fable
La fable du jour: "L'escargot et la limace" de ... Rotpier !
La fable du jour :
L'escargot et la limace
Images du net ! ( j'en ai bavé pour les télécharger! )
Fable,
L’escargot et la limace,
Le printemps avait fait sortir
un escargot de sa coquille,
il s’étirait avec plaisir
en bavant en pensant aux filles !
La libido d’un escargot
n’a rien à envier à personne :
il s’élança donc tout de go
pour trouver une polissonne !
Je sais, vous allez protester :
« L’escargot est hermaphrodite ! »
celui-ci, je peux l’assurer,
avait choisi … voyons la suite !
Dans un virage un peu serré
il rencontra une limace,
il lui dit : « je suis très pressé :
il faut qu’à tout prix tu y passes ! »
Stupéfaite elle s’écria :
« Mais tu n’es pas de ma famille !
Ta maison sur le dos tu as
et moi je n’ai pas de coquille ! »
Il lui répliqua :
« Nous pouvons copuler gaiement :
nous avons la même origine !
Tu m’attires comme un aimant,
tu as les yeux d’une coquine ! »
Finalement elle céda,
deux jours entiers ils copulèrent :
ce genre de programme-là
vous plairait bien … pourquoi le taire ?
Ayant usé sa libido,
l’escargot eut une surprise,
il n’avait plus rien sur le dos :
plus à poil qu’une simple prise !
On ne sut jamais expliquer
par quel grand tour de passe-passe,
la coquille avait pu passer
de l’escargot à la limace !
Moralité destinée un peu plus aux hommes :
Quand on possède une maison,
mieux vaut bien choisir sa compagne,
éviter les femmes poison
qui ne vous laissent pas un pagne !
Rotpier
Le poème-fable du jour : "Froufroutements," de ... Pierre !
Attention: danger !
Image du net
Fable,
Froufroutements,
Quand elle avait croisé sa route,
il avait tout de suite su
et cela sans le moindre doute
qu’il n’aurait jamais le dessus.
Il est des femmes qui envoûtent
dont on ne peut qu’être mordu
et la raison qui s’arc-boute
n’y peut rien : c’est du temps perdu !
Il suffit qu’un jupon froufroute
pour que certains s’avouent vaincus
et si la gazelle en rajoute
leur horizon devient son cul !
Après avoir fait banqueroute
- pour elle il avait tout vendu ! -
on le retrouva sur les routes
et un matin raide pendu.
Moralité :
Quand un jupon, par trop, froufroute,
un seul conseil - mais absolu ! - :
au plus vite tailler le route
unique chance de salut !
Pierre Du puis
Spéculation et arnaque: La fable du jour " Les vautours, les fourmis-dindons, les cigales et les copains-coquins rois au royaume de l’argent, " de ... Rotpier
Puisque, malgré les grandes promesses,
pas grand chose n'a été fait pour leur
arracher, au minimum, les ongles!
Déjà publié
Fable des temps dits … modernes !
Que l’on pourrait aussi appeler : Fable des bandits modernes !
… soit dit en passant !
Et ce, sans pour autant passer pour un charlot !
Cela se passait il y a fort longtemps :
un peu moins de dix ans après l’an deux mille !
Images prises sur le net et bidouillées par Rotpier
Les vautours, les fourmis-dindons, les cigales
et les copains-coquins rois au royaume de l’argent,
En ces temps reculés, régnaient sur la planète
des hordes de vautours qui avaient su, ma foi,
se faire protéger – manœuvre malhonnête ! –
par des copains-coquins ayant statut de roi !
Presque tous les pays avaient même modèle :
les vautours s’activaient à récolter l’argent
que les fourmis-dindons, clientèle fidèle,
au prix de grands efforts gagnaient péniblement.
Les déplumés du cou, dans leur grande largesse,
leur versaient une obole à chaque fin de l’an,
un bien piètre intérêt, heureux de leur sagesse :
bien naïfs clients, cocus, battus, contents !
Non ravis d’une manne à déformer leurs coffres,
les horribles vautours n’en avaient pas assez,
pour gagner beaucoup plus ils battirent des offres
ne tenant pas debout, ne pouvant que casser !
Ils se mirent alors à tout jouer en bourse,
spéculant à tout va pour bien mieux s’enrichir,
respectant au début, valeurs de bonne source,
mais dérivant ensuite au point de s’étourdir !
Un continent surtout se distinguait des autres,
là-bas, les serres-sous battaient tous les records !
