Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

fable

La fable du jour : " Le garçon trop téméraire et l’énergique jardinière, " de ... Rotpier !

15 Avril 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Comme on dit à la campagne : certaines filles ne sont pas facile à traire ! Et, il était tombé sur l’une d’elle !

 

 

 

   Préambule :

C’est l’aventure d’un garçon

qui avait  voulu en vacances

pousser un peu loin le bouchon

sans se douter des conséquences.

 

 

Fille avec chapeau de pailleImage du net


 

   Fable


Le garçon trop téméraire et l’énergique jardinière,

 

Il avait croisé par hasard,

lors d’une longue promenade,

une fille près d’un hangar

au milieu des champs de salades.

 

Elle n’avait pour tout habit

qu’une robe des plus légères

mettant en valeur un châssis

qui aurait damné un saint père !

 

Elle avait sous son grand chapeau

des yeux clairs et une frimousse

bien dessinée - un vrai cadeau ! -

et qu’elle était belle sa bouche !

 

Dans sa brouette il y avait

une faucille et une bêche

un plantoir et un grand balai,

le vent faisait voler ses mèches !

 

Sûr de son coup il avança

- c’était un grand tombeur de filles ! -

il en avait connu des tas,

la plupart en talons aiguilles !

 

Il n’aurait jamais pu penser

qu’une petite campagnarde

puisse un moment lui résister,

mais elle était très débrouillarde !

.

Il essaya de l’enlacer

mais elle lui dit : « Bas les pattes ! »

et fit un pas sur le coté

en lui lançant : « Prend ça patate ! »

 

Il comprit la chose un peu tard

quand il reçut dans les valseuses

un coup de pied des plus vachards

aux conséquences désastreuses !

 

« Celui-là tu l’as mérité ! »

lui lança-t-elle très joyeuse

« Je suis pour l’efficacité

et aussi une vraie teigneuse !

 

Tu en as au moins pour un mois

pour te remettre de l’affaire,

c’est sûr que la prochaine fois

tu seras beaucoup moins primaire !

 

 Si jamais un jour tu reviens

tu auras peut-être une chance

en attendant soigne-toi bien :

prend ça comme une pénitence ! »

 

        Moralité :

 

A la campagne bien mieux vaut

ne pas brusquer les demoiselles :

on peut se prendre un bon râteau

en tentant de rouler des pelles !

 

 

                                        Rotpier

 

 

RateauImage du net

 

 

 


Lire la suite
Publicité

La fable du jour : " La poule qui voulait chanter aussi haut que le coq, " de ... Rotpier

1 Avril 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Chose promise, chose due : voici la fable

qui suit le petit rébus dominical !

J’espère que je ne vais pas trop me faire

voler dans les plumes … la mienne étant

 

assez corrosive ! 

 

 

Poule courant

Petit montage d'images du net ... un peu fumantes !

 

 Fable,

 La poule qui voulait chanter

aussi haut que le coq,

 

Dans une grande basse-cour

une poule très féministe

au caractère opportuniste

tenait un percutant discours.

 

« Enfin réveillez-vous mes sœurs !

Nous ne servons ici qu’à pondre !

Cessons enfin de nous morfondre

et de nous casser le valseur !

 

Les coqs ici ont tous les droits

et nous n’avons pas la parole

quand on passe à la casserole

à l’envers ou bien à l’endroit !

 

Et quand il s’agit de chanter,

nous, nous devons rester à terre,

c’est cela qui vraiment m’atterre :

eux ont le droit de se percher !

 

Venez près du tas de fumier,

je vais y monter sans attendre,

de là vous allez bien entendre :

mon chant ira jusqu’aux pommiers ! »


En voulant prendre de l’élan

elle se mélangea les pattes

et s’étalla toute écarlate

dans le purin noir et puant !

 

Elle cria : « Viens donc m’aider ! »

à un vieux coq très impassible

qui lui dit : « Mais c’est impossible,

c’est contraire à mon abc :

 

Si les poules veulent chanter

aussi haut que les coqs chantent,

elles n’ont qu’à se démerder

sur le tas pour grimper la pente ! »

 

 

                 Moralité :

 

C’est vrai que les coqs sont machos,

gardons-nous bien de leurs adages

… quoique parfois ils soient très sages

… j’abrège car ça sent le chaud !

