fable
La fable du jour : " Le garçon trop téméraire et l’énergique jardinière, " de ... Rotpier !
Comme on dit à la campagne : certaines filles ne sont pas facile à traire ! Et, il était tombé sur l’une d’elle !
Préambule :
C’est l’aventure d’un garçon
qui avait voulu en vacances
pousser un peu loin le bouchon
sans se douter des conséquences.
Fable
Le garçon trop téméraire et l’énergique jardinière,
Il avait croisé par hasard,
lors d’une longue promenade,
une fille près d’un hangar
au milieu des champs de salades.
Elle n’avait pour tout habit
qu’une robe des plus légères
mettant en valeur un châssis
qui aurait damné un saint père !
Elle avait sous son grand chapeau
des yeux clairs et une frimousse
bien dessinée - un vrai cadeau ! -
et qu’elle était belle sa bouche !
Dans sa brouette il y avait
une faucille et une bêche
un plantoir et un grand balai,
le vent faisait voler ses mèches !
Sûr de son coup il avança
- c’était un grand tombeur de filles ! -
il en avait connu des tas,
la plupart en talons aiguilles !
Il n’aurait jamais pu penser
qu’une petite campagnarde
puisse un moment lui résister,
mais elle était très débrouillarde !
.
Il essaya de l’enlacer
mais elle lui dit : « Bas les pattes ! »
et fit un pas sur le coté
en lui lançant : « Prend ça patate ! »
Il comprit la chose un peu tard
quand il reçut dans les valseuses
un coup de pied des plus vachards
aux conséquences désastreuses !
« Celui-là tu l’as mérité ! »
lui lança-t-elle très joyeuse
« Je suis pour l’efficacité
et aussi une vraie teigneuse !
Tu en as au moins pour un mois
pour te remettre de l’affaire,
c’est sûr que la prochaine fois
tu seras beaucoup moins primaire !
Si jamais un jour tu reviens
tu auras peut-être une chance
en attendant soigne-toi bien :
prend ça comme une pénitence ! »
Moralité :
A la campagne bien mieux vaut
ne pas brusquer les demoiselles :
on peut se prendre un bon râteau
en tentant de rouler des pelles !
Rotpier
La fable du jour : " La poule qui voulait chanter aussi haut que le coq, " de ... Rotpier
Chose promise, chose due : voici la fable
qui suit le petit rébus dominical !
J’espère que je ne vais pas trop me faire
voler dans les plumes … la mienne étant
assez corrosive !
Petit montage d'images du net ... un peu fumantes !
Fable,
La poule qui voulait chanter
aussi haut que le coq,
Dans une grande basse-cour
une poule très féministe
au caractère opportuniste
tenait un percutant discours.
« Enfin réveillez-vous mes sœurs !
Nous ne servons ici qu’à pondre !
Cessons enfin de nous morfondre
et de nous casser le valseur !
Les coqs ici ont tous les droits
et nous n’avons pas la parole
quand on passe à la casserole
à l’envers ou bien à l’endroit !
Et quand il s’agit de chanter,
nous, nous devons rester à terre,
c’est cela qui vraiment m’atterre :
eux ont le droit de se percher !
Venez près du tas de fumier,
je vais y monter sans attendre,
de là vous allez bien entendre :
mon chant ira jusqu’aux pommiers ! »
En voulant prendre de l’élan
elle se mélangea les pattes
et s’étalla toute écarlate
dans le purin noir et puant !
Elle cria : « Viens donc m’aider ! »
à un vieux coq très impassible
qui lui dit : « Mais c’est impossible,
c’est contraire à mon abc :
Si les poules veulent chanter
aussi haut que les coqs chantent,
elles n’ont qu’à se démerder
sur le tas pour grimper la pente ! »
Moralité :
C’est vrai que les coqs sont machos,
gardons-nous bien de leurs adages
… quoique parfois ils soient très sages
… j’abrège car ça sent le chaud !
Pourtant, pourtant …
Je suis bien pour l’égalité
à compétences identiques
mais sans cadeau et sans viatique :
c’est net et sans duplicité !
Rotpier
" Le plombier et la petite Zézette ," : un poème fable de ... Rotpier !