Malgré les « au secours ! », malgré les patenôtres
sévissaient les vautours d’Amérique du nord !
Parmi les coups tordus de ces sales bestioles,
l’un fut bien plus fameux, misant sur l’habitat :
des prêts à taux variable – un tour vraiment mariole ! –
à des cigales aux portefeuilles bien plat !
Très peu de temps après, les charges augmentèrent,
ne pouvant faire face aux gros remboursements,
les insectes pleurant, quittèrent leurs chaumières,
leurs larmes s’échappant en grands déversements !
Les tout lisses du col, sur le champ, s’empressèrent
de monter une arnaque afin de contourner
le dépôt de bilan de leurs sales affaires :
refiler la patate avant de se brûler !
Vint la grande magouille et la valse des titres,
tout le monde nageait ne sachant plus très bien
quoi vendre ou acheter – où est passé l’arbitre ? –
c’était le grand bordel et ce au quotidien !
Les vautours en déroute aussitôt se tournèrent
vers les rois – leurs copains ! – en leur disant ceci :
« La finance va mal, il faut qu’on récupère,
il nous faut du liquide ou bien c’est la chienlit ! »
Les rois copains-coquins en firent leur affaire
et ponctionnèrent plus fort toutes fourmis-dindons
leur disant : « l’heure est grave, il ne faut pas le taire,
sans vous c’est la cata : aboulez le pognon ! »
Et comme à l’habitude, en jurant, ils crachèrent
au bassinet maudit tout en sachant très bien
que pour les intérêts, pas besoin de s’en faire :
ce sera peau de balle et même encore moins !
Moralité en chaine :
1er maillon :
Mieux vaut être un vautour
qu’une fourmi-dindon
pour éviter un jour
l’épithète de con !
2ème maillon :
Les grands cols déplumés
n’ont jamais de remords :
savoir se remplumer
est bien leur règle d’or !
3ème maillon :
Tranquille dans son lit
rêvant à des ponts d’or,
quand le vautour agit
le malheureux con dort !
Rotpier
"La grenouille et le taureau," ... la fable du jour de ... Rotpier !
La grenouille et le taureau,
Un taureau charolais à la large encolure,
Surveillait son troupeau, tranquille et sans soucis.
Passa une grenouille à la chafouine allure,
Son regard se posa à un endroit précis !
Elle éructa trois mots puis devint cramoisie,
Le regard fasciné par l’énorme paquet ;
S’adressant à la bête avec discourtoisie,
elle entama de suite un grand jeu de caquet !
« N’avez-vous pas de honte à exhiber vos choses !
Je trouve inadmissible un tel comportement !
Vous pourriez, pour le moins, choisir une autre pose
Pour cacher à nos yeux un si gros renflement ! »
L’animal répondit « Vous me faites sourire !
L’horizon est bien large et regorge d’objets
Bien plus volumineux et je m’accorde à dire
Que votre libido travaille le sujet !
Si j’avais le pouvoir de me changer en homme,
Je vous entraînerais derrière ce buisson
Et je ne me ferais pas du tout économe
Pour aussitôt combler vos rêves polissons ! »
La grenouille ébahie,
Accusant mal le coup
De la réplique hardie,
Prit ses jambes à son cou !
Car vous l’aviez, bien sûr, deviné tout de suite,
Cette grenouille amère au regard mortifié
N’avait pas la peau verte et sentait l’eau bénite :
A classer sans erreur « grenouille de bénitier ! »
Moralité :
Il ne faut pas se fier aux allures trompeuses,
La peau d’une bigote abrite bien souvent
Une fille de feu, dans le genre éreinteuse,
Que les hommes n’ont pas su prendre au bon moment !
Petit conseil :
Si t'en rencontres une il te faut l’allumer,
Un petit compliment aussitôt tu déclames;
N’hésite surtout pas à mettre le paquet
Mais fais quand même gaffe au gros retour de flamme !
Car :
Une bigote c’est comme de l’amadou :
Si tu lui mets le feu, ça part à tous les coups !
Si tu veux profiter de très belles flambées
N’attends pas qu’elle soit tout à fait desséchée !
Pas de La Fontaine,
mais de Dupuis quand même !
Pierre Dupuis
,
Déjà publié, mais repris !
j
"Le Sarko et le Nanard" la fable du jour de ... pas de La Fontaine, mais Dupuis quand même !
La fable du jour
Mise en garde :
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne peut relever que de l’imagination débordante du lecteur.
