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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

fable

La fable du jour: "L'escargot et la limace" de ... Rotpier !

20 Avril 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

La fable du jour :

 

L'escargot et la limace

 

                

 

Images du net ! ( j'en ai bavé pour les télécharger! )

 

 

 

Fable,

 

 

L’escargot et la limace,

 

 

 

Le printemps avait fait sortir

 

un escargot de sa coquille,

 

il s’étirait avec plaisir

 

en bavant en pensant aux filles !

 

 

 

La libido d’un escargot

 

n’a rien à envier à personne :

 

 il s’élança donc tout de go

 

pour trouver une polissonne !

 

 

 

Je sais, vous allez protester :

 

« L’escargot est hermaphrodite ! »

 

celui-ci, je peux l’assurer,

 

avait choisi … voyons la suite !

 

 

 

Dans un virage un peu serré

 

il rencontra une limace,

 

il lui dit : « je suis très pressé :

 

il faut qu’à tout prix tu y passes ! »

 

 

 

Stupéfaite elle s’écria :

 

« Mais tu n’es pas de ma famille !

 

Ta maison sur le dos tu as

 

et moi je n’ai pas de coquille ! »

 

 

 

Il lui répliqua :

 

 

 

« Nous pouvons copuler gaiement :

 

nous avons la même origine !

 

Tu m’attires comme un aimant,

 

tu as les yeux d’une coquine ! »

 

 

 

Finalement elle céda,

 

deux jours entiers ils copulèrent :

 

ce genre de programme-là

 

vous plairait bien … pourquoi le taire ?

 

 

 

Ayant usé sa libido,

 

l’escargot eut une surprise,

 

il n’avait plus rien sur le dos :

 

plus à poil qu’une simple prise !

 

 

 

On ne sut jamais expliquer

 

par quel grand tour de passe-passe,

 

la coquille avait pu passer

 

de l’escargot à la limace !

 

 

 

Moralité destinée un peu plus aux hommes :

 

 

 

Quand on possède une maison,

 

mieux vaut bien choisir sa compagne,

 

éviter les femmes poison

 

qui ne vous laissent pas un pagne !

 

  

 

                                                    Rotpier

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le poème-fable du jour : "Froufroutements," de ... Pierre !

17 Février 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Attention: danger !

 

 

Image du net

Fable,

Froufroutements,

 

Quand elle avait croisé sa route,

il avait tout de suite su

et cela sans le moindre doute

qu’il n’aurait jamais le dessus.

 

Il est des femmes qui envoûtent

dont on ne peut qu’être mordu

et la raison qui s’arc-boute

n’y peut rien : c’est du temps perdu !

 

Il suffit qu’un jupon froufroute

pour que certains s’avouent vaincus

et si la gazelle en rajoute

leur horizon devient son cul !

 

Après avoir fait banqueroute

- pour elle il avait tout vendu ! -

on le retrouva sur les routes

et un matin raide pendu.

 

 

Moralité :

 

Quand un jupon, par trop, froufroute,

un seul conseil - mais absolu ! - :

au plus vite tailler le route

unique chance de salut !

 

     Pierre Du puis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Spéculation et arnaque: La fable du jour " Les vautours, les fourmis-dindons, les cigales et les copains-coquins rois au royaume de l’argent, " de ... Rotpier

6 Décembre 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Puisque, malgré les grandes promesses,
pas grand chose n'a été fait pour leur

arracher, au minimum, les ongles!

Déjà publié

 

Fable des temps dits … modernes !

Que l’on pourrait aussi appeler : Fable des bandits modernes !

… soit dit en passant !

Et ce, sans pour autant passer pour un charlot !

 

Cela se passait il y a fort longtemps :

un peu moins de dix ans après l’an deux mille !

 

 

 

 

 

 

VautourVautourVautour

fourmi-dindon 2

cigalecigalecigale

roiroiroi

Argent maison

 

Images prises sur le net et bidouillées par Rotpier


 


Les vautours, les fourmis-dindons, les cigales

et les copains-coquins rois au royaume de l’argent,

 

 

En ces temps reculés, régnaient sur la planète

des hordes de vautours qui avaient su, ma foi,

se faire protéger – manœuvre malhonnête ! –

par des copains-coquins ayant statut de roi !