 

            Pourtant, pourtant …

 

Je suis bien pour l’égalité

à compétences identiques

mais sans cadeau et sans viatique :

c’est net et sans duplicité !

 

                                  

                               Rotpier

 

 

Lire la suite

" Le plombier et la petite Zézette ," : un poème fable de ... Rotpier !

4 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

PlombierImage du net

 


Le plombier et la petite Zézette,

 

Dans la vie il était plombier

et il avait croisé Zézette

en réparant un robinet,

il l’avait trouvée vraiment chouette !

 

Avec elle il prenait son pied

plus qu’ avec sa clé à molette

et pas besoin de marchepied

pour escalader sa Zézette !

 

Moins d’un mètre cinquante deux

mais un corps à mettre le feu

et aussi du chien à revendre !

 

Elle aimait la bête à deux dos

et c’était vraiment un cadeau

pour celui qui savait la prendre !

 

                               Rotpier

 

         Moralité :

 

Coluche l’avait dit naguère :

la bonne taille pour quelqu’un

c’est quand les pieds touchent par terre

et au lit ça ne se voit point !

 

L’important c’est le savoir faire

pour ce qui touche au  bigoudi :

un petit peut faire l’affaire :

c’est un pygmée qui me l’a dit !

 

Chaque fois qu’une exploratrice

tentait l’expérience avec lui

elle en sortait admiratrice

et répudiait tous ses amis !

 

   Conclusion valable pour les gars et les filles :

 

En amour ce n’est pas la taille

des acteurs ni du matériel

l’atout majeur pour que ça aille :

le savoir faire  est essentiel !

 

 

 

                     Rotpier

 

 

Pygmée

 

Image du net

Lire la suite

La fable du jour : "La grenouille et la marmite" de ... Pierre

28 Mai 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Fable inspirée par un texte du philosophe Olivier Clerc : « Sommes nous déjà à moitié cuits ? »

 

Je le mets à la suite .... le texte !

 

 

 

 

la Grenouille et la marmite 1

 

 

 

la Grenouille et la marmite 2

 

Images prises sur le net

 

 

 

La grenouille et la marmite,

 

 

Une verte grenouille un beau jour s’installa

bien confortablement au fond d’une marmite ;

un vaste récipient en fonte de Talla,

de rare qualité, venant des Dolomites !

,

 

A l’ombre du vieux mur d’un jardin déserté,

une moitié d’eau fraîche et des mouches en masse :

pas besoin de bouger de cet endroit ouaté,

un milieu idéal, hôtel de grande classe !

,

 

Un habitat de rêve où bien des batraciens

auraient voulu passer d’agréables vacances :

le gîte et le couvert dans un décor ancien,

loin du monde agité et de ses conséquences !

,

 

Doucement balancé sous un trépied de fer,

le récipient berçait la grenouille indolente.

Tranquille et sans soucis - le paradis offert ! -

elle menait, passive, une vie somnolente !

,

 

Vint à passer par là un brave vagabond.

Découvrant la marmite, il se dit : « quelle aubaine ! »

je mange toujours froid, ce qui n’est pas très bon,

pour une fois je vais me chauffer la bedaine !

,

  ,

 

,

Rapide il ramassa quelques morceaux de bois

qu’il installa, croisés, sous la grande marmite,

craquant une allumette, il se montra adroit :

la flamme vint lécher le large cul très vite !

,

 

Tout progressivement, l’eau s’en vint à tiédir,

ce qui fit le bonheur de la verte grenouille,

nageant béatement jusqu’à s’en étourdir,

alors que son destin se barrait en quenouille !

,  

 

Mais la température augmentant peu à peu,

commença par gêner la croassante bête,

elle en vint à suer un liquide adipeux

mais resta toute amorphe en traînant des gambettes !

,   

 

Quelques degrés de plus : la pauvre s’affola !