Le plombier et la petite Zézette,
Dans la vie il était plombier
et il avait croisé Zézette
en réparant un robinet,
il l’avait trouvée vraiment chouette !
Avec elle il prenait son pied
plus qu’ avec sa clé à molette
et pas besoin de marchepied
pour escalader sa Zézette !
Moins d’un mètre cinquante deux
mais un corps à mettre le feu
et aussi du chien à revendre !
Elle aimait la bête à deux dos
et c’était vraiment un cadeau
pour celui qui savait la prendre !
Rotpier
Moralité :
Coluche l’avait dit naguère :
la bonne taille pour quelqu’un
c’est quand les pieds touchent par terre
et au lit ça ne se voit point !
L’important c’est le savoir faire
pour ce qui touche au bigoudi :
un petit peut faire l’affaire :
c’est un pygmée qui me l’a dit !
Chaque fois qu’une exploratrice
tentait l’expérience avec lui
elle en sortait admiratrice
et répudiait tous ses amis !
Conclusion valable pour les gars et les filles :
En amour ce n’est pas la taille
des acteurs ni du matériel
l’atout majeur pour que ça aille :
le savoir faire est essentiel !
Rotpier
Image du net
La fable du jour : "La grenouille et la marmite" de ... Pierre
Fable inspirée par un texte du philosophe Olivier Clerc : « Sommes nous déjà à moitié cuits ? »
Je le mets à la suite .... le texte !
Images prises sur le net
La grenouille et la marmite,
Une verte grenouille un beau jour s’installa
bien confortablement au fond d’une marmite ;
un vaste récipient en fonte de Talla,
de rare qualité, venant des Dolomites !
,
A l’ombre du vieux mur d’un jardin déserté,
une moitié d’eau fraîche et des mouches en masse :
pas besoin de bouger de cet endroit ouaté,
un milieu idéal, hôtel de grande classe !
,
Un habitat de rêve où bien des batraciens
auraient voulu passer d’agréables vacances :
le gîte et le couvert dans un décor ancien,
loin du monde agité et de ses conséquences !
,
Doucement balancé sous un trépied de fer,
le récipient berçait la grenouille indolente.
Tranquille et sans soucis - le paradis offert ! -
elle menait, passive, une vie somnolente !
,
Vint à passer par là un brave vagabond.
Découvrant la marmite, il se dit : « quelle aubaine ! »
je mange toujours froid, ce qui n’est pas très bon,
pour une fois je vais me chauffer la bedaine !
,
,
,
Rapide il ramassa quelques morceaux de bois
qu’il installa, croisés, sous la grande marmite,
craquant une allumette, il se montra adroit :
la flamme vint lécher le large cul très vite !
,
Tout progressivement, l’eau s’en vint à tiédir,
ce qui fit le bonheur de la verte grenouille,
nageant béatement jusqu’à s’en étourdir,
alors que son destin se barrait en quenouille !
,
Mais la température augmentant peu à peu,
commença par gêner la croassante bête,
elle en vint à suer un liquide adipeux
mais resta toute amorphe en traînant des gambettes !
,
Quelques degrés de plus : la pauvre s’affola !
Mais ses forces déjà s’étaient évaporées,
son corps était plus mou qu’un vieux gorgonzola :
une situation vraiment désespérée !
,
Elle se résigna et se laissa couler,
succombant doucement au fond de la marmite,
quelques bouillons plus tard - fort durs à avaler ! -
elle avait rendu l’âme et était fine cuite !
,
Mais …
,
Prenons la même bête et recommençons tout !
Je veux dire en cela : changeons les paramètres !
Supposons la bestiole à l’ombre d’un bambou
chassant tranquillement en son vert périmètre !
,
Attrapons-la d’un coup et d’une ferme main
balançons-là - direct ! – dans le liquide tiède :
réaction immédiate et en un tournemain,
d’un violent coup de reins elle évite le piège !
,
Moralité :
,
L’instinct de la grenouille ou bien celui de l’homme
s’émousse peu à peu quand les évènements
se passent en douceur et je dirais en somme
qu’ils ne voient rien venir et dorment bêtement !
