Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

musiques et chansons que j'aime

Serge Lama : " Je suis malade " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

9 Janvier 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

Une fois par semaine,

 

je vous propose de partager les chansons

 

et les artistes que j’aime !

 

Clip vidéo et paroles

 

 

Cette fois-ci :

 

Serge Lama :

 

« Je suis malade »

 

Un grand texte ... 

 

 

« Je suis malade »

Je ne rêve plus je ne fume plus
Je n’ai même plus d’histoire
Je suis sale sans toi je suis laid sans toi
Je suis comme un orphelin dans un dortoir

Je n’ai plus envie de vivre ma vie
Ma vie cesse quand tu pars
Je n’ai plus de vie et même mon lit
Se transforme en quai de gare
Quand tu t’en vas

Je suis malade complètement malade
Comme quand ma mère sortait le soir
Et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir

Je suis malade parfaitement malade
T’arrives on ne sait jamais quand
Tu repars on ne sait jamais où
Et ça va faire bientôt deux ans
Que tu t’en fous

Comme à un rocher comme à un péché
Je suis accroché à toi
Je suis fatigué je suis épuisé
De faire semblant d’être heureux quand ils sont là

Je bois toutes les nuits mais tous les whiskies
Pour moi ont le même goût
Et tous les bateaux portent ton drapeau
Je ne sais plus où aller tu es partout

Je suis malade complètement malade
Je verse mon sang dans ton corps
Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors

Je suis malade parfaitement malade
Tu m’as privé de tous mes chants
Tu m’as vidé de tous mes mots
Pourtant moi j’avais du talent avant ta peau

Cet amour me tue, si ça continue
Je crèverai seul avec moi
Près de ma radio comme un gosse idiot
Écoutant ma propre voix qui chantera :

Je suis malade complètement malade
Comme quand ma mère sortait le soir
Et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir

Je suis malade c’est ça je suis malade
Tu m’as privé de tous mes chants
Tu m’as vidé de tous mes mots
Et j’ai le cœur complètement malade
Cerné de barricades t’entends je suis malade

 

 

Paroles: Serge Lama

Musique : Alice Dona

 

 

 

Bon partage ! 

Rotpier

 

 

Lire la suite

Michel Sardou : « Vladimir Ilitch » ... ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

26 Décembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

Une fois par semaine,

 

je vous propose de partager les chansons

 

et les artistes que j’aime !

 

Clip vidéo et paroles

 

 

Cette fois-ci :

 

Michel Sardou :

 

« Vladimir Ilitch »
 

Vladimir Ilitch

 
Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème
Les femmes sont en colère aux portes des moulins
Des bords de la Volga au delta du Niémen
Le temps s'est écoulé il a passé pour rien
Puisqu'aucun dieu du ciel ne s'intéresse à nous
Lénine relève-toi, ils sont devenus fous
Toi Vladimir Illitch, t'as raison tu rigoles
Toi qui a voyagé dans un wagon plombé
Quand tu vois le Saint-Père ton cousin de Pologne
Bénir tous ses fidèles dans son auto blindée
Toi Vladimir Illitch, est-ce qu'au moins tu frissonnes
En voyant les tiroirs de la bureaucratie
Remplis de tous ces noms de gens qu'on emprisonne
Ou qu'on envoie mourir aux confins du pays
Toi Vladimir Illitch, au soleil d'outre-tombe
Combien d'années faut-il pour gagner quatre sous
Quand on connaît le prix qu'on met dans une bombe
Lénine relève-toi ils sont devenus fous
Où sont passés les chemins de l'espoir
Dans quelle nuit, au fond de quel brouillard
Rien n'a changé, les damnés de la Terre
N'ont pas trouvé la sortie de l'Enfer
Toi qui avait rêvé l'égalité des Hommes
Tu dois tomber de haut dans ton éternité
Devant tous ces vieillards en superbe uniformes
Et ces maisons du peuple, dans des quartiers privés
Ô, toi Vladimir Illitch, si tu es le prophète
Viens nous parler encore en plein cœur de Moscou
Et répands la nouvelle à travers la planète
Amis du genre humain, ils sont devenus fous

 

Paroliers : Leroyer Pierre Charles Marcel Napoleon / Bourtayre Jean-pierre Henri Eugene / Revaud Jacques Abel Jules / Sardou Michel Charles

 

Bon partage ! 

Rotpier

 

 

Lire la suite

Georges Moustaki : "Le métèque" ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

30 Mai 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Georges Moustaki

« Le métèque »

 

...  Avec la tête de l'emploi en prime !

 

 

 

Le métèque

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l´air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s´est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu´il a souffert
Sans pour cela faire d´histoires
Avec mon âme qui n´a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d´amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d´amour
Que nous vivrons à en mourir

 

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite

" Barbara " de Jacques Prévert, chanté par Yves Montant : Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

19 Octobre 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Yves Montant :
« Barbara »
 
Un texte de Jacques Prévert.
Pas facile à chanter et je trouve la prestation
d’Yves Montant superbe !
.
 
