Le gendarme du harem : " La nostalgie de l'eunuque " , un poème tout en nuances de ... Rotpier
La nostalgie de l’eunuque,
i
Il avait fait le sacrifice,
pour diriger un grand harem,
de deux pièces de son service :
celles qui marchent en tandem !
Il était devenu eunuque
et conséquence de ce choix,
une virilité caduque :
ça marche moins bien sans les noix !
On ne peut pas vouloir le beurre,
l’argent du beurre et le beurrier,
il faut savoir choisir sur l’heure :
c’est le lot des aventuriers !
Mais à passer entre les croupes
lestes des femmes du sultan,
sans pouvoir goûter à la soupe
c’est quand même très attristant ! *
Parfois il versait une larme
sur son appareil estropié,
relégué au rang de gendarme
ne pouvant plus prendre son pied.
Il était un peu nostalgique
en les regardant dans leur bol
rempli d’aldéhyde formique :
duo fort mou dans le formol !
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
J’entends déjà les cris d’orfraie
des grands coincés du bigoudi,
ceux que le parler vrai effraie
mais qui jouent à touche pipi !
Bien qu’ils soient un peu équivoques,
ces vers ne sont pas incongrus :
juste une ablation de breloques
et pas une affaire de cul !
C’est un poème sans luxure :
pas besoin de gesticuler !
Je ne veux pas que la censure
se mêle de l’émasculer !
Rotpier
* Comme disait Bernard ! ( note de Pierre )
Mali: un résumé chronologique des opérations sur place. L'actualité vue par le Rotpier
Les évènements au Mali : le résumé.
Préambule :
Au début, vous avez suivi l’actualité concernant le Mali avec assiduité et puis vous vous êtes lassés. Après l’intervention de l’armée française vous avez repris, puis vous vous être lassés à nouveau. Ce qui fait que vous passez pour des ignares le matin, au café, quand vos collègues en parlent.
Je vous propose ici un résumé succinct, mais néanmoins précis, qui vous permettra, pour peu que vous vous l’appropriiez, de briller enfin sur le sujet.
Ne me remerciez pas : je participe bénévolement à votre culture générale afin de relever très légèrement le niveau de la France.
Le Rotpier
Carte du Mali en guerre (image du net)
Voila le résumé :
Mars 2012 :
Des groupes islamistes armés occupent et se partagent le nord du Mali et agissent en coordination avec le commandement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi Rliton : ce n’est pas du pipeau !).
Al-Qaïda, da est un groupe très à cheval sur les principes fondamentaux et redingotes de l’islam dur et radical, adepte de la Charia qu’ils appliquent en charriant un peu beaucoup.
Le 30 mars 2012, des combattants séparatistes entrent dans la ville de Kidal ou la résistance des maliens correspond à peu près à que dalle. Le capitaine Sanogo tique ( ce n’est pas un roman ! ) et demande une aide extérieure contre les rebelles pas beaux. Ceux-ci conquièrent la moitié du nord du Mali sans l’autorisation de Lima, ce qui les aurait obligé de faire un long détour.
Le 6 avril 2012, le Mouvement pour la libération d’Azawad (MNLA) proclame l’indépendance du Nord du Mali, qu’il nomme Azawad.
Le 8 avril, Putsch : le président Amadou Toumani Touré, n’étant plus bien entouré, quitte le pouvoir. Les militaires qui le prennent, au motif qu’il faut restaurer l’intégrité territoriale, s’engagent à rendre le pouvoir aux civils, en s’appuyant sur Dioncounda Traoré Al, président du parlement et ami des Béttencout, surtout de Lilliane.
Le 26 mai, le MNLA (touaregs) et Ansar Dine Aluile (islamistes) passent un accord de rapprochement pour créer un Etat dans le Nord. Mais le MNLA déchire l’accord une semaine plus tard.
Le groupe Ansar Dine Aluile est mené par Iyad ag Ghali Nacée, un drôle de volatile surnommé « Tatonbouctoupouilleux ».
Le 4 janvier 2013, Ansar Dine Aluile accuse Bamako de préparer la guerre, et de ne pas vouloir sérieusement engager de pourparlers de paix.
10 janvier 2010 – Après une offensive des combattants islamistes vers le nord, avec capture de la ville de Konna, ( c’est là que « Tatonbouctoupouilleux » déconna ! ) le Mali appelle au secours la France. François le mou devient très dur (du Viagra ?) et bandant toutes ses forces, il envoie l’armée française bombarder les colonnes de 4x4 Volkswagen Touareg : l’opération Serval.