Mais ses forces déjà s’étaient évaporées,

son corps était plus mou qu’un vieux gorgonzola :

une situation vraiment désespérée !

,

 

Elle se résigna et se laissa couler,

succombant doucement au fond de la marmite,

quelques bouillons plus tard - fort durs à avaler ! -

elle avait rendu l’âme et était fine cuite !

,

 

Mais …

 

,

 

Prenons la même bête et recommençons tout !

Je veux dire en cela : changeons les paramètres !

Supposons la bestiole à l’ombre d’un bambou

chassant tranquillement en son vert périmètre !

,

 

Attrapons-la d’un coup et d’une ferme main

balançons-là - direct ! – dans le liquide tiède :

réaction immédiate et en un tournemain,

d’un violent coup de reins elle évite le piège !

,

 

Moralité :

,

 

L’instinct de la grenouille ou bien celui de l’homme

s’émousse peu à peu quand les évènements

se passent en douceur et je dirais en somme

qu’ils ne voient rien venir et dorment bêtement !

,

 

Il faudrait un grand choc - quelque chose d’énorme ! -

pour frapper les esprits : un coup de pied au cul !

Un de ces coups de pieds d’une puissance hors norme,

car dans le cas contraire on sera cuits-foutus !

,

 

                                                   Pierre Dupuis

 

 

 

Le texte de Olivier Clerc :

 

 

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement
une grenouille.
- Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.

Elle est bientôt tiède.
- La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
- La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais
elle ne s'affole pas pour autant.
- L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie,
alors elle supporte et ne fait rien.

- La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout
simplement finir par cuire et mourir.

- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle
aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée
aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière
suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du
temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte .

- Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques
décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont
été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour,
ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés
individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la
beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec
la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions
et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple
à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...

Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.

Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez
le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

 

Lire la suite
Publicité

Un festival de can(n)es ... mais pas le même ! La fable du jour "Le poète et sa canne et la cane de la Canne," de ... Rotpier

15 Mai 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Festival de cannes marches

 

Image du net

 

 

Préambule :

            Aurais-je droit au tapis rouge pour ce festival de can(n)es ? Je n’en suis pas certain et c’est peut-être mieux ainsi car j’aurais bien trop peur de me prendre les cannes dans le tapis en croisant des décolletés dont en se demande s’ils ne vont point y faire des accrocs !

 

Cane sur la cane

 

Photo perso + montage perso !

 

La rivière s'appelle vraiment La Canne !

 

 

    Fable,

Le poète et sa canne et la cane de la Canne,

 

Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,

une belle rivière aux confins du Morvan,

avec pour matériel une très courte canne

et un petit flotteur qui suivait le courant.

 

Pour leur part les poissons devaient être en vacances

-  pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -

quand je vis arriver avec grande prestance

une cane au détour d’un méandre enchanteur.

 

Son port de cou altier lui donnait de la grâce,

elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,

son plumage irisé, de la plus grande classe,

conférait à son charme un air très abouti.

 

« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,

d’une voix cristalline en s’exprimant très bien,

avec facilité, sans trop de suffisance,

chose extrêmement rare et ça je le soutiens !

 

Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,

il était évident qu’elle en avait beaucoup,

bien des femmes auraient aimé cette stature :

une tête bien faite et pleine pour le coup !

 

« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,

pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,

si c’était pour manger, ce serait raisonnable,

mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !

 

Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique

qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,

avec en leur milieu ce piège traumatique

que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.

 

Supposez un instant que vous preniez leur place

et que vous vous trouviez de la sorte piégé,

vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :

tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !

 

Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,

jamais vous n’oublierez cette forte leçon,

regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :

endormez vous monsieur et cela sans façon. »

 

Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-

quand je refis surface en me frottant les yeux,

elle avait disparu en me laissant en butte

à une apparition aux contours licencieux.

 

Assise sur la berge et remuant la queue

une sirène était à deux doigts de mes mains,

elle égrainait un chant et une hochequeue

accompagnait sans heurt son lancinant refrain.

