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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie, humour

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

 

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

 

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

 

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

 

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

 

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

 

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

 

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

 

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

 

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

 

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

 

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

 

  Et le périple commença …

 

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

 

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

  

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

 

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

  

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

 

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

 

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

 

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

 

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

 

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

 

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

 

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

 

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

 

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

 

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

 

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

 

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

 

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

 

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

 

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

 

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

 

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

 

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

 

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

 

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

 

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

 

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

 

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

 

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

 

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

 

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

 

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

 

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

 

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

 

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

 

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

 

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

 

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

 

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

 

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

 

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

 

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

 

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

 

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

 

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

 

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

 

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

 

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

 

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

 

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

 

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

 

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

 

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

 

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

 

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

 

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

 

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

 

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

 

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

 

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

 

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

 

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

 

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

 

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

 

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 

 Pour ma part, je propose ces adages :

 

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

 

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

  

                                                        Rotpier

 

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

Montage personnel à partir d'images du net !

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Les poèmes du jour un peu sonnets de ... Rotpier : " Marguerite " et "Effeuillage " ! ... "Hécatombe" + "Moralité"

31 Août 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

J'avais évoqué, samedi dernier, une autre Marguerite que celle de Richard Cocciente et bien ... la voila !

 

Aimerez-vous … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 

 

Marguerite

image du net

Marguerite,

 

Elle avait un prénom charmant,

Un de ceux qui ont le mérite

D’aller à quelqu’un comme un gant :

Joli prénom que Marguerite !

 

Son sourire était désarmant

Quand un homme même émérite

Dans l’art de se faire galant

Prenait des airs de chattemite !

 

Eu égard à son gagne-pain,

Bien qu’un tantinet polissonne,

Elle n’appartenait à personne .

 

Sauf pour exercer son turbin 

Elle n’était pas pointilleuse:

Marguerite était effeuilleuse !

 

.

Marguerite 2

Image du net un peu bidouillée par le Rotpier !

.

L’art de l’effeuillage,

 

Nul besoin de chauffer la salle

Pour allumer le populo,

alors que son premier pétale

N’était qu’un tout petit chapeau !

.

L’excitation était totale

A la fin de son numéro

Les hommes perdaient les pédales,

Chauffés par son corps brasero !

 

C’était la queue devant sa loge

Et il fallait qu’on les déloge

au beau milieu des coups de poing !

 

Ils auraient donné sans limite

Tout leur fric pour un petit coin

Où effeuiller, seul, Marguerite !

   

                                             Rotpier

 

 

 

Hécatombe,

 

Les vieux tombaient comme des mouches

Victimes de lourds infarctus,

Les yeux révulsés et la bouche

Figée dans un dernier rictus !

 

Et n’étant point sainte nitouche

Elle soutenait mordicus

Qu’il aurait fallu qu’elle touche

Une prime pour chaque gus !

 

Tous les régimes de retraite

Auraient du lui signer des traites

Pour l’équilibre des bilans !

 

En exhibant son pédoncule

Elle régulait les croulants

Mieux qu’une bonne canicule !

  

xxxxxxxxxxxxx

.

 

       Moralité des trois sonnets :

 

Des bataillons de Marguerite

envoyés partout chez les vieux,

voila qui aurait le mérite

de réguler les choses au mieux !

 

Le paradis avant la lettre,

le nirvana sans avatar,

l’éden avant de disparaître,

le Brama-Loke sans pétard !

 

… Hormis celui de Marguerite

plus concret qu’une religion,

à toucher dans un dernier rite

avant l’ultime convulsion !

 

Dans un souci égalitaire

moult bataillons d’effeuilleurs :

hors de question que les mémères

partent sans toucher au bonheur !

  

                                                             Rotpier

 

Marguerite 3

 Image du net

 

Avez-vous aimé … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 A vous de le dire … et pis c’est tout !

 Rotpier …(  de nez à la morale ! )

 

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Le poème du jour haut en débit : " Il y a fibre et fibre " du Rotpier

17 Août 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour, #Pensées, #Pensées et humour

 

Fibres

Préambule :

Ayant la fibre exploratrice
j’ai brodé autour du sujet
de la fibre sans préjugé
pour vous lecteurs, pour vous lectrice*
 
* La rime se gaussant de la galanterie
j’en suis infiniment gêné mais je m’y plie…

 

Il y a fibre et fibre,

 

Il y a bien sûr fibre et fibre

les fibres que l’on peut toucher

celles que l’on peut travailler

et les autres qui sont plus libres.

