" Le moulin de la Boulaye " : le poème du jour de ... Pierre !
Allez, je vous propose un petit devoir de vacances !
Poème écrit sur place, dans le moulin, en Bretagne, dans le Morbihan pour être précis ( à Pluméliau à 12 Km de Pontivy )
A Madame et Monsieur Kervarrec
qui ont restauré, avec beaucoup de goût
et d’authenticité, le moulin de la Boulaye.
Le moulin de la Boulaye,
« Ah ! Vieux moulin tu as tourné,
tourné, tourné et retourné ;
la force de l’eau sur tes pales
était ton énergie vitale !
Les paysans des alentours
qui venaient à chacun leur tour
guigner ta belle mécanique
la trouvait vraiment fantastique !
Ils n’avaient rien vu de pareil
à ce formidable appareil,
qui pouvait moudre sans relâche
sans se fatiguer à la tâche ! »
Il fallait pour être meunier
réfléchir et savoir manier
une mécanique complexe
qui laissait bien des gens perplexes.
Tout l’art était de réguler
le débit pour faire tourner
la roue à la bonne vitesse,
ce qui demandait de l’adresse.
Selon le niveau de l’étang,
selon les caprices du temps,
il fallait surveiller l’étiage
et réagir sans cafouillage !
Et puis il y avait les grains
pour les bêtes ou le pétrin :
mouture grossière ou farine
pour les auges ou les cuisines.
Chaque fois c’était différent,
il fallait varier tout le temps,
bien affiner tous les réglages
du broyage et du tamisage.
Ajoutez qu’en plus du cerveau,
il fallait être aussi costaud :
les sacs de grains ou de farine
pesaient très lourd sur les échines !
Sans compter que dans le moulin
la poussière battait son plein,
c’était à peine respirable
rendant les poumons irritables !
Le danger était permanent
de se faire happer par les dents
des boulimiques engrenages
capables des pires carnages !
Même s’il aimait son métier
et son beau moulin le meunier
mourrait souvent bien avant l’âge
épuisé par tout cet ouvrage !
« Combien as-tu mon vieux moulin
usé de ces hommes enclins
à ne vouloir jamais se plaindre,
à faire le travail sans geindre ?
Puis un jour il est arrivé
quelque chose qui a scellé
ta disparition programmée
malgré ta grande renommée.
C’est la fée électricité
qui a très vite supplanté
toutes autres forces motrices
et s’est faite dominatrice !
Sont apparus les grands moulins
qui ont grignoté un à un
les petits sans aucun complexe :
tâche facile dans le contexte !
Au grand dam du dernier meunier,
tes engrenages, tes paliers,
sont entrés dans un grand silence
sans aucun espoir de relance.
Et le temps a pris tout son temps
pour ronger inlassablement
ta merveilleuse mécanique
en se moquant de tes suppliques !
Il a commencé par le bois
de ta roue et puis de ton toit,
s’attaquant ensuite à tes pierres
aidé des ronces et des lierres.
Tes arbres se sont descellés,
tes alignements décalés,
de ta mécanique complète
il n’est resté qu’un grand squelette !
Mais un jour vint, béni pour toi,
des gens ont réparé ton toit
pour que cessent tes avanies
te conduisant à l’agonie.
Ils t’ont redonné du cachet
de haut en bas et sans tricher :
ta mécanique est exposée
comme on le fait dans les musées !
Ta fonction a beaucoup changé
puisque tu sers à héberger
des gens qui viennent en vacances
et admire ton élégance !
C’est reparti pour très longtemps
et je sens que tu es content,
car même sans ta mécanique,
au temps tu peux faire la nique !
Il est possible – pourquoi pas ? -
que tu te rappelles de moi :
un vieux monsieur un brin poète
avec un chapeau sur la tête.
Un vieux monsieur qui t’a parlé
et que tu as su écouter
sans être étonné de l’affaire,
un vieux monsieur aimant les pierres.
Porte-toi bien mon vieux moulin,
tu m’enterreras c’est certain,
les hommes jamais ne revivent :
leurs forces sont beaucoup moins vives !
Si l’on peut les rafistoler
un peu quand ils sont très usés,
cela ne les prolonge guère :
la vie de l’homme est éphémère. »
Pierre Dupuis
Le poème du jour (un petit sonnet branché !) : "La vibrante nonne," de ... Rotpier
Bonjour à toutes et à tous !
Le Rotpier est de retour !
Je vous propose, pour démarrer tout en délicatesse, un petit sonnet branché qui vous fera peut-être vibrer ?
Il est tout frais tapé de ce matin !