 

 

Presque tous les pays avaient même modèle :

les vautours s’activaient à récolter l’argent

que les fourmis-dindons, clientèle fidèle,

au prix de grands efforts gagnaient péniblement.

 

 

Les déplumés du cou, dans leur grande largesse,

leur versaient une obole à chaque fin de l’an,

un bien piètre intérêt, heureux de leur sagesse :

bien naïfs clients, cocus, battus, contents !

 

 

Non ravis d’une manne à déformer leurs coffres,

les horribles vautours n’en avaient pas assez,

pour gagner beaucoup plus ils battirent des offres

ne tenant pas debout, ne pouvant que casser !

 

 

Ils se mirent alors à tout jouer en bourse,

spéculant à tout va pour bien mieux s’enrichir,

respectant au début, valeurs de bonne source,

mais dérivant ensuite au point de s’étourdir !

 

 

Un continent surtout se distinguait des autres,

là-bas, les serres-sous battaient tous les records !

Malgré les « au secours ! », malgré les patenôtres

sévissaient les vautours d’Amérique du nord !

 

 

Parmi les coups tordus de ces sales bestioles,

l’un fut bien plus fameux, misant sur l’habitat :

des prêts à taux variable – un tour vraiment mariole ! –

à des cigales aux portefeuilles bien plat !

 

 

Très peu de temps après, les charges augmentèrent,

ne pouvant faire face aux gros remboursements,

les insectes pleurant, quittèrent leurs chaumières,

leurs larmes s’échappant en grands déversements !

 

 

Les tout lisses du col, sur le champ, s’empressèrent

de monter une arnaque afin de contourner

le dépôt de bilan de leurs sales affaires :

refiler la patate avant de se brûler !

 

 

Vint la grande magouille et la valse des titres,

tout le monde nageait ne sachant plus très bien

quoi vendre ou acheter – où est passé l’arbitre ? –

c’était le grand bordel et ce au quotidien !

 

 

Les vautours en déroute aussitôt se tournèrent

vers les rois – leurs copains ! – en leur disant ceci :

« La finance va mal, il faut qu’on récupère,

il nous faut du liquide ou bien c’est la chienlit ! »

 

 

Les rois copains-coquins en firent leur affaire

et ponctionnèrent plus fort toutes fourmis-dindons

leur disant : « l’heure est grave, il ne faut pas le taire,

sans vous c’est la cata : aboulez le pognon ! »

 

 

Et comme à l’habitude, en jurant, ils crachèrent

au bassinet maudit tout en sachant très bien

que pour les intérêts, pas besoin de s’en faire :

ce sera peau de balle et même encore moins !

 

                 

Moralité en chaine :

1er maillon :

 

Mieux vaut être un vautour

qu’une fourmi-dindon

pour éviter un jour

l’épithète de con !

 

 

2ème maillon :

 

Les grands cols déplumés

n’ont jamais de remords :

savoir se remplumer

est bien leur règle d’or !

 

3ème maillon :

 

Tranquille dans son lit

rêvant à des ponts d’or,

quand le vautour agit

le malheureux con dort !

 

 

                                            Rotpier

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"La grenouille et le taureau," ... la fable du jour de ... Rotpier !

4 Octobre 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

 

 

      

 

 

 

La grenouille et le taureau,

 

 

 

Un taureau charolais à la large encolure,

 

Surveillait son troupeau, tranquille et sans soucis.

 

Passa une grenouille à la chafouine allure,

 

Son regard se posa à un endroit précis !

 

 

 

Elle éructa trois mots puis devint cramoisie,

 

Le regard fasciné par l’énorme paquet ;

 

S’adressant à la bête avec discourtoisie,

 

elle entama de suite un grand jeu de caquet !

 

 

 

« N’avez-vous pas de honte à exhiber vos choses !

 

Je trouve inadmissible un tel comportement !

 

Vous pourriez, pour le moins, choisir une autre pose

 

Pour cacher à nos yeux un si gros renflement ! »

 

 

 

L’animal répondit « Vous me faites sourire !

 

L’horizon est bien large et regorge d’objets

 

Bien plus volumineux et je m’accorde à dire

 

Que votre libido travaille le sujet !

 

 

 

Si j’avais le pouvoir de me changer en homme,

 

Je vous entraînerais derrière ce buisson

 

Et je ne me ferais pas du tout économe

 

Pour aussitôt combler vos rêves polissons ! »

 

 

 

La grenouille ébahie,

 

Accusant mal le coup

 

De la réplique hardie,

 

Prit ses jambes à son cou !

