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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Léo Ferré : « La mémoire et la mer » ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

8 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

« Léo Ferré »

 

« La mémoire et la mer »

 

La remarque :
Laissez-vous bercer

 

par cette mer étrange, étale, et qui s’étale …


 

 


 

.

La mémoire et la mer

 

 

La marée, je l´ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l´arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j´en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l´écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l´ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d´une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu´un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j´allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d´aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu´on dirait l´Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s´immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu´on pressent
Quand on pressent l´entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D´où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l´arc copain où je m´aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l´anathème
Comme l´ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S´en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C´est fini, la mer, c´est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d´infini...
Quand la mer bergère m´appelle

 

 

 

Bon partage !

 

 

Rotpier


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" Le haut du bas " : un poème de ... Pierre !

6 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Même si je le remets,

 

vous ne me trouverez pas trop collant ?

 

 

 

Des hauts et des bas, des bas et des hauts,

 des bas en haut, des bas en bas : vaste débat ...

 Le haut du bas,


Première fois (oh ! quel délice !)

Qu'il m'est permis, depuis le bas,

De remonter ( elle est complice ? )

Ma main si haut le long du bas.

J'entre en tournoi : je suis en lice !

Preux chevalier, prompt au combat !

Mais... Doucement ! Tout en malice !

Ne gâche pas de doux ébats.

Deux bas en haut , pour commencer,

Deux bas en bas : c’est pas gagné !

Faut-il ou pas tout dévoiler ?

Débat sans fin

Et fin débat !

Plus que deux doigts (je me débats)

Pour parvenir, exquis supplice,

A la frontière (oh ! Mon cœur bat)

Entre couture et cuisse lisse.

Et c'est gagné !  J’en suis baba !

Un doux froufrou : les bas coulissent.

Joli travail et chapeau bas !

Pas de voyeurs !  (Le rideau glisse).

Deux bas en haut , pour commencer,

Deux bas en bas : oui ! J’ai gagné !

Fallait-il ou pas dévoiler ?

Débat sans fin

Et fin débat !

               Mais…                   

Pour le moment, j’en reste là,

Elle est en bas, mais n’en a plus !

Je suis en haut ?  Je ne sais plus !

J’ai faim du haut et puis du bas !

Et…  j’en profit’ puisqu’elle est là ! 

                                       Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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" Le plombier et la petite Zézette ," : un poème fable de ... Rotpier !

4 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

PlombierImage du net

 


Le plombier et la petite Zézette,

 

Dans la vie il était plombier

et il avait croisé Zézette

en réparant un robinet,

il l’avait trouvée vraiment chouette !

 

Avec elle il prenait son pied

plus qu’ avec sa clé à molette

et pas besoin de marchepied

pour escalader sa Zézette !

 

Moins d’un mètre cinquante deux

mais un corps à mettre le feu

et aussi du chien à revendre !

 

Elle aimait la bête à deux dos

et c’était vraiment un cadeau

pour celui qui savait la prendre !

 

                               Rotpier

 

         Moralité :

 

Coluche l’avait dit naguère :

la bonne taille pour quelqu’un

c’est quand les pieds touchent par terre

et au lit ça ne se voit point !

 

L’important c’est le savoir faire

pour ce qui touche au  bigoudi :

un petit peut faire l’affaire :

c’est un pygmée qui me l’a dit !

 

Chaque fois qu’une exploratrice

tentait l’expérience avec lui

elle en sortait admiratrice

et répudiait tous ses amis !

 

   Conclusion valable pour les gars et les filles :

 

En amour ce n’est pas la taille

des acteurs ni du matériel

l’atout majeur pour que ça aille :

le savoir faire  est essentiel !

 

 

 

                     Rotpier

 

 

Pygmée

 

Image du net

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Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !

3 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

 

Et pis c’est tout !

 

 

Rotpier

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Le petit rébus dominical de ... Rotpier !

2 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

 

Juste comme ça, pour se dégourdir

 

un peu les neurones !