,
Il faudrait un grand choc - quelque chose d’énorme ! -
pour frapper les esprits : un coup de pied au cul !
Un de ces coups de pieds d’une puissance hors norme,
car dans le cas contraire on sera cuits-foutus !
,
Pierre Dupuis
Le texte de Olivier Clerc :
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement
une grenouille.
- Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.
Elle est bientôt tiède.
- La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
- La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais
elle ne s'affole pas pour autant.
- L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie,
alors elle supporte et ne fait rien.
- La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout
simplement finir par cuire et mourir.
- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle
aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée
aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière
suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du
temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte .
- Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques
décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont
été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour,
ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés
individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la
beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec
la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions
et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple
à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.
Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.
Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez
le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.
Un festival de can(n)es ... mais pas le même ! La fable du jour "Le poète et sa canne et la cane de la Canne," de ... Rotpier
Image du net
Préambule :
Aurais-je droit au tapis rouge pour ce festival de can(n)es ? Je n’en suis pas certain et c’est peut-être mieux ainsi car j’aurais bien trop peur de me prendre les cannes dans le tapis en croisant des décolletés dont en se demande s’ils ne vont point y faire des accrocs !
Photo perso + montage perso !
La rivière s'appelle vraiment La Canne !
Fable,
Le poète et sa canne et la cane de la Canne,
Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,
une belle rivière aux confins du Morvan,
avec pour matériel une très courte canne
et un petit flotteur qui suivait le courant.
Pour leur part les poissons devaient être en vacances
- pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -
quand je vis arriver avec grande prestance
une cane au détour d’un méandre enchanteur.
Son port de cou altier lui donnait de la grâce,
elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,
son plumage irisé, de la plus grande classe,
conférait à son charme un air très abouti.
« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,
d’une voix cristalline en s’exprimant très bien,
avec facilité, sans trop de suffisance,
chose extrêmement rare et ça je le soutiens !
Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,
il était évident qu’elle en avait beaucoup,
bien des femmes auraient aimé cette stature :
une tête bien faite et pleine pour le coup !
« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,
pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,
si c’était pour manger, ce serait raisonnable,
mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !
Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique
qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,
avec en leur milieu ce piège traumatique
que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.
Supposez un instant que vous preniez leur place
et que vous vous trouviez de la sorte piégé,
vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :
tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !
Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,
jamais vous n’oublierez cette forte leçon,
regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :
endormez vous monsieur et cela sans façon. »
Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-
quand je refis surface en me frottant les yeux,
elle avait disparu en me laissant en butte
à une apparition aux contours licencieux.
Assise sur la berge et remuant la queue
une sirène était à deux doigts de mes mains,
elle égrainait un chant et une hochequeue
accompagnait sans heurt son lancinant refrain.
Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,
elle mit en avant ce qu’elle avait devant
et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –
un profil à lever au moins trois régiments !
Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,
elle m’encouragea à venir évaluer
sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :
pas un petit défaut et j’en fus éberlué !
Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance
- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -
pour aller de l’avant et avec impatience,
je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !
Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :
aimer une sirène est un art bien à part !
Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :
je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !
Alors que j’essayais une énième manœuvre,
elle me décocha un coup de queue violent
en riant aux éclats, très fière de son œuvre :
je fis un vol plané des plus époustouflant !
Retombant lourdement, je perdis connaissance.
Quand je revins à moi, encore un peu sonné,
plus de sirène mais, je sentis la présence
de la cane infernale au parler raisonné.
« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,
je peux me transformer de multiple façon,
je protège la Canne et suis sa providence :
je suis fée de nature et c’est ma profession !
Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,
observe seulement nature et poissons,
tu trouveras peut-être en bordure de Canne
une belle sirène et cela pour de bon. »
Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,
elle fit demi-tour et partit lentement,
me laissant bien perplexe et chose extravagante,
tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !
Moralité première:
Si tu vois une cane, arrête de pêcher,
si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :
rappelle-toi toujours la cane de la Canne
et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !
Moralité seconde :
Le jour où tu viens à croiser une sirène,
sache bien qu’elle peut se muer en murène !
Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer
sa queue solidement avant de l’honorer !
