenir ta groupie ! »

 

Impossible de dire non

à ce véritable canon

qui m’implorait que je l’honore :

vous comprenez, je subodore ?

 

Je la suivis dans sa maison,

sitôt passé le paillasson

elle se déshabilla vite

prise d’une rage subite !

 

Elle était belle de partout

et ses nénés pas laids du tout

avaient la couleur de l’opale

tout comme son petit nez pâle !

 

Je sais que vous voudriez bien

- ne niez pas bande de vauriens ! -

que je vous détaille  la scène

mais je ne fais pas dans l’obscène !

 

Vous n’aurez rien de croustillant !

Sous la gégène ou le carcan,

je ne me mettrais pas à table

et mon choix est inébranlable !

 

Ce sera de l’édulcoré,

pas la peine de m’implorer :

ce fut une nuit fantastique

effleurant l’état extatique !

 

Mais … comme je suis un gars foncièrement honnête
… je me dois de ne pas vous cacher la suite :

 

C’est au matin, pauvre de moi

que je me suis réveillé roi

des cons de toute la planète :

la belle avait fait place nette !

 

Plus de papiers, plus de pognon

( planqués dans mon gros ceinturon ! )

même plus mon automatique :

il ne me restait que ma chique !

 

( Pas étonnant qu’elle m’ait dit : 

« Mets-toi à poil, ô mon chéri,

ôte donc ta grosse ceinture

tu vas me coller des gerçures ! » )

 

Un jean et un polo douteux,

des pompes au cuir très miteux :

triste état pour une barbouze,

restait à marcher dans la bouse !

 

Je m’étais foutu par orgueil

le grand Brahmapoutre dans l’œil 

en prenant la fille du Gange

pour une déesse ou un ange !

 

Une vache passant par là

me fit cadeau d’un très gros tas,

de quoi booster vraiment la chance :

j’y mis le pied avec conscience !

 

Le proverbe se vérifia,

- merci mon dieu, alléluia ! -

en butant dans une palette

je découvris une mallette !

 

Elle était bourrée de biftons

- jamais vu autant de pognon ! -

ça sentait la mafia locale,

je me suis dit : « choppe et détale ! »

 

Je me suis resapé à neuf,

j’ai évité toutes le meufs,

j’ai pris l’avion pour l’Inde proche

sans rencontrer une anicroche !

 

Arrivé à Chandernagor,

dans ce très grand aéroport,

j’ai croisé un unijambiste

qui s’avéra sage bouddhiste.

 

Je lui proposais de l’aider

vu qu’il était handicapé,

il fut très touché par la chose :

j’entamais ma métamorphose !

 

Il m’a dit : « Je suis un bouddha,

emmène-moi à Calcutta,

je t’apprendrais avec passion

la profonde méditation. »

 

Il faut croire que j’étais doué

- il en était tout éberlué ! -

je suis devenu un vieux sage :

j’ai bel et bien tourné la page.

 

Maintenant je lis le sanskrit,

à croire que c’était écrit,

je consulte de vieux ouvrages

dont un sur le libertinage !

 

Il s’agit du Kama-Sutra,

une étude nec plus ultra

sur les positions amoureuses

dont bon nombre sont très scabreuses !

 

Je suis sage mais pas de bois,

alors de temps en temps ma foi,

oubliant la métaphysique

j’opte pour des travaux pratiques !

 

J’ai très grande réputation

et les filles de la région

veulent me servir de cobaye :

c’est le revers de la médaille !

 

Tous les jours devant la maison,

des femmes perdant la raison

prient pour que je les initie

à diverses acrobaties !

 

Je dois faire une sélection,

dans la plus grande abnégation,

de celles qui auront la chance

de goûter à une séance !

 

Et j’ai vu arriver un jour

la doudou m’ayant joué le tour

qu’au début vous avez pu lire,

qui venait pour se faire élire !

 

Du haut de ma grande bonté,

je lui ai dit « tu peux monter,

je suis sage et je te pardonne

car en amour tu es très bonne ! »

 

Pour satisfaire ses désirs

j’ai été forcé de choisir :

on ne peut pas, je le professe,

s’occuper d’une armée de fesses !

 

             Depuis …

 

Je traduis le Kama-Sutra

en ayant soin pour chaque cas

d’expérimenter les figures :

ce n’est pas une sinécure !

 

On fait ça consciencieusement

pour éviter les accidents

à ceux qui auraient la folie

de tenter tout ça sans poulie !

 

Nos travaux sont très reconnus

par des savants qui sont venus

de tous les coins de la planète

nous observer à la lorgnette !

 

Certains n’en ont pas cru leurs yeux,

on a du évacuer des vieux

… il faut dire que ma favorite

c’est vraiment de la dynamite !

 

Nous serions et c’est naturel

sur la liste des prix Nobel

en physique des corps instables :

c’est du lourd et du respectable !

 

On a même eu un bataillon

de vieux potes de la légion

… ils en avaient la bave aux lèvres :

sale temps en vue pour les chèvres !

 

Ils sont repartis en chantant

un vieux refrain de dans le temps

dont je mets ici les paroles

ne croyez pas que je rigole :

 

« Tiens, tiens, voila du bouddha

voila du bouddha

voila du bouddha !

Du bon, du bout, du bon bouddha,

nous on en veut, on en aura ! »

 

Je pourrais bien sûr continuer

mais vous pourriez me conspuer

aussi vous ne saurez la suite

que si un jour l’envie m’habite.

 

En attendant n’oubliez pas

d’acquérir mon Kama-Sutra :

terminé la vie terne et rance

mais prenez bien une assurance !

 

Jouer à la bête à deux dos

en tentant le double salto

sans se rompre une ou deux vertèbres

exclue que l’on fasse le zèbre !

 

C’est une question de mental

et pour éviter l’hôpital

suivez mes conseils à la lettre :

je me ferais mentor et maître !

 

Il faut de la concentration

bien avant et pendant l’action,

le septième ciel se mérite

… à l’entraînement tout de suite !

 

Au début mettez un filet

en chanvre tressé népalais

pour ne pas finir aux urgences

à poil et en toute indécence !

                     

                                                         Rotpier

 

Rotpier en bouddha

Image du net bidouillée ... par le Rotpier

 

 

 

 

 

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