Boucher: quel beau métier ! Le poème du jour: : " Amour destiné à choir " de ... Rotpier
Horizon amoureux bouché,
Amour destiné à choir,
Amouraché !
Il s’en était amouraché !
Elle, était secrétaire,
lui, boucher.
Elle n’était pas sectaire
- pas pour deux sous ! -
bien au contraire !
Mais … elle n’aimait pas les bouchers,
c’est tout !
Il avait tout fait
pour l’approcher,
elle avait tout fait
pour l’éviter.
Au travail,
remâchant sa déconvenue,
il maniait le hachoir
avec une rage à peine contenue !
Un soir,
n’en pouvant plus,
il l’attrapa et la hacha menu !
Rage passée,
il pleura longtemps,
très longtemps
sur son amour haché.
Pierre Dupuis
Que cela serve de leçon aux secrétaires, non de non !
Mieux vaut t ------ le boucher que de se faire tailler en morceaux par lui !
Vieux dicton qui circulait aux halles de Paris ! ............ si !
Le petit arrêt rebus de … Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !
Petite aide au rébus :
2ème ligne, première figure: " le oui russe "
3ème ligne, avant le " r' " : " tord "
4ème ligne avant le " l' " : " U " .........................
Et ... bon jeux ... sans rire jaune!
Bon travail !
Rotpier
Le dicton du jour et ceux des jours suivants … selon Rotpier !
Les dictons de la semaine … selon Rotpier !
Un petit jeu de mot, une petite bêtise ou …. une grosse,
un personnage caché ou bien toute autre chose : juste pour vous faire sourire ! Enfin, je l’espère !
Bonne fête à tous les saints de la semaine !
A la Saint Patrice,
chers lecteurs,
le Rotpier n’est pas triste
… les autres jours non plus d’ailleurs !
Pluie à la Saint Cyrille
mouille les nombrils
des amoureux qui, dehors,
s’ e...ent !
(à vous de trouver la rime : je me défile !)
A la Saint Joseph,
si les robes des « Marie »
se soulèvent,
c’est qu’il y a du zef !
ou que … des malins les lèvent !
Y a pas de miracle !
Au Printemps tout bourgeonne
et les corsages pigeonnent !
Surtout le soir
et … sans accessoires !
A la Sainte Clémence,
il sera pardonné à Rotpier
ses instants de démence !
A la Sainte Léa,
c’est la fête aux Léa
sans aléa !
Sûr mon gars !
A Pâques, les prévoyants
ont plus d’une copine :
ils connaissent la combine :
il ne faut jamais, pour gagner,
placer ses œufs dans un seul panier !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Le poème du jour: " Chat va bien … hein ! " de ... Rotpier
Comme la semaine n'a pas étée très gaie: un petit divertissement que j'avais écrit à partir d'une photo de Jean-François ! .......................... Si Bayrou gagne ce soir, on pourra lui dire: Cha ... Pau !!!
Chat va bien … hein !
Oh ! Eh ! Ça va … hein !
J’ai très bien entendu !
Les :
« Regarde cet empoté ! »
« Marrant ce chat-pot ! »
« Chat alors ! Un chat sur le pot ! »
«- Il dépare la coupelle :
je trouve ce chat peu rond !
Tu crois que son cou pèle ?
- J’ sais pas … j’aime pas les chats pelés !
… les chats laids non plus !
… les chats lents pas plus ! »
Oh ! ça va bien, hein !
Lâchez-moi les coussins !
Ou alors, ma patte de velours
vous allez la goûter,
toutes griffes déployées
… en plein dans le nez !
Je sais, parfois, me faire chat-teigne !
Et je distribue des marrons et des beignes !
Je suis un chat de garde !
Et, prenez bien garde :
je pourrais aussi me moquer
… dans le genre :
« Vous avez une démarche très … chaloupée !
… vous ne seriez pas un peu de la jaquette ?
Un peu tapette?
… Sans souris … c’est sûr !
Ah ! Ah ! C’est dur, hein les blaireaux ?
Chat vous la coupe
un chat qui se poile sur votre dos !
Fini de faire les zozos !
Là, c’est moi qui rit !
Et … c’est vache un chat qui rit !
Voilà !
Bien charrié, bien servi !
Non mais !
Chat se termine comme chat !!!
Et pis ch’est tout,
Chalut !
Pierre Dupuis
Les haïkus du jour … selon Rotpier
Avertissement aux nouveaux lecteurs :
Définition du haïku selon Rotpier (qui n’engage que lui !) :
Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.
Nota : Haïku se prononce en français : « aiku » sans liaison. Exemple :
dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non « naiku »
J’ai rarement le haïku triste.
J’ai souvent le haïku leste
mais je ne l’ai jamais pompeux !
On a, après tout, que le haïku qu’on peut,
et quand il est beau, autant le montrer !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Les haïkus du jour :
Fauteuil basculant
éclairage éblouissant
courage dedans !
Doigts forts et agiles
manoeuvrant habilement
toujours bouche bée !
Pour trente en dedans
deux dehors à l’arrachée
prises en tenaille !
Têtes couronnées
à l’abri de leur palais
jouant au bridge.
Où mes haïkus vous ont-ils conduit ? … clic ! un petit commentaire !