Image du net modifiée par mes soins !
La vibrante nonne,
Toute jeune elle était entrée
Au couvent sans grande passion,
Elle avait subi des pressions
Et son âme était sinistrée.
Elle devait rester cloîtrée
Alors que la grande éclosion
De son corps en ébullition
Lui laissait les joues empourprées !
Un jour de la fin février
Elle alla voir le jardinier :
« Je t’en supplie, viens-moi en aide
J’ai vraiment le feu au valseur ! »
Il lui dit pendant le remède :
« Bon dieu ! Que tu vibres ô ma sœur ! »
Moralité … si ! Il y en a une !
Une nonne n’est qu’une femme,
il suffit de bien la brancher
pour qu’elle soit tout feu tout flamme
et qu’elle se mette à vibrer !
Rotpier
Rentrée scolaire : quelques petites pensées pour tout le monde, mais … tout particulièrement pour mes collègues enseignants. Par … Le Rotpier !
Image du net
Je vous rappelle cette citation :
La plus perdue de toutes les journées
est celle où l'on n'a pas ri.
Chamfort (Maximes et pensées)
La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri ... même en province !
Rotpier (valeur ajoutée à la citation)
J’ai souvent été mort de rire
et pourtant je suis encore là !
Rotpier
Image du net !
Spécial rentrée scolaire !
Quelques petites pensées pour tout le monde, mais … tout particulièrement pour mes collègues enseignants.
Chers collègues, vous qui allez retourner au charbon avec une majorité de mineurs, j’espère que les vacances (dans le nord ou pas) vous ont donné bonne mine et que vous allez exploiter le filon ! Que la veine soit avec vous et avec vos esprits hautement attentifs. Et n’oubliez surtout pas le plantage de piolet régulièrement : c’est un excellent dérivatif qui ne rend pas du tout chauve !
Rotpier
Les pensées du jour :
1ère pensée :
Quand on a été enseignant, on reste enseignant à vie, que l’on soit hémophile ou pas !
2ème pensée :
L’enseignement, c’est simple. C’est le principe des vases communicants : le savoir passe de l’enseignant à l’apprenant. Un petit bémol quand même … parfois, avec certains élèves, on se demande bien où placer l’entonnoir !
3ème pensée :
Quand un élève mérite un zéro, il faut le lui mettre … le zéro. Mais il ne faut surtout pas omettre ( ou au cm, à la rigueur ! ) de s’en entretenir avec l’ensemble de l’équipe pédagogique, même et surtout à voix basses, car il y a de fortes chances qu’il y ait con s’il y a bulle !
4ème pensée :
Ayons une petite pensée toute particulière pour notre jeune collègue qui avait encore l'année dernière un concierge très avide. J'espère que son problème est maintenant réglé !
Le dicton (sérieux pour une fois !) :
A propos de la pédagogie :
Mieux vaut un prof ayant des connaissances moyennes et qui sait les faire passer à 50%, qu’un génie qui fait passer les siennes à 5% !
Courage à vous tous et méditez encore cette expression relevée dans je ne sais plus quelle revue pédagogique et désignant les parents d’élèves comme des « géniteurs d’apprenants *» ! Où commence et où s’arrête la connerie !
* authentique !
Que Saint Vincent vous protège c'est pour cela que nous le payons !
Très bonne rentrée à vous tous, moi, je pars en vacances samedi en Bretagne quelque part dans le haut du triangle Lorient-Vannes-Pontivy appelé aussi le triangle des bermu …das et … des chapeaux ronds … ça va de soit !
Je vous retrouverais dans les environs du 17 septembre vers 9h47.
Le Rotpier
Cézanne, "Le buveur" vu par Pierre ...
Après le fumeur ( http://rotpier.over-blog.com/article-le-fumeur-de-paul-cezanne-vu-par-pierre-double-sonnet-119631675.html ) voila « Le buveur ».
Je suis un peu les deux à la fois mais … avec modération !
Le buveur,
Où en est-il de ses pensées ?
Où en est-il de l’alcool bu ?
Ce n’est pas son premier abus,
c’est une longue traversée.
.Pour quelle cause ou quelle femme
en est-il arrivé à ça ?
Pourquoi a-t-il franchi le pas
qui passe du plaisir au drame ?
Il n’écluse que du vin rouge,
un vin de piètre qualité
mais il en boit en quantité
et toujours dans le même bouge.
Il arrive par la grand route,
personne ici ne le connaît,
certains le disent polonais
mais tout le monde est dans le doute.
Il passe des journées entières
à boire sans paraître soûl,
le soir il tient toujours debout
quand il salue la gargotière.
