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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

souvenirs

Il y a 104 ans, elle commençait : 14-18 ... la der des ders ... le rêve transformé en cauchemard ! ... le billet de Pierre

10 Novembre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Chansons que j'aime, #Poésie, #Souvenirs

 

Je vous propose, en cette veille de 11 novembre, un petit florilège de mes billets consacrés à ce sujet et publiés au fil des années ...  

 

C’était il y a 104 ans et …

 Ils partaient la fleur au fusil !

 

Image du net

 

Après … 4 années d’enfer !

 

 

 Images du net

 

En premier : le poème « Verdun »

 

A Verdun,

 

Et la boue et les rats

et les gaz scélérats,

tous les jours la tuerie

tous les jours l’incurie.

 

De boyaux en boyaux

encombrés de boyaux,

de tranchées en tranchées

les jambes arrachées.

 

Et tous ces trous d’obus

et tous ces tirs au but

ces crêtes qui s’écrêtent

et ces corps sans leur tête.

 

Et ces grands officiers

aux orgueils outranciers,

aux visages tout glabres

et agitant leur sabres.

 

Et l’alcool avalé

et les  assauts zélés,

les discours, les harangues,

les cadavres exsangues.

 

La raison n’a plus cours

on attaque on y court

on tire on coupe on tranche

baïonnette à la hanche.

 

Et …

 

Et cet éclat d’obus

sur un coup droit au but

et l’horrible souffrance

et la mort pour la France

 

                                               Pierre Dupuis

En second : 

 

Le jugement guerrier,

 

Ils étaient partis à la guerre

une fleur au bout du fusil,

la der des ders - sûr, la dernière ! -

après ça ce serait fini.

 

Ils ont creusé profond la terre

tel les autres en face aussi,

pas question de se laisser faire :

c’était parti pour le gâchis !

 

Dégoûtés par le grand carnage,

certains ont dit « On n’y va plus ! »

arc-boutés et bien résolus.

 

Jugés pour manque de courage,

ils ont fini au champ d’horreur

une fleur à l’endroit du cœur.

 

                                   Pierre Dupuis

 

Image du net

En troisième: 

J’ai écrit ce poème  après avoir lu le Goncourt 2013« Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre qui traite en partie de ce drame.

 

Si vous ne l’avez pas lu, je vous le conseille et vous met un lien pour un résumé plutôt bien fait :   http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/11/26/au-revoir-la-haut-de-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013/

 

 

Guerre 14-18 (4)

Image du net

 

Gueule cassée

Image du net

 

 

 

La mort a le grand avantage de ne point
laisser de séquelles à ceux qui la rencontre …

 

 

Souvenirs et regrets d’une gueule cassée,

 

Pourquoi donc ne suis-je pas mort

quand cet obus venu du nord

a emporté, mon sang se glace,

presque la moitié de ma face.

 

Je veux bien aller en enfer,

j’ai connu le feu et le fer,

que peut-il arriver de pire,

J’aimerais bien l’entendre dire !

 

Et les officiers sabre au clair,

les explosions et les éclairs,

les tranchées, les rats et la boue,

les vieilles barbes sur les joues !

 

Et les assauts et les reculs

et les sombres et froids calculs

pour gagner quelques hectomètres

et obligés de se soumettre !

 

Les gazés et les fusillés,

les braves qui avaient osé

dire à la maréchalerie :

« Assez de cette boucherie ! »

 

Les copains désarticulés

et tous les regards affolés

et la mitraille et la mitraille

laissant de fumantes entrailles !

.

Les infirmiers et les brancards,

les jeunes et les vieux briscards,

les chirurgiens coupant des membres,

les corps torturés qui se cambrent !

 

Et ceux d’en face tout comme nous,

terrés aussi aux fond des trous

et obligés sous la mitraille

de s’élancer vaille que vaille !

 

Les mêmes de chaque coté

à ordonner, à exiger,

d’aller se faire ouvrir les trippes

au nom des sacrés grands principes !