 

Barbara

 

 Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas

Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sur la mer
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien

 

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite

Mouloudji : "Mon pot' le gitan " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

5 Octobre 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :
 

« Mouloudji »

 

« Mon pot’ le gitan »

 

Allez, je vous propose une petite

balade en roulotte …

 

 

 Mon Pot' Le Gitan

Mon Pot' Le Gitan c'est un gars curieux
Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus

Y reste des heures sans dire un seul mot
Assis près du poêle au fond du bistrot
C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête
Et quand elle voyage jamais ne s'arrête

Des tas d'paysages sortent de ses yeux
Mon Pot' Le Gitan c'est un gars curieux
Mon Pot' Le Gitan, c'est pas un marrant
Et dans notre bistrot personne le comprend
Comme tous ces gars-là il a sa guitare
Une guitare crasseuse qui vous colle le noir
Quand y s'met à jouer la vieille roulotte
Galope dans sa tête, les joueurs de belote
S'arrêtent et plus rien... on a mal en dedans
Mon Pot' Le Gitan c'est pas un marrant

Mon Pot' Le Gitan un jour est parti
Et Dieu seul sait où il ballade sa vie
Ce type là était un grand musicien
Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien
Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher

Un grand music-hall voulait l'acheter
Mon Pot' Le Gitan il a refusé
Un haussement d'épaules et il s'est taillé

J'ai eu l'impression de perdre un ami
Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit
Mais il m'a laissé un coin de sa roulotte
Et dans ma petite tête j'ai du rêve qui trotte
Sa drôle de musique en moi est restée
Quand je pense à lui, m'arrive de chanter
Toi sacré gitan qui sentait l'cafard
Au fond ta musique était pleine d'espoir.

 

Bon partage !

 

Rotpier

 

 

Lire la suite

Alain Souchon : « Ames fifties » ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

28 Septembre 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :

 

« Alain Souchon »

« Ames fifties »

 

La remarque :

Une de son dernier album !

Il vieillit bien le Souchon !

 

Âme fifties

Ferme les yeux, vois
Un ballon qui s'ennuie
Sur la plage du Crotoy
Des gens qui rient
Ils ont un petit peu froid
Ces gens de Paris
Sur la plage du Crotoy
En face de St-Valery
Les premiers baisers sages
Qui rendent fier
Dans les cabines de plage
Derrière
Âme fifties
Âme fifties
Dans le radio, là
André Verchuren
Les enfants soldats
Dans les montagnes algériennes
La Picardie est belle
Sur la route ravie
En Aronde plein ciel
Qui rentre à Paris
Âme fifties
Âme fifties
Rue Campagne-Première
Personne le ramasse
Quand il tombe par terre
Qu'est-ce que c'est dégueulasse
Au salon de l'auto sous le dos
Touche pas au grisbi, du con
Dans sa vedette Vendôme
Gabin bougon
Jeanne la fatale
File au festival à 200 à l'heure
Dans le train mistral
Y a un coiffeur
Âme fifties
Âme fifties
Jean-claude
Bernard, Marie-Claude
Gérard (âme fifties), Monique
Frégate Transfluide, Vedette Abeille
Patrick (âme fifties)
Peugeot 203
Monique, Alain, Françoise
4CV Renault (âme fifties)
Roger, Jacqueline (âme fifties)
Renée, Micheline
Quand c'est l'heure exquise
Viens sous la marquise
Dans un verre de gin fizz
Une légère brise

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite

Charles Aznavour : " Je bois " Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

21 Septembre 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :

 

« Charles Aznavour »

« Je bois »

 

La remarque :

Une cuvée … très acide !

 

Je bois

Je bois pour oublier mes années d´infortune
Et cette vie commune
Avec toi mais si seul
Je bois pour me donner l´illusion que j´existe
Puisque trop égoïste
Pour me péter la gueule

Et je lève mon verre à nos cœurs en faillite
Nos illusions détruites
A ma fuite en avant
Et je trinque à l´enfer qui dans mon foie s´impose
En bouquet de cirrhose
Que j´arrose en buvant

Je bois au jour le jour à tes fautes, à mes fautes
Au temps que côte à côte
Il nous faut vivre encore
Je bois à nos amours ambiguës, diaboliques
Souvent tragi-comiques
Nos silences de mort

A notre union ratées, mesquine et pitoyable
A ton corps insatiable
Roulant de lit en lit
A ce serment, prêté la main sur l´Evangile
A ton ventre stérile
Qui n´eut jamais de fruit

Je bois pour échapper à ma vie insipide
Je bois jusqu´au suicide
Le dégoût la torpeur
Je bois pour m´enivrer et vomir mes principes
Libérant de mes tripes
Ce que j´ai sur le cœur