 

 

 

Car vous l’aviez, bien sûr, deviné tout de suite,

 

Cette grenouille amère au regard mortifié

 

N’avait pas la peau verte et sentait l’eau bénite :

 

A classer sans erreur « grenouille de bénitier ! »

 

 

 

 

 

 

 

           Moralité :

 

Il ne faut pas se fier aux allures trompeuses,

 

La peau d’une bigote abrite bien souvent

 

Une fille de feu, dans le genre éreinteuse,

 

Que les hommes n’ont pas su prendre au bon moment !

 

 

 

 

 

          Petit conseil :

 

Si t'en rencontres une il te faut l’allumer,

 

Un petit compliment aussitôt tu déclames;

 

N’hésite surtout pas à mettre le paquet

 

Mais fais quand même gaffe au gros retour de flamme !

 

 

 

          Car :

 

Une bigote c’est comme de l’amadou :

 

Si tu lui mets le feu, ça part à tous les coups !

 

Si tu veux profiter de très belles flambées

 

N’attends pas qu’elle soit tout à fait desséchée !

 

 

 

Pas de La Fontaine,

 

mais de Dupuis  quand même !

 

 

 

        Pierre Dupuis

 

,

 

Déjà publié, mais repris !

 

j

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"Le Sarko et le Nanard" la fable du jour de ... pas de La Fontaine, mais Dupuis quand même !

25 Août 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

La fable du jour

 

 

Mise en garde :

 

 

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne peut relever que de l’imagination débordante du lecteur.

 

 

L’auteur

 

 

 

 

Petit bidouillage de mon bon copain Rotpier

 

 

 

Fable, pas de La Fontaine,

 

 mais de Dupuis quand même !

 

 

 

Le Sarko et le Nanard,

 

 

 

Maître Sarko sur son perron perché,

 

était en grand manque d’hommages.

 

Maître Nanard par son flair alléché

 

lui tint à peu près ce langage :

 

« Et bonjour Monsieur du Sarko.

 

Vous me semblez grandi, vous êtes le plus beau !

 

Même sans aucun copinage

 

vous méritez tous nos suffrages,

 

de tous les présidents vous êtes bien le roi ! »

 

A ces mots le Sarko ne se sent plus de joie

 

et à Christine, à haute voix,

 

il ordonne aussi sec :  « Titine il faut ma foi,

 

du bon blé pour Nanard et plus de contentieux. »

 

Confirmation que tout flatteur

 

vit aux dépend de celui qui l’écoute,

 

ce dernier a l’ego grand comme une autoroute :

 

il n’est ni honteux ni confus

 

d’engraisser ses copains déjà gras et repus !

 

 

 

                                             Pierre Dupuis

 

 

 

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Saint-Saulge et ses légendes : la fable du jour "Fable Saint-Saulgeoise," ... de ... Pierre

20 Juillet 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Suite au billet précédant car, 

chose promise, chose due : la fable !

 

 

 

Photo prise par moi-même

 

 

Fable Saint-Saulgeoise,

 

 

 

Lors d’un séjour plaisant au gîte de Ranceau,

 

un tout petit hameau dépendant de Saint-Saulge,

 

commune de la Nièvre où les vaches pataugent

 

dés lors que dans les prés se trouvent des points d’eau !

 

 

 

Je me souviens qu’un soir, au gîte de l’étang,

 

après avoir goûté un vieux marc de bourgogne

 

… pour tout dire abusé car rien qu’à voir ma trogne

 

un pandore un peu simple aurait vu sur l’instant !

 

 

 

Dans un état second, je sortis faire un tour,

 

minuit avait sonné mais un grand clair de lune

 

éclairait avec faste et vigueur la commune

 

au point que l’on aurait pu se croire en plein jour !

 

 

 

Je me dois d’ajouter car c’est très important

 

pour que tout un chacun saisisse et appréhende

 

que j’avais le matin découvert les légendes

 

que l’on raconte ici depuis très très longtemps !

 

 

 

Commençant mon périple en contournant l’étang,

 

je tombais nez à nez avec deux gars bizarres,

 

drôles de pistolets que deux mondes séparent,

 

ils parlaient de fusils qui pousseraient dedans !