L’auteur
Petit bidouillage de mon bon copain Rotpier
Fable, pas de La Fontaine,
mais de Dupuis quand même !
Le Sarko et le Nanard,
Maître Sarko sur son perron perché,
était en grand manque d’hommages.
Maître Nanard par son flair alléché
lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour Monsieur du Sarko.
Vous me semblez grandi, vous êtes le plus beau !
Même sans aucun copinage
vous méritez tous nos suffrages,
de tous les présidents vous êtes bien le roi ! »
A ces mots le Sarko ne se sent plus de joie
et à Christine, à haute voix,
il ordonne aussi sec : « Titine il faut ma foi,
du bon blé pour Nanard et plus de contentieux. »
Confirmation que tout flatteur
vit aux dépend de celui qui l’écoute,
ce dernier a l’ego grand comme une autoroute :
il n’est ni honteux ni confus
d’engraisser ses copains déjà gras et repus !
Pierre Dupuis
Saint-Saulge et ses légendes : la fable du jour "Fable Saint-Saulgeoise," ... de ... Pierre
Suite au billet précédant car,
chose promise, chose due : la fable !
Photo prise par moi-même
Fable Saint-Saulgeoise,
Lors d’un séjour plaisant au gîte de Ranceau,
un tout petit hameau dépendant de Saint-Saulge,
commune de la Nièvre où les vaches pataugent
dés lors que dans les prés se trouvent des points d’eau !
Je me souviens qu’un soir, au gîte de l’étang,
après avoir goûté un vieux marc de bourgogne
… pour tout dire abusé car rien qu’à voir ma trogne
un pandore un peu simple aurait vu sur l’instant !
Dans un état second, je sortis faire un tour,
minuit avait sonné mais un grand clair de lune
éclairait avec faste et vigueur la commune
au point que l’on aurait pu se croire en plein jour !
Je me dois d’ajouter car c’est très important
pour que tout un chacun saisisse et appréhende
que j’avais le matin découvert les légendes
que l’on raconte ici depuis très très longtemps !
Commençant mon périple en contournant l’étang,
je tombais nez à nez avec deux gars bizarres,
drôles de pistolets que deux mondes séparent,
ils parlaient de fusils qui pousseraient dedans !
Laissant ces deux clampins en grande discussion
je croisais en chemin la silhouette brune
d’une ânesse buvant tranquillement la lune
qui se mirait dans l’iau sans plus de précaution !
Laissant la bourrique à son coupable forfait
- au risque de passer à la nuit la plus noire ! -
j’arrivais devant une étable où, fait notoire,
je vis une fillette au regard stupéfait.
Elle hélait ses parents : «Venez même nus-pieds !
Notre vache a mis bas un viau avec un casque !
Il tient une bouteille et il a l’air tout flasque,
on dirait qu’il ressemble un peu à un pompier ! »
Passant un peu plus loin à coté d’un prunier,
j’assistais médusé à l’extraordinaire
façon des gens d’ici de désigner leur maire :
celui qui choperait une prune en premier !
A la gendarmerie et ceint de son tambour,
le vieux garde-champêtre éduquait un pandore :
« Quand il y a un feu, je te le dis encore :
soit prudent mon garçon pour éviter les tours !
Laisse un homme sur place - et pas le plus crétin ! -
pour garder les clapiers et toutes les cellules,
c’est un conseil d’ami pas du tout ridicule
si tu veux retrouver prisonniers et lapins ! »
Continuant ma route et allant de l’avant,
je fus interpellé par le chef de caserne,
un capitaine heureux avec ses subalternes
de leur nouvelle pompe : un modèle innovant !
« Avec cet engin-là, nous seront efficients,
feu ou inondation, elle est très performante !
il faut dire qu’elle est aspirante-arfoulante
et qu’elle a un débit de haut coefficient !
Pour peu que les malheurs sachent prendre leur tour,
je veux dire en cela qu’ils ne soient pas ensemble :
pour deux feux une pompe et alors moi je tremble,
si on la coupe en deux, terminés les secours ! »
Après ce long échange et visant le clocher,
je repris mon chemin pour rejoindre l’église,
deux grands attroupements me causèrent surprise :
je fis un long détour afin de m’approcher.
Il y avait un grand branle-bas de combat :
des vaches de labour et des hommes placides
tiraient à chaque bout de cordeaux très solides
qui encerclaient l’église au niveau le plus bas !