 

Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,

elle mit en avant ce qu’elle avait devant

et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –

un profil à lever au moins trois régiments !

 

Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,

elle m’encouragea à venir évaluer

sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :

pas un petit défaut et j’en fus éberlué !

 

Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance

- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -

pour aller de l’avant et avec impatience,

je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !

 

Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :

aimer une sirène est un art bien à part !

Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :

je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !

 

Alors que j’essayais une énième manœuvre,

elle me décocha un coup de queue violent

en riant aux éclats, très fière de son œuvre :

je fis un vol plané des plus époustouflant !

 

Retombant lourdement, je perdis connaissance.

Quand je revins à moi, encore un peu sonné,

plus de sirène mais, je sentis la présence

de la cane infernale au parler raisonné.

 

« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,

je peux me transformer de multiple façon,

je protège la Canne et suis sa providence :

je suis fée de nature et c’est ma profession !

 

Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,

observe seulement nature et poissons,

tu trouveras peut-être en bordure de Canne

une belle sirène et cela pour de bon. »

 

Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,

elle fit demi-tour et partit lentement,

me laissant bien perplexe et chose extravagante,

tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !

 

Moralité première:

 

Si tu vois une cane, arrête de pêcher,

si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :

rappelle-toi toujours la cane de la Canne

et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !

 

Moralité seconde :

 

Le jour où tu viens à croiser une sirène,

sache bien qu’elle peut se muer en murène !

Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer

sa queue solidement avant de l’honorer !

 

 

                                   Rotpier

 

 

Lire la suite

"Au clair de la lune," ou "Encore plus con que la lune," ... la fable du jour de ... Rotpier !

2 Mai 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Ce devoir de pédagogie me semblait important.

 

Il fallait qu’il soit fait

 

et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.

 

Je l'ai déjà mis sur ce blog,

mais en matière de pédagogie il faut toujours

remettre l'ouvrage sur le métier

... je le sais: j'étais prof !

 

 

 

Rotpier

 

 

 

Préambule versifié destiné aux

enfants … surtout aux petits garçons !

 

 

Chers enfants - surtout les garçons ! -

 

méfiez-vous des niaises histoires,

 

des contes ou bien des chansons

 

aux contrevérités notoires !

 

 

Voila l’histoire sans chichi

 

de Pierrot et de Colombine

 

pour que vous soyez affranchis

 

des non-dits de bien des comptines !

 

 

On cherche à vous bourrez le mou

 

à grands coup de mièvres paroles,

 

grattez un peu et en dessous :

 

tout n’est que chaudes gaudrioles !

 

 

Voici ce qu’il faut retenir

 

pour éviter les impostures,

 

pour pouvoir un jour en finir

 

des féminines dictatures !

 

Fable tirée de l’histoire

 

de Pierrot et de Colombine …

 



 

Au clair de la lune,

 

ou

 

Encore plus con que la lune,

 

 

 

Pierrot adorait Colombine

mais la nuit il faisait son pain,

 

le jour elle était aux bassines :

 

ils ne se croisaient qu’en chemin !

 

 

Comme elle rêvait la coquine,

 

sous l’édredon, de gros câlins,

 

il fut roulé dans la farine

 

dès qu’elle aperçut Arlequin !

 

 

Grande montée d’adrénaline

 

quand il lui fit du baratin,

 

Pierrot pleura mais la gredine

 

finit au lit du cabotin !

 

 

Dans sa roulotte sans cuisine

 

il l’emmena un beau matin,

 

bien au-delà de la colline

 

vers un pays des plus lointains.

 

 

Mais l’inconstance féminine

 

se concrétisa en chemin :

 

devant le froid et la famine

 

elle regretta le pétrin !

 

 

Une lettre et la gourgandine

 

rejoignit son ancien voisin,

 

s’extasiant devant la vitrine

 

tout en jouant du popotin !

 

 

Pierrot marcha dans la combine,

 

il la prit en seconde main

 

et ajouta l’action crétine

 

d’ouvrir la porte à Arlequin !

 

 

Ménage à trois ? Là, la comptine

 

n’en fait pas mention clairement.

 

Une dérive libertine ?