 

  

 

Laissant ces deux clampins en grande discussion

 

je croisais en chemin la silhouette brune

 

d’une ânesse buvant tranquillement la lune

 

qui se mirait dans l’iau sans plus de précaution !

 

 

 

Laissant la bourrique à son coupable forfait

 

- au risque de passer à la nuit la plus noire ! -

 

j’arrivais devant une étable où, fait notoire,

 

je vis une fillette au regard stupéfait.

 

 

 

Elle hélait ses parents : «Venez même nus-pieds !

 

Notre vache a mis bas un viau avec un casque !

 

Il tient une bouteille et il a l’air tout flasque,

 

on dirait qu’il ressemble un peu à un pompier ! »

 

 

 

Passant un peu plus loin à coté d’un prunier,

 

j’assistais médusé à l’extraordinaire

 

façon des gens d’ici de désigner leur maire :

 

celui qui choperait une prune en premier !

 

 

 

A la gendarmerie et ceint de son tambour,

 

le vieux garde-champêtre éduquait un pandore :

 

« Quand il y a un feu, je te le dis encore :

 

soit prudent mon garçon pour éviter les tours !

 

 

 

Laisse un homme sur place - et pas le plus crétin ! -

 

pour garder les clapiers et toutes les cellules,

 

c’est un conseil d’ami pas du tout ridicule

 

si tu veux retrouver prisonniers et lapins ! »

 

 

 

Continuant ma route et allant de l’avant,

 

je fus interpellé par le chef de caserne,

 

un capitaine heureux avec ses subalternes

 

de leur nouvelle pompe : un modèle innovant !

 

 

 

« Avec cet engin-là, nous seront efficients,

 

feu ou inondation, elle est très performante !

 

il faut dire qu’elle est aspirante-arfoulante

 

et qu’elle a un débit de haut coefficient !

 

 

 

Pour peu que les malheurs sachent prendre leur tour,

 

je veux dire en cela qu’ils ne soient pas ensemble :

 

pour deux feux une pompe et alors moi je tremble,

 

si on la coupe en deux, terminés les secours ! »

 

 

 

Après ce long échange et visant le clocher,

 

je repris mon chemin pour rejoindre l’église,

 

deux grands attroupements me causèrent surprise :

 

je fis un long détour afin de m’approcher.

 

 

 

Il y avait un grand branle-bas de combat :

 

des vaches de labour et des hommes placides

 

tiraient à chaque bout de cordeaux très solides

 

qui encerclaient l’église au niveau le plus bas !

 

 

 

De nature curieuse et voulant tout savoir,

 

je m’adressais de suite à une paysanne

 

qui n’avait pas un nez à boire des tisanes

 

et à qui il fallait deux chaises pour s’asseoir !

 

 

 

« Mais que ce passe-t-il ? Quel est ce lourd chantier ? »

 

« J’ cré bin mon bon Môssieur qu’ils déplacent l’église,

 

pourvu qu’ils la cass’ pas - Ah ! la drôl’ d’entreprise ! -

 

si jamais ell’ s’écroule où c’est qu’on va prier ? »

 

 

 

Passant à l’autre groupe et toujours fort surpris,

 

au pied du grand clocher je vis un trio d’hommes

 

qui grâce à un palan montait - il faut voir comme ! -

 

une vache meuglant en ballottant du pis !

 

 

 

Un fermier m’expliqua « Mon fieu dans tous nos prés

 

le fourrage est bin rare et sur le clocher l’herbe

 

a, vingt dieux, bin poussé et à défaut de gerbes

 

on va monter la vache et elle’ va tout bouffer ! »

 

 

 

Laissant ces gros travaux je repris mon bâton,

 

passant par la rue Thiers, je ne vis pas de verres

 

aux endroits éclairants de tous les réverbères :

 

seulement du fer blanc : j’en restais tout couillon !

 

 

 

 

Comme un gamin passait une fronde à la main,

 

il me dit en riant « Faut pas vous prendr’ la tête,

 

c’est à cause de nous, je sais c’est un peu bête,

 

on cassait les carreaux en un seul tournemain ! »

 

 

 

A l’hôtel de la lune et baluchon sur l’ dos,

 

un brave voyageur hélait la diligence,

 

le cocher en freinant lui dit plein d’obligeance :

 

« Il reste de la place entre deux gros ballots ! »

 

 

 

J’arrivais à la gare au plus affreux moment :

 

le tacot était là mais coincé sous ses roues,

 

un goret bien dodu de la queue aux bajoues

 

perdait le goût du pain dans de longs grognements !