De nature curieuse et voulant tout savoir,
je m’adressais de suite à une paysanne
qui n’avait pas un nez à boire des tisanes
et à qui il fallait deux chaises pour s’asseoir !
« Mais que ce passe-t-il ? Quel est ce lourd chantier ? »
« J’ cré bin mon bon Môssieur qu’ils déplacent l’église,
pourvu qu’ils la cass’ pas - Ah ! la drôl’ d’entreprise ! -
si jamais ell’ s’écroule où c’est qu’on va prier ? »
Passant à l’autre groupe et toujours fort surpris,
au pied du grand clocher je vis un trio d’hommes
qui grâce à un palan montait - il faut voir comme ! -
une vache meuglant en ballottant du pis !
Un fermier m’expliqua « Mon fieu dans tous nos prés
le fourrage est bin rare et sur le clocher l’herbe
a, vingt dieux, bin poussé et à défaut de gerbes
on va monter la vache et elle’ va tout bouffer ! »
Laissant ces gros travaux je repris mon bâton,
passant par la rue Thiers, je ne vis pas de verres
aux endroits éclairants de tous les réverbères :
seulement du fer blanc : j’en restais tout couillon !
Comme un gamin passait une fronde à la main,
il me dit en riant « Faut pas vous prendr’ la tête,
c’est à cause de nous, je sais c’est un peu bête,
on cassait les carreaux en un seul tournemain ! »
A l’hôtel de la lune et baluchon sur l’ dos,
un brave voyageur hélait la diligence,
le cocher en freinant lui dit plein d’obligeance :
« Il reste de la place entre deux gros ballots ! »
J’arrivais à la gare au plus affreux moment :
le tacot était là mais coincé sous ses roues,
un goret bien dodu de la queue aux bajoues
perdait le goût du pain dans de longs grognements !
Une vieille étouffait sous un flot de sanglots,
maudissant le progrès et toutes ces machines
qui portent le malheur et sont à l’origine
d’un bien sombre avenir que l’on verra bientôt !
Les râles du cuissot, le sifflet du tacot,
les grands cris de la vieille et le remue-ménage
me firent sursauter et me mirent en nage
en sortant de mon rêve aux accents très locaux !
Car j’en suis convaincu vous aviez deviné,
que ces vers défilant en folle sarabande
résultaient d’un cocktail d’alcool et de légendes
produit par mon cerveau pas mal alambiqué !
Moralité :
Le marc est un nectar dont il faut se méfier,
ne pas en abuser est la règle absolue,
ne pas la respecter est bien une bévue :
je tiens absolument à vous le certifier !
Maintenant si j’avais ce précepte suivi,
je ne vous aurais pas rappelé ces légendes,
alors de temps en temps je vous le recommande :
faites donc une entorse et buvez à l’envi !
Mais alors, pour le cas, plus question de volant !
A défaut de lapins nos gendarmes modernes
possèdent des ballons et sans être paternes,
ils nous forcent à souffler, ce qui est fort gonflant !
La fable du jour : " Ça, c’est le pompon ! " de ... Rotpier !
Vive la marine, la vraie !
Fable
Ça, c’est le pompon !
Un jour j’ai aperçu
et ce à son insu,
dans sa maison cossue,
ma voisine fessue.
Pas le moindre tissu,
terriblement pansue,
bourrelets tant et plus :
un profil de massue !
Il y avait dessus,
collé comme sangsue
- et pas à son insu ! –
une forme bossue !
Un marin tout poilu
et n’ayant pour tenue
qu’un pompon vermoulu
de laine refendue !
A peine descendu,
ma voisine fessue
lui dit « c’est cent écus :
c’est la somme attendue ! »
« Quoi ! Que je sois pendu,
tu es une morue !
Mon cœur est tout fendu :
c’est une triste issue !
Il aurait mieux valu
que j’ignore ta rue,
que je fusse au chalut :
voilà mon point de vue !
Mon amour a vécu,
tu étais ma statue,
montagne de vertu
… mon âme est fort déçue ! »
Sans raquer un écu,
il remit sa tenue,
sourire contenu
et enfila la rue !
Hurlant : « Oh ! Le tordu ! »
ma voisine fessue
en tomba sur le cul :
une arnaque, ça tue !
Moralité :
A cent écus la passe,
ça passe ou bien ça casse,
il ne faut pas pleurer
quand on se fait b - - - - - !
Rotpier
La Fable : " Le poète, le banc et la grenouille, " ... pour un ami poète ... par ... Pierre !
