fable
La fable du jour : "La grenouille et la marmite" de ... Pierre
Fable inspirée par un texte du philosophe Olivier Clerc :
« Sommes nous déjà à moitié cuits ? »
Je le mets à la suite .... le texte !
Images prises sur le net
La grenouille et la marmite,
Une verte grenouille un beau jour s’installa
bien confortablement au fond d’une marmite ;
un vaste récipient en fonte de Talla,
de rare qualité, venant des Dolomites !
A l’ombre du vieux mur d’un jardin déserté,
une moitié d’eau fraîche et des mouches en masse :
pas besoin de bouger de cet endroit ouaté,
un milieu idéal, hôtel de grande classe !
Un habitat de rêve où bien des batraciens
auraient voulu passer d’agréables vacances :
le gîte et le couvert dans un décor ancien,
loin du monde agité et de ses conséquences !
Doucement balancé sous un trépied de fer,
le récipient berçait la grenouille indolente.
Tranquille et sans soucis - le paradis offert ! -
elle menait, passive, une vie somnolente !
Vint à passer par là un brave vagabond.
Découvrant la marmite, il se dit : « quelle aubaine ! »
je mange toujours froid, ce qui n’est pas très bon,
pour une fois je vais me chauffer la bedaine !
Rapide il ramassa quelques morceaux de bois
qu’il installa, croisés, sous la grande marmite,
craquant une allumette, il se montra adroit :
la flamme vint lécher le large cul très vite !
Tout progressivement, l’eau s’en vint à tiédir,
ce qui fit le bonheur de la verte grenouille,
nageant béatement jusqu’à s’en étourdir,
alors que son destin se barrait en quenouille !
Mais la température augmentant peu à peu,
commença par gêner la croassante bête,
elle en vint à suer un liquide adipeux
mais resta toute amorphe en traînant des gambettes !
Quelques degrés de plus : la pauvre s’affola !
Mais ses forces déjà s’étaient évaporées,
son corps était plus mou qu’un vieux gorgonzola :
une situation vraiment désespérée !
Elle se résigna et se laissa couler,
succombant doucement au fond de la marmite,
quelques bouillons plus tard - fort durs à avaler ! -
elle avait rendu l’âme et était fine cuite !
Mais …
Prenons la même bête et recommençons tout !
Je veux dire en cela : changeons les paramètres !
Supposons la bestiole à l’ombre d’un bambou
chassant tranquillement en son vert périmètre !
Attrapons-la d’un coup et d’une ferme main
balançons-là - direct ! – dans le liquide tiède :
réaction immédiate et en un tournemain,
d’un violent coup de reins elle évite le piège !
Moralité :
L’instinct de la grenouille ou bien celui de l’homme
s’émousse peu à peu quand les évènements
se passent en douceur et je dirais en somme
qu’ils ne voient rien venir et dorment bêtement !
Il faudrait un grand choc - quelque chose d’énorme ! -
pour frapper les esprits : un coup de pied au cul !
Un de ces coups de pieds d’une puissance hors norme,
car dans le cas contraire on sera cuits-foutus !
Pierre Dupuis
Le texte de Olivier Clerc :
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement
une grenouille.
- Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.
Elle est bientôt tiède.
- La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
- La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais
elle ne s'affole pas pour autant.
- L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie,
alors elle supporte et ne fait rien.
- La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout
simplement finir par cuire et mourir.
- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle
aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée
aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière
suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du
temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte .
- Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques
décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont
été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour,
ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés
individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la
beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec
la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions
et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple
à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.
Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.
Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez
le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.
Pucelle et " Les Pucellières " un duo brûlant ! La fable de vacances: " Le poète, « Les Pucellières » et la brûlante Jeanne, " de ... Pierre et de Rotpier ( suite ! )
Avertissement :
Certain(e)s vont peut-être me reprocher le trivial langage de l’héroïne de cette brûlante fable. Je tiens à préciser que je n’ai rapporté ici, stricto sensu, que ses paroles, étant entendu que je ne me serais en aucun cas permis une quelconque édulcoration à la seule fin de ne pas écorcher quelques chastes oreilles.
Chastes oreilles qui sont, fort heureusement,
de moins en moins nombreuses ou
… beaucoup moins hypocrites !
L’auteur
Fable de vacances ...
Photo de Pierre et montage de Rotpier !
Le poète, « Les Pucellières » et la brûlante Jeanne,
Je m’en vais vous conter une étrange aventure.
Peut-être direz-vous : « Ce type est fou à lier ! »
Là, je m’inscris en faux, tout juste une biture :
une petite avec un pommeau de cellier.
Car il passe tout seul cet excellent breuvage :
et un et deux et trois, on ne se méfie pas !
Au bout d’un certain temps arrive le tangage :
on ne sais même plus où l’on est, où l’on va !
Mais là - juré craché ! - loin de moi cette dose :
la juste quantité permettant de marcher
assez normalement sans voir d’éléphants roses,
en tous cas pas au point de s’en effaroucher !
Je précise qu’alors, je passais des vacances
en bas de la Mayenne aux alentours de Craon,
dans un coin de verdure où avec abondance
la nature aurait pu rendre jaloux un paon !