 

 

 

Une vieille étouffait sous un flot de sanglots,

 

maudissant le progrès et toutes ces machines

 

qui portent le malheur et sont à l’origine

 

d’un bien sombre avenir que l’on verra bientôt !

 

 

 

Les râles du cuissot, le sifflet du tacot,

 

les grands cris de la vieille et le remue-ménage

 

me firent sursauter et me mirent en nage

 

en sortant de mon rêve aux accents très locaux !

 

 

 

Car j’en suis convaincu vous aviez deviné,

 

que ces vers défilant en folle sarabande

 

résultaient d’un cocktail d’alcool et de légendes

 

produit par mon cerveau pas mal alambiqué !

 

 

 

Moralité :

 

 

 

Le marc est un nectar dont il faut se méfier,

 

ne pas en abuser est la règle absolue,

 

ne pas la respecter est bien une bévue :

 

je tiens absolument à vous le certifier !

 

 

 

Maintenant si j’avais ce précepte suivi,

 

je ne vous aurais pas rappelé ces légendes,

 

alors de temps en temps je vous le recommande :

 

faites donc une entorse et buvez à l’envi !

 

 

 

Mais alors, pour le cas, plus question de volant !

 

A défaut de lapins nos gendarmes modernes

 

possèdent des ballons et sans être paternes,

 

ils nous forcent à souffler, ce qui est fort gonflant !

 

 

                                                         

 

                                                                             Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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La fable du jour : " Ça, c’est le pompon ! " de ... Rotpier !

15 Février 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

Vive la marine, la vraie !

 

 

 

 

  Fable

 

Ça, c’est le pompon !

 

Un jour j’ai aperçu

et ce à son insu,

dans sa maison cossue,

ma voisine fessue.

 

Pas le moindre tissu,

terriblement pansue,

bourrelets tant et plus :

un profil de massue !

 

Il y avait dessus,

collé comme sangsue

-         et pas à son insu ! –

une forme bossue !

 

Un marin tout poilu

et n’ayant pour tenue

qu’un pompon vermoulu

de laine refendue !

 

A peine descendu,

ma voisine fessue

lui dit « c’est cent écus :

c’est la somme attendue ! »

 

« Quoi ! Que je sois pendu,

tu es une morue !

Mon cœur est tout fendu :

c’est une triste issue !

 

Il aurait mieux valu

que j’ignore ta rue,

que je fusse au chalut :

voilà mon point de vue !

 

Mon amour a vécu,

tu étais ma statue,

montagne de vertu

… mon âme est fort déçue ! »

 

Sans raquer un écu,

il remit sa tenue,

sourire contenu

et enfila la rue !

 

Hurlant : « Oh ! Le tordu ! »

ma voisine fessue

en tomba sur le cul :

une arnaque, ça tue !

 

 

                           Moralité :

 

A cent écus la passe,

ça passe ou bien ça casse,

il ne faut pas pleurer

quand on se fait  b - - - - - !

 

 

                                 Rotpier

 

 

 

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La Fable : " Le poète, le banc et la grenouille, " ... pour un ami poète ... par ... Pierre !

14 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

A un ami poète qui se reconnaîtra !

 

 

 

J.C.-et-la-grenouille.jpg

 Petit montage du Rotpier !

 

  

Le poète, le banc et la grenouille,

 

Un poète, endormi sur un banc, bien calé,

rêvait en souriant à ses amours passées.

Sourires entrecoupés de sanglots et de larmes,

esquisse d’un tableau d’un indicible charme.

 

Une verte grenouille en passant devant lui

s’arrêta doucement et s’installa sans bruit.

Observant avec soin les détails de l’image

Elle s’écria d’un coup : « mais pour sûr ! C’est un mage ! »

 

Elle fit un grand bon pour sauter sur le banc,

bien plus qu’il n’en fallait et se retrouva - vlan !-

sur les genoux offerts du rêvassant poète,

le réveillant d’un coup : chose , pour le moins, bête !

 

Un échange, tantôt en croaque,

tantôt en vers lents,

s’établit aussitôt !

