Le poème du jour: " Du coté de Pornic " ... de Rotpier
Remarque de Rotpier :
Je connais bien des ports, mais un port épique comme celui de Pornic : non ! Il a le piquant que d’autres n’ont pas ……….peut-être à cause de ses bites d’amarrage si particulières?
Poème déjà publié, mais je l’aime bien… même s’il est de moi !
Et pis … c’est les vacances … non ?
Bienvenue à Pornic !

Petit clin d’oeil à Baudelaire pour le début (lequel, soit dit en passant, est quand même mort de la syphilis !) et à Rabelais pour le fond. Rabelais dont j’ai dû croiser l’esprit gaillard en visitant Chinon et qui m’aurait certainement pardonné, alexandrins boiteux et rimes en « nic et en « tique » paradoxalement récentes !
Du coté de Pornic,
J’ai longtemps habité sur les quais de Pornic
où des soleils marins déteignaient sur les vieux,
où de vaillants bateaux mouillaient en atlantique
où les filles du port recevaient les messieurs.
Les flux et les reflux ont usé les coutumes
et même si parfois l’on croise des cirés,
les métiers ont changé, modifiant les costumes
dans un choix volontaire ou bien moins désiré.
Les bites d’amarrage ont changé d’habitudes,
oublié les filins qui sentaient le poisson,
elles ont maintenant bien d’autres servitudes
et il arrive qu’un string y frotte son cordon !
Et c’est tout un bonheur pour ces vieilles vaillantes
que d’humer à nouveau la merveilleuse odeur
qui leur fait renforcer leur position saillante :
sublime exhalaison ravivant leur vigueur !
J’ai longtemps habité du coté de Pornic
où des tas de marins se font vraiment très vieux,
où des bateaux usés rouillent en Atlantique,
où les bites du port font toujours des envieux !
Pierre Dupuis
Les pensées du jour ... selon Rotpier !
Qu’est-ce qu’une idée neuve, brillante, extraordinaire ?
Ce n’est point, comme se le persuadent les ignorants, une pensée que personne n’a jamais eue, ni dû avoir.
C’est au contraire une pensée qui a du venir à toute le monde et que quelqu’un s’avise le premier d’exprimer.
Boileau ( préface des « Œuvres » )
Sans nous comparer à Boileau ( d’ailleurs, moi, j’en bois assez peu ! ) nous pouvons quand même émettre quelques pensées pour épancher ainsi nos vies !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Les pensées du jour … selon Rotpier !
Première pensée :
Les rides du sourire sont toujours plus jolies que celles de la tristesse.
Deuxième pensée :
Si toutes les jeunes filles d’un pensionnat perdaient le même jour leur virginité, ce serait vraiment le bouquet !

Et pis c’est tout pour aujourd’hui !
Rotpier
Le poème du jour ... vacances obligent! "Amours hévéanescents" ... de Rotpier
Déjà publié, mais y faut bien marteler pour que cela soit efficace !
Soyez bien pénétré de cela … surtout en vacances !
De l’amour à la vie
il n’y a qu’un pas ;
de l’amour à la mort…
aussi … quelquefois.
Pourtant - pourtant-
un simple geste suffit
pour éviter cela !
Amours hévéanescents,
Des amours de passage,
des amours de vacances,
à la fois fous et sages,
chapeautés de bon sens :
petit bout de latex,
que l’on met, que l’on ôte,
car les amours « Kleenex »
fatalement capotent !
Pierre Dupuis
Les dictons du jour : dictons pluvieux, dictons heureux ! par Rotpier !
Le dicton - poème du jour selon Rotpier !
Un petit jeu de mot, une petite bêtise ou …. une grosse,
un personnage caché ou bien toute autre chose : juste pour vous faire sourire ! Enfin, je l’espère !
Dictons pluvieux, dictons heureux ! Comme on dit chez les plus vieux ! … qui ont parfois des fuites !
Premier dicton :
S’il pleut des cordes à la Saint Arsène,
cela fera monter la Seine
et Victor, le zouave,
en aura la culotte pleine !
Il trouvera ça tout pourrave
et chialera comme Marie-Madeleine !
Enfin, c’est ce qui se dit sur place !
Deuxième dicton :
A la Sainte Brigitte,
prend soin de ton gîte :
escalade et répare les bardeaux
pour éviter les fuites !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Les pensées du jour de Rotpier !
Les pensées du jour … de Rotpier !
Celle écrite un soir de cuite ( totalement beurré ! ) :
Tout bien pesé, mieux vaut beurrer des tartines que de tartiner des beurs : c’est moins risqué !
La poétique et tendre :
L’amour avec un grand « A »
n’est pas, pour moi,
une fin en soi,
mais une faim de toi
… en soie.
Remarque de Rotpier :
D’ où l’utilité d’avoir des vers à soi …comme disait un de mes amis canuts de Lyon … qui, d’ailleurs ne se mouchait pas dans de la soie !