Quand je dis la nature, il faut que je précise :
un ensemble de bois, d’étangs et de sentiers,
des arbres par milliers à la fraîcheur exquise,
le fruit du long travail des époux Métivier.
Une propriété des plus hospitalières
sise à Bouchamps-les-Craon, un village rural
au beau milieu des prés, lieu-dit « Les Pucellières »
un nom qui sonne bien et qui n’est pas banal !
Le cadre étant brossé, revenons à l’histoire
avec un petit « h » mais côtoyant le grand,
je vais vous la conter, elle est évocatoire
d’un passé révolu mais encore brûlant !
Quand même un peu sonné - cela, je le concède ! -
par l’abus du breuvage ci-dessus évoqué,
j’entrepris le grand tour, comme on prend un remède,
des étangs dans le but de bien me requinquer.
Alors que j’arrivais, ma foi sans trop de peine,
sur les bords du second, j’entendis une voix,
comme un chuchotement et malgré ma migraine,
j’eu vraiment l’impression qu’on s’adressait à moi.
M’arrêtant de marcher je prêtais mieux l’oreille,
la gauche évidemment car de l’autre un peu sourd,
j’ai toujours l’impression d’y avoir une abeille
qui bourdonne sans cesse : ce n’est pas du velours !
Mis à part un crapaud qui appelait sa belle,
ou celle du voisin … ça se fait bien chez nous !
Crapauds ou bien humains, c’est même ritournelle :
c’est le baratineur qui gagne à tous les coups !
Minuit n’était pas loin mais un grand clair de lune
faisait qu’on y voyait aussi bien qu’en plein jour,
un marchand de lampions n’aurait pas fait fortune,
mais c’était une nuit très propice à l’amour !
Le batracien se tut et ce fut le silence,
enfin pas tout à fait car me parvint un bruit,
un léger cliquetis qu’en d’autres circonstances
je n’aurais pas perçu car étant très réduit.
Quelque chose bougea et une silhouette
se détacha de l’ombre et s’approcha de moi,
le cliquetis enfla et une grande chouette
s’envola en criant, pleine de désarroi.
J’étais prêt, moi aussi, à filer à l’anglaise
mais la stupéfaction, sur place, me cloua
quand je vis arriver en frôlant le malaise
une femme en armure et qui m’apostropha !
Je sais que vous allez me demander de suite :
comment sous cette armure avez-vous pu savoir
que c’était une femme, supposition gratuite ?
Ou bien qu’avez-vous pu, voir ou apercevoir ?
Aussitôt que j’ai vu le plastron de l’armure
très fortement bombé au lieu d’être tout plat,
je me suis dit : mon gars, c’est du fait sur mesure,
du quatre vingt dix C ou tu t’y connais pas !
Mais il faut dire aussi pour être très honnête,
sinon vous n’allez plus croire en moi dès demain,
qu’elle avait enlevé, je voyais bien sa tête,
son heaume qui pendait au bout de ses deux mains !
Elle avait les cheveux coupés de façon franche :
ça s’arrêtait tout net juste au milieu du front.
Un peu comme Mireille, une sorte de frange,
mais son regard était franchement polisson !
Elle engagea la conversation…
« - Que faites-vous ici un soir de pleine lune ?
Vous me dévisagez ! Voulez-vous mon portrait ?
Si vous cherchez l’amour et la bonne fortune,
ne cherchez pas ailleurs : vous serez satisfait !
- Euh … c'est-à-dire que… où donc vous ai-je vue ?
Vos cheveux… votre armure et cette volonté !
Oh ! Je ne voudrais pas commettre une bévue,
mais n’êtes-vous pas celle au courage indompté ?
Bergère à Domrémy ! A Orléans pucelle !
Et le roi Charles VII à Reins bien couronné !
Combattant les anglais, les coupant en rondelles,
mais finissant à Rouen sur un fumant bûcher ?
- Vous ne vous trompez pas, je m’appelle bien Jeanne
et Jeanne d’Arc en plus : vous avez de bons yeux !
Ce cochon de Cauchon, ce bourricot, cet âne,
a tout manigancé pour me mettre le feu !
Mais j’étais une sainte et je m’en suis sortie,
Dieu a fait son boulot, ce qui est bien normal :
vie éternelle en poche et bien sûr dérôtie,
j’ai élu domicile en ce lieu idéal !
Je ne pouvais rêver mieux que « Les Pucellières » !
Pucelle, un épithète énervant et maudit,
il est certain que si, j’étais pucelle hier,
heureusement mon gars c’est fini aujourd’hui !
Là, je dois au bourreau une fière chandelle :
les hommes me laissaient froide habillés ou nus,
bien fini quand le gars m’a dit « Mademoiselle,
pour une fois tu vas… avoir le feu au cul !
Et depuis ce temps là je n’ai vraiment de cesse
que de toujours chercher à m’envoyer en l’air !
Hommes jeunes ou vieux, avec ou sans noblesse,
je consomme avec eux le grand péché de chair !
Veux-tu faire avec moi deux ou trois galipettes ?