 

Dans le premier groupe on y classe

les fibres de chanvre et de lin

de bois mais pas de cristallin

petit clin d’œil devant la glace !

 

Naturelles ou synthétiques

de la soie ou bien du nylon

de la rayonne ou du coton

tissus plus ou moins élastiques.

 

Des complets ou bien des culottes

des strings ou des robes du soir

qui siéent ou qui auraient pu seoir

pour les Charles ou les Charlotte.

 

( Ça c’est ma fibre un peu mutine

qui fait que je m’égare un brin

quand j’aligne quelques quatrains

… n’allez pas tirer la bobine ! )

 

Quant à celles du second groupe

il y en a des quantités

qui ont toutes leur entité

allons-y je vous monte en croupe !

 

Maternelle ou bien paternelle

la fraternelle ou la charnelle

ou encore la criminelle

il y en a en ribambelle !

 

Il y a la républicaine

la patriotique et sa sœur

la civique et celle du cœur

qui est souvent en quarantaine !

 

Chaque individu a la sienne

et même plusieurs c’est selon

qu’il cultive au fil des saisons

de façon fine ou béotienne !

 

 Mais …

N’oublions pas la fibre optique

que nous n’aurons jamais à l’œil

de ça on peut faire le deuil

pourtant ce serait sympathique !

 

Les fournisseurs n’ont pas la fibre

philanthropique loin de là

ce sont de vrais barracudas

pas du tout du genre félibres !

 

Moi j’ai la fibre poétique

et je partage à qui mieux mieux

avec les jeunes et les vieux

gratuitement c’est mon éthique !

 

A bas la fibre mercantile !

Certains me disent : « C’est un tort ! »

moi je les traite de butors

eux me renvoient : « Viel imbécile ! »

 

Ils ne savent pas ces ganaches

que la poésie ne paie plus

que les poètes ont disparu

qu’ils ont perdu tout leur panache !

 

De droits mes poèmes sont libres

ils sont tous en royalty-free

ne vous cassez pas le frifri

je ne sors jamais mon calibre !

 

Je me contente d’un sourire

ou d’une larme au coin d’un œil

d’une grimace en trompe-l’œil 

je les mets dans ma tirelire !

 

Il m’arrive d’avoir la chance

de recueillir quelque bravos

sincérité ou bien pipeau ?

J’ai toujours beaucoup de méfiance !

 

  Post-scriptum :

 

Votre attention m’étant acquise

j’en profite pour vous poser

une question sans l’imposer :

vous agirez à votre guise.

 

Les aliments riches en fibres

provoquent-ils dans nos cerveaux

un débit d’information haut

favorisant nos équilibres ?

 

     Si oui, vive :

 

Le pain complet et les lentilles

les noisettes et le cassis

les petits pois les clitoris

et les goyaves des Antilles

 

Les haricots et les tomates

les navets et les artichauts

ne me dites pas : « peu me chaut ! »

cherchez l’intrus en diplomate !

 

    Prolongement :

 

J’ai chopé la fibre grivoise

depuis longtemps ça c’est certain

j’ai des excuses pour le moins :

mes origines sont gauloises !

 

Je suis toujours en équilibre

entre sérieux et cavalier

je ne veux pas m’inféoder :

je me plais en électron libre !

 

                                     

                                               Le Rotpier

 

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La Mayenne, terre de toutes les surprises ! Le poème du jour : " Fantaisie… sauce mayennaise ! " de ... Rotpier !

8 Juin 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

 

Vous allez me dire : « ça sent les vacances du coté de chez Rotpier ! ) et vous ne vous trompez pas ! C’est pour samedi les petits !

En attendant, comme nous retournons dans un secteur où nous avons déjà séjourné, je vous remets ce petit souvenir !

Même s’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, on peut quand même sourire un brin !

 
 
 
Image du net
 
 
        
Petit souvenir de vacances,

 

 

Fantaisie… sauce mayennaise !

 

Avez-vous déjà essayé

un jour de draguer en Mayenne ?

Vous y êtes-vous employé ?