Euthanasie,Chantal Sébire, le poème du jour : « La politique de l’autruche » de … Rotpier
Préambule :
J’avais écrit ce poème en septembre 2003 pour l’affaire Imbert. Rien n’a bougé depuis au niveau de la loi ! Les personnes en fin de vie sont toujours en attente d'une fin décente.
Pourquoi le sujet de l’euthanasie est-il tabou en France ?
Pourquoi les politiques de gauche comme de droite font-ils la sourde oreille dès que l’on aborde le sujet ?
Chaque fois qu’une demande est faite par une personne d’autoriser la médecine à mettre fin à ses jours, la réponse est la même : « la loi et l’éthique en France nous l’interdit » Ça, nous le savons ! Nous ne sommes pas idiots ! Ce que nous demandons, c’est de changer la loi !
Nos voisins de Belgique, des Pays Bas et aussi ceux de Suisse ( qui autorisent le suicide assisté ) seraient-ils des sauvages, des monstres ? Non ! C’est nous qui sommes des arriérés !
Pierre Dupuis
Poème déjà publié
Photo-montage Pierre
Parce que, dans une démocratie évoluée comme la nôtre, il est totalement injuste de refuser ce choix à quelqu’un qui le fait, en toute lucidité, à un moment donné.
La politique de l’autruche
ou … la tête dans l’urne,
Chaque jour, un peu plus, des rigoles se creusent
sur mon pauvre visage agité par des tics ;
nul besoin d’un expert pour faire un diagnostic :
c’est la pile des ans qui se fait dévoreuse !
Ma carcasse se tasse et devient dérangeante,
la couleur de ma peau s’approche du mastic ;
dans les yeux des enfants, je lis le pronostic :
« il me fait peur ce vieux avec sa voix tremblante ! »
Mon passage ici-bas c’est avéré fertile,
si j’en fais le bilan, le solde est positif ;
il ne faut surtout pas aggraver le passif
en restant trop longtemps une charge inutile.
Je ne suis plus capable en toute indépendance
d’assurer mon départ par un acte discret,
il fallait y penser - c’est mon plus grand regret ! - :
il faut savoir trancher avant la décadence !
Il est temps - oui ! grand temps - de quitter cette terre,
je ne peux ni ne veux, à la vie, m’amarrer ;
je demande à la loi de ne plus me barrer
l’accès de ce chemin : j’en suis propriétaire !
C’est un choix personnel mais j’en connais tant d’autres
qui voudraient bien pouvoir décider de leur sort,
qui peut mettre un veto, qui peut nous donner tort :
c’est notre volonté, n’imposez pas la vôtre !
Un simple mot chez vous provoque l’amnésie,
mais dans certains pays il ne fait plus frémir :
les gens ont tout compris, leur âme a su mûrir,
ce mot que vous boudez ce nomme « euthanasie » !
Si vous ne voulez pas passer pour des baudruches,
vous, messieurs les élus, il faut légiférer,
il est passé le temps de toujours différer
il va falloir cesser de jouer les autruches !
De gauche ou bien de droite, oubliez les clivages !
Ce sujet délicat n’est pas des plus porteur ?
Raison de plus pour vous : soyez à la hauteur
et vous serez alors dignes de nos suffrages !
Arrêtez d’esquiver au nom de la Patrie !
Le sujet est tabou ? A vous de l’expliquer !
Quant aux grands offusqués, il faut les impliquer :
obligez-les, deux jours, à vivre en gériatrie !
Pierre Dupuis
En l'honneur de la disparition du dernier Poilu: Lazarare Ponticelli :Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
Une fois par semaine, je vous propose de partager les chansons et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
Cette fois-ci :
Une chanson de Jacques Brel : « Jaurès »
Pour la partie de la chanson grisée qui traite de la boucherie de 14-18 et en l’honneur du der des ders de la der des ders :
Lazare Ponticelli
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Bon partage !
Rotpier
Le poème du jour: " Le petit couloir " de ... Rotpier
Le petit couloir,
On naît,
on n’est.
On vit
à l’envi.
Plus d’envie :
on s’ennuie.
On se lasse,
on se tasse.
On se rabougrit,
on vire au gris.
On plisse,
on glisse,
on dévisse.
On dévale,
on s’étale,
ça fait mal !
Puis c’est l’heure
et … on meurt !
En raccourci :
Bonjour … bonsoir
avec, entre deux,
trois petits points : un petit couloir
… un petit couloir appelé vie !
Pas de quoi en faire une histoire !
Pierre Dupuis
Le poème du jour: " Echouage " de ... Rotpier
Merci à Marie Bretagne pour m’avoir permis d’utiliser cette photo comme source d’inspiration pour ce poème.
Photo de Marie-Bretagne
Echouage,
Sa barque … il l’avait bien menée !
Tenant la barre fermement
Et gardant le cap vaillamment
Pendant un bon paquet d’années.
Capable de vivre en apnée
Des jours et des jours, crânement,
Refusant dédaigneusement
Toute aide, y compris spontanée !
Mais, avec ses coups de boutoir,
Le temps, inlassable matoir,
Avait ébranlé sa carcasse.
Il avait dès lors dérivé
Et, comme une vieille barcasse,
Avait fini par s’échouer.
Pierre Dupuis
/image%2F1488940%2F20260515%2Fob_0f951c_caricature-ia-le-rotpier.jpg)