 

Domaine du possiblement !

 

 

Moralité :

 

 

Boulanger ou mécanicien,

 

boucher ou pêcheur de sardines,

 

l’homme n’est souvent qu’un pantin :

 

femme le sait et l’enfarine !

 

 

Elle a l’art de mettre en avant

 

de façon nette et assassine

 

et le derrière et le devant

 

de sa dotation féminine !

 

 

Lui plus bête qu’un moinillon

 

et cela depuis l’origine,

 

se fait piéger comme un couillon

 

par les appâts de la frangine !

 

 

Un simple mouvement de cils

 

et il croit à bonne fortune

 

… y compris un premier avril :

 

encore plus con que la lune !

 

 

Rotpier

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

"La petite chatte imprudente," : la fable du jour de ... Pierre !

30 Avril 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Fable à l’intention des jeunes chattes

ou … des jeunes filles !

 

Image pour la petite chatte imprudente

 

Image du net !

La petite chatte imprudente,

 

 

 

Trois matous en goguette,

 

un tantinet voyous,

 

se rinçaient les mirettes

 

en matant les ébats fous

 

d’une jeune minette.

 

 

 

La jeune chatte,

 

un joli petit lot super bath,

 

jouait avec ses pattes,

 

les enroulant autour de son cou.

 

Du coup,

 

la belle, pourtant tout à fait innocente,

 

prenait des positions indécentes

 

qui émoustillaient

 

les matous voyous !

 

 

 

Trop occupée à ses galipettes,

 

notre jeune minette

 

vit trop tard le trio de fripons

 

qui la coinça dans un buisson !

 

 

 

Et, ce qui devait arriver arriva :

 

ils lui firent trois fois … le coup du chat !

 

Trois à l’envers, trois à l’endroit !

 

 

 

 

 

              Moralité :

 

Une petite chatte

 

 

-  encore plus si elle est bath ! -

 

doit bien surveiller ses gestes

 

pour ne pas finir

 

 sous les reins lestes

 

des joyeux matous !

 

A retenir,

 

un point c’est tout !

 

 

 

 

                            Pierre Dupuis

 

Lire la suite

"Un dromadaire en tajine … c’est chameau !" ... la fable du jour de ... Rotpier

16 Avril 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Précision importante :

Toute ressemblance avec des fait récents est absolument à prendre en considération !

 

Dromadaire Hollande

 

Les deux images proviennent du Net !

 

 

 

Un dromadaire en tajine … c’est chameau !

 

           Préambule :

 

Vous allez me trouver chameau,

vous allez dire : « Il déblatère ! » ;

Je récuse et vous prends au mot :

ma fable vise un dromadaire !

 

Un cadeau pour un président

qui a rendu un grand service

à un pays indépendant

envahit par plein de milices !

 

Ne voulant pas citer de noms,

je vais prendre des pseudonymes,

reconnaissez que dans le fond

je suis quelqu’un de magnanime !

 

« Soifran » étant le président,

« Mocha » étant le dromadaire

« Ali » étant le résident

en charge du cadeau berbère.

 

Je vous défends bien d’accoler

aux pseudos de vrais personnages

… ou bien juste pour rigoler

sans faire de déboulonnage !

 

           La fable :

 

Un des chefs du pays sauvé

offrit Mocha, le dromadaire,

à Soifran à peine arrivé

d’un périple en hélicoptère.

 

Acceptant le camélidé

pour éviter de faire offense,

Soifran confia à un gradé

Mocha pour l’envoyer en France.

 

Comme il n’était pas vacciné,

on le confia en quarantaine

à Ali, un gars dominé

par une femme croque-mitaine !

 

N’ayant plus rien dans le buffet

pour faire bouillir la marmite,

elle dit à Ali stupéfait :

« Va zigouiller la bête et vite ! »

 

Dans un pays où l’on a faim,

six cents kilos de boustifaille

arrivant à pied et à point,

ça fait gargouiller les entrailles !

 

Grande fête dans le quartier,

on invita voisins, voisines,

qui acceptèrent volontiers

de croquer Mocha en tajine !