Depuis, l’armée malienne appuyée par l’armée française vole de victoire en victoire et a repris toute les villes conquises par les islamistes qui se sont retirés dans les montagnes au-delà de Kidal.
Dernière minute : Mohamed Moussa Ag Mouhamed, le numéro trois d' Ansar Dine Aluile, celui qui ordonnait de couper les mains, a été arrêté par un groupe armé. « Il est conduit vers Kidal » a annoncé une source de sécurité malienne.L’armée française bombarde encore actuellement les sites stratégiques des islamistes situés dans les montagnes situées au-delà de Kidal et pas pour que dalle.
Pas de nouvelles de« Tatonbouctoupouilleux » : on ne sait pas s’il s’est rasé pour fuir plus loin.
C'est bien clair pour vous ?
Voila ce que vous pouvez raconter à vos amis, le matin, en prenant le café et vous faire mousser un maximum. Ne me remerciez pas : je vous en ai déjà dispensé !
Le Rotpier
Rébus : Réponse pour le rébus de … Rotpier
Réponse pour le rébus :
Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !
Bravo à ceux qui avaient trouvé !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
C'est une grosse bêtise du Rotpier concernant le domaine médical !
1ère ligne, 3ème image : il fait la roue!
2ème ligne, 3ème image : de jardin ! Dernière image, en direct : "ka" ( l'autre aussi !)
3ème ligne, 2ème image : le bébé prend son " - - - - " !
4ème ligne, 3ème image : en direct : " bi " !
5ème ligne, 1ère image: un diagramme de " - - - " ! 2ème image: c'est un exitant, mais ce n'est pas du café !
6ème ligne, 3ème image : celui-ci est de bus ! Dernière image: c'est le symbole représenté qu'il faut prendre !
Dernière ligne, 1ère image: en direct : "ti" !
Et pis c'est tout !
Réponse :
Si le pendant féminin de carabins est carabines sont-t-elles à un coup ou à répétition ?
Nota ( comme disait Nicole !) : Les carabins étant des étudiants en médecine !
Une carabine peut donc jurer : « Par mes deux seins, je réussirais à être toubib ! » Mais là, c’est une autre affaire !
Serge Lama : "Les glycines" ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
Sur le mur y avait des glycines
Toi, tu portais un tablier bleu
Toi, tu portais un tablier
Toujours le nez dans tes bassines
Toujours le nez dans tes bassines
En ce temps-là, on se parlait peu
En ce temps-là, on se taisait.
C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
C'est pas d'l'amour, mais ça viendra
Paraît que cousin et cousine
Paraît que cousin et cousine
Ça ne doit pas s'aimer d'amour, non
Ça ne doit pas parler d'amour
Alors on parlait du beau temps
De la pluie et des fleurs des champs
De la vendange et du labour, mais
On ne parlait jamais d'amour
C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
C'est pas d'l'amour, mais ça viendra
Puis je suis parti en usine
Puis je suis parti en usine
Je n'voulais pas être fermier, moi
Je voulais être le premier
Merci beaucoup, petit Jésus
J'ai bien mangé et j'ai bien bu
Je suis aimé ou respecté, moi
On me dit "vous" pour me parler
C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
C'est pas d'l'amour, mais ça viendra
Pourtant quand je vois des glycines
Pourtant quand je vois des glycines
J'ai envie de les arracher, moi
J'ai envie de les arracher
Paraît que t'aurais eu deux filles
Qui font partie de ma famille
Mais comme l'amour ne me dit plus rien
Elles n'auront jamais de cousins
C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
C'est pas d'la haine, mais ça viendra.
Frigide Barjot, la pas mal sonnée, méritait un sonnet-acrostiche de ... Pierre
Image du net
Telle est celle qui dans la vie
se nomme Merle Virginie,
capable au nom de son ego
de court-circuiter les cathos !
j
Saluons cette performance
qui met en avant l’évidence
que l’on peut tout manipuler
quand on sait bien gesticuler !
Pierre Dupuis
PS: Un lien pour cerner le personnage :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Frigide_Barjot
"La vieille branche," ... un poème du vieux Pierre !
Image du net trafiquée !
La vieille branche,
Ce matin, j’ai frôlé une branche.
D’une voix compatissante, elle m’a dit :
« alors, ça va ma vieille branche ? »
J’en suis resté interdit !
Qu’une branche parle, passe encore,
mais, qu’elle m’adresse la parole sur se ton,
je dis non, non et non : pas d’accord !
Interloqué, je me suis précipité
devant mon miroir pour vérifier.
Verdict sans appel : des rides à la pelle !