Allez, je file ! …………. Je n’ai papillon sur rue !
Ainsi soit-il !
Rotpier
Le poème du jour: " L'espoir ? " ... de Rotpier
Merci à Marie Bretagne pour m’avoir permis d’utiliser cette photo comme source d’inspiration pour ce poème.
http://motsquivolent.spaces.live.com/
Vous pouvez retrouver un grand nombre de ses clichés sur
www.zyeuter.com et en tapant « Marie Bretagne » dans « recherche ».
Reprise et retouche d’un de mes anciens poèmes pour tenter une symbiose avec le superbe cliché de Marie.
L’espoir ?
au loin …
derrière …
peut-être …
peut-être plus tard …
peut-être pas …
fragile comme jonc
en morte saison …
et ce vol …
le dernier qui s’envole ?
Je ne sais pas…
cafard.
Petits haïkus enfilés par Rotpier
Les haïkus du jour … selon Rotpier
Avertissement aux nouveaux lecteurs :
Définition du haïku selon Rotpier (qui n’engage que lui !) :
Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.
Nota : Haïku se prononce en français : « aiku » sans liaison. Exemple :
dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non « naiku »
J’ai rarement le haïku triste.
J’ai souvent le haïku leste
mais je ne l’ai jamais pompeux !
On a, après tout, que le haïku qu’on peut,
c’est tout !
Certains enfilent des perles, le Rotpier enfile des petits haïkus ! ( qui ne lâchent pas de perles ! ) Le ton étant donné
( même pas vrai : il est très cher sur les étals, ce qui met le cœur de mon porte-monnaie dans un étau ! )
voilà ce que cela donne !
Petits haïkus enfilés
Pas cadencés : fin
ne plus penser qu’a danser
trouver partenaire !
Pendant défilé
joli minois repéré
plus qu’à allumer !
Le bouquet final
petite chambre après bal
le feu d’artifice !
Flonflons terminés
confettis au caniveau
danse des balais !
Résumé d’un 14 juillet passé :
Vivement l’an prochain !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
……… pour aujourd’hui !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Le poème du jour: "Vertige" de Rotpier
Préambule :
Les plus optimistes, à part quelques rares cas ou des inconscients totaux, ont eu (ou auront) dans leur vie une période sombre, voir noire. Je pense qu’il faut en passer par là pour pouvoir explorer toutes les facettes de la sensibilité de l’homme et de son esprit. On en sort, sinon plus fort, tout au moins plus complet dans sa vision de soi-même et des autres.
C’est cette réflexion que vous trouverez en exorde de certains de mes poèmes gris sale, voir noirs.
Vertige,
J’empile les heures.
Des heures sur des heures
en pile de vingt-quatre.
J’empile les piles en paquets de trente :
je fabrique des mois stériles,
des mois débiles,
des mois qui me hantent
des « moi » vides
des mois vides de moi
des « moi » vides d’émoi
Je ne suis plus moi !
Vertige !
Toutes ces piles sans assises,
toutes ces piles sans liant vraiment,
vibrent à la moindre brise, vibrent au moindre vent !
Et… Je suis tout en haut - seul ! -
je vais me casser la gueule !
mais à quoi cela rime ?
Oh ! Vertige ! Vertige qui m’opprime,
quelle sera mon ultime
rime
?
Pierre Dupuis
Le poème du jour: " La petite" ... de Rotpier
J'ai des souvenirs de ce qui va m'arriver...
La petite,
La petite ne courrait pas
- ne courrait pas vous dis-je ! -
elle dansait ! Elle volait !
Cabri fantastique
comme mu par d’invisibles élastiques !
Pour toile de fond,
les couleurs de l’automne.
Et le vieux était là qui s’émerveillait
- un vieux, encore, parfois s’étonne ! -
Il ne pouvait plus détacher
ses yeux de la scène :
il était subjugué !
La fraîche vigueur de la petite
le laissait songeur.
Sa mémoire,
souvent dans le brouillard,
faisait des efforts désespérés
pour retrouver une image éthérée
enfouie, quelque part, au fond de lui.
Mais rien ne venait dans cette presque nuit.
La petite disparut
et le vieil homme se tassa encore un peu plus.
Ce vieil homme,
ce vieil homme, un instant en émoi,
ce vieil homme … c’était moi.
Pierre Du puis
Déjà publié
Economie sociale : la pensée du jour selon Rotpier !
Economie sociale et comptable
Observation :
Le panier de la ménagère n’est jamais aussi bien garni que quand elle prend un amant.
Conclusion mathématique :
Quand un tiers s’occupe d’une moitié, l’autre moitié devient la 6ème roue du carrosse, ce qui est quand même, il faut le reconnaître, un cas rosse !
Rotpier, expert boursier coté au crac - crac 40 grâce à des placements boursiers ayant dégagé de substantielles liquidités.
Et pis c’est tout !
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