 

Lui :

«  Halte-là la bestiole ! Aurais-tu disjoncté !

Je te le dis tout net, ais la grande bonté

de dégager de là sans perdre une seconde

avant que je ne sois d’une humeur furibonde ! »

 

Elle :

«  Ne devines-tu pas un appel du destin ?

Je suis sur tes genoux : c’est un signe certain !

Un vil ensorceleur m’a changé en grenouille,

mais je suis une femme : annule cette embrouille !

 

Je le sais, tu le peux, tu es un magicien,

tu assembles tes vers en très grand praticien !

Si, du bout du crayon tu effleures ma tête,

je redeviendrai  femme au lieu de cette bête !

 

 

Je saurai m’acquitter du service rendu :

tout ce que tu voudras et même encore plus !

Accepte le marché, tu ne seras pas dupe :

tu seras remercié, pour le moins au centuple ! »

 

Le poète ébaubi … plutôt dubitatif,

se mis à réfléchir en se grattant les tifs !

« Je ne vois pas de risque à tenter l’expérience,

à exaucer son vœu - bannissons la méfiance !- »

 

Jusque là silencieux, le banc l’interpella :

« Attention mon ami, je sens mal ce coup là !

Je te connais très bien de dos comme de fesses :

tu n’as jamais su dire un « non » franc aux gonzesses !

 

« Ça va bien toi le banc, garde donc tes conseils

pour les petits jeunots, je suis d’âge vermeil !

Je sais ce que je fais: tais-toi, je t’en conjure ! »

N’écoutant pas le banc, il tenta l’aventure !

 

Sur la tête il posa le bout de son crayon

… le ciel s’irisa en milliers de rayons !

Ebloui un instant, il retrouva la vue

pour voir sur ses genoux une fille non nue !

 

Une fille sans âge aux habits vieux et noirs,

à la mine revêche, autant qu’un urinoir !

A l’amabilité de ces vieilles concierges

qui n’ont jamais connu autre chose qu’un cierge !

 

Jetant l’engeance à terre en criant : « c’est du vol !

C’est de l’arnaque en vrac ! C’est vraiment pas de bol ! »

Il faillit s’étrangler et la prendre au collet

quand il vit à ses doigts… horreur ! … un chapelet !

 

Il venait bêtement, lui, le païen, l’impie

de délivrer - punaise ! - une de sacristie !

Une vieille bigote à l’avachi bustier :

véritable grenouille… oui ! mais de bénitier !

 

Tout à fait ulcéré il sortit de son sac,

un flacon aplati qu’il prit par le colback

et se mit en devoir, pour noyer son remord

de le vider cul sec pour se saouler à mort !

 

 

Moralité :

 

Premier enseignement :

 

Les bancs sont des experts en matière de bougresses,

ils connaissent les femmes et encor’ plus leurs fesses !

Leurs rapports sont intimes : ils savent leurs secrets,

ils pourraient faire des livres accrocheurs à souhait !

 

Second enseignement :

 

Si une grenouille ou une femme, mon garçon,

vient à sauter sur tes genoux, sans plus de façon,

sauve-toi le plus loin possible et fais attention :

surtout - surtout ! - : laisse bien de coté ton crayon !

 

                            

                                         Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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La fable du jour : " La petite chatte imprudente, " de ... Pierre

28 Décembre 2010 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

A mon auvergnat préféré 
qui adore les petites chattes indociles ! 
Fable à l’intention des jeunes chattes

ou … des jeunes filles !

 

 

 

La petite chatte imprudente,

 

 

Trois matous en goguette,

un tantinet voyous,

se rinçaient les mirettes

en matant les ébats fous

d’une jeune minette.

 

La jeune chatte,

un joli petit lot super bath,

jouait avec ses pattes,

les enroulant autour de son cou.

Du coup,

la belle, pourtant tout à fait innocente,

prenait des positions indécentes

qui émoustillaient

les matous voyous !

 

Trop occupée à ses galipettes,

notre jeune minette

vit trop tard le trio de fripons

qui la coinça dans un buisson !

 

Et, ce qui devait arriver arriva :

ils lui firent trois fois … le coup du chat !

Trois à l’envers, trois à l’endroit !

    

 Moralité :

 

Une petite chatte

- encore plus si elle est bath ! -

doit bien surveiller ses gestes

pour ne pas finir

sous les reins lestes

des joyeux matous !