Les yeux dans les yeux,
j’ai interpellé ce traître à tain :
« Dis dons toi ! On se regarde tous les matins,
nous vivons sous le même toit
et tu ne m’as même pas signalé
que je prenais un coup de vieux
… un sérieux coup de vieux ! »
Sans baiser les yeux, il m’a répondu :
« J’ai bien essayé, mais quand tu me regardes
tu ne me vois pas … tu ne te vois pas
… mon vieux ! »
Furieux ! J’étais furieux !
J’ai brisé mon faux jeton de miroir
et suis allé chercher dans une armoire,
ma meilleure scie ! …Si !
Histoire, histoire de faire voir
à cette satanée branche
de quel bois se chauffe une « vieille branche » !
Mais avant même de commencer à la scier
… j’ai glissé !
Une seconde avant de m’écraser,
je l’ai entendue ricaner :
« Tiens, ça fait le quatrième cette année !
Ils vont pouvoir taper le carton, les macchabées !
En attentant … en attendant
de pouvoir jouer aux osselets ! »
Pierre Dupuis
Osselets
Os beaux !
Os laids
C’est pas beau !
Os longs
Os courts !
Au secours !
J’ai pas d’ pot !
Didon : La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !
La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !
Notons, comme disait Amélie,
que la Créte se trouve en bas et non en haut !
J'ai relevé cela: cocorico !
Préambule important dont tout lecteur nouveau doit bien s’imprégner pour appréhender correctement la suite.
1) La mythologie gréco-romaine n’a rien à voir avec des salades débitées par Juliette : je l’affirme !
2) Je vous fiche mon billet (d’ailleurs, il y en aura plusieurs et j’espère que vous n’allez pas vous en liasser !) qu’après m’avoir lu, vous serez bien plus à l’aise dans les soirées où vous aborderez les fabuleuses facettes de cette épique époque avec vos amis !
3) Les explications que je donne ici sont de sources sûres : mon lointain ancêtre étant Achille. Achille était un bel héros (Deravel était son père) et les filles, très amoureuses de lui, lui demandaient toujours : « t’as long Achille ? » et lui, répondait immanquablement en se grattant le pied : « vérifie toi-même ! »
4) Les dieux, demi-dieux et autres personnages étaient les mêmes chez les grec et les romains, mais ils s’appelaient différemment. Prenons pour exemple la déesse de l’amour et de la fécondité : elle s’appelait « Aphrodite » chez les grecs et« Vénus » chez les romains.
Ceci étant exposé, vous allez pouvoir suivre pas à pas la véritable histoire de ces temps fabuleux !
Si la mythologie est votre talon d’Achille en société, n’hésitez pas : suivez mes cours et vous deviendrez aussi brillant que le roi Midas qui changeait tout ce qu’il touchait en or et se grattait souvent les choses !
Aujourd’hui :
Didon recevant Enée avec ses nénés en avant
Nicolas Verkolye (vers 1700)
(Collection personnelle)
Didon
Mutto, roi de Tyr, qui tirait beaucoup, avait deux enfants Elissa, qu’il obligeait à lui chercher des poux (selon Gainsbourg) et Pygmalion à belle crinière, quand il mourut.
Bien que très jeune ce fût Pygmalion qui devint roi et Elissa épousa son oncle ( je vous rappelle que dans la mythologie, c’était genre famille tuyaux de poêle !) Mais après que son frère Pygmalion ait assassiné son époux Sicharbas qu’il traînait le cul par terre, afin de lui voler ses trésors, Elissa s'enfuit en compagnie de quelques fidèles en emportant les trésors dont Marius et ses lunettes.
En passant par Chypre quatre-vingt jeunes filles furent enlevées pour devenir les futures femmes des fugitifs : ils ne s’emmerdaient pas à l’époque avec les gonzesses !
Elissa se réfugia en Afrique du Nord à Byrsa ("la peau de bœuf"), et demanda une terre d'asile aux autochtones et aux islamistes d’Ansar Dine Alhuile commandés par lyad ag Ghali Nassé à crête rouge. Ceux-ci lui donnèrent par dérision "autant de terre qu'elle pourrait en faire tenir dans une peau d'un bœuf".
Après réflexion, elle découpa la peau en fines lanières et elle obtint, en les mettant bout à bout, une corde d'une grande longueur. Avec la corde ainsi formée, elle encercla son territoire assez vaste et fonda la ville de Carthage ("la ville neuve", proche de la contemporaine Tunis. Elissa prit le nom latin de Didon et elle fût loin d’être le Didon de la farce !
