fable
Le poème du jour un peu farfelu : " Le C du C.H.U. " de ... Rotpier !
Image du net bidouillée par le Rotpier !
Le C du C.H.U.
Ses fixations ayant cédé
le C du C.H.U a Chu.
Un abbé le voyant tomber
fit sur le champ un A.V.C. !
Un brave clodo moustachu
un peu truand à temps perdu
se dit : « Sûr ! Ce C m’est échu ! »
il l’emporta et disparu !
Il ne resta que le H.U.
de l’appellation C.H.U.
et l’argent manquant on ne put
remettre un C au C.H.U !
Les gens furent un peu déçus
mais pas pour autant abattus
le train-train repris le dessus
et du C on ne parla plus !
Moralité :
C’est l’A B C de la routine
on s’habitue à tout c’est tout
et l’idée n’est pas si crétine
puisque tout le monde s’en fout !
La vérité sur la disparition du C :
C’est bien plus tard qu’un inconnu
soigné du foie au C.H.U
avoua avoir volé le C
et presqu’aussitôt revendu
pour acheter dans la foulée
douze bouteilles d’A.O.C.
… du calvados bien entendu !
On retrouva le fameux C
dans un souk du coté d’Alger
tout rouillé et tout cabossé
il ne fut jamais remonté !
Des nouvelles de l’abbé ayant eu un A.V.C. :
Il serait vraiment incongru
pour ne pas dire malvenu
de ne pas parler de l’abbé
ayant choppé un A.V.C. !
Il fut soigné au C.H.U
par une équipe du S.A.M.U.
et pour toute séquelle il eut
un petit tic à l’œil sans plus !
Pour remercier ceux du S.A.M.U.
il récita stricto sensu
une longue flopée d’avé
ce qui les fit bien rigoler !
Terminaison :
C’est ainsi que cela finit
si c’est pas drôle et bien tant pis
je vous quitte je déguerpis
pour boire un coup de génépi !
Le poème du jour un peu déjanté : " Le mistigri aigri, " de ... Rotpier !
Je ne sais pas si chat va vous plaire mais il est tout frais ! J'en vois déjà qui souris même s'il est à rat des pâquerettes !
Nota: Excusez-moi pour les fôtes d'aurtaugraffe !
Le mistigri aigri,
C’était un chat presque tout gris
désabusé et très aigri
qui ne chassait plus les souris
il en était très amoindri.
Il était triste et rabougri
passant son temps sous les lambris
à jouer avec des amis
au tarot ou au mistigri.
Il avait pourtant un gri-gri
un tout usé et vert-de-gris
avec des plumes de perdrix
offert par son maître chéri.
Un maître féru de sanskrit
qui traduisait des manuscrits
venus d’Inde par le ferry
et qui parlaient de Jésus-Christ.
Un maître mort d’un panaris
vilain choppé à Bhiwandi
et mal soigné par un toubib
très maladroit du bistouri.
Depuis ce temps le mistigri
avait un peu perdu l’esprit
son regard s’était assombri
il ressemblait à un zombi.
Il n’avait plus jamais souri
était la risée des souris
il décida un vendredi
de se jeter sous un taxi.
Le chauffeur un ancien marquis
embrigadé chez les nazis
l’écrasa avec un mépris
à écœurer même un yéti !
Il n’en resta que des débris
sanguinolents et aplatis
façon tranche de salami
et étalés comme un tapis.
J’aimais franchement ce chat gris
alors je bois et je suis gris
beurré comme il n’est pas permis
et j’écris des amphigouris !
Ne me traitez pas de débris
j’ai étranglé mon canari
qui me sifflait : « T’es cuit ! T’es cuit ! »
faut pas me chercher des ennuis !
Je l’ai mangé hier-midi
avec du riz carnaroli
ça change bien des raviolis
ou de l’éternel surimi !
Le tout arrosé au chianti
en souvenir du mistigri
qui a rejoint le paradis
des chats plus ou moins aplatis.
J’ai récupéré son gri-gri
que je tripote jour et nuit
pour que le chauffeur de taxi
finisse un jour au pilori !
Ou au carcan mains et cou pris
resserré petit à petit
par un bourreau très averti
et aimant les chats lui aussi !
Je suis d’un naturel gentil
mais j’ai horreur des vieux marquis
qui au lieu d’aller au maquis
ont pris le parti des nazis !
.
La fable du jour ( toute chaude quoique gelée ! ) : " Au pays de la glace, " de ... Rotpier !