 

C’est ainsi que finit Mocha,

au fond d’une grande marmite,

plus de balade au Sahara :

pour lui la messe était bien dite !

 

Il se murmure que l’on va

offrir un autre dromadaire

à Soifran et que celui-là

aura sa garde militaire !

 

           Moralité :

« Camélidés planquez vos os,

surtout dans les pays en guerre,

en tajine avec ou sans tô,

il n’en reste peu qui blatèrent !

 

 Dès le moindre son du canon,

attendez-vous à des coups rosses !

Sauvez-vous sacré non de non :

allez ailleurs rouler vos bosses !

 

                                    Rotpier

 

Dromadaires

Image du Net !

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite
Publicité

Chat alors ! "Qui aime bien ..." Un petit poème animalier qui glisse vers une fable qui glisse elle-même vers ... vous verrez bien ! Signé: Rotpier !

18 Juillet 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Mon premier devoir de vacances !

 

 

 

 

Préambule :

 

Ces vers, articulés autour du chat, vont choquer quelques âmes puritaines qui sont, fort heureusement, de moins en moins nombreuses !

 

Pourtant, mêler des chats pelés et des grenouilles de bénitier me semble un assemblage fort judicieux … non ?

 

 

 

 

 

 

 

Introduction (… tiens teins ! Déjà ?)

 

 

 

Il y a matou et matou,

 

les pelés et les magnifiques,

 

ceux qui possède vraiment tout

 

y compris le talent phallique !

 

 

 

Le poème initial :

 

Qui aime bien …

 

 

 

Sa réputation était faite,

 

toutes les chattes du quartier,

 

dont celle de la sous-préfète,

 

en convenait bien volontiers !

 

 

 

Sa longue paire de moustaches

 

avait le don d’émoustiller,

 

tout comme sa queue en panache

 

qu’il savait si bien tortiller !

 

 

 

Pas besoin de grand clair de lune

 

pour entendre les miaulements,

 

les appels à bonne fortune

 

des chattes sur les toits brûlants !

 

 

 

Forte montée d’adrénaline

 

quand après l’heure de minuit,

 

il offrait à une féline

 

un voyage au bout de la nuit !

 

 

 

Il y avait file d’attente

 

pour profiter de ses faveurs,

 

une prestation éclatante :

 

c’était un merveilleux trousseur !

 

 

 

Maintenant, une question se pose …

 

 

 

Comment étoffer ce poème

 

limité à l’animalier,

 

sans trop de risque d’anathème

 

ni de : « Mais il est fou à lier ! » ?

 

 

 

Pourrait-on faire un parallèle

 

entre le félin et l’humain ?

 

Il faudrait que je m’y atèle

 

… et je n’attendrais pas demain !

 

 

 

Car …

 

 

 

Ce récit est fort transposable

 

à l’homme et dans le fond j’y tiens,

 

je pourrais en faire une fable,

 

je le confirme et le maintiens !

 

 

 

 Il me faut donc une morale,

 

quelque chose qui sonne bien,

 

une maxime peu banale

 

… tiens … « Qui aime bien chatte y vient ! »

 

 

 

Mais … Oh ! … d’ici …

 

 

J’entends les cris de quelques prudes,

 

bien qu’elles ne soit plus beaucoup

 

à qualifier de turpitudes

 

le fait de céder aux matous !

 

 

 

L’espèce est devenue très rare

 

et je le dis sans un bémol :

 

« Piquons la dernière au curare

 

et plongeons-là dans le formol ! »

 

 

 

Sur l’étiquette et sur la souche

 

sera écrit « Dans ce bocal

 

se trouve une sainte-nitouche

 

en très bon état général !

 

 

 

C’est une espèce disparue

 

qui vivait au siècle dernier,

 

elle avait la langue fourchue

 

et vivait près des bénitiers ! »

 

 

 

Je … oh ! Excusez-moi !  Un appel …

 

 

 

Allô ! … oui … la sous-préfecture ?

 

L’auteur de ce poème ? C’est bien moi

 

… Oh !... Elle aime mon écriture ?