Est-ce ardu ou dans la moyenne ?

 

Si je vous pose la question

c’est que j’ai tenté l’aventure

et que j’ai viré au couillon

quand elle a dit : « c’est ta voiture ?

 

Tu n’as pas dû la payer cher :

c’est un joli tas de ferraille

assorti à ton pull-over

et à ton cerveau qui déraille ! »

 

J’en suis resté le bec dans l’eau

avec la main sur la portière,

c’était pourtant un joli lot

mais d’une humeur primesautière !

 

Sur le trottoir, plus que baba,

je n’étais pas du tout à l’aise :

je n’avais pas réussi à

… faire monter la mayennaise !

 

J’aurais dû me servir d’un fouet :

il parait que cet ustensile

les font monter tout à souhait

mais qu’autrement … c’est difficile !

                                              

                                                Rotpier

 

 

 

L'ai-je bien fait monter ?

 

Image du net !

 

 

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Le poème du jour : " Le mythe de Dolomite " ... un grand bol d'air pur de la part de ... Rotpier !

13 Avril 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

Dolomite

Image du net bidouillée par moi !

 

Le mythe de Dolomite,

 

Elle habitait les Dolomites

elle n’était pas chattemite

elle détestait l’eau bénite

les culs bénits les prosélytes !

 

Mais pas du tout les cénobites

encore moins les barnabites

question de rimes explicites ?

J’avoue que le doute m’habite !

 

Son prénom était Marguerite

elle s’effeuillait à l’invite

elle était maudite et proscrite

par les épouses déconfites !

 

Son surnom était Dolomite

elle n’était pas érudite

mais en amour cette pépite

envoyait les gars en orbite !

 

Pour les pauvres entrée gratuite

au point d’offrir à un presbyte

des lentilles pour qu’il profite

de la vue sur les dolomites !

 

Un jour un moine cénobite

la voyant eut l’envie subite

de croquer la chose interdite

elle l’encouragea très vite !

 

Il se défroqua par la suite

et s’envoya des carmélites

qui ne prenaient jamais la fuite

lui accordant un plébiscite !

  

Ce serait tout à fait limite

si je vous racontais la suite

mon honneur serait en faillite

et toute mon œuvre interdite !

 

N’insistez pas cela m’irrite

ce serait vraiment illicite

de faire bouillir ma marmite

grâce à des écart de conduite !

 

Je peux seulement vous révéler ceci :

 

Je ne veux pas que ça s’ébruite

mais sachez que cette pépite

était devenue un vrai mythe

aussi solide qu’Aphrodite !

 

Une blennorragie subite

transmise pas un moabite

et soignée trop à la va-vite

tua en trois jour Dolomite.

 

Les dieux les plus hétéroclites

ces déserteurs ces parasites

ne vinrent pas à l’heure dite

sauver la belle Dolomite !

 

    Moralité :

 

Les dieux sont des grands hypocrites

ils promettent mais tout s’effrite

quand un coup dur au bal s’invite

plus personne dans la guérite !

 

    Conséquences :

 

Malgré les promesses écrites

les goupillons et l’eau bénite

tous les jours ils se discréditent

leurs auréoles périclitent !

 

Autant croire aux baraques à frites

pour enrayer la cellulite

ou fréquenter des sodomites

sans risquer aucune inconduite !

 

                          Le Rotpier

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" Lumineuse réincarnation, " Le poème bien éclairé de ... Rotpier !

5 Avril 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

 

Image du net bidouillée par le Rotpier !

 

Liminaire :

Je ne suis pas une lumière mais je rêve de le devenir, ce qui n’est pas plus idiot qu’autre chose après tout … qu’en pensez-vous ?

 

 

Lumineuse réincarnation,

 

Au niveau réincarnation

je voudrais être un réverbère

je sais c’est un peu terre à terre :

j’ai des lacunes d’ambition.

 

Je voudrais être à la station

ligne 8 filles du Calvaire

pour dispenser de la lumière

à toute la population.

 

Pas de tri pas de sélection

les grands-mères et les grands-pères

les ouvriers les militaires

auront droit à ma prestation.

 

Sauf bien sûr quelques exceptions :

 

Oui je ferais des exceptions

comm’ pour la femme du libraire

qui se tape des légionnaires

quand son mari travaille à Lyon.