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Fable arctique,
Au pays de la glace,
Un jour un inuit chaud lapin
croisa une belle esquimaude
sans passer par la marivaude
il lui roula un gros patin.
Mais devant son regard éteint
regrettant sa façon rustaude
il comprit qu’au lieu d’être chaude
elle était frigide à haut point.
La regardant un peu en coin
il fit de façon très pataude
des excuses à l’esquimaude
qui n’en fit pas tout un tintouin.
La belle remit ses patins
et siffla sa chienne noiraude
lui repartit en baguenaude
tous deux reprirent leur chemin.
Une bande de cent pingouins
très éméchés et en maraude
en firent moult gorges-chaudes :
les pingouins sont un peu crétins.
Déjà plus bourrés que des coings
ils reprirent leur billebaude
à la recherche de ribaudes
à culbuter dans tous les coins.
Sautant sur la glace à pieds joints
de manière bête et faraude
vingt tombèrent dans l’eau pas chaude :
un bon repas pour les requins !
Moralité :
« Il n’est pas beau de se gausser
des femmes du genre banquise »
c’est l’adage d’une marquise
plus chaude encore qu’un bûcher !
Quant aux pingouins je serais bref
coté cerveau c’est pas Byzance
au niveau de l’intelligence
c’est vrai qu’ils n’en ont pas bezef !
Conséquence de la seconde partie de la moralité :
J’ai eu un mèl d’un esquimau
qui m’a dit « Là-bas ils t’attendent
certains pingouins ne sont pas tendres
et ne sont pas du tout manchots !
Mais je m’en fous je reste au chaud
je n’irais plus sur la banquise
je vais retrouver la marquise
que l’on surnomme « Le brasero » !
Bien à l’abri dans son boudoir
loin de ces contrées si algides
l’antithèse de la frigide
me réchauffera tous les soirs !
Je ne mettrais pas mon smoking
noir avec ma chemise blanche
sauf bien entendu le dimanche :
hors de question d’être shocking !
Nous deviserons tous les jours
sur toutes les femmes frigides
sur la pédérastie de Gide
et sur le sexe des vautours.
Le Rotpier

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La fable augmentée du jour : " Rêve de coq " de ... Pierre
Images du net !
Fable augmentée,
Rêve de coq,
Dans une basse-cour un coq se morfondait.
Le roi du poulailler devenait névropathe
Sa crête vermillon n’était plus écarlate
Il essuyait souvent de méchants quolibets.
Il détournait les yeux quand on lui demandait :
« Mais pourquoi pleures-tu ? Tu traînes la savate
Cela fait bien trois mois que nous on le constate :
Tu ne te défends plus devant les freluquets !
Un jour n’en pouvant plus il héla la fermière :
« Madame je voudrais devenir un mouton
Pouvez-vous s’il vous plait en parler au patron ? »
Elle faillit tomber raide sur le derrière
En lui tordant le cou elle lui dit « C’est bien !
Je m’en vais t’exaucer : tu seras coq au vin ! »
Fable réciproque :
Un beau jour un mouton voulu devenir coq
Il trouva un génie tout au fond d’un vieux bock
Qui exhaussa son vœu aussitôt qu’il fut libre
Mais là il arriva une chose terrible !
Le fermier le chopa par les deux ailerons
Le castra aussi sec pour en faire un chapon
Lui qui rêvait d’avoir dans la cour le grand rôle
Finit à la Noël cuit à la casserole !
Moralité :
N’allez pas étaler vos rêves les plus fous
Gardez-les bien cachés au plus profond de vous
En rêvant d’être homard vous prenez un gros risque :
Celui très ennuyeux de terminer en bisque !
Vous n’y gagneriez rien ou ce serait abscons
Rien ne sert de vouloir passer le Rubicon
J’aurais pu pour choquer choisir une autre rime
Je m’en suis abstenu : la bienséance prime !
Moralité étendue* :
Retenons ces leçons et contentons nous d’être
Nous-mêmes simplement évitons le paraître
Qui peut nous réserver de terribles déboires
Gardons toujours cela à portée de mémoire !
* Une moralité étendue sèche plus vite hélas !
" Petite tête dans les nuages, " ... un poème de ... Pierre
Je vous propose de rêver un peu ...
Petite tête dans les nuages,
Le ciel était plein de moutons
Il y en avait des centaines
Et Angélique était certaine
Qu’ils étaient tracés au crayon.