Rotpier
"Au clair de la lune," ou "Encore plus con que la lune," ... la fable du jour de ... Rotpier !
Ce devoir de pédagogie me semblait important.
Il fallait qu’il soit fait
et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.
Je l'ai déjà mis sur ce blog,
mais en matière de pédagogie il faut toujours
remettre l'ouvrage sur le métier
... je le sais: j'étais prof !
Rotpier
Préambule versifié destiné aux
enfants … surtout aux petits garçons !
Chers enfants - surtout les garçons ! -
méfiez-vous des niaises histoires,
des contes ou bien des chansons
aux contrevérités notoires !
Voila l’histoire sans chichi
de Pierrot et de Colombine
pour que vous soyez affranchis
des non-dits de bien des comptines !
On cherche à vous bourrez le mou
à grands coup de mièvres paroles,
grattez un peu et en dessous :
tout n’est que chaudes gaudrioles !
Voici ce qu’il faut retenir
pour éviter les impostures,
pour pouvoir un jour en finir
des féminines dictatures !
Fable tirée de l’histoire
de Pierrot et de Colombine …
Au clair de la lune,
ou
Encore plus con que la lune,
Pierrot adorait Colombine
mais la nuit il faisait son pain,
le jour elle était aux bassines :
ils ne se croisaient qu’en chemin !
Comme elle rêvait la coquine,
sous l’édredon, de gros câlins,
il fut roulé dans la farine
dès qu’elle aperçut Arlequin !
Grande montée d’adrénaline
quand il lui fit du baratin,
Pierrot pleura mais la gredine
finit au lit du cabotin !
Dans sa roulotte sans cuisine
il l’emmena un beau matin,
bien au-delà de la colline
vers un pays des plus lointains.
Mais l’inconstance féminine
se concrétisa en chemin :
devant le froid et la famine
elle regretta le pétrin !
Une lettre et la gourgandine
rejoignit son ancien voisin,
s’extasiant devant la vitrine
tout en jouant du popotin !
Pierrot marcha dans la combine,
il la prit en seconde main
et ajouta l’action crétine
d’ouvrir la porte à Arlequin !
Ménage à trois ? Là, la comptine
n’en fait pas mention clairement.
Une dérive libertine ?
Domaine du possiblement !
Moralité :
Boulanger ou mécanicien,
boucher ou pêcheur de sardines,
l’homme n’est souvent qu’un pantin :
femme le sait et l’enfarine !
Elle a l’art de mettre en avant
de façon nette et assassine
et le derrière et le devant
de sa dotation féminine !
Lui plus bête qu’un moinillon
et cela depuis l’origine,
se fait piéger comme un couillon
par les appâts de la frangine !
Un simple mouvement de cils
et il croit à bonne fortune
… y compris un premier avril :
encore plus con que la lune !
Rotpier
"La petite chatte imprudente," : la fable du jour de ... Pierre !
ou … des jeunes filles !
Image du net !
La petite chatte imprudente,
Trois matous en goguette,
un tantinet voyous,
se rinçaient les mirettes
en matant les ébats fous
d’une jeune minette.
La jeune chatte,
un joli petit lot super bath,
jouait avec ses pattes,
les enroulant autour de son cou.
Du coup,
la belle, pourtant tout à fait innocente,
prenait des positions indécentes
qui émoustillaient
les matous voyous !
Trop occupée à ses galipettes,
notre jeune minette
vit trop tard le trio de fripons
qui la coinça dans un buisson !
Et, ce qui devait arriver arriva :
ils lui firent trois fois … le coup du chat !
Trois à l’envers, trois à l’endroit !
Moralité :
Une petite chatte
- encore plus si elle est bath ! -
doit bien surveiller ses gestes
pour ne pas finir
sous les reins lestes
des joyeux matous !
A retenir,
un point c’est tout !
Pierre Dupuis
"Un dromadaire en tajine … c’est chameau !" ... la fable du jour de ... Rotpier
Précision importante :
Toute ressemblance avec des fait récents est absolument à prendre en considération !
Les deux images proviennent du Net !
Un dromadaire en tajine … c’est chameau !
