A propos du hïaku
Que faire de son haïku ?
Interrogation :
Le composer, c’est bien !
Encore faut-il savoir où
poser son haïku !
Réponse :
Sur son blog bien sûr !
Donc je pose, en douceur, mon petit haïku :
L’évidence est là,
mais pourquoi s’y conformer
si l’on veut surprendre ?
Dim ou autres, avec ou sans couture mais ... des bas, pas des collants ... bien sûr !
J’ai eu, dans ma vie, des hauts et des bas.
Paradoxalement, j’ai eu des hauts faciles d’accès et des bas très difficiles à atteindre !
J’ai versé ma dîme à Dim et pourtant, remarque qui ne manque pas de sel : j’ai parfois ramassé des gabelles !
Le haut du bas,
Première fois ( oh ! quel délice ! )
Qu'il m'est permis, depuis le bas,
De remonter ( elle est complice ? )
Ma main si haut le long du bas.
J 'entre en tournoi : je suis en lice !
Preux chevalier, prompt au combat !
Mais... Doucement ! Tout en malice !
Ne gâche pas de doux ébats.
Deux bas en haut , pour commencer,
Deux bas en bas : c’est pas gagné !
Faut-il ou pas tout dévoiler ?
Débat sans fin
Et fin débat !
Plus que deux doigts ( je me débats )
Pour parvenir, exquis supplice,
A la frontière ( oh ! Mon cœur bat )
Entre couture et cuisse lisse.
Et c'est gagné ! J 'en suis baba !
Un doux froufrou : les bas coulissent.
Joli travail et chapeau bas !
Pas de voyeurs ! ( Le rideau glisse ).
Deux bas en haut , pour commencer,
Deux bas en bas : oui ! j’ai gagné !
Fallait-il ou pas dévoiler ?
Débat sans fin
Et fin débat !
Elle est en bas, mais n’en a plus !
Je suis en haut ? Je ne sais plus !
J’ai faim du haut et puis du bas !
Et… j’en profit’ puisqu’elle est là !
Le dicton un peu paillard du jour
Le dicton paillard du jour :
Préambule : Qui maîtrise bien sont art, est très souvent sollicité … parfois tard *
* quand l’art est le fouet, on peut remplacer par : « père fouettard »
Dicton sous-tendu : Qui aime bien, chatte y vient .
Bon … on en reste là : j’ai à faire …
PS : Je ne sais pas si je vais laisser cet article longtemps sur mon blog !
Haute couture: Rykiel, Gautier, Saint-Laurent, Balmain ...

Haute couture :
Rykiel, Gautier, Saint-Laurent, Balmain … n’ont plus qu’à bien se tenir …
Haute couture de l'esprit,
Cent fois, sur le métier,
J'ai remis mon ouvrage,
J'ai repris le sentier
Du travail avec rage.
Souvent comme une brute
J'ai cassé puis refait:
Créer en la minute
Le chef-d’œuvre parfait !
Et de fil en aiguille
J'ai forcé mon esprit
A vous bâtir, ô fille
Merveilleuse et sans prix !
J'ai respecté la trame :
Pas un petit défaut !
Et vous devenez dame
Aux atouts triomphaux !
Et je m'en vais rêvant
A ta chair épicée,
Sur un exquis divan
Mes rêves t'ont hissée.
Les mains

Les mains,
Des mains qui s'ignorent,
des mains qui se cherchent,
des mains qui se trouvent.
Des mains qui se voient,
qui se frôlent,
qui se découvrent.
Des mains qui se caressent,
qui s'étreignent,
qui s'affolent !
Des mains qui se lassent,
qui s'affrontent !
Qui se blessent !
Des mains qui s'écartent,
qui se menacent !
Qui s'éloignent.
Des mains qui se perdent,
des mains qui s'oublient,
des mains qui s'ignorent.
Et ma tête
entre les miennes.
Pensée loufoque du jour
Réaction féline au bout de la nuit
Je l’ai croisée,
elle m’a souri,
je l’ai croquée !
Elle n’a eu que ce qu’elle méritait : j’ai d’autres chats à fouetter que de passer des heures à tourner en rond pour essayer de m’attraper la queue !
Voilà, c’est comme chat, un point c’est tout !
Signé, Félix
Boucher: quel beau métier ! ou ... " Votre boucher est un artiste ! " comme dit le slogan bien connu !
Amour destiné à choir,
Amouraché !
Il s’en était amouraché !
Elle, était secrétaire,
lui, boucher.
Elle n’était pas sectaire,
pas pour deux sous,
bien au contraire !
Mais … elle n’aimait pas les bouchers,
c’est tout !
Il avait tout fait
pour l’approcher,
elle avait tout fait
pour l’éviter.
Au travail,
remâchant sa déconvenue,
il maniait le hachoir
avec une rage à peine contenue !
Un soir,
n’en pouvant plus,
il l’attrapa et la hacha menu !
Rage passée,
il pleura longtemps,
très longtemps
sur son amour haché.
Du liban à l'Afghanistan, de la Somalie à la Tchétchènie ...

Du Liban à l’Afghanistan, de la Somalie à la Tchétchénie, en passant par tous les coins du monde ou les hommes s’affrontent : ils sont là, tueurs légaux.
Pas d’état d’âme …
n’arrive pas à durcir un visage d’adolescent.
Seize … dix-sept ans ?
… Moins ? … Peut-être.
Je le vois comme à deux pas.
Son torse, bardé de cartouches, parait frêle.
Paraît seulement :
sous le polo, les muscles saillent à chaque mouvement !
Il guète.
La kalachnikov à portée de main,
il tient tranquillement un lance-roquette.
Il guette.
sont au tableau de ce gosse-là !
Deux heures pour le localiser :
… pas d’état d’âme !
… Sept cent mètres… je l’ai … plein cadre
… pas le moment de flancher
… pas le moment de culpabiliser :
pas d’état d’âme !
… Il chasse une mouche posée sur son crâne,
jette un regard dans ma direction
… prémonition ?
… Pas …
il ne bouge plus !
…mon doigt se raidit … sa tête éclate !
Pas d’état d’âme !
j’ai fait mon boulot de sniper.
Pas d’état d’âme
… je suis fatigué
La pensée pragmatique du jour en relation avec le poème du jour !
Pensée du jour pragmatique :
L’apprentissage des choses, en général, passe par trois étapes incontournables :
a) Leur découverte
b) Leur appropriation
c) Leur utilisation
L’amour, cas particulier s’il en est, ne déroge pas à la règle fondamentale : renversant !
Non ?
Métamorphose
J’étais en ce temps là, un explorateur des plus novices mais j’avais déjà la fibre aventurière.
Métamorphose,
Elle avait, sans secret,
un joli petit bouton rose
sur le nez !
Elle avait, en secret,
deux jolis petits boutons roses
aux bouts de ses nénés !
Et moi, plus tout à fait un saint,
j’avais obtenu un blanc-seing :
j’avais le droit
de m’amuser avec les trois
… les trois à la fois !
Trois petits boutons roses
c’est bien !
Pourtant … poutant cela devient
un peu énervant à la fin !
Alors, passant à autre chose,
j’entrepris de faire l’inventaire
de tout ce qui pouvait être rose.
Et, pourquoi le taire,
j’ai découvert
une délicate,
une merveilleuse,
une somptueuse
variété de rose !
Rose, qu’aucun papillon
n’avait jamais butiné.
Alors, instinctivement,
innocemment polisson,
je m’appliquais avec délectation
à ma métamorphose :
je devins … papillon !
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