 

… Me parler … oui … j’en reste pantois !

 

 

 

Allô … oui … comment ?... En tête à tête ?

 

… Je dois passer par le jardin ?

 

… Bien sûr Madame la sous-préfète

 

mes hommages et à demain !

 

 

 

xxxxxxxxxxx

 

 

 

Bon, ce n’est pas tout ça,

 

mais il va falloir que je m’entraîne moi !

 

Miaou … Miaouuuuuuuuuuuuu !

 

 

 

 

 

                                        Rotpier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Un autre festival de cane ... sans faute d'aurtaugraffe ! Par ... Rotpier

22 Mai 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Un autre festival de cane 

... sans faute d'aurtaugraffe !

 

 

n

Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier
    
 
Fable,

 

 

 

 

 

Le poète et sa canne et la cane de la Canne,

 

 

 

 

Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,

une belle rivière aux confins du Morvan,

avec pour matériel une très courte canne

et un petit flotteur qui suivait le courant.

 

 

Pour leur part les poissons devaient être en vacances

- pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -

quand je vis arriver avec grande prestance

une cane au détour d’un méandre enchanteur.

 

 

Son port de cou altier lui donnait de la grâce,

elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,

son plumage irisé, de la plus grande classe,

conférait à son charme un air très abouti.

 

 

« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,

d’une voix cristalline et s’exprimant très bien,

avec facilité, sans trop de suffisance,

chose extrêmement rare et ça je le soutiens !

 

 

 

Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,

il était évident qu’elle en avait beaucoup,

bien des femmes auraient aimé cette stature :

une tête bien faite et pleine pour le coup !

 

 

 

« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,

pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,

si c’était pour manger, ce serait raisonnable,

mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !

 

 

 

Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique

qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,

avec en leur milieu ce piège traumatique

que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.

 

 

 

Supposez un instant que vous preniez leur place

et que vous vous trouviez de la sorte piégé,

vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :

tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !

 

 

 

Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,

jamais vous n’oublierez cette forte leçon,

regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :

endormez vous monsieur et cela sans façon. »

 

 

 

Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-

quand je refis surface en me frottant les yeux,

elle avait disparu en me laissant en butte

à une apparition aux contours licencieux.

 

 

 

 

Assise sur la berge et remuant la queue

une sirène était à deux doigts de mes mains,

elle égrainait un chant et une hochequeue

accompagnait sans heurt son lancinant refrain.

 

 

 

Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,

elle mit en avant ce qu’elle avait devant

et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –

un profil à lever au moins trois régiments !

 

 

 

Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,

elle m’encouragea à venir évaluer

sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :

pas un petit défaut et j’en fus éberlué !

 

 

 

 

Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance

- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -

pour aller de l’avant et avec impatience,

je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !

 

 

 

Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :

aimer une sirène est un art bien à part !

Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :

je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !

 

 

 

Alors que j’essayais une énième manœuvre,

elle me décocha un coup de queue violent

en riant aux éclats, très fière de son œuvre :

je fis un vol plané des plus époustouflant !

 

 

 

Retombant lourdement, je perdis connaissance.

Quand je revins à moi, encore un peu sonné,

plus de sirène mais, je sentis la présence

de la cane infernale au parler raisonné.

 

 

 

« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,

je peux me transformer de multiple façon,

je protège la Canne et suis sa providence :

je suis fée de nature et c’est ma profession !

 

 

 

Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,

observe seulement nature et poissons,

tu trouveras peut-être en bordure de Canne

une belle sirène et cela pour de bon. »

 

 

 

Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,

elle fit demi-tour et partit lentement,

me laissant bien perplexe et chose extravagante,

tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !

 

 

 

 

 

 

Moralité première:

 

 

 

Si tu vois une canne, arrête de pêcher,

si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :

rappelle-toi toujours la cane de la Canne

et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !

 

 

 

 

Moralité seconde :

 

 

Le jour où tu viens à croiser une sirène,

sache bien qu’elle peut se muer en murène !

Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer

sa queue solidement avant de l’honorer !

 

 

      

 

                        Rotpier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>