 

Alors que moi en bon garçon

je lui propose de lui faire

tout ce qui puisse la distraire

quitte à donner dans le cochon.

 

Madame a décidé que non

jouant la chèvre libertaire

avec la garnison entière :

un véritable paillasson.

 

Et si vient à passer Fillion

aussitôt panne de lumière

je voudrais qu’il tombe par terre

et que passe un très gros camion.

 

Lui qui au volant est champion

dans la ligne des Hunaudières

ce serait sa fin de carrière

et son ultime punition.

 

Pour le chauffeur pas de sanction

même si c’est en marche arrière

qu’il repasse pour satisfaire

son goût de grande précision.

 

En ce qui concerne Macron

je verrai avec mes confrères

pour organiser la première

grève des illuminations.

 

Il l’aura dans le trouffignon

l’Elysée privé de lumière

par la force des réverbères

ce sera la révolution.

 

La Brigitte sera ronchon

mais il lui dira de se taire

ainsi commencera la guerre

à puissants coups de polochon.

 

Si Castaner sort d’un boxon

- il aime bien le populaire ! -

il sera privé de lumière

mais il s’en fout le polisson.

 

Il profit’ ra de l’occasion

pour rouler des pelles sévères

à la gonzesse du libraire

de retour de dépravation.

.

L’autre sera en pâmoison

bouillante comme une chaudière

plus chaude que La Soufrière

prête à entrer en éruption !

 

Vous attendez la description

mais je ne peux vous satisfaire

ma retenue est légendaire :

ma doctrine est la discrétion.

 

Je sais bien que des chiens viendront

lever la patte de derrière

pour pisser c’est de bonne guerre

moi je suis pour les traditions.

 

Si des gilets jaunes le font

le regard haut la mine fière

je serais bien sûr solidaire

vive les manifestations !

 

Mais il n’est pas du tout question

qu’un CRS même stagiaire

à la mine patibulaire

vienne me mouiller les arpions.

 

Si Nemo le chien de Macron

vient sacrifier à la coutume

je n’aurais aucune amertume

nous ferons la conversation.

 

Je serais peut-être gêné

devant certains secrets d’alcôve

et si Brigitte a le mont chauve

… je n’irais pas le clariner !

 

A moins qu’on m’en offre un bon prix

que je verserais dans la caisse

des confrères dont la vue baisse

et que l’on traite avec mépris.

 

Pour tous je serai un éden

dans la nuit noire une lumière

salvatrice et pas rancunière

sauf pour les fachos du RN.

 

Si la blonde d’Hénin-Beaumont

vient à passer la scélérate

je lui ferais un croche-patte

pour qu’ ell’ s’éclate le menton !

        

        Apostille :

Au niveau réincarnation

je voudrais être un réverbère

je le dis je le réitère

c’est mon ultime vocation !

 

Mon vœu sera-t-il exaucé ?

Suis-je né sous de bons auspices ?

Je peux encore rendre service

n’allez surtout pas vous gausser.

 

Je garderai au fond des yeux

une étincelle de malice

pour tous ceux qui seront complices

de mes facéties c’est sérieux !

 

C’est ma dernière volonté

une confession d’antichambre

c’est mieux que d’être un pot de chambre

qui tous les jours est emmerdé !

 

                                                                      

                                                             Rotpier

 

 

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Le poème du jour, tout chaud tout frais terminé ce matin : " Avoir l’esprit tout azimut, " du Rotpier !

30 Mars 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

Image du net !

 

Introduction (platonique il va de soi) :

Sur un même sujet, mon esprit batifole. Il peut s’orienter dans des directions fort différentes et même opposées : je suis très éclectique.

Cela ne plait pas à tout le monde et conduit parfois à des situations tendues : il y a alors de l’éclecticité * dans l’air !

Pierre

* Néologisme, il va de soi !

.

Avoir l’esprit tout azimut,

 

Avoir l’esprit tout azimut

fin prêt à faire la culbute

c’est l’assurance sans MATMUT

de ne pas trop rester en butte !

 

Ne jamais baisser son calbut

et faire face aux grosses brutes

et leur marquer deux ou trois buts :

ces gars là ne sont pas futes-futes !

 

Restons souples zut de zut

à l’apogée d’une dispute

n’allons pas chercher l’uppercut

ouvrons la cocotte minute !