 

Pourquoi donc ne suis-je pas mort ?

J’aurais dû, j’en ai grand remords,

en terminer là-bas sur place

pour ne plus me voir dans la glace !

 

Mais que peut-on faire bon sang

quand on s’est vidé de son sang

et que l’on n’est plus qu’une loque,

une proie pour staphylocoques !

 

               Après …

Après, affronter les regards

avec les yeux plein de brouillard

des amis et de la famille

et pire encore ceux des filles !

 

Au début de la compassion,

ensuite de la répulsion

et parfois même une grimace

… ferais-je mieux, moi, à leur place ?

 

Pourquoi donc ne suis-je pas mort

quand cet obus venu du nord

a emporté, mon sang se glace,

presque la moitié de ma face ?

 

                                                       Pierre Dupuis

.

En quatrième:

 

la chanson de Gérard Berliner « Louise »

où la guerre de 14-18 est évoquée

 

 

 

Parole de Louise:

Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois porté les seaux
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux

Et qui a pris soin de son âme
Et l'a bercée dedans son lit
Qui l'a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C'est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C'est le Bon Dieu qui le souffrait

C'n'était qu'un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l'heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter,
L'homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L'amour qui tenait Louise
C'est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l'on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C'est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d'hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L'amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C'est en cuisine pas devant moi
Ma fille prie très fort pour que s'efface
Ce que l'curé m'a appris là

Et la honte que cachait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
Le soldat qu'attendait Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

Y a cinquante ans c'était en France
Dans un village de l'Allier
On n'accordait pas d'importance
A une servante sans fiancé

Le deuil qu'a porté Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a porté
La vie qu'a travaillé Louise
C'est le Bon Dieu qui l'a aidée

 

Bon partage !
 
Pierre

 

Bonne lecture !

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Le poème du jour: "Le Gîte des Étangs de Coët On," de ... Pierre

20 Septembre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Divers, #Souvenirs

 
En souvenir de très bonnes vacances en pays Coëvrons-Mayenne 

Photo personnelle

 

A Célia et Philippe

les maîtres de céans.

 

Le Gîte des Étangs de Coët On,

 

Niché entre champs et forêt

En Pays Coëvrons-Mayenne

Ce gîte de grand intérêt

Est d’un abord des plus amènes.

 

Il est bon d’y faire un arrêt

Pour fuir la région parisienne

Ou bien toute autre où le progrès

Vers les nuisances nous entraîne.

 

Ici c’est le calme complet

Au milieu des champs et des vaches

Les écureuils tant qu’il leur plaît

 

Font des parties de cache-cache !

Il mérite bien des mentions

Le joli gîte de Coët On !

 

xxxxxxxxxxx

   

  Remarques :

Si le calme ne vous plait pas

si vous n’aimez pas la nature

n’allez pas sur votre agenda

noter cette villégiature !

 

Si la foule est votre dada

si vous n’aimez que les voitures

ne venez pas dans ce coin là

ce serait la déconfiture !

 

Il y a bien plus de tracteurs

que de voitures sur les routes

les seuls bruits viennent du labeur

dans les champs pas des autoroutes !

 

Coté pêche c’est le bonheur

les poissons attendent les lignes

mais mieux vaut être fin pêcheur

car les carpes sont très malignes !

 

On y voit des martins-pêcheurs

passer à très grande vitesse

des pigeons ramiers jolis-cœurs

roucoulant pour trouver princesse !

 

Tout est calqué sur les saisons

ici la nature commande

tout est verdure et non béton

… ce n’est pas de la propagande !

  

Et comme on dit en patois de pays :

 

Nom d'nom d'cent mille d'charté d'pommes cuites 

déblatérez point ce gît’ là 

sinon j’ cré ben que là tout’ suite

j’ m’en va vous met’ la goule en tas !