Elle était là à croupetons
Cherchant la planète lointaine
La B 612 où la haine
Ne sortait jamais des cartons.
Elle était plongée dans son songe
À sept ans on a tout le temps
Pour rêver bien mieux que les grands.
Loin des calculs et des mensonges.
Ses regards n’étaient pas floueurs :
« On ne voit bien qu’avec le cœur » *
Épilogue :
D’en haut assis sur leur nuage
Ils observaient cette enfant sage
Le Petit Prince était ravi
Et Saint-Exupéry aussi.
Enseignement :
Quand on écrit de belles pages
Elles restent en héritage
On les traduit on les transcrit
et elles marquent les esprits.
Pierre Dupuis
* Extrait de :
" On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "
Citation de Saint-Exupéry dans le Petit Prince .
http://evene.lefigaro.fr/citation/voit-bien-coeur-essentiel-invisible-yeux-1543.php
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La fable du jour : " Les trois belles pommes aventureuses, " ... de Pierre
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Fable,
Les trois belles pommes aventureuses,
Trois belles pommes délurées
avaient décidé un matin
de se rouler dans la rosée
ce qui est très bon pour le teint.
Elles sautèrent intrépides
d’un petit panier en osier
et après un parcours rapide
elles rallièrent le verger.
L’herbe était bien fraîche et luisante
elles se roulèrent à loisir
une activité très plaisante
qui de bonheur les fit rosir.
Passait par là menant bohême
un jeune homme un peu baladin
qui entre deux ou trois poèmes
allait de chemins en chemins.
Il ne mangeait pas de la soupe
tous les jours et il avait faim
ce n’était pas une entourloupe
que de lorgner sur ce festin.
Il ramassa les imprudentes
et en croqua une aussitôt
glissant les autres dans la fente
la plus cachée de son manteau.
Les deux prisonnières pleurèrent
et puis se firent une raison
impossible de se soustraire
à l’appétit de ce garçon.
Moralité :
Quand on naît pomme il faut s’attendre
à finir de maintes façons
autant terminer à tout prendre
sous les dents d’un fils d’Apollon !
Le poème du jour : " Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C, " de ... Rotpier !
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Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,
Ils entraient très tôt au fournil
à seize ans juste après l’école
la patronne jouait du cil
et n’avait pas la fesse molle.
Coté poitrine un bon 100 C
peinait à contenir sa gorge
cela peut paraître insensé
sauf si vous vous appelez Georges.
Georges était un de ses clients
qui venait chercher ses baguettes
quand le patron était absent
c’était un as de la braguette !
La boulangère aimait beaucoup
se faire prendre à la hussarde
et pour bien assurer le coup
elle se mettait en cuissarde !
Elle aimait les jeunes mitrons
et peu lui importait leur âge
derrière le dos du patron
c’était le grand dépucelage !
Entre la maie et le pétrin
elle coinçait les réfractaires
elle y allait avec entrain
et ça finissait par leur plaire !
Ils ne perdaient jamais la main
c’était toujours du pétrissage :
fesses ou pain croissants ou seins
demandent un bon malaxage !
Apprendre à faire du bon pain
et s’initier aux galipettes
ce n’est pas du perlimpinpin
mais de la formation complète !
Un ministre la décora
pour avoir bien servi la France
elle fut fière et arbora
la distinction avec prestance.
Dans un discours très élogieux
il encensa l’apprentissage
en disant que c’était un lieu
de formation et de partage !
Sur son corsage bien rempli
il épingla une médaille
en jetant un coup d’œil ravi
aux pare-chocs de belle taille !
Un coup de cil bien appuyé
l’invita au grand inventaire
il revint trois fois en juillet
pour vérifier … pourquoi le taire ?
Le patron lui se demandait
pourquoi il gagnait tant aux courses
souvent il y réfléchissait
tout en se gratouillant les bourses !
Un mari trompé est souvent
cela fait partie des légendes
le dernier à être au courant
qu’on marche sur ses plates-bandes !
Les villageois se gardaient bien
de lui confier son infortune
de peur d’être privés de pains
et d’être cons comme la lune !
Ils avaient gardé souvenir
d’Aurélie et de Pomponette
ils craignaient beaucoup de finir
sans pain pour saucer l’omelette !
La boulangère et son 100 C
entretenaient les commérages
au Café du Cochon Grillé
on en faisait grand étalage !
