" Votre fille a vingt ans " de Serge Reggiani ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
Cette fois-ci :
Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis
Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
Vous connaissiez déjà tout ce qu´elle découvre
Vous avez oublié les choses qui la troublent
Madame, et vous troublaient aussi
On la trouvait jolie et voici qu´elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu´elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli
Ils se font un jardin d´un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l´âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu´on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie
Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d´amour ils se rendent coupables
Madame, au creux du même lit
Mais coupables jamais n´ont eu tant d´innocence
Aussi peu de regrets et tant d´insouciance
Qu´ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame, pour leurs tendres délits
Jusqu´au jour où peut-être à la première larme
A la première peine d´amour et de femme
Il ne tiendra qu´à vous de sourire Madame
Madame, pour qu´elle vous sourie...
Bon partage !
Rotpier
Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
… Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !
Et pis c'est tout !
" Derrière la vieille porte, " : le poème du jour de ... Pierre
" Tout est resté figé,
tout est resté en place ! "
1
Derrière la vieille porte,
Un loquet bricolé
un peu à la va-vite,
pas du tout fignolé :
une invite à visite !
Un peu comme un voleur
j’entrebâille la porte :
une vague lueur
que des ombres déportent
descend de tout en haut,
de l’antique verrière
dont les étroits carreaux
sont mangés par le lierre.
Une odeur de copeaux
un peu moisis domine,
la poussière au repos
agace les narines !
Un oiseau prend son vol
… deux … trois ! Je les dérange !
J’entends aussi au sol
des petits bruits étranges.
Et dans le clair-obscur,
là-bas, quelques yeux brillent !
Les toiles sur les murs
et les poutres fourmillent !
C’est un vrai paradis
pour légions d’araignées
rejoignant leurs abris
dans de larges saignées.
Dans ce vaste local,
des ombres se détachent :
des squelettes bancals
jouant à cache-cache !
L’éclairage manquant,
je retourne à la porte
et tire en grand l’ouvrant
que trois vieux gonds supportent.
Leur grincement râleur
me perce les oreilles :
l’huile, pour leur malheur,
a cessé ses merveilles !
Et … je découvre alors
que la vieille bâtisse
recèle un vrai trésor :
une antre d’ébéniste !
Image prise sur le net
Tout est resté figé,
tout est resté en place !
Un buffet étagé,
juste au milieu, rêvasse.
Il se sent estropié
sans sa belle rosace
qui gît là, à ses pieds,
et n’a jamais prit place !
Les grands squelettes noirs
ne sont que les machines
qui du matin au soir
sentaient bon la résine.
Une scie à ruban
dont la lame rouillée
entoure ses volants
qui semblent verrouillés.
Un gros tas de copeaux
sur la dégauchisseuse,
lui fait comme une peau
épaisse et granuleuse.
Le profil compliqué
du fer de la toupie
attend pour fabriquer
des profils en copie.
La mèche à mortaiser
semble toujours vaillante,
prête à réaliser
son action pénétrante !
Dans le fond l’établi,
de construction solide,
est encombré d’outils
semblants des plus valides !
Des valets, des rabots,
une grande varlope,
des gouges, des ciseaux,
une équerre cyclope.
Un compas d’épaisseur
et puis un autre à verges,
des tampons polisseurs
et une ardoise vierge.
Un pot de brou de noix
et de la cire en boite,
du vernis, un chinois
et aussi de la ouate.
De nombreux gabarits
aux formes travaillées,
de la toile émeri
dans des bandes taillée.
Des chiffons de coton
et d’autres en longue laine,
des pinceaux à poils longs :
au moins une dizaine !
Tout est resté figé,
tout est resté en place.
J’entends un bruit léger
et je fais volte-face !
Des cheveux en chignon
d’une blancheur parfaite,
un corsage en crépon,
pas du tout stupéfaite :
la vielle dame est là
et son pâle sourire :
« - Mon mari n’est plus là,
je voulais vous le dire.
Voilà vingt ans déjà
qu’il dort au cimetière,
mais rien n’a bougé là,
même pas la poussière.
Le vieux buffet attend
sagement sa rosace,
il attendra le temps
que je cède la place.
Peut-être bien qu’après,
un tout jeune ébéniste
tirera un long trait
sur ce silence triste ?
En repartant, Monsieur,
refermez bien la porte,
le loquet est très vieux
… à mon image en sorte. »
Pierre Dupuis
Les pensées du jour de Pierre ou de Rotpier !
La ou les pensées du jour de Pierre ou de Rotpier !
Statue dans mon jardin
Si tout n’est pas bon,
ne m’en veuillez pas : je me rôde, hein !
La pensée du jour :
En politique, la cuisine des non-dits a le gros avantage de laisser à chacun le soin de l’accommoder à ses goûts.
Quitte à ce que, par la suite, certains s’emparent d’un plat bien réussi et en revendique la paternité !
Quand je dis « en politique », je suis bien restrictif et cette pensée s’applique à beaucoup de domaines … voir à tous !
Et pis c’est tout !
Bonne méditation !
Rotpier
Rébus : Réponse pour le rébus de … Rotpier
Réponse pour le rébus :
Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !
Bravo à ceux qui avaient trouvé !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
… Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !
Et pis c'est tout … c’est bien vu ?
Réponse :
Paradoxalement la meilleure voyante que j’ai connu était atteinte de cécité cela m’a beaucoup taraudé l’esprit !