  

( C’était juste un petit clin d’œil

une main tendue à l’histoire

une séquence évocatoire

du patois dont on fait le deuil.

 

J’aime bien me ramentevoir

du parler des vieilles personnes

qui encore parfois résonne

avec un pied dans le mouroir. )

                              

                                              Pierre Dupuis

 

Photo personnelle

 

 

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"Jaurès", une chanson de Jacques Brel chantée par Ian : ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier + un gros bonus de Pierre

11 Novembre 2017 , Rédigé par Rotpier Publié dans #les chansons et les musiques que j'aime, #Souvenirs

 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :
 

« Ian Dayeur »

 

« Jaurès »

 

Nous sommes le 11 novembre et cette chanson du grand

Jacques évoque la grande boucherie de 14-18.

J’aurais voulu mettre l’originale mais elle n’est plus

disponible sur Youtube !

 

 

Jaurès,

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour, le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendre
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux, oui, notre bon Maître
Couverts de prêles, oui, notre Monsieur

Demandez-vous, belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir :

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 

Bon partage !

 

Rotpier

 

Avec un bonus pour ceux qui ne me suivaient pas encore :

 

C’était il y a 103 ans et …

 Ils partaient la fleur au fusil !

 

Image du net

 

Après … 4 années d’enfer !

 

 

 Images du net

 

 

En premier : le poème « Verdun »

 

A Verdun,

 

Et la boue et les rats

et les gaz scélérats,

tous les jours la tuerie

tous les jours l’incurie.

 

De boyaux en boyaux

encombrés de boyaux,

de tranchées en tranchées

les jambes arrachées.

 

Et tous ces trous d’obus

et tous ces tirs au but

ces crêtes qui s’écrêtent

et ces corps sans leur tête.

 

Et ces grands officiers

aux orgueils outranciers,

aux visages tout glabres

et agitant leur sabres.

 

Et l’alcool avalé

et les  assauts zélés,

les discours, les harangues,

les cadavres exsangues.

 

La raison n’a plus cours

on attaque on y court

on tire on coupe on tranche

baïonnette à la hanche.

 

Et …

 

Et cet éclat d’obus

sur un coup droit au but

et l’horrible souffrance

et la mort pour la France

 

             Pierre Dupuis

En second : 

 

Le jugement guerrier,

 

Ils étaient partis à la guerre

une fleur au bout du fusil,

la der des ders - sûr, la dernière ! -

après ça ce serait fini.

 

Ils ont creusé profond la terre

tel les autres en face aussi,

pas question de se laisser faire :

c’était parti pour le gâchis !

 

Dégoûtés par le grand carnage,

certains ont dit « On n’y va plus ! »

arc-boutés et bien résolus.

 

Jugés pour manque de courage,

ils ont fini au champ d’horreur

une fleur à l’endroit du cœur.

 

                                   Pierre Dupuis

 

Image du net

 

 

Bon partage !
 
Pierre

 

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Le poème du jour, souvenir de vacances dans la Somme : " Le gîte de l'Hôpital " de ... Pierre

25 Juillet 2017 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Souvenirs, #Divers

 

 

En souvenir d'excellentes vacances à Longpré-les-corps-saints dans la Somme !

 

Le gîte de l'Hôpital, photo personnelle

 

 

Photo personnelle

 

Photo personnelle

 

Pierre

 

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La petite surprise du jour ... un classique !!!

3 Novembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Souvenirs


Si vous avez un peu de temps ................. pour les souvenirs !
 
 
 En recherchant quelque chose sur Dailymotion je suis tombé sur cette scène épique des  " Tontons flingueurs "  !  Même si vous l'avez vue dix fois: recommencez pour en rire toute la journée ............ et, par les temps qui courent, ce n'est pas mauvais du tout!
 
 
 Les tontons flingueurs
 
 
 
 
Bon petit moment ! Bon Audiard !
 
Rotpier
 
 
 
 
 
 
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