Au bonheur avorté, à moi et mes complexes
A toi, tout feu, tout sexe
A tes nombreux amants
A ma peau boursouflée, striée de couperose
Et à la ménopause
Qui te guette au tournant

Je bois aux lois bénies de la vie conjugale
Qui de peur de scandale
Poussent à faire semblant
Je bois jusqu´à la lie aux étreintes sommaires
Aux putes exemplaires
Aux froids accouplements

Au meilleur de la vie qui par lambeaux nous quitte
A cette cellulite
Dont ton corps se rempare
Au devoir accompli comme deux automates
Aux ennuis de prostate
Que j´aurais tôt ou tard

Je bois à en crever et peu à peu j´en crève
Comme ont crevé mes rêves
Quand l´amour m´a trahi
Je bois à m´en damner le foie comme une éponge
Car le mal qui me ronge
Est le mal de l´oubli

Je m´enivre surtout pour mieux noyer ma peine
Et conjurer la haine
Dont nous sommes la proie
Et le bois comme un trou qu´est en tout point semblable
A celui que le diable
Te fait creuser pour moi

Je bois mon Dieu, je bois
Un peu par habitude
Beaucoup de solitude
Et pour t´oublier toi
Et pour t´emmerder toi
Je bois, je bois

 

 

Bon partage et ... à la votre !

 

                                           Rotpier

 

 

Lire la suite

Françoise Hardy: " La maison où j'ai grandi " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

18 Mai 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :
 

« Françoise Hardy  »

 

« La maison où j’ai grandi »

 

… Un lointain souvenir …

 

La maison où j’ai grandi

Quand je me tourne vers mes souvenirs,
je revois la maison où j'ai grandi.
Il me revient des tas de choses:
je vois des roses dans un jardin.
Là où vivaient des arbres, maintenant
la ville est là,
et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
n'existent plus.

Ils savaient rire, tous mes amis,
ils savaient si bien partager mes jeux,
mais tout doit finir pourtant dans la vie,
et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
à l'insouciance qui les faisait rire,
et il me semble que je m'entends leur dire:
"Je reviendrai un jour, un beau matin
parmi vos rires,
oui, je prendrai un jour le premier train
du souvenir."

La temps a passé et me revoilà
cherchant en vain la maison que j'aimais.
Où sont les pierres et où sont les roses,
toutes les choses auxquelles je tenais?
D'elles et de mes amis plus une trace,
d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
Là où vivaient des arbres, maintenant
la ville est là,
et la maison , où est-elle, la maison
où j'ai grandi?

Je ne sais pas où est ma maison,
la maison où j'ai grandi.
Où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?
Ma maison, où est ma maison?
Qui sait où est ma maison?

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite

Barbara : "Nantes" ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

11 Mai 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :
 
« Barbara »
 « Nantes »

 

Comme il pleut beaucoup en Normandie ...

.

 

Nantes

 Il pleut sur Nantes, donne-moi la main

Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là, il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue, je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message pour que je fasse le voyage

"Madame soyez au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d'espoir, il a demandé à vous voir"

A l'heure de sa dernière heure, après bien des années d'errance
Il me revenait en plein cœur, son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé, longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu, voilà qu'il m'était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup, je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire cette chambre au fond d'un couloir

Assis près d'une cheminée, j'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche, ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé de questions à ces étranges compagnons
J'ai rien dit, mais à leurs regards, j'ai compris qu'il était trop tard

Pourtant j'étais au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m'a jamais revue, il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l'histoire, il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage, et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même sans un adieu, sans un "je t'aime"

Au chemin qui longe la mer, couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose, je l'ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes et je me souviens
Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

 

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite

Jacques Brel : " Orly " .... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

9 Février 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Jacques Brel :

« Orly »

Après cela, on ne prend plus l'escalator

à Orly de la même manière...

 

Orly

 

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés,
Semble-t-il, l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire « Je t'aime ! »
Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
Ces deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement, il pleure
Il pleure à gros bouillons
Tout entourés qu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploit de les juger

La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu c’est triste
Orly, le dimanche,
Avec ou sans Bécaud !

Et maintenant, ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais "il"
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment, lentement,
Ces deux corps se séparent
Et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient
Et puis, ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis, se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis, en reculant
Comme la mer se retire,
Il consomme l'adieu
Il bave quelques mots
Agite une vague main
Et brusquement, il fuit
Fuit sans se retourner
Et puis, il disparaît
Bouffé par l'escalier

La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu c'est triste
Orly, le dimanche,
Avec ou sans Bécaud !

Et puis, il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle, elle reste là
Cœur en croix, bouche ouverte
Sans un cri, sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'à terre
Ça y est ! Elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là, elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra de projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre

Je suis là, je la suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit

  

Bon partage !

 

Rotpier

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>