La pensée du jour, de Rotpier, sérieuse pour une fois !
Tout bien pesé …
Quand on arrive à être totalement à jour de son travail, c’est que, somme toute, on n’a pas grand chose à faire !
La dure lutte ouvrière mise en lumière ! Aïe, aïe, aïe !!!
Préambule :
Toute ressemblance et tout amalgame avec des personnages existants ou ayant existé, ne peut être que le fruit de l’imagination débridée du lecteur.
L’auteur décline toute responsabilité quant à l’interprétation de son œuvre.
Rotpier
Dérapage sur la dure lutte des classes,
Ô toi l’égérie
qui, pendant des décennies,
se rendait aux manifs
avec pour leitmotiv
que la turlutte ouvrière
était bien plus « classe »
que celle des hautes classes
car, étant faite
dans un esprit de fête,
sans calcul aucun
au frère - que dis-je, au frangin ! -
Au frangin de combat qui, certaines fois
faisait voler le pavé bas !
C’était une récompense
et quoi que l’on en pense,
de tous temps, mon ami,
la turlutte à séduit !
Car … car quoi de plus « classe »
que la turlutte des classes
où l’on peut prendre son pied
sans user ses souliers
… que dis-je !
Excusez-moi,
ô populaires masses :
… ses godasses !
Car, ne mélangeons pas :
laissons les souliers aux vernis
et les godasses aux démunis !
Petit clin d'oeil aux ados !
Pleur’ pas mon pote !
Et que nos yeux se troublent,
Pour ceux - tant éclatants –
De celle qui nous double :
On pleure !
Quand on a dix sept ans
Et que la vie nous double,
On trouv’ ça dégoûtant :
Elle ne vaut pas un rouble !
On meurt !
Mais …
Quand on a dix sept ans
Et puis des tas de filles,
Aux autres yeux qui brillent !
On vit !
C’est ça la vie ! … Gaétan !
Allez : ris !
… Oui !
Ton copain, Alexis
Les haïkus poétiques du jour ... selon Rotpier
Avertissement aux nouveaux lecteurs :
Définition du haïku selon Rotpier (qui n’engage que lui !) :
Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.
Nota : Haïku se prononce en français : « aiku » sans liaison. Exemple :
dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non « naiku »
J’ai rarement le haïku triste.
J’ai souvent le haïku leste
mais je ne l’ai jamais pompeux !
On a, après tout, que le haïku qu’on peut,
c’est tout !
Les haïkus poétiques du jour :
Habillons nos vers
de soie afin qu’ils ne soient
en aucun cas nus
Elevons nos vers
santé à toi poésie
nectar fabuleux
Au pays des frissons !
Approche … en Valachie par Rotpier
Nota : Une autre version a été écrite par Mentier.
Ce qui, je vous l’assure, sonnet mieux. Vous pouvez l’essayer: Approche … en Valachie par ………. ! Mais cela est une autre histoire !
Approche ... en Valachie,
Bonsoir ! Votre élégance et vos atours m’inspirent.
Vos cheveux, pareils à la voile d'un bateau,
Frémissent sous un vent léger. Dans mon château,
Là-haut, tout là-haut, nous avons vu des vents pires!
Dévoilant votre cou, sans savoir, il conspire
Avec moi. Mon cœur part pour un long vibrato.
Je le connais! Je sais qu’il succombera tôt.
Au plaisir de goûter à votre peau, j’aspire.
Quel bon goût ce collier, nu, sans l’addition
De la croix qui provoque en moi l’aversion !
Que j'aime l'éclatant rouge de votre ensemble !
Savoir vous conquérir est mon seul postulat !
Mais... Je parle et mon nom vous échappe il me semble.
Je suis prince de sang, j’ai pour nom: Dracula !
Entente franco-canadienne : ça réchauffe !
Pour un ami, plus très jeune, qui correspond, poètiquement, avec une jeune Canadienne de 13 ans et qui s'inquiète de l'avenir:
Lueur,
Quand une chrysalide
recherche le bonheur,
mais qu’elle a peur du vide
et du temps lamineur :
plus tout à fait candide
elle quête un tuteur,
… je dis : normal !
Quand l’élément liquide
n’est plus séparateur
des continents solides
sans être aviateur
on saute et se débride
sur son ordinateur,
… je dis : pas mal !