A retenir,

un point c’est tout ! 

 

 

 

 

Pierre Dupuis

  

 

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Tour à tour cabots puis chiens enragés et ... pas moyen de les vacciner ! La fable du jour : « Le lévrier et le corniaud, » de … Rotpier

9 Novembre 2010 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

 
 

Puisque qu' " ils " ont remis ça

( au grand jour, car ils n'ont jamais cessé dans l'ombre ! ) :

... vous en reprendrez bien une petite tournée !

  


 

Avertissement :

 

Toute ressemblance ou tout amalgame pouvant être fait avec des personnages existants ou ayant existés, ne peut être que le fruit de l’imagination débordante du lecteur.

Je décline, en conséquence, toute responsabilité.

 

Rotpier

 

 

 

 

 

Images du net légèrement modifiées par Rotpier

 

 

 

 

 

  Fable écrite en l’an 200 après J.C.

  … celui de Corrèze s’entend !

 

 

Le lévrier et le corniaud,

 

Dans des temps reculés, sur notre bonne terre,

deux bêtes s’affrontaient pour avoir le pouvoir,

aucune concession, une implacable guerre

où les coups très vicieux tombaient comme pleuvoir !

 

L’une tout en hauteur et avec l’élégance

et le maintien inné du lévrier afghan,

l’autre plutôt minus, branché haute fréquence,

un corniaud agité tout aussi intrigant !

 

Chacun avait sa cour avec ses lèches bottes,

ses inconditionnels et ses traîtres aussi,

ceux-là comptait les points quand l’un plaçait sa botte,

passant dans l’autre camp sur un coup réussi !

 

Bien trop accaparés par la lutte intestine,

ils géraient le pays entre deux coups fumants,

utilisant l’appui de louches officines

que le peuple payait ma foi très grassement !

 

Au jeu du plus hargneux - et pas dans la dentelle ! -

le corniaud excellait quand il fallait toucher :

suite à un coup fourré, il déclare et martèle :

« Il finira pour sûr sur un croc de boucher ! »

 

Il me faut préciser, pour mesurer la haine,

que le grand lévrier avait fait au corniaud

un coup des plus tordus - entourloupe certaine ! - :

histoire de gros sous et paradis fiscaux !

 

Une liste de noms, sur parchemin écrite,

où figurait celui du sur vitaminé

se mit à circuler de façon hypocrite

et rendit fou furieux l’animal mâtiné !

 

Il n’était pas certain que l’autre fût coupable,

mais qu’importe après tout dès qu’il tenait un os,

le roquet se montrait tout à fait incapable

de le lâcher un peu, plus têtu qu’un blockhaus !

 

Le roi de cette époque était en fin de règne,

soutenant l’élégant, enfonçant l’agité,

du moins il essayait car la petite teigne

réagissait avec rare animosité !

 

Il finit par gagner et occuper le trône

et décida alors de raccourcir le grand

dont l’ombre le gênait partout sur l’hexagone :

pas de place pour deux, c’était constat flagrant !

 

Un procès s’en suivit mais l’absence de preuves

fit que la vérité ne sortit pas du puits.

Quelques uns la savaient, la gardant pour manœuvre

aux fins de monnayer bon poste ou bon appui !

 

 

Moralité première :

 

Depuis la nuit des temps la politique s'est faite

dans les salons obscurs des différents partis,

un couteau à la main - pas moyen d’être honnête ! -

celui qui y déroge est déjà moitié cuit !

 

  

Moralité seconde :

 

Pour réussir en politique

il ne faut pas prendre de gants,

au besoin s’asseoir sur l’éthique

et être le plus intrigant !

Et façon systématique

couper la route aux plus ardents,

tirer à fond sur l’élastique

quitte à la prendre dans les dents !

 

 

Moralité étendue :

 

C’est le même combat pour toute pyramide,

groupement, entreprise et même au Vatican,

cardinaux en conclave aux discours peu limpides :

transactions et magouille au sein de chaque camp !

Tous les coups sont permis, même les plus sordides,

des plans sont mis au point, parfois très conséquents :

buter, éliminer, il faut faire le vide

il n’y a tout en haut qu’un seul fauteuil vacant !

 

 

                                                    Rotpier

 

 
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