A un ami poète qui se reconnaîtra !
Petit montage du Rotpier !
Le poète, le banc et la grenouille,
Un poète, endormi sur un banc, bien calé,
rêvait en souriant à ses amours passées.
Sourires entrecoupés de sanglots et de larmes,
esquisse d’un tableau d’un indicible charme.
Une verte grenouille en passant devant lui
s’arrêta doucement et s’installa sans bruit.
Observant avec soin les détails de l’image
Elle s’écria d’un coup : « mais pour sûr ! C’est un mage ! »
Elle fit un grand bon pour sauter sur le banc,
bien plus qu’il n’en fallait et se retrouva - vlan !-
sur les genoux offerts du rêvassant poète,
le réveillant d’un coup : chose , pour le moins, bête !
Un échange, tantôt en croaque,
tantôt en vers lents,
s’établit aussitôt !
Lui :
« Halte-là la bestiole ! Aurais-tu disjoncté !
Je te le dis tout net, ais la grande bonté
de dégager de là sans perdre une seconde
avant que je ne sois d’une humeur furibonde ! »
Elle :
« Ne devines-tu pas un appel du destin ?
Je suis sur tes genoux : c’est un signe certain !
Un vil ensorceleur m’a changé en grenouille,
mais je suis une femme : annule cette embrouille !
Je le sais, tu le peux, tu es un magicien,
tu assembles tes vers en très grand praticien !
Si, du bout du crayon tu effleures ma tête,
je redeviendrai femme au lieu de cette bête !
Je saurai m’acquitter du service rendu :
tout ce que tu voudras et même encore plus !
Accepte le marché, tu ne seras pas dupe :
tu seras remercié, pour le moins au centuple ! »
Le poète ébaubi … plutôt dubitatif,
se mis à réfléchir en se grattant les tifs !
« Je ne vois pas de risque à tenter l’expérience,
à exaucer son vœu - bannissons la méfiance !- »
Jusque là silencieux, le banc l’interpella :
« Attention mon ami, je sens mal ce coup là !
Je te connais très bien de dos comme de fesses :
tu n’as jamais su dire un « non » franc aux gonzesses !
« Ça va bien toi le banc, garde donc tes conseils
pour les petits jeunots, je suis d’âge vermeil !
Je sais ce que je fais: tais-toi, je t’en conjure ! »
N’écoutant pas le banc, il tenta l’aventure !
Sur la tête il posa le bout de son crayon
… le ciel s’irisa en milliers de rayons !
Ebloui un instant, il retrouva la vue
pour voir sur ses genoux une fille non nue !
Une fille sans âge aux habits vieux et noirs,
à la mine revêche, autant qu’un urinoir !
A l’amabilité de ces vieilles concierges
qui n’ont jamais connu autre chose qu’un cierge !
Jetant l’engeance à terre en criant : « c’est du vol !
C’est de l’arnaque en vrac ! C’est vraiment pas de bol ! »
Il faillit s’étrangler et la prendre au collet
quand il vit à ses doigts… horreur ! … un chapelet !
Il venait bêtement, lui, le païen, l’impie
de délivrer - punaise ! - une de sacristie !
Une vieille bigote à l’avachi bustier :
véritable grenouille… oui ! mais de bénitier !
Tout à fait ulcéré il sortit de son sac,
un flacon aplati qu’il prit par le colback
et se mit en devoir, pour noyer son remord
de le vider cul sec pour se saouler à mort !
Moralité :
Premier enseignement :
Les bancs sont des experts en matière de bougresses,
ils connaissent les femmes et encor’ plus leurs fesses !
Leurs rapports sont intimes : ils savent leurs secrets,
ils pourraient faire des livres accrocheurs à souhait !
Second enseignement :
Si une grenouille ou une femme, mon garçon,
vient à sauter sur tes genoux, sans plus de façon,
sauve-toi le plus loin possible et fais attention :
surtout - surtout ! - : laisse bien de coté ton crayon !
Pierre Dupuis
La fable du jour : " La petite chatte imprudente, " de ... Pierre
ou … des jeunes filles !
La petite chatte imprudente,
Trois matous en goguette,
un tantinet voyous,
se rinçaient les mirettes
en matant les ébats fous
d’une jeune minette.
La jeune chatte,
un joli petit lot super bath,
jouait avec ses pattes,
les enroulant autour de son cou.