Tu verras que je suis experte en bigoudi,
je sais, je l’ai bien vu, tu es un peu pompette,
mais en amour ce n’est pas du tout interdit !
Je vois ton œil qui brille et qui se fait canaille !
Mais doucement mon gars car il me faut avant
enlever mon armure et ma cote de mailles,
ce n’est pas mince affaire, il faut prendre son temps.
Quelqu’un d’un peu pressé a tenté l’aventure,
il a voulu jouer et il a tout perdu
se risquant à passer par une des jointures
qui en se refermant à cisaillé l’intrus !
Mais profitant de sa virilité caduque,
il a bien rebondi et trouvé un boulot
très bien rémunéré : une place d’eunuque,
recyclage intégral… il était gigolo !
Viens donc m’aider un peu car ce n’est pas facile,
c’est du lourd, du tranchant : fais bien gaffe à tes doigts !
Les doigts c’est moins gênant mais c’est quand même utile,
l’index en premier lieu car c’est vraiment le roi !
Que c’est bon de quitter cette lourde ferraille !
J’ai juré, c’est certain, de toujours la garder
mais l’affaire me pèse et parfois je déraille :
je la quitte et à poil, je vais me balader !
Tu sembles très surpris par mon trivial langage,
mais rappelle-toi bien mes pérégrinations,
j’ai beaucoup fréquenté, j’en garde l’héritage,
des gens de corps de garde et leurs conversations !
Vas-y très doucement pour ma cote de mailles,
mon système pileux s’y coince de partout,
un épilage en règle et là, moi je défaille :
je suis brave c’est vrai, mais j’aime mon pilou !
Et voila le travail, qu’en dis-tu gentilhomme ?
Exprime-toi tout net … ma plastique te sied ?
Tu serais le premier à cracher sur ma pomme,
viens plutôt la croquer, tu vas me remercier !
Et s’engagea une joute charnelle,
sans cliquetis aucun :
la mécanique étant très bien huilée !
Je ne peux que jeter un voile très pudique
sur nos multiples et très sulfureux ébats,
je serais censuré de façon méthodique
si je me permettais d’étaler tout cela !
Tout ce que je peux dire et vous comprendrez vite,
c’est qu’elle était en manque évident de câlins
et que dans ce cas-là il faut avoir la frite
pour être, tour à tour, au four et au moulin !
Elle avait, en amour, une revanche à prendre,
un retard conséquent qu’il lui fallait combler,
elle se rattrapait, comment ne pas comprendre
qu’il lui fallait du lourd, pas du travail bâclé !
L’aube qui se levait mit fin à l’aventure,
se redressant d’un coup, elle m’apostropha :
« Prête-moi donc la main, j’enfile mon armure :
il faut que je sois loin quand le coq chantera ! »
Après quelques efforts, elle fut enfin prête,
rabattant sa visière au détour d’un chemin,
elle s’évapora dans le décor champêtre,
me laissant ébaubi dans le petit matin.
Epilogue :
Je sais bien que certains ne voudront pas me croire
et bien moi je leur dis : « Essayez le pommeau
« La ferme du Pressoir », mettez-vous à en boire
une bouteille entière et relisez mes mots !
Vous verrez bien alors que les récits étranges
deviennent naturels et qu’au bout d’un moment,
on se sent tout léger, on voit voler des anges :
plus rien n’est impossible et tout est exaltant ! »
Mise en garde :
Mais n’allez surtout pas, après, prendre la route,
vous risqueriez très gros en tombant pas hasard,
sur des anges en moto avec casque d’écoute :
ces drôles d’anges bleus ne sont que des motards !
Vous voila prévenus, vous ne pourrez pas dire :
« Le poète nous a poussé à picoler ! »
Même en lisant l’histoire, ils n’iraient pas en rire :
n’est pas né celui qui les fera rigoler !
Pierre Dupuis
Mise en garde sur la mise en garde :
J’espère que vous avez enlevé vos chaussures avant de lire cette fable, car c’est bien connu : « Il ne faut jamais se marrer chaussé ! »
Je me sauve avant d’être repéré par leurs informaticiens ( à sa mémère ! ) sur le net !
Le Rotpier
Pucelle et " Les Pucellières " un duo brûlant ! La fable de vacances: " Le poète, « Les Pucellières » et la brûlante Jeanne, " de ... Pierre et de Rotpier
Avertissement :
Certain(e)s vont peut-être me reprocher le trivial langage de l’héroïne de cette brûlante fable. Je tiens à préciser que je n’ai rapporté ici, stricto sensu, que ses paroles, étant entendu que je ne me serais en aucun cas permis une quelconque édulcoration à la seule fin de ne pas écorcher quelques chastes oreilles.
L’auteur
Première partie :
Fable de vacances ...
Photo de Pierre et montage de Rotpier !
Le poète, « Les Pucellières » et la brûlante Jeanne,
Je m’en vais vous conter une étrange aventure.
Peut-être direz-vous : « Ce type est fou à lier ! »
Là, je m’inscris en faux, tout juste une biture :
une petite avec un pommeau de cellier.
Car il passe tout seul cet excellent breuvage :
et un et deux et trois, on ne se méfie pas !
Au bout d’un certain temps arrive le tangage :
on ne sais même plus où l’on est, où l’on va !