C’était il y a soixante ans
il n’y avait pas de Smartphone
et les gens pour passer le temps
aimaient les histoires cochonnes !
Et ils en rajoutaient un peu
sans que cela fut nécessaire :
elle se tapait ses neveux
l’incorrigible boulangère !
Les grenouilles de bénitier
assuraient même qu’à confesse
elles auraient vu le curé
s’occuper de ses rondes fesses !
Mais ces privées de goupillon
ces femmes folles de la messe
jalousaient jusqu’à l’abjection
l’impénitente pécheresse !
En d’autres temps ces viragos
l’auraient bel et bien lapidée
sans jugement et tout de go
bigotes aux faces ridées !
Moralité :
« Apprentissage et pétrissage
sont les mamelles de la France
et quand elles font du 100 C
il convient de les encenser !
Cela mérite une médaille
à la mesure de la taille
des arguments mis en avant
pour assurer l’enseignement !
Des gros Roberts pour l’orthographe
des gros roberts que l’on dégrafe
c’est un ensemble performant
pour former des adolescents !
Le Ministre en place à la Poste
fit éditer un timbre-poste
mettant en avant ses appâts
tout le monde se l’arracha !
Elle savait telle Marianne
offrir cette abondante manne
méritant sûr le Panthéon
mais des jalouses dirent non !
Rotpier
Le poème du jour ... enfin, le délire du jour : "Histoire himalayenne " de ... Rotpier !
Préambule :
Heureux celui qui mène une vie bien rangée et qui ne voyage qu’au gré des récits des autres : c’est moins risqué et plus reposant …
L’adage du jour :
« Les doudous de Katmandou, c’est sucré comme du roudoudou sur le dessus comme sous le dessous mais qui s’y fie est fou ! »
Image du net
Cette histoire atteint des sommets
que certains n’atteindront jamais,
c’est pourtant la vérité pure
je vous le dis, je vous le jure.
Pas la moindre trace de bluff,
tout commença en soixante neuf
quand pour me faire un peu de beurre
je me fis routard avant l’heure…
Ne soyez pas dubitatifs,
même un peu tiré par les tifs
ce scénario est fort plausible :
au Rotpier rien n’est impossible !
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Histoire himalayenne
ou
Ne boudons pas les bouddhas,
Lors d’un voyage à Katmandou
j’ai rencontré une doudou,
une pure et belle autochtone,
une fille pas monotone !
Elle m’a dit : « Il se fait tard,
viens chez moi fumer un pétard ! »
le sien, moulé dessous sa robe
empêchait que je me dérobe !
« Moi je m’appelle Anna Purna,
je vends de la marihuana,
tous les deux on peut faire affaire,
tu m’as l’air de savoir y faire !
Je connais ton nom, c’est Rotpier
et si tu veux prendre ton pied
je te ferais une remise,
tu ne perdras pas ta chemise !
Tu m’as l’air d’un sacré client,
plutôt dans le genre ruffian
truand ou alors mercenaire
… peut-être un ancien légionnaire ?
Tiens, comme tu me plais beaucoup
tu ne raqueras pas un sou,
rien du tout, pas une roupie :
je vais devenir ta groupie ! »
Impossible de dire non
à ce véritable canon
qui m’implorait que je l’honore :
vous comprenez, je subodore ?
Je la suivis dans sa maison,
sitôt passé le paillasson
elle se déshabilla vite
prise d’une rage subite !
Elle était belle de partout
et ses nénés pas laids du tout
avaient la couleur de l’opale
tout comme son petit nez pâle !
Je sais que vous voudriez bien
- ne niez pas bande de vauriens ! -
que je vous détaille la scène
mais je ne fais pas dans l’obscène !
Vous n’aurez rien de croustillant !
Sous la gégène ou le carcan,
je ne me mettrais pas à table
et mon choix est inébranlable !
Ce sera de l’édulcoré,
pas la peine de m’implorer :
ce fut une nuit fantastique
effleurant l’état extatique !
C’est au matin, pauvre de moi
que je me suis réveillé roi
des cons de toute la planète :
la belle avait fait place nette !
Plus de papiers, plus de pognon
( planqués dans mon gros ceinturon ! )
même plus mon automatique :
il ne me restait que ma chique !
( Pas étonnant qu’elle m’ait dit :
« Mets-toi à poil, ô mon chéri,
ôte donc ta grosse ceinture
tu vas me coller des gerçures ! » )
Un jean et un polo douteux,
des pompes au cuir très miteux :
triste état pour une barbouze,
restait à marcher dans la bouse !