Jamais il ne parle à personne,
avec sa bouteille il est seul,
il le sera jusqu’au linceul,
jusqu’à ce que la mort le sonne.
Alors sa place sera vide,
les tâches rouges sur le bois
disparaîtront au fil des mois
tout comme cet homme impavide.
Il est possible que la table
se souvienne longtemps de lui,
qu’elle ait eu sans faire de bruit
une relation incroyable !
Le simple contact de son coude
a peut-être été suffisant
pour que des liens fort apaisants
entre lui et elle se soudent !
Les objets savent bien des choses,
ils sont détenteurs de secrets,
mais ils sont tout à fait discrets
et savent garder bouche close !
Il arrive que les poètes
s’en fassent de très bons amis
et il est couramment admis
qu’ ils fassent de longues causettes !
Pierre Dupuis
Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !
Réponse pour le rébus !
Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !
Bravo à ceux qui avaient trouvé !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Le petit rébus dominical de ... Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
5ème ligne, 1ère image : quand il a fini de boire, le bébé fait son " - - - " !
Et pis c'est tout !
Réponse :
Il y a la cote à l’argus des véhicules, je propose de créer la cote à l’argugusse des hommes politiques !
" Le fumeur " de Paul Cézanne vu par ... Pierre ... double sonnet !
Préambule :
Le personnage peint par Paul Cézanne n’est peut-être pas celui que je brosse au travers de ce double sonnet, mais il aurait pu l’être … il n’y a pas de fumée sans feu.
Pierre
Paul CEZANNE 1839-1906
- "Le Fumeur" ou "L'Homme à la pipe"
- Huile sur toile 92 cm x 73 cm
- Peint vers 1895
- Localisation: Moscou, musée Pouchkine
Le fumeur
ou
Il n’y a jamais de fumée sans feu,
Sonnet premier :
La pipe songeuse à la bouche,
la tête calée dans la main,
il ne pense pas à demain :
avec son passé il s’abouche.
Il revoit la sainte-nitouche
qui avait croisé son chemin,
regard hardi, bouche carmin,
qui ne valait pas sa cartouche.
Elle l’avait embobiné,
séduit, trompé et puis ruiné,
conduit tout droit à la galère.
Simple justice pour le coup
quand lors d’un sursaut de colère
il lui avait tordu le cou.
Sonnet second:
C’est pour la faire disparaître
qu’il avait allumé un feu,
lui le calme, le grand taiseux
qui ne laissait rien transparaître.
Pas disposer à comparaître
ni à faire le moindre aveu
pour cet acte délictueux
mais juste il faut le reconnaître.
C’est ainsi qu’il jugeait le fait,
pas de faute, pas de méfait,
juste une question de principe.
Depuis ce jour - plus de dix ans ! -
il s’était remis à la pipe
trouvant son nuage apaisant.
Pierre Dupuis
Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !
Réponse pour le rébus !
Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !
Bravo à ceux qui avaient trouvé !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Le petit rébus dominical de ... Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
3ème ligne, 1ère image : avec son œil le personnage " - - - - " au travers de la serrure ! 3ème image : nous en avons dix quand nous sommes intacts !
5ème ligne, 2ème image : Eux, ce ne sont pas des vieux ! Dernière image : jeune, il est lente !
6ème ligne,2ème image : en direct : "vie" !
Et pis c'est tout !
Réponse :
Il arrive un âge où les vieux matous doivent s’éloigner des jeunes chattes pour éviter l’infarctus du mioucarde !
Le petit rébus de l’Assomption ... du Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !
Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :
Ah! Queue c'est une pensée du Rotpier !
Je ne sais pas si celui dont je parle a des frères !
1ère ligne, 1ère image: après la tétée, le bébé fait un " - - - " ... 2ème image: la moitié du prénom de l'oiseau ! ....... dernière image: variété de poisson très bien choisie dans le contexte !
2ème ligne, 3ème image: c'est un " - - - - " mec ( pas plus que le Rotpier hein !) ... 4ème image: partie pointée par la flêche !
3ème ligne, 4ème image: il ne faut pas prendre le petit !
4ème ligne, 3ème image: de sable ou d'autre ! 4ème image : chacun portez la sienne !
5ème ligne, image 1 et 2 : en direct " qu'il y " ... 2ème image: la balle de golf va bientôt tomber dedans! (vue de l'intérieur !) .... dernière image: attention, ça brûle!
6ème ligne, 1ère image: le serpent fait toujours " s " ... 2ème image : ne vous fichez par de la mienne SVP !
Et pis c'est tout !
Ça, c’est juste la signature !
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