Mais là - juré craché ! - loin de moi cette dose :
la juste quantité permettant de marcher
assez normalement sans voir d’éléphants roses,
en tous cas pas au point de s’en effaroucher !
Je précise qu’alors, je passais des vacances
en bas de la Mayenne aux alentours de Craon,
dans un coin de verdure où avec abondance
la nature aurait pu rendre jaloux un paon !
Quand je dis la nature, il faut que je précise :
un ensemble de bois, d’étangs et de sentiers,
des arbres par milliers à la fraîcheur exquise,
le fruit du long travail des époux Métivier.
Une propriété des plus hospitalières
sise à Bouchamps-les-Craon, un village rural
au beau milieu des prés, lieu-dit « Les Pucellières »
un nom qui sonne bien et qui n’est pas banal !
Le cadre étant brossé, revenons à l’histoire
avec un petit « h » mais côtoyant le grand,
je vais vous la conter, elle est évocatoire
d’un passé révolu mais encore brûlant !
Quand même un peu sonné - cela, je le concède ! -
par l’abus du breuvage ci-dessus évoqué,
j’entrepris le grand tour, comme on prend un remède,
des étangs dans le but de bien me requinquer.
Alors que j’arrivais, ma foi sans trop de peine,
sur les bords du second, j’entendis une voix,
comme un chuchotement et malgré ma migraine,
j’eu vraiment l’impression qu’on s’adressait à moi.
M’arrêtant de marcher je prêtais mieux l’oreille,
la gauche évidemment car de l’autre un peu sourd,
j’ai toujours l’impression d’y avoir une abeille
qui bourdonne sans cesse : ce n’est pas du velours !
Mis à part un crapaud qui appelait sa belle,
ou celle du voisin … ça se fait bien chez nous !
Crapauds ou bien humains, c’est même ritournelle :
c’est le baratineur qui gagne à tous les coups !
Minuit n’était pas loin mais un grand clair de lune
faisait qu’on y voyait aussi bien qu’en plein jour,
un marchand de lampions n’aurait pas fait fortune,
mais c’était une nuit très propice à l’amour !
Le batracien se tut et ce fut le silence,
enfin pas tout à fait car me parvint un bruit,
un léger cliquetis qu’en d’autres circonstances
je n’aurais pas perçu car étant très réduit.
Quelque chose bougea et une silhouette
se détacha de l’ombre et s’approcha de moi,
le cliquetis enfla et une grande chouette
s’envola en criant, pleine de désarroi.
J’étais prêt, moi aussi, à filer à l’anglaise
mais la stupéfaction, sur place, me cloua
quand je vis arriver en frôlant le malaise
une femme en armure et qui m’apostropha !
Je sais que vous allez me demander de suite :
comment sous cette armure avez-vous pu savoir
que c’était une femme, supposition gratuite ?
Ou bien qu’avez-vous pu, voir ou apercevoir ?
Aussitôt que j’ai vu le plastron de l’armure
très fortement bombé au lieu d’être tout plat,
je me suis dit : mon gars, c’est du fait sur mesure,
du quatre vingt dix C ou tu t’y connais pas !
Mais il faut dire aussi pour être très honnête,
sinon vous n’allez plus croire en moi dès demain,
qu’elle avait enlevé, je voyais bien sa tête,
son heaume qui pendait au bout de ses deux mains !
Elle avait les cheveux coupés de façon franche :
ça s’arrêtait tout net juste au milieu du front.
Un peu comme Mireille, une sorte de frange,
mais son regard était franchement polisson !
Elle engagea la conversation…
« - Que faites-vous ici un soir de pleine lune ?
Vous me dévisagez ! Voulez-vous mon portrait ?
Si vous cherchez l’amour et la bonne fortune,
ne cherchez pas ailleurs : vous serez satisfait !
- Euh … c'est-à-dire que… où donc vous ai-je vue ?
Vos cheveux… votre armure et cette volonté !
Oh ! Je ne voudrais pas commettre une bévue,
mais n’êtes-vous pas celle au courage indompté ?
Bergère à Domrémy ! A Orléans pucelle !
Et le roi Charles VII à Reins bien couronné !
Combattant les anglais, les coupant en rondelles,
mais finissant à Rouen sur un fumant bûcher ?
- Vous ne vous trompez pas, je m’appelle bien Jeanne
et Jeanne d’Arc en plus : vous avez de bons yeux !
Ce cochon de Cauchon, ce bourricot, cet âne,
a tout manigancé pour me mettre le feu !
Mais j’étais une sainte et je m’en suis sortie,
Dieu a fait son boulot, ce qui est bien normal :
vie éternelle en poche et bien sûr dérôtie,
j’ai élu domicile en ce lieu idéal !
Je ne pouvais rêver mieux que « Les Pucellières » !
Pucelle, un épithète énervant et maudit,
il est certain que si, j’étais pucelle hier,
heureusement mon gars c’est fini aujourd’hui !
Là, je dois au bourreau une fière chandelle :
les hommes me laissaient froide habillés ou nus,
bien fini quand le gars m’a dit « Mademoiselle,
pour une fois tu vas… avoir le feu au cul !