Je m’étais foutu par orgueil
le grand Brahmapoutre dans l’œil
en prenant la fille du Gange
pour une déesse ou un ange !
Une vache passant par là
me fit cadeau d’un très gros tas,
de quoi booster vraiment la chance :
j’y mis le pied avec conscience !
Le proverbe se vérifia,
- merci mon dieu, alléluia ! -
en butant dans une palette
je découvris une mallette !
Elle était bourrée de biftons
- jamais vu autant de pognon ! -
ça sentait la mafia locale,
je me suis dit : « choppe et détale ! »
Je me suis resapé à neuf,
j’ai évité toutes le meufs,
j’ai pris l’avion pour l’Inde proche
sans rencontrer une anicroche !
Arrivé à Chandernagor,
dans ce très grand aéroport,
j’ai croisé un unijambiste
qui s’avéra sage bouddhiste.
Je lui proposais de l’aider
vu qu’il était handicapé,
il fut très touché par la chose :
j’entamais ma métamorphose !
Il m’a dit : « Je suis un bouddha,
emmène-moi à Calcutta,
je t’apprendrais avec passion
la profonde méditation. »
Il faut croire que j’étais doué
- il en était tout éberlué ! -
je suis devenu un vieux sage :
j’ai bel et bien tourné la page.
Maintenant je lis le sanskrit,
à croire que c’était écrit,
je consulte de vieux ouvrages
dont un sur le libertinage !
Il s’agit du Kama-Sutra,
une étude nec plus ultra
sur les positions amoureuses
dont bon nombre sont très scabreuses !
Je suis sage mais pas de bois,
alors de temps en temps ma foi,
oubliant la métaphysique
j’opte pour des travaux pratiques !
J’ai très grande réputation
et les filles de la région
veulent me servir de cobaye :
c’est le revers de la médaille !
Tous les jours devant la maison,
des femmes perdant la raison
prient pour que je les initie
à diverses acrobaties !
Je dois faire une sélection,
dans la plus grande abnégation,
de celles qui auront la chance
de goûter à une séance !
Et j’ai vu arriver un jour
la doudou m’ayant joué le tour
qu’au début vous avez pu lire,
qui venait pour se faire élire !
Du haut de ma grande bonté,
je lui ai dit « tu peux monter,
je suis sage et je te pardonne
car en amour tu es très bonne ! »
Pour satisfaire ses désirs
j’ai été forcé de choisir :
on ne peut pas, je le professe,
s’occuper d’une armée de fesses !
Je traduis le Kama-Sutra
en ayant soin pour chaque cas
d’expérimenter les figures :
ce n’est pas une sinécure !
On fait ça consciencieusement
pour éviter les accidents
à ceux qui auraient la folie
de tenter tout ça sans poulie !
Nos travaux sont très reconnus
par des savants qui sont venus
de tous les coins de la planète
nous observer à la lorgnette !
Certains n’en ont pas cru leurs yeux,
on a du évacuer des vieux
… il faut dire que ma favorite
c’est vraiment de la dynamite !
Nous serions et c’est naturel
sur la liste des prix Nobel
en physique des corps instables :
c’est du lourd et du respectable !
On a même eu un bataillon
de vieux potes de la légion
… ils en avaient la bave aux lèvres :
sale temps en vue pour les chèvres !
Ils sont repartis en chantant
un vieux refrain de dans le temps
dont je mets ici les paroles
ne croyez pas que je rigole :
« Tiens, tiens, voila du bouddha
voila du bouddha
voila du bouddha !
Du bon, du bout, du bon bouddha,
nous on en veut, on en aura ! »
Je pourrais bien sûr continuer
mais vous pourriez me conspuer
aussi vous ne saurez la suite
que si un jour l’envie m’habite.
En attendant n’oubliez pas
d’acquérir mon Kama-Sutra :
terminé la vie terne et rance
mais prenez bien une assurance !
Jouer à la bête à deux dos
en tentant le double salto
sans se rompre une ou deux vertèbres
exclue que l’on fasse le zèbre !
C’est une question de mental
et pour éviter l’hôpital
suivez mes conseils à la lettre :
je me ferais mentor et maître !
Il faut de la concentration
bien avant et pendant l’action,
le septième ciel se mérite
… à l’entraînement tout de suite !
Au début mettez un filet
en chanvre tressé népalais
pour ne pas finir aux urgences
à poil et en toute indécence !