Quand dans un monde aride
s’allume une lueur,
quand un vieil homme à rides
croise une jeune fleur ;
que les deux sont avides
de jouer aux jongleurs
avec des vers non vides
de sens et de chaleur.
Je dis : génial !
Et quand,
Un poème lucide
tout en calme et faicheur
à l’expression fluide
vient toquer à nos cœur,
Je dis … plus rien !
Je lis, je relis et … apprécie !
La pensée aïe, aïe, aïe ! du jour !
Bon, j'y vais !
Tout bien pesé, ce que je pense du mot « lapsus » ?
Phonétiquement, c’est un programme très allèchant !
Zut ! ... J’ ai encore fait un lapsus !
Rotpier, disciple inconditionnel de Freud !
Je sens que ça m' gratte !
Bon, je crois que j'ai encore une crise !
Démangeaisons,
Il est des gens qui m’agacent
… qui m’agacent au plus haut point !
Ils tournent en rond,
pour un oui, pour un non.
Jamais content de leur tête dans la glace !
Le steak ? Pas trop saignant … un peu quand même
… mais pas à point … quoique … dès fois, j’aime …
La voiture ? Couleur verte bien sûr !
Mais … quel vert ? Surtout pas trop clair !
Pas trop foncé non plus … quoique …
tiens … et si on la prenait bleue ?
Et ma sœur, t’as vu ses yeux !
Il y est des gens qui me pilent,
qui m’agacent,
qui m’horripilent,
qui m’escagassent !
Tiens, j’en ai des démangeaisons
au bout de ma godasse !
Et ça blablate et ça jacasse !
Et pis pas ci, et pis pas ça !
Ça c’est trop p’tit … ça c’est mastoc
… mais c’est pas sûr … y faudrait voir …
Et pis ma sœur, t’as vu son froc ?
et ses p’tits strings dans le tiroir ?
Il est des gens qui m’horripilent,
qui me les pilent, qui me les cassent !
Tiens-toi tranquille, toi ma godasse,
appell’ ta sœur pour qu’on se casse :
faut s’ fair’ la paire avant qu’ ça chasse !
On s’ ra jugés sur la grand place,
mais ce sera par contumace !
Je sais, c'est con ...
Préambule :
Les plus optimistes, à part quelques rares cas ou des inconscients totaux, ont eu (ou auront) dans leur vie une période sombre, voir noire. Je pense qu’il faut en passer par là pour pouvoir explorer toutes les facettes de la sensibilité de l’homme et de son esprit. On en sort, sinon plus fort, tout au moins plus complet dans sa vision de soi-même et des autres.
C’est cette réflexion que vous trouverez en exorde de certains de mes poèmes gris sale, voir noirs.
Je sais ... c'est con ... mais ...
Déséquilibre,
Le mot est juste,
très juste.
Trop juste peut-être ? Allez savoir.
Il définit l’instant où tout peut arriver,
ou tout peut se passer… même rien !
D’un coté, on se reprend … - de justesse ! -
on se redresse
et l’on retombe sur ses pieds.
De l’autre, on ne contrôle plus rien.
Le hasard alors décide.
Il s’en faut de peu de chose ;
d’un tout petit rien.
D’un courant d’air ?
Oui ! c’est ça ! D’un courant d’air !
Ou… je ne sais pas.
Toujours est-il que l’on est là, maître de rien,
aussi perdu qu’un chien…
qu’un chien dont le maître est partit loin… très loin.
Tout peut arriver… même rien.
A la merci d’un éclair qui déchaînera l’orage dévastateur
ou le fera s’évaporer ; comme par ces chauds soirs d’été
où tout peut arriver : la tourmente, démente,
ou la plus splendide des nuits étoilées.
Et l’on en est là… ne sachant même plus pourquoi.
Cela ne tient à rien.
A un courant d’air peut-être ?… A un courant d’être ?
Oui ! C’est cela ! A un courant d’être !
Ou bien… ou bien… je n’ sais pas… je n’ sais plus…
Déséquilibre…
La pensée reflex du jour
Petite pensée pour les as de la photo … et les autres !
L’observation d’un être, d’une chose, d’un paysage ou d’une scène, ne rend pour personne la même chose : les yeux ne sont que la visée reflex du cœur.
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