"Je descends du singe" de Marc Lavoine. Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
Cette fois-ci :
Il y a des jours de litanie
Où les uns jouent avec l’ennui
Des jours de silence
Où les ombres pensent
Il y a des jours de solitude
Le cœur bat plus que d’habitude
J’suis blanc comme un linge
Je descends du singe
Et je descends dans la rue
Parmi les gens perdus
Je vais sur la jetée
Parler au vent salé
Je vis dans ma bouteille
Je bois jusqu’au soleil
Je vole jusqu’alalie
Des milles et une nuiit
Hen, hen
J’suis blanc comme un linge
Je descends du singe
Il y a des jours ou tu me manques
Des heures ou le bonheur se planque
Des jours de torture
Qui ont la dent dure
Il y a des jours de manquer d’air
A deux doigts de se foutre en l’air
J’suis blanc comme un linge
Je descends du singe
Et je descends dans la rue
Parmi les gens perdus
Je vais sur la jetée
Parler au vent salé
Je vis dans ma bouteille
Je bois jusqu’au soleil
Je vole jusqu’alalie
Des milles et une nuiit
Hen, hen
J’suis blanc comme un linge
Je descends du singe
Il y a des jours mal dans leur peau
Qui ne trouvent pas le repos
Des journées entières
Qui partent en arrière
Et je descends dans la rue
Parmi les gens perdus
Je vais sur la jetée
Parler au vent salé
Je vis dans ma bouteille
Je bois jusqu’au soleil
Je vole jusqu’alalie
Des milles et une nuiit
Hen, hen
J’suis blanc comme un linge
Je descends du singe
Il y a des jours à te chercher
Sur les ruines de mon passé
J’suis blanc comme un linge
Je descends du…singe
Je descends du singe
Tu, tu, lu, tu, tu
Tu, tu, lu, tu, tu
Je descends du singe
Tu, tu, lu, tu, tu
Tu, tu, lu, tu, tu
Tu, tu, tu, lu, tu, tu
Je descends du singe
Tu, tu, lu, tu, tu
Tu, tu, lu, tu, tu, tu
Tu, tu, tu, lu, tu, tu
Je descends du singe
Bon partage !
Rotpier
La minute pamphlétaire du facétieux palmipède ! De ... Rotpier !
La minute pamphlétaire du facétieux palmipède !
Mieux vaut un canard qui se rebiffe
qu’un canard laquais !
Le coup de bec du jour :
Rien d’étonnant à ce que Valls devienne impopulaire chez les roms, lui qui s’emploie à les faire valser sans la moindre mesure de Strauss !*
Je constate avec nostalgie que l’élégance et les bonnes manières se perdent sous les lambris de la république !
* Quand je parle de Strauss, c’est bien entendu de Johann et non de Kan … hein, mes petits canards ! Avec lui, ce serait plutôt du Wagner et, de préférence : « La chevauchée des Walkyries » !
Détonnant … non ?
Et pis c'est tout !
Le Rotpier
" Le moulin de Guiboeuf " : un poème de ... Pierre
Le Moulin de Quiboeuf avant restauration. Photo d'une photo appartenant aux propriétaires prise par moi-même !
A Madame et Monsieur Soulez, les propriétaires,
qui ont redonné vie au Moulin de Guiboeuf.
Le Moulin de Guiboeuf,
C’est un ancien moulin qui n’était plus que ruines,
plus de toit, de charpente et des murs délabrés,
il sentait le moisi bien plus que la farine :
les attaques du temps l’avaient tout délabré.
Un crève-cœur pour qui aime les vieilles pierres
qui sentent bon l’histoire et les récits d’antan,
à l’époque c’était à grands coups de rapières
que se départageaient chrétiens et protestants !
Adossé à l’étang d’où il tirait sa force,
il appartenait au domaine du château
qui fièrement se dresse en bombant bien le torse,
toujours gaillard depuis le temps des huguenots !
C’est l’an onze cent qui lui a donné naissance
après que l’étang eut été aménagé
par le seigneur d’alors auquel l’obéissance
était de mise pour pouvoir y accéder.
Combien a-t-il moulu de sac de blé ou d’orge
ou encore d’avoine ou de tout autre grain ?
On ne saura jamais car si le lieu regorge
de souvenirs muets… plus d’écrits à la main !
Le dix-neuvième siècle a vu sa décadence,
son rendement n’était pas de taille à lutter
contre le modernisme et contre les cadences
des moulins actionnés par l’électricité.
Un jour il a fallu se rendre à l’évidence,
le vieux moulin s’est tu au grand dam du meunier,
qui perdait là son seul moyen de subsistance,
obligé de changer de cadre et de métier.
Il fut abandonné aux vents et aux tempêtes
qui s’acharnèrent à s’attaquer à son toit,
quelques infiltrations commençant par le faîte
se mirent au travail pour pourrir tous les bois.
La charpente céda et les murs s’écroulèrent,
quelques pans plus gaillards défièrent le temps,
sur son squelette enfin les ronces s’installèrent
pour former un amas qui resta fort longtemps !
C’est du château que vint le projet estimable
de sa restauration dans les règles de l’art,
ce qui fut dit fut fait de façon responsable
avec des matériaux, locaux pour la plupart.
Nouvelles fondations, vieilles pierres jointées,
très lourds linteaux de chêne et granit aux appuis,
des fermes à l’ancienne et bien sûr chevillées
et des ardoises pour étancher le bâti.
Un étage est venu couronner tout l’ensemble,
sans le dépareiller, ce qui est important,
c’est une pièce à vivre et où l’on se rassemble
pour se retrouver juste au niveau de l’étang.
Cette restauration est une réussite,
à la voir on ressent vraiment un effet bœuf,
le tout s’intègre en plus dans un splendide site :
il revit aujourd’hui … Le Moulin de Guiboeuf !
Pierre Dupuis
Photos prises par moi-même
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