Rotpier
Image du net bidouillée ... par le Rotpier
Le poème du jour : " Le zébu de Bézu, " de ... Pierre
.
J’habite un petit village de Normandie ( 1500 habitants ) qui s’appelle Bézu-Saint-Eloi. Nous disons communément que nous nous rendons à Bézu tout court.
Bézu étant l’anagramme de zébu, cela m’a donné l’idée d’écrire un petit poème intitulé « Le zébu de Bézu » … pour les enfants mais pas que !
Je vous le soumets …
Image du net : Le lavoir du village
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Image du net !
Le zébu de Bézu,
- J’ai vu un zébu à Bézu !
- Un quoi ? Un zébu à Bezu !
… Mais mon cher, vous avez trop bu !
- Que nenni ! Je l’ai vu vous dis-je !
N’allez pas croire que j’attige :
Votre scepticisme m’afflige !
- Pardon … mais quand même, un zébu !
Dites, vous n’auriez pas confondu
Avec un gros taureau bossu ?
- Je connais les taureaux mon cher !
Je ne ferais pas cet impair
Même sans être un grand expert !
- Alors, je ne sais plus que croire,
Voilà une drôle d’histoire
A dérouter un auditoire !
Mais …
Tiens, voila notre ami Albert,
Notre je sais tout très disert.
Alors, quoi de neuf mon cher Albert ?
- Le cirque a perdu un zébu !
il est quelque part dans Bézu
… dites, vous ne l’auriez pas vu ?
C’est un zébu long tout bossu
Qui boite un peu bas mais sans plus,
Vous ne l’auriez pas entendu ?
Clic, clic, clic, clac… cela s’entend,
Cela se remarque vraiment
Clic, clic, clic, clac… c’est évident !
Mais …
Attendez… là-bas, au tournant,
… Clic, clic, clic, clac … assurément
C’est lui ! Oh ! Je suis bien content !
Il vient de la rue du lavoir,
Il a bu, c’était à prévoir
Et il revient par le trottoir !
C’est son grand ami le lama
Qui va être heureux comme un roi :
Tous les deux ne se quittait pas !
Quand même, un zébu à Bézu
Tout bossu, on aura tout vu,
hier encore qui l’aurait cru ?
Péroraison :
Ce n’est qu’un gentil mélodrame
un petit jeu sur l’anagramme
« Zébu - Bézu » voila la trame !
Je l’ai écrit pour les enfants
Mais s’il plait aussi aux parents
J’en serai bigrement content !
On peut l’étudier à l’école
Certains mots sont un peu des colles :
Tous aux dicos sans protocole !
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Image du net !
... Z'avez pas vu le zébu ?
" Fabliau sur corde raide, " : le poème du jour de ... Pierre
Image du net
De Griveaux à grivois, il n’y a qu’un pas,
à vous de le franchir ou pas !
Fabliau sur corde raide,
Ce n’est qu’un petit fabliau
pour ceux qui veulent monter haut
dans le cénacle politique
et ne pas perdre leur boutique.
Aujourd’hui on n’est plus hier
on est défait en un éclair
par une photo dérobée
et sur les réseaux étalée.
Vous qui êtes …
A gauche à droite ou au milieu
à la base ou auprès de Dieu
méditez ce petit adage
pour éviter le grand naufrage :
« Méfiez-vous des réseaux sociaux
où nichent de drôles d’oiseaux
qui viennent faire leurs emplettes
même une petite branlette
qui vous met la tête sous l’eau
… n’est-ce pas Benjamin Griveaux ! »
Moralité :
Il faut se méfier des selfies
qui frôlent la pornographie
à Paris ou bien au Creusot :
on cache son petit oiseau !
Péroraison :
Je vais être très critiqué
pour le vers seize c’est OK
j’ai l’habitude c’est classique
de trop tirer sur l’élastique !
Pour le dix-huit également
il ne faut pas nommer les gens
il parait que ça les ébranle
mais moi je m’en tape et -‘ - - - - - - - !
Terminaison :
Je vous avais bien prévenu
et pourtant vous avez tout lu
adeptes qu’à cela ne tienne
des chroniques rabelaisiennes !
De La fontaine à Rabelais
soyons fiers de l’esprit français
qui rayonne à travers le monde
par son génie et sa faconde !
Foin de quelques débordements
dans une fable ou un roman
un entrechat de paillardise
c’est sur le gâteau la cerise !
Rabelais, image du net
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