Préambule :
Vous allez me trouver chameau,
vous allez dire : « Il déblatère ! » ;
Je récuse et vous prends au mot :
ma fable vise un dromadaire !
Un cadeau pour un président
qui a rendu un grand service
à un pays indépendant
envahit par plein de milices !
Ne voulant pas citer de noms,
je vais prendre des pseudonymes,
reconnaissez que dans le fond
je suis quelqu’un de magnanime !
« Soifran » étant le président,
« Mocha » étant le dromadaire
« Ali » étant le résident
en charge du cadeau berbère.
Je vous défends bien d’accoler
aux pseudos de vrais personnages
… ou bien juste pour rigoler
sans faire de déboulonnage !
La fable :
Un des chefs du pays sauvé
offrit Mocha, le dromadaire,
à Soifran à peine arrivé
d’un périple en hélicoptère.
Acceptant le camélidé
pour éviter de faire offense,
Soifran confia à un gradé
Mocha pour l’envoyer en France.
Comme il n’était pas vacciné,
on le confia en quarantaine
à Ali, un gars dominé
par une femme croque-mitaine !
N’ayant plus rien dans le buffet
pour faire bouillir la marmite,
elle dit à Ali stupéfait :
« Va zigouiller la bête et vite ! »
Dans un pays où l’on a faim,
six cents kilos de boustifaille
arrivant à pied et à point,
ça fait gargouiller les entrailles !
Grande fête dans le quartier,
on invita voisins, voisines,
qui acceptèrent volontiers
de croquer Mocha en tajine !
C’est ainsi que finit Mocha,
au fond d’une grande marmite,
plus de balade au Sahara :
pour lui la messe était bien dite !
Il se murmure que l’on va
offrir un autre dromadaire
à Soifran et que celui-là
aura sa garde militaire !
Moralité :
« Camélidés planquez vos os,
surtout dans les pays en guerre,
en tajine avec ou sans tô,
il n’en reste peu qui blatèrent !
Dès le moindre son du canon,
attendez-vous à des coups rosses !
Sauvez-vous sacré non de non :
allez ailleurs rouler vos bosses !
Rotpier
Image du Net !
Chat alors ! "Qui aime bien ..." Un petit poème animalier qui glisse vers une fable qui glisse elle-même vers ... vous verrez bien ! Signé: Rotpier !
Mon premier devoir de vacances !
Préambule :
Ces vers, articulés autour du chat, vont choquer quelques âmes puritaines qui sont, fort heureusement, de moins en moins nombreuses !
Pourtant, mêler des chats pelés et des grenouilles de bénitier me semble un assemblage fort judicieux … non ?
Introduction (… tiens teins ! Déjà ?)
Il y a matou et matou,
les pelés et les magnifiques,
ceux qui possède vraiment tout
y compris le talent phallique !
Le poème initial :
Qui aime bien …
Sa réputation était faite,
toutes les chattes du quartier,
dont celle de la sous-préfète,
en convenait bien volontiers !
Sa longue paire de moustaches
avait le don d’émoustiller,
tout comme sa queue en panache
qu’il savait si bien tortiller !
Pas besoin de grand clair de lune
pour entendre les miaulements,
les appels à bonne fortune
des chattes sur les toits brûlants !
Forte montée d’adrénaline
quand après l’heure de minuit,
il offrait à une féline
un voyage au bout de la nuit !
Il y avait file d’attente
pour profiter de ses faveurs,
une prestation éclatante :
c’était un merveilleux trousseur !
Maintenant, une question se pose …
Comment étoffer ce poème
limité à l’animalier,
sans trop de risque d’anathème
ni de : « Mais il est fou à lier ! » ?
Pourrait-on faire un parallèle
entre le félin et l’humain ?
Il faudrait que je m’y atèle
… et je n’attendrais pas demain !
Car …
Ce récit est fort transposable
à l’homme et dans le fond j’y tiens,
je pourrais en faire une fable,
je le confirme et le maintiens !
Il me faut donc une morale,
quelque chose qui sonne bien,
une maxime peu banale
… tiens … « Qui aime bien chatte y vient ! »
Mais … Oh ! … d’ici …
J’entends les cris de quelques prudes,
bien qu’elles ne soit plus beaucoup
à qualifier de turpitudes
le fait de céder aux matous !