Du coup,
la belle, pourtant tout à fait innocente,
prenait des positions indécentes
qui émoustillaient
les matous voyous !
Trop occupée à ses galipettes,
notre jeune minette
vit trop tard le trio de fripons
qui la coinça dans un buisson !
Et, ce qui devait arriver arriva :
ils lui firent trois fois … le coup du chat !
Trois à l’envers, trois à l’endroit !
Moralité :
Une petite chatte
- encore plus si elle est bath ! -
doit bien surveiller ses gestes
pour ne pas finir
sous les reins lestes
des joyeux matous !
A retenir,
un point c’est tout !
Pierre Dupuis
Tour à tour cabots puis chiens enragés et ... pas moyen de les vacciner ! La fable du jour : « Le lévrier et le corniaud, » de … Rotpier
Puisque qu' " ils " ont remis ça
( au grand jour, car ils n'ont jamais cessé dans l'ombre ! ) :
... vous en reprendrez bien une petite tournée !
Avertissement :
Toute ressemblance ou tout amalgame pouvant être fait avec des personnages existants ou ayant existés, ne peut être que le fruit de l’imagination débordante du lecteur.
Je décline, en conséquence, toute responsabilité.
Rotpier
Images du net légèrement modifiées par Rotpier
Fable écrite en l’an 200 après J.C.
… celui de Corrèze s’entend !
Le lévrier et le corniaud,
Dans des temps reculés, sur notre bonne terre,
deux bêtes s’affrontaient pour avoir le pouvoir,
aucune concession, une implacable guerre
où les coups très vicieux tombaient comme pleuvoir !
L’une tout en hauteur et avec l’élégance
et le maintien inné du lévrier afghan,
l’autre plutôt minus, branché haute fréquence,
un corniaud agité tout aussi intrigant !
Chacun avait sa cour avec ses lèches bottes,
ses inconditionnels et ses traîtres aussi,
ceux-là comptait les points quand l’un plaçait sa botte,
passant dans l’autre camp sur un coup réussi !
Bien trop accaparés par la lutte intestine,
ils géraient le pays entre deux coups fumants,
utilisant l’appui de louches officines
que le peuple payait ma foi très grassement !
Au jeu du plus hargneux - et pas dans la dentelle ! -
le corniaud excellait quand il fallait toucher :
suite à un coup fourré, il déclare et martèle :
« Il finira pour sûr sur un croc de boucher ! »
Il me faut préciser, pour mesurer la haine,
que le grand lévrier avait fait au corniaud
un coup des plus tordus - entourloupe certaine ! - :
histoire de gros sous et paradis fiscaux !
Une liste de noms, sur parchemin écrite,
où figurait celui du sur vitaminé
se mit à circuler de façon hypocrite
et rendit fou furieux l’animal mâtiné !
Il n’était pas certain que l’autre fût coupable,
mais qu’importe après tout dès qu’il tenait un os,
le roquet se montrait tout à fait incapable
de le lâcher un peu, plus têtu qu’un blockhaus !
Le roi de cette époque était en fin de règne,
soutenant l’élégant, enfonçant l’agité,
du moins il essayait car la petite teigne
réagissait avec rare animosité !
Il finit par gagner et occuper le trône
et décida alors de raccourcir le grand
dont l’ombre le gênait partout sur l’hexagone :
pas de place pour deux, c’était constat flagrant !
Un procès s’en suivit mais l’absence de preuves
fit que la vérité ne sortit pas du puits.
Quelques uns la savaient, la gardant pour manœuvre
aux fins de monnayer bon poste ou bon appui !
Moralité première :
Depuis la nuit des temps la politique s'est faite
dans les salons obscurs des différents partis,
un couteau à la main - pas moyen d’être honnête ! -
celui qui y déroge est déjà moitié cuit !
Moralité seconde :
Pour réussir en politique
il ne faut pas prendre de gants,
au besoin s’asseoir sur l’éthique
et être le plus intrigant !
Et façon systématique
couper la route aux plus ardents,
tirer à fond sur l’élastique
quitte à la prendre dans les dents !
Moralité étendue :
C’est le même combat pour toute pyramide,
groupement, entreprise et même au Vatican,
cardinaux en conclave aux discours peu limpides :
transactions et magouille au sein de chaque camp !
Tous les coups sont permis, même les plus sordides,
des plans sont mis au point, parfois très conséquents :
buter, éliminer, il faut faire le vide
il n’y a tout en haut qu’un seul fauteuil vacant !
Rotpier
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