.............................
Pierre Dupuis
Pour la suite ... à demain !!!
La fable du jour : " Le poète, le banc et la grenouille " de ... Pierre
Image piquée chez J.C. + une sur le net
Fable dédiée à mon ami J.C.
Le poète, le banc et la grenouille,
Un poète, endormi sur un banc, bien calé,
rêvait en souriant à ses amours passées.
Sourires entrecoupés de sanglots et de larmes,
esquisse d’un tableau d’un indicible charme.
Une verte grenouille en passant devant lui
s’arrêta doucement et s’installa sans bruit.
Observant avec soin les détails de l’image
Elle s’écria d’un coup : « mais pour sûr ! C’est un mage ! »
Elle fit un grand bon pour sauter sur le banc,
bien plus qu’il n’en fallait et se retrouva - vlan !-
sur les genoux offerts du rêvassant poète,
le réveillant d’un coup : chose , pour le moins, bête !
Un échange, tantôt en croaque,
tantôt en vers lents,
s’établit aussitôt !
Lui :
« Halte-là la bestiole ! Aurais-tu disjoncté !
Je te le dis tout net, ais la grande bonté
de dégager de là sans perdre une seconde
avant que je ne sois d’une humeur furibonde ! »
Elle :
« Ne devines-tu pas un appel du destin ?
Je suis sur tes genoux : c’est un signe certain !
Un vil ensorceleur m’a changé en grenouille,
mais je suis une femme : annule cette embrouille !
Je le sais, tu le peux, tu es un magicien,
tu assembles tes vers en très grand praticien !
Si, du bout du crayon tu effleures ma tête,
je redeviendrai femme au lieu de cette bête !
Je saurai m’acquitter du service rendu :
tout ce que tu voudras et même encore plus !
Accepte le marché, tu ne seras pas dupe :
tu seras remercié, pour le moins au centuple ! »
Le poète ébaubi … plutôt dubitatif,
se mis à réfléchir en se grattant les tifs !
« Je ne vois pas de risque à tenter l’expérience,
à exaucer son vœu - bannissons la méfiance !- »
Jusque là silencieux, le banc l’interpella :
« Attention mon ami, je sens mal ce coup là !
Je te connais très bien de dos comme de fesses :
tu n’as jamais su dire un « non » franc aux gonzesses !
« Ça va bien toi le banc, garde donc tes conseils
pour les petits jeunots, je suis d’âge vermeil !
Je sais ce que je fais: tais-toi, je t’en conjure ! »
N’écoutant pas le banc, il tenta l’aventure !
Sur la tête il posa le bout de son crayon
… le ciel s’irisa en milliers de rayons !
Ebloui un instant, il retrouva la vue
pour voir sur ses genoux une fille non nue !
Une fille sans âge aux habits vieux et noirs,
à la mine revêche, autant qu’un urinoir !
A l’amabilité de ces vieilles concierges
qui n’ont jamais connu autre chose qu’un cierge !
Jetant l’engeance à terre en criant : « c’est du vol !
C’est de l’arnaque en vrac ! C’est vraiment pas de bol ! »
Il faillit s’étrangler et la prendre au collet
quand il vit à ses doigts… horreur ! … un chapelet !
Il venait bêtement, lui, le païen, l’impie
de délivrer - punaise ! - une de sacristie !
Une vieille bigote à l’avachi bustier :
véritable grenouille… oui ! mais de bénitier !
Tout à fait ulcéré il sortit de son sac,
un flacon aplati qu’il prit par le colback
et se mit en devoir, pour noyer son remord
de le vider cul sec pour se saouler à mort !
Moralité :
Premier enseignement :
Les bancs sont des experts en matière de bougresses,
ils connaissent les femmes et encor’ plus leurs fesses !
Leurs rapports sont intimes : ils savent leurs secrets,
ils pourraient faire des livres accrocheurs à souhait !
Second enseignement :
Si une grenouille ou une femme, mon garçon,
vient à sauter sur tes genoux, sans plus de façon,
sauve-toi le plus loin possible et fais attention :
surtout - surtout ! - : laisse bien de coté ton crayon !
Pierre Dupuis
Epargne envolée: la fable du jour " Le vieil écureuil, le jeune écureuil et les malheureuses fourmis " de ... Ropier
il n'y a aucun doute pour moi: cela va revenir !!!
Fable
Le vieil écureuil, le jeune écureuil
et les malheureuses fourmis,
Un très vieil écureuil à la queue retombante
avait dû renoncer au travail qu’il aimait.
Un travail très prenant, une tâche absorbante :
mettre en sécurité les biens qu’on lui confiait.
C’était il y a fort longtemps …
Ses voisines fourmis ayant vu tout le zèle
qu’il mettait à garder ses provisions d’hiver,
voulurent devenir fidèle clientèle
de ce sage animal au tout roux pull-over.
Flatté par la confiance, il s’écria : « Mazette !
Je me montrerais digne et même je l’écris :
je m’engage envers vous et pour quelques noisettes,
vos provisions seront toujours bien à l’abri ! »
Bien des années passèrent
et tout alla très bien,
les ennuis commencèrent
quand il passa la main !