 

Protégeons bien notre occiput

biaisons biaisons à la minute

aussi rusé que Belzébuth

même si cela nous rebute !

 

Quand on peut sans jouer du luth

sans se plier à la turlute

glisser le ballon dans l’en-but

on le colle flûte de flûte !

 

Les coincés du bulbe en contre-ut

vont s’offusquer je le suppute

tourner comme des singes en rut

ce cliché servira de chute !

.

Terminaison :

 

Pas un mot à personne : chut !

Je vais rejoindre ma cahute

où je fabrique du catgut

avec un bon copain hirsute !

 

Sans pour autant faire un comput

fixant une heure et des minutes

nous partirons c’est notre but

croquer notre pèze à Zimut * !

 

Si au jeu nous perdons nos fut’

il n’y aura pas de dispute

nous rechercherons du bismuth

pour rebondir à la minute !

 

Si vous vous pointez à Zimut *

à pied ou bien en parachute

n’oubliez pas pour le scorbut

vos cachets contre la rechute !

 

                                   Le Rotpier

 

 

  • Zimut est un gros village à cheval sur le Mozambique et le Zimbabwe, dans le delta du Zambèse.
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C'est bientôt le printemps ! " Fantaisie au ras de pâquerettes, " un poème de ... Rotpier

16 Mars 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

Le  printemps, c'est samedi prochain !

Oublions pour un moment la grisaille ambiante

et détendons-nous avant que de s'étendre !

 

 

 

Image du net

 

Fantaisie au ras de pâquerettes,

 

On s’était donné rendez-vous

au parc Monceau

… c’était pas sot

… c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?

 

Il faut dire qu’elle était chouette,

c’était vraiment un joli lot

et tant pis si son p’ tit cerveau

était au ras des pâquerettes

… oui, bien au ras des pâquerettes !

 

On s’était donné rendez-vous

au parc Monceau,

joli morceau

… joli morceau … qu’en pensez-vous

… qu’en pensez-vous petites têtes ?

 

Image du net

C’était pour lui compter fleurette,

vous, vous l’aviez deviné tôt

… vous, vous n’avez pas le cerveau,

le cerveau d’une midinette !

… Ça je l’avais deviné net !

 

On s’était donné rendez-vous

au parc Monceau

c’était pas sot ?

… c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?

… qu’en pensez-vous petites têtes ?

 

A midi net … était-ce tôt ?

Je n’en sais rien mais son chapeau

je l’ai pas vu … pas plus qu’ sa tête !

J’en suis resté le bec dans l’eau :

c’est pas drôle une midinette !

 

Sûr qu’elle avait à midi net

rencard avec un rigolo

autre que moi … Oh ! Le salaud !

Vil séducteur de midinette !

 

Je n’irais plus au parc Monceau :

je pleurerais comme une bête !

Tout ça pour une midinette

qui m’a laissé sur le carreau,

sur le carreau à midi net.

 

C’est une histoire tristounette,

mais n’allez pas faire la tête :

c’est la mienne qui est sous l’eau !

 

Si un jour je deviens soûlot

pour oublier ma midinette,

je vous inviterai tout net

à picoler - et pas de l’eau ! -

dans un bistrot du parc Monceau

… y viendrez-vous petites têtes ?

… y viendrez-vous pour fair’ la fête ?

 

 

                                                                           Rotpier

 

 

 Image du net

 

Rouler une  pelle au parc Monceau,

avec ou sans petit râteau

sur le sable ou bien en radeau

c’est le printemps et tout est beau !

 

La la la la ! La la la la !

 

 

Ça y est,  je délire sévère !

Mais … le printemps … c’est vert aussi ! 

 

PS : Je ne roule pas pour les EELV mais ... j'aurais presque pu !  

J'aurais même pu composer un p' tit truc pour Noël :

Avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con Mamère  

avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con !

 

épicétout !

 

 

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Le poème du jour un peu farfelu : " Le C du C.H.U. " de ... Rotpier !

2 Février 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Fable, #Poésie, #Poésie, Humour

 

 

Image du net bidouillée par le Rotpier !

 

Le C du C.H.U.

 

Ses fixations ayant cédé

le C du C.H.U a Chu.

Un abbé le voyant tomber

fit sur le champ un A.V.C. !