L’espèce est devenue très rare
et je le dis sans un bémol :
« Piquons la dernière au curare
et plongeons-là dans le formol ! »
Sur l’étiquette et sur la souche
sera écrit « Dans ce bocal
se trouve une sainte-nitouche
en très bon état général !
C’est une espèce disparue
qui vivait au siècle dernier,
elle avait la langue fourchue
et vivait près des bénitiers ! »
Je … oh ! Excusez-moi ! Un appel …
Allô ! … oui … la sous-préfecture ?
L’auteur de ce poème ? C’est bien moi
… Oh !... Elle aime mon écriture ?
… Me parler … oui … j’en reste pantois !
Allô … oui … comment ?... En tête à tête ?
… Je dois passer par le jardin ?
… Bien sûr Madame la sous-préfète
mes hommages et à demain !
xxxxxxxxxxx
Bon, ce n’est pas tout ça,
mais il va falloir que je m’entraîne moi !
Miaou … Miaouuuuuuuuuuuuu !
Rotpier
Un autre festival de cane ... sans faute d'aurtaugraffe ! Par ... Rotpier
Un autre festival de cane
... sans faute d'aurtaugraffe !
n
Le poète et sa canne et la cane de la Canne,
Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,
une belle rivière aux confins du Morvan,
avec pour matériel une très courte canne
et un petit flotteur qui suivait le courant.
Pour leur part les poissons devaient être en vacances
- pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -
quand je vis arriver avec grande prestance
une cane au détour d’un méandre enchanteur.
Son port de cou altier lui donnait de la grâce,
elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,
son plumage irisé, de la plus grande classe,
conférait à son charme un air très abouti.
« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,
d’une voix cristalline et s’exprimant très bien,
avec facilité, sans trop de suffisance,
chose extrêmement rare et ça je le soutiens !
Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,
il était évident qu’elle en avait beaucoup,
bien des femmes auraient aimé cette stature :
une tête bien faite et pleine pour le coup !
« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,
pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,
si c’était pour manger, ce serait raisonnable,
mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !
Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique
qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,
avec en leur milieu ce piège traumatique
que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.
Supposez un instant que vous preniez leur place
et que vous vous trouviez de la sorte piégé,
vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :
tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !
Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,
jamais vous n’oublierez cette forte leçon,
regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :
endormez vous monsieur et cela sans façon. »
Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-
quand je refis surface en me frottant les yeux,
elle avait disparu en me laissant en butte
à une apparition aux contours licencieux.
Assise sur la berge et remuant la queue
une sirène était à deux doigts de mes mains,
elle égrainait un chant et une hochequeue
accompagnait sans heurt son lancinant refrain.
Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,
elle mit en avant ce qu’elle avait devant
et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –
un profil à lever au moins trois régiments !
Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,
elle m’encouragea à venir évaluer
sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :
pas un petit défaut et j’en fus éberlué !
Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance
- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -
pour aller de l’avant et avec impatience,
je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !
Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :
aimer une sirène est un art bien à part !
Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :
je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !
Alors que j’essayais une énième manœuvre,
elle me décocha un coup de queue violent
en riant aux éclats, très fière de son œuvre :
je fis un vol plané des plus époustouflant !
Retombant lourdement, je perdis connaissance.
Quand je revins à moi, encore un peu sonné,
plus de sirène mais, je sentis la présence
de la cane infernale au parler raisonné.
« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,
je peux me transformer de multiple façon,
je protège la Canne et suis sa providence :
je suis fée de nature et c’est ma profession !
Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,
observe seulement nature et poissons,
tu trouveras peut-être en bordure de Canne
une belle sirène et cela pour de bon. »
Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,
elle fit demi-tour et partit lentement,
me laissant bien perplexe et chose extravagante,
tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !
Moralité première:
Si tu vois une canne, arrête de pêcher,
si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :
rappelle-toi toujours la cane de la Canne
et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !
Moralité seconde :
Le jour où tu viens à croiser une sirène,
sache bien qu’elle peut se muer en murène !
Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer
sa queue solidement avant de l’honorer !
Rotpier
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