Plutôt que de se marier au roi Larbas au Connemara de la peuplade nomade des Gétules à prendre chaque matin qui l'avait demandée en mariage et qui voulait déclarer la guerre aux carthaginois si elle refusait, elle préféra se sacrifier sur un bûcher plutôt que d’être responsable d’un véritable carthage comme à Damas actuellement où règne un fou nommé Assad le maudit.
D'après l’Enéide de Virgile, qui travaillait comme agent de sécurité chez Carrefour, qui donne une autre version, elle se poignarda de dépit car Enée, avec des gros pare-chocs, avait refusé son amour et préféré s'embarquer vers l'Italie pour fonder Rome et répondre à son destin avec Giscard et Berlusconi le bandit.
Voici, voila ce que vous deviez connaître sur Didon pour ne pas être pris pour des dindons car avec le Rotpier c’est toujours du bon et pas du bidon !
A la semaine prochaine pour la suite ... si vous le voulez bien !
Rotpier ........ à qui il ne reste qu'un tout petit rien de jeunesse comme disait Lucien !
k
Rébus : Réponse pour le rébus de … Rotpier
Réponse pour le rébus :
Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !
Bravo à ceux qui avaient trouvé !
Et pis c’est tout !
Rotpier
Pamphlet sans moderato contre la dérive de Françoise Dolto ! ... Le poème du jour : « La machine à fabriquer des asociaux, » de … Pierre !
Elever son enfant en enfant roi, c’est le conduire sur le chemin du déni de société.
Lui cacher qu’il devra se soumettre aux lois de la dite société, c’est lui dissimuler la vérité et aller à l’encontre de la thèse qui veut que l’enfant soit une personne et qu’ il ne faut jamais lui mentir car il a, instinctivement, le don de percer le mensonge.
Image du net modifiée
La machine à fabriquer des asociaux,
Je parle ici d’une personne
à la fois mythe et étendard
pour les anciens soixante-huitards
qui criait dans leurs mégaphone :
« Il est interdit d’interdire !
La jeunesse fait ce qu’elle veut !
A bas les cons, à bas les vieux
et on ne vous l’envoie pas dire ! »
Ils avaient compris le message
de celle qui au long des ans
voulait placer tous les enfants
hors des sentiers d’apprentissage.
Pour l’enfant aucune contrainte
pour un bon épanouissement,
tout viendra naturellement :
il ne faut pas avoir de craintes !
S’il fait une grosse bêtise
ou qu’il refuse d’obéir,
hors question de le punir :
la sanction serait incomprise !
Expliquons-lui pendant des heures
qu’il ne faut plus recommencer
sans oublier de l’embrasser :
il ne faut surtout pas qu’il pleure !
Si le lendemain rebelote,
c’est que l’on n’a pas été bon
quelque part dans l’explication :
on a le Q.I. d’une lotte !
Pour le gamin c’est l’étincelle !
Il comprend très rapidement
qu'entre lui, papa et maman
… c’est lui qui tire les ficelles !
Du berceau à la maternelle
- disons de neuf mois à trois ans -
pas plus haut que trois bouts de Zan,
l’enfant a forgé sa chapelle !
Ce ne sera pas de sa faute
ou de quinze à vingt-cinq pour cent,
le reste à charge des parents,
tant pis si ces derniers sursautent !
Dès qu’il entrera à l’école
il sera vite confronté
à la dure réalité,
à un tout autre protocole !
Terminé l’individualisme,
maintenant il faut se frotter
aux règles de la société :
l’inverse de l’égocentrisme !
Il n’y a plus de privilèges,
tout partager et obéir,
travailler pour pouvoir choisir
sa place dans le grand manège !
Plus de limites élastiques,
le contrat est clair et précis :
on dit « s’il vous plait et merci »
exit les phases lunatiques !
Les sanctions sont prévues d’avance :
hors de question d’y échapper !
Si l’on transgresse il faut payer :
tout est fait dans la transparence !
La juste image de la vie,
base de toute société
qu’il faut en tous points respecter
pour en assurer la survie !
Les passe-droits : aux oubliettes !
C’est la grande compétition
et il faut se donner à fond
si l’on veut terminer en tête !
Pour se faire des camarades,
il faut oublier le « moi, je »
dans les discours et dans les jeux
sinon on se retrouve en rade !
Tout cela est bien l’antithèse
de la doctrine de Dolto,
vous l’aviez deviné très tôt
( un bon point entre parenthèses ! )
Reconnaissons-lui le mérite
d’avoir attiré l’attention
sur un mode d’éducation
obsolète en … quarante-huit !
Entre rigueur et fantaisie,
il faut déplacer le curseur
avec prudence et en douceur
hormis peut-être en bourgeoisie !