Devenu bien trop vieux pour assumer sa tâche,
il fut contraint un jour à prendre successeur,
un jeune congénère à la queue en panache,
ne tenant pas en place : un vrai vibromasseur !
Négligeant tout conseil, ignorant la sagesse,
le jeune freluquet en voyant le magot,
s’empressa de se dire : « voilà qui m’intéresse,
je vais me les remplir et j’y vais tout de go !
Je vais prêter ces fonds et par ici l’oseille !
Le vieux était prudent mais il a gagné peu,
je vais au moins tripler et ce sera merveille,
les très bêtes fourmis n’ y verront que du feu ! »
Engageant sur le champ, en un pari stupide,
en grande quantité les réserves en stock,
vite il se retrouva avec le grenier vide,
pour les pauvres fourmis, ce fut vraiment le choc !
La faute étant très lourde, il fut mis à la porte !
On nomma vite fait un tout nouveau gardien,
avec comme objectif : « Surtout ce qui importe
c’est que les provisions restent bien sous nos mains ! »
C’est une vérité
qui s’applique aux ménages
et la moralité
vient au bas de la page !
Moralité :
Quand on est jeune avec la queue tout en panache,
on gamberge moins bien qu’une vieille ganache !
Donc …
Que l’on soit demoiselle, humaine ou écureuil,
il faut en tenir compte au tout premier clin d’œil !
Il faut savoir choisir - c’est un vrai casse-tête ! -
entre le beau panache ou les sûres* noisettes !
Pourtant … pourtant ! Philosophie oblige :
Mais je suis bien conscient que les belles jeunesses
vont me dire aussi sec : « Occup’ toi de tes fesses ! »
Philosophe je sais qu’elles ont bien raison :
mieux vaut ne jamais ouïr ** les conseils d’un vieux con !
Pierre Dupuis
* Là, l’accent circonflexe fait toute la différence !
** Ici, il faut bien prononcer !
Sortez couverts ! " Les trois petites capotes qui papotent, le zizi qui réfléchit et le pape qui radote, " un fable de ... Rotpier
Décidément, le Rotpier est un homme affable !
... Non ?

Les trois petites capotes qui papotent,
le zizi qui réfléchit
et le pape qui radote,
Trois petites capotes,
en pull à col roulé,
tranquillement papotent
avant d’aller danser !
Ayant lu leur notice,
la possédant à fond,
chacune avec malice
veut défendre son fonds !
« - Moi, je suis à la fraise
plus un poil de citron,
un produit de synthèse
qui stimule au rebond !
Je suis à la vanille
et elles aiment ça !
Faut entendre les filles
glousser - Oh ! La la la ! - .
Eh bien moi, les frangines,
je suis au chocolat !
De marque « Adrénaline » :
un coup de Séguéla ! »
Puis vient les anecdotes
- du chaud, du croustillant ! -
véritable antidote
pour moral vacillant !
Mais là, je fais l’impasse,
je ne peux pas ici,
dans cette œuvre de classe
devenir trop précis !
Je perdrais tout prestige,
je serais censuré :
ça donne le vertige
les frasques de curé !
Et puis … je n’en ai pas le temps car …
Car un zizi arrive,
la casquette à l’envers,
moral à la dérive
et l’œil tout de travers !
Le connaissant très bien, elles se précipitent !
« - Popol ! Tu es malade ?
Tu sembles déprimé !
Tu sors d’une embuscade ?
Tu es tout chiffonné !
Si vous saviez les filles
ce que j’ai entendu,
pas de la peccadille :
un truc vraiment tordu !
Il faut que je vous dise,
ça me scie les nougats,
une telle bêtise
ne s’imagine pas !
En voyage en Afrique,
le mec du Vatican,
têtu comme bourrique
a repris son slogan !
Vous seriez responsables
en partie du SIDA !
Donc pas indispensables :
c’est sûr, il est fada !
Ou bien encore pire :
totalement conscient !
Ce serait du délire
et vraiment terrifiant !
Le retour des croisades,
nouvelle inquisition,
remettre une rasade
de bûchers, de question !
Règne de la calotte
tout comme au vieux bon temps !
Mes copines capotes,
ça sent pas le printemps !
Avec les intégristes
rejoignant le bercail,
je suis bien pessimiste
en gros et en détail !
Dans sa Papamobile,
l’ancien scout nazi
deviendrait-il sénile ?
Pour sûr ! Foi de zizi !
De là-haut l’abée Pierre
doit lever son bâton,
lui tailler des croupières
devant le grand patron !
Quant à sœur Emmanuelle,
qui a failli fauter,
je pense que pour elle
il faut ce pape ôter
Alors …
Si par hasard t’existe,
je te le dis - bon dieu ! -
fait-lui quitter la piste :
il devient dangereux ! »
Moralité :
Il ne sera pas dit
qu’un tout simple zizi
ne puisse pas ici
donner son humble avis !
Au début tout petit,
il peut très bien grandir,
- je parle, par l’esprit ! -
n’allez pas alourdir !
Rotpier
Charolais ou pas : " Le taureau et le fermier " : une fable de ... Rotpier !
des faire des veaux sans connaitre leurs mères !