 

Un brave clodo moustachu

un peu truand à temps perdu

se dit : « Sûr ! Ce C m’est échu ! »

il l’emporta et disparu !

 

Il ne resta que le H.U.

de l’appellation C.H.U.

et l’argent manquant on ne put

remettre un C au C.H.U !

 

Les gens furent un peu déçus

mais pas pour autant abattus

le train-train repris le dessus

et du C on ne parla plus !

 

     Moralité :

C’est l’A B C de la routine

on s’habitue à tout c’est tout

et l’idée n’est pas si crétine

puisque tout le monde s’en fout !

 

La vérité sur la disparition du C :

 

C’est bien plus tard qu’un inconnu

soigné du foie au C.H.U

avoua avoir volé le C

et presqu’aussitôt revendu

pour acheter dans la foulée

douze bouteilles d’A.O.C.

… du calvados bien entendu !

 

On retrouva le fameux C

dans un souk du coté d’Alger

tout rouillé et tout cabossé

il ne fut jamais remonté !

 

Des nouvelles de l’abbé ayant eu un A.V.C. :

 

Il serait vraiment incongru

pour ne pas dire malvenu

de ne pas parler de l’abbé

ayant choppé un A.V.C. !

 

Il fut soigné au C.H.U

par une équipe du S.A.M.U.

et pour toute séquelle il eut

un petit tic à l’œil sans plus !

 

Pour remercier ceux du S.A.M.U.

il récita stricto sensu

une longue flopée d’avé

ce qui les fit bien rigoler !

 

         Terminaison :

 

C’est ainsi que cela finit

si c’est pas drôle et bien tant pis

je vous quitte je déguerpis

pour boire un coup de génépi !

 

                                                                 Le Rotpier

 

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La fable du jour ( toute chaude quoique gelée ! ) : " Au pays de la glace, " de ... Rotpier !

12 Janvier 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Pensées, #Poésie, #Poésie, Humour, #Fable

 

Image du net

 

Fable arctique,

Au pays de la glace,

 

Un jour un inuit chaud lapin

croisa une belle esquimaude

sans passer par la marivaude

il lui roula un gros patin.

 

Mais devant son regard éteint

regrettant sa façon rustaude

il comprit qu’au lieu d’être chaude

elle était frigide à haut point.

 

La regardant un peu en coin

il fit de façon très pataude

des excuses à l’esquimaude

qui n’en fit pas tout un tintouin.

 

La belle remit ses patins

et siffla sa chienne noiraude

lui repartit en baguenaude

tous deux reprirent leur chemin.

 

Une bande de cent pingouins

très éméchés et en maraude

en firent moult gorges-chaudes :

les pingouins sont un peu crétins.

 

Déjà plus bourrés que des coings

ils reprirent leur billebaude

à la recherche de ribaudes

à culbuter dans tous les coins.

 

Sautant sur la glace à pieds joints

de manière bête et faraude

vingt tombèrent dans l’eau pas chaude :

un bon repas pour les requins !

 

         Moralité :

« Il n’est pas beau de se gausser

des femmes du genre banquise »

c’est l’adage d’une marquise

plus chaude encore qu’un bûcher !

 

Quant aux pingouins je serais bref

coté cerveau c’est pas Byzance

au niveau de l’intelligence

c’est vrai qu’ils n’en ont pas bezef !

 

Conséquence de la seconde partie de la moralité :

 

J’ai eu un mèl d’un esquimau

qui m’a dit « Là-bas ils t’attendent

certains pingouins ne sont pas tendres

et ne sont pas du tout manchots !

 

Mais je m’en fous je reste au chaud

je n’irais plus sur la banquise

je vais retrouver la marquise

que l’on surnomme « Le brasero » !

 

Bien à l’abri dans son boudoir

loin de ces contrées si algides

l’antithèse de la frigide

me réchauffera tous les soirs !

 

Je ne mettrais pas mon smoking

noir avec ma chemise blanche

sauf bien entendu le dimanche :

hors de question d’être shocking !

 

Nous deviserons tous les jours

sur toutes les femmes frigides

sur la pédérastie de Gide

et sur le sexe des vautours.

 

                          Le Rotpier

 

 

Pierre en Smoking

Image du net bidouillée !

 

 

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