Quand l’argent n’est pas un problème
on a du temps pour corriger
et l’on peut même se payer
un psy pour gérer les problèmes !
Et aussi une institutrice
et un professeur de piano,
des domestiques tant qu’il en faut
… forcés d’encaisser les caprices !
L’erreur est là et manifeste !
Dolto s’est servi des médias
pour toucher le prolétariat
sans que personne ne proteste !
Une myriade de disciples
a vite repris le flambeau
« L’enfant est roi dès le berceau ! »
… c’était parti pour le périple !
Prenant la fibre maternelle
comme levier - un jeu d’enfant ! -
ils ont entraîné les parents
sur une pente irrationnelle !
Prisonniers de cet engrenage
ils ont du mal à s’en sortir,
à admettre que trop chérir
conduit droit vers le dérapage !
A l’inverse de toute attente
l’enfant roi n’est jamais comblé,
les parents en sont accablés :
l’incompréhension est patente !
Du salut ils cherchent la planche
en tentant de sévir un peu
mais vite ils s’aperçoivent que
… c’est une autre paire de manche !
Obligés en toute conscience
de faire leur mea-culpa,
de reconnaître le faux pas
ils peinent dans la résilience.
Hissé au rang de « Magnifique » !
Vénéré au stade fœtal !
Installé sur un piédestal :
c’est l’engrenage maléfique !
Je, je, je, je, je, je, je, je,
moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi,
moi je, moi je, moi je, moi je,
et moi, et moi, et moi, et moi !
Bien installé comme monarque
par ceux devenus ses sujets,
l’enfant-roi, dès potron-minet,
mène en vrai despote la barque !
Et cela jusqu’à la naissance
d’un petit frère ou d’une sœur,
se faisant rarement sans heurt :
perte de la toute puissance !
Partager est une contrainte
très difficile à accepter,
on voit son pouvoir s’effriter
et apparaître les astreintes !
L’enfant roi alors se révolte,
tout n’est pas toujours apparent,
c’est au niveau du subconscient
que se prépare la récolte !
Au moment de l’adolescence
- lors du complexe du homard ! -
cela ressort façon pétard :
grande zone de turbulences !
Aubaine pour des psychologues
qui doivent beaucoup à Dolto :
leur position et leur boulot
grâce à ses thèses démagogues !
Pour les basses classes sociales,
pour ceux qui n’ont pas les moyens,
majorité de citoyens,
c’est la dérive qui s’installe.
Le « moi, je » se démocratise,
l’adulte roi devient légion,
une forme de contagion,
un statut qui se dogmatise.
Elle n’est pas la seule en cause
mais elle est un chaînon majeur
de la dégradation des mœurs
qui se propage et qui explose !
Conclusion :
C’est un très dur réquisitoire
que je viens de vous exposer,
vous pouvez vous y opposer :
pas d’obstacle rédhibitoire !
Entre rigueur et puis laxisme,
il faut bien un juste milieu
( en tout domaine c’est le mieux ! )
ni soumission, ni narcissisme !
Quitte à enfiler le costume
d’un procureur sans aucun droit,
d’un avocat très maladroit
… je voudrais un procès posthume !
Responsable mais pas coupable
- Nous connaissons tous le refrain ! -
mais elle a mis dans le pétrin
un nombre d’enfants incroyable !
Si elle était encore en vie
et qu’elle voyait les méfaits
résultant de ce qu’elle a fait
plaiderait-elle pour l’amnistie ?
Interrogez les profs d’école,
ils sont tous les jours sur le front
pour pallier aux aberrations
de celle qui fut une idole !
Quand je relis cette bêtise :
« Tout ce qui est éducateur
ne peut être que castrateur »
… j’avoue que cela me les brise ! *
Si l’enfant est une personne
à qui l’on doit la vérité
et qu’on lui cache la société :
il y a mensonge et maldonne !
Surprotéger sa descendance
c’est la mettre en grand porte-à-faux
pour affronter comme il le faut
le monde avec toutes ses chances !
Dans ma vie et dans ma carrière,
j’ai pu constater les dégâts
engendrés par son postulat :
je ne ferais pas marche arrière !
Les psys vont faire du vacarme
à l’exception de Didier Pleux
et quelques autres valeureux
qui ont déjà sonné l’alarme !
Pierre Dupuis
* Pas très poétique, je l’avoue et m’en excuse, mais dans le contexte de la strophe, ce dernier vers me semble bien approprié et couler de source !
Nota : Pour mieux cerner la vie et le parcours de Françoise Dolto, je vous donne ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Dolto
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