Revenons aux bonnes vieilles méthodes !

Image du net
Le taureau et le fermier,
« Arrive un peu ici,
j’ai deux mots à te dire !
Pas du flou, du précis
et ce n’est pas pour rire ! »
C’est ainsi que parla
un taureau en colère,
sans plus de tralala,
à son propriétaire !
« Terminé, ça suffit,
tu me rends ridicule,
tu tires du profit
de mes deux testicules !
Cesse l’exploitation
de ma zone érectile :
plus d’éjaculation
dans un but mercantile !
Mon sperme n’est pas fait
pour finir en paillettes !
Je le veux chaud et frais
et livré par la bête !
De dizaines de veau
je suis, bel et bien père,
mais jamais in vivo
je n’ai connu leurs mères !
J’exige le retour
au travail à l’ancienne !
Moi je veux de l’amour
et que les vaches viennent !
Suppose que tu sois
confronté au problème,
qu’on profite de toi
que jamais tu ne sèmes !
Pas le droit d’approcher
de la belle patronne
et pas plus de toucher
aux fesses de la bonne !
Que tes propres moutards
soit les fruits de pipettes
sans la case plumard
… je vois déjà ta tête !
Voila que tu comprends !
Ouvre donc la barrière,
Marguerite m’attend
tortillant du derrière !
Tu ferais bien aussi
d’aller voir la patronne
et en cas de soucis
rabats-toi sur la bonne ! »
Moralité :
C’est certain, rien ne vaut
la méthode classique :
pour faire des marmots
revenons au basique !
Rotpier
Fable politico juridique : « Le lévrier et le corniaud, » de … Rotpier
Préambule :
C'est un très très vieux poème ( 2006 ! ) mais bien sûr toujours d'actualité et cela ne changera jamais ! Vous trouverez bien des personnages politiques ou autres qui collent avec mon poème !
Pierre
Avertissement :
Toute ressemblance ou tout amalgame pouvant être fait avec des personnages existants ou ayant existés, ne peut être que le fruit de l’imagination débordante du lecteur.
Je décline, en conséquence, toute responsabilité.
Rotpier
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Images du net légèrement modifiées par Rotpier
Le lévrier et le corniaud,
Dans des temps reculés, sur notre bonne terre,
deux bêtes s’affrontaient pour avoir le pouvoir,
aucune concession, une implacable guerre
où les coups très vicieux tombaient comme pleuvoir !
L’une tout en hauteur et avec l’élégance
et le maintien inné du lévrier afghan,
l’autre plutôt minus, branché haute fréquence,
un corniaud agité tout aussi intrigant !
Chacun avait sa cour avec ses lèches bottes,
ses inconditionnels et ses traîtres aussi,
ceux-là comptait les points quand l’un plaçait sa botte,
passant dans l’autre camp sur un coup réussi !
Bien trop accaparés par la lutte intestine,
ils géraient le pays entre deux coups fumants,
utilisant l’appui de louches officines
que le peuple payait ma fois très grassement !
Au jeu du plus hargneux - et pas dans la dentelle ! -
le corniaud excellait quand il fallait toucher :
suite à un coup fourré, il déclare et martèle :
« Il finira pour sûr sur un croc de boucher ! »
Il me faut préciser, pour mesurer la haine,
que le grand lévrier avait fait au corniaud
un coup des plus tordus - entourloupe certaine ! - :
histoire de gros sous et paradis fiscaux !
Une liste de noms, sur parchemin écrite,
où figurait celui du sur vitaminé
se mit à circuler de façon hypocrite
et rendit fou furieux l’animal mâtiné !
Il n’était pas certain que l’autre fût coupable,
mais qu’importe après tout dès qu’il tenait un os,
le roquet se montrait tout à fait incapable
de le lâcher un peu, plus têtu qu’un blockhaus !
Le roi de cette époque était en fin de règne,
soutenant l’élégant, enfonçant l’agité,
du moins il essayait car la petite teigne
réagissait avec rare animosité !
Il finit par gagner et occuper le trône
et décida alors de raccourcir le grand
dont l’ombre le gênait partout sur l’hexagone :
pas de place pour deux, c’était constat flagrant !
Un procès s’en suivit mais l’absence de preuves
fit que la vérité ne sortit pas du puits.
Quelques uns la savaient, la gardant pour manœuvre
aux fins de monnayer bon poste ou bon appui !
Moralité première :
Depuis la nuit des temps la politique est faite
dans les salons obscurs des différents partis,
un couteau à la main - pas moyen d’être honnête ! -
celui qui y déroge est déjà moitié cuit !
Moralité seconde :
Pour réussir en politique
il ne faut pas prendre de gants,
au besoin s’asseoir sur l’éthique
et être le plus intrigant !
Et façon systématique
couper la route aux plus ardents,
tirer à fond sur l’élastique
quitte à la prendre dans les dents !
Moralité étendue :
C’est le même combat pour toute pyramide,
groupement, entreprise et même au Vatican,
cardinaux en conclave aux discours peu limpides :
transactions et magouille au sein de chaque camp !
Tous les coups sont permis, même les plus sordides,
des plans sont mis au point, parfois très conséquents :
buter, éliminer, il faut faire le vide
il n’y a tout en haut qu’un seul fauteuil vacant !
Rotpier
Giscard et Lady Di ... ou " Le président et la princesse " ... une fable de Rotpier !
Mesdames …… préparez vos mouchoirs ! Même si j’ai eu la grande délicatesse de ne point faire rimer princesse avec fesses, Mercédès avec vitesse, les faits sont là ( les f- - - - s … aussi d'ailleurs ! ) vos petits cœurs vont connaître un moment de tristesse ……… sous la couette ( comme disait Sheila qui en avait ! ) ou sous les draps !
Photo prise sur le net
Fable,
Le président et la princesse,
Il était une fois un président rêveur,
d’une naïveté proche de la bêtise.
Il pensait que son rang lui donnait expertise
pour séduire aussitôt et en tirer faveur.
Une belle princesse au charme ensorceleur
et au décolleté qui toujours hypnotise,
vint à s’asseoir tout près de l’élu cavaleur,
lui remplissant les yeux de vive convoitise.
Il prit argent comptant un sourire de rigueur
- en politique on sait s’asseoir sur la franchise ! -
« l’affaire est dans la poche, à moi le beau valseur ! »
se dit le vieillissant, croyant la chose acquise !
Mais la belle princesse avait pour son bonheur
pléthore de garçons prêts à lever chemise,
des grands, des forts, des beaux, pas des vieux radoteurs
pour oublier le prince et sa grande traîtrise !
Il en fut pour ses frais et eut bobo au cœur,
la suite lui prouva - et de façon précise ! -
que cet amour aurait été fatale erreur :
sous le pont de l’Alma, bien des rêves se brisent !
Moralité première :
La puissance et le rang sont des atouts majeurs
quand un individu veut en faire à sa guise,
mais en amour souvent, la plus grande valeur
reste bien la jeunesse et cela les défrise !
Mais … quoi qu’il en soit et quelque soit son rang :
Moralité seconde :
Manant ou président, débardeur ou chanteur,
le rêve sans entrave est une chose exquise !
Bannir toute chimère est une grave erreur,
quitte à laisser son cœur à poil sur la banquise !
Rotpier
Fable de vacances: " Le poète et sa canne et la cane de la Canne, " de ... Rotpier
Le poète et sa canne et la cane de la Canne,
Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,
une belle rivière aux confins du Morvan,
avec pour matériel une très courte canne
et un petit flotteur qui suivait le courant ;
Pour leur part les poissons devaient être en vacances
- pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -
quand je vis arriver avec grande prestance
une cane au détour d’un méandre enchanteur.
Son port de cou altier lui donnait de la grâce,
elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,
son plumage irisé, de la plus grande classe,
conférait à son charme un air très abouti.
« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,
d’une voix cristalline et s’exprimant très bien,
avec facilité, sans trop de suffisance,
chose extrêmement rare et ça je le soutiens !
Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,
il était évident qu’elle en avait beaucoup,
bien des femmes auraient aimé cette stature :
une tête bien faite et pleine pour le coup !
« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,
pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,
si c’était pour manger, ce serait raisonnable,
mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !
Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique
qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,
avec en leur milieu ce piège traumatique
que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.
Supposez un instant que vous preniez leur place
et que vous vous trouviez de la sorte piégé,
vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :
tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !
Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,
jamais vous n’oublierez cette forte leçon,
regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :
endormez vous monsieur et cela sans façon. »
Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-
quand je refis surface en me frottant les yeux,
elle avait disparu en me laissant en butte
à une apparition aux contours licencieux.
Assise sur la berge et remuant la queue
une sirène était à deux doigts de mes mains,
elle égrainait un chant et une hochequeue
accompagnait sans heurt son lancinant refrain.
Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,
elle mit en avant ce qu’elle avait devant
et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –
un profil à lever au moins trois régiments !
Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,
elle m’encouragea à venir évaluer
sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :
pas un petit défaut et j’en fus éberlué !
Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance
- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -
pour aller de l’avant et avec impatience,
je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !
Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :
aimer une sirène est un art bien à part !
Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :
je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !
Alors que j’essayais une énième manœuvre,
elle me décocha un coup de queue violent
en riant aux éclats, très fière de son œuvre :
je fis un vol plané des plus époustouflant !
Retombant lourdement, je perdis connaissance.
Quand je revins à moi, encore un peu sonné,
plus de sirène mais, je sentis la présence
de la cane infernale au parler raisonné.
« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,
je peux me transformer de multiple façon,
je protège la Canne et suis sa providence :
je suis fée de nature et c’est ma profession !
Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,
observe seulement nature et poissons,
tu trouveras peut-être en bordure de Canne
une belle sirène et cela pour de bon. »
Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,
elle fit demi-tour et partit lentement,
me laissant bien perplexe et chose extravagante,
tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !
Moralité première:
Si tu vois une canne, arrête de pêcher,
si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :
rappelle-toi toujours la cane de la Canne
et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !
Moralité seconde :
Le jour où tu viens à croiser une sirène,
sache bien qu’elle peut se muer en murène !
Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer
sa queue solidement avant de l’honorer !
Rotpier
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