 

 


 

rebus 278 (2)rebus 278 (3)

Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :
Les temps étant durs, il ne faut pas lésiner sur les économies : soyons à l'affût des bonnes affaires !  C'est une fumante connerie du Rotpier !
 Nota : Allergiques à l’humour noir : s’abstenir pour éviter un retour de flamme !
1ère ligne, 1ère image : petite, la sale bestiole est lente ! ( l'autre aussi ! ) 4ème image : sur le ticket, c'est le " - - - - " qu'il faut prendre ... à tout " - - - - " !
3ème ligne, 2ème image : quand son nez s'allonge, il " - - - - " !
5ème ligne, 2ème image : le serpent fait toujours " s " !
6ème ligne, 2ème image : c'est le complément de l'expression du chanteur Antoine dans " Les élucubrations " ... je crois !   4ème image : ce n'est pas la brosse qu'il faut prendre !  Dernière image: le marin est presque en haut du " - - - "  mais il ne se prénomme pas forcément Alexandre !
8ème ligne, 3ème image :  " - - - - - " ou ne pas " - - - - - " , là est la question !
9ème ligne, 1ère image : le mouton fait   " - -  " !
        Dernière ligne, 1ère image : après la tétée, le bébé fait son " - - - " ... comme le  - - - pier ! Si !  2ème image : lettre de l'alphabet grec !  Dernière image : la boisson favorite des rosbifs !   
    Voila, voila, à vous de jouer tranquillement : vous n'avez pas encore le feu au c - - !

 

Réponse :

Pour le prix d’un enterrement classique on peut se payer deux crémations il faudrait être bête pour ne pas en profiter ! 

 

 

 

Qu'il dit l'animal !

 

 

 

 

 

 

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Georges Brassens : " Le pornographe " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

1 Février 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Georges Brassens :
« Le pornographe »

 

 


 i

 

 

Le pornographe,

 

Autrefois, quand j'étais marmot
J'avais la phobie des gros mots
Et si j'pensais " merde " tout bas
Je ne le disais pas
Mais
Aujourd'hui que mon gagne-pain
C'est d'parler comme un turlupin
Je n'pense plus " merde ", pardi
Mais je le dis

[Refrain] :
J'suis l'pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson

Afin d'amuser la gal'rie
Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
En m'retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché j'me montre au doigt
Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'
Voir par les Grecs "

[Refrain]

Tous les sam'dis j'vais à confess'
M'accuser d'avoir parlé d'fess's
Et j'promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
Craignant, si je n'en parle plus
D'finir à l'Armée du Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis
Les fesses impies

[Refrain]

Ma femme est, soit dit en passant
D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
M'est-il permis, soyons sincèr's
D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu
Le feu au cul ?

[Refrain]

J'aurais sans doute du bonheur
Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum
L'amour qui mène à Rom'
Mais
Mon ang' m'a dit : " Turlututu
Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin
D'une putain "

[Refrain]

Et quand j'entonne, guilleret
A un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
Me dit, la voix noyée de pleurs
" S'il vous plaît de chanter les fleurs
Qu'ell's poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel "

[Refrain]

Chaque soir avant le dîner
A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
N'me d'mandez pas d'chanter ça, si
Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon
Passer les cons

[Refrain]

Les bonnes âmes d'ici bas
Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
A l'heure blême

Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson

 

 

 

Bon partage !

 

 

Rotpier


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Un très ancien poème déjà publié : " L’hiver indien, " de ... Pierre

30 Janvier 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Préambule :

 

Je vous propose ce très ancien poème libre ( 1999 ) qui rejoint ma 3ème pensée d’hier ou, peut-être, était-ce elle qui découlait de lui ?

 

Dans mon crâne-laboratoire alterne le net et le moins net, voir le flou qui par moment, par bref moment seulement, semble plus net que le net … et … dans ces moment-là, rien n’est plus clair du tout …

 

 

Lhiver indien

Image du net

 

 

Prémonition ?

L’hiver indien,

 

Depuis longtemps déjà, dans mes sommeils agités,

mon esprit mélange les choses :

des faits lointains qui me reviennent avec clarté,

des faits actuels puisés dans des journaux du soir,

des faits futurs déjà gravés dans ma mémoire.

Et dans mon crâne-laboratoire

s’effectue la lente et profonde alchimie de tout cela.

 

Bouillonnait ensemble cette nuit-là :

une très vieille légende indienne,

une  caisse de retraite avec un trou béant,

des voitures incendiées dans la plaine

et un vieillard me ressemblant.

 

Le tout était liquéfié dans le creuset combinatoire,

de mon crâne-alambic qui recueillait avec soin

la quintessence de ce magma malsain

d’où s’échappaient d’inquiétantes fumerolles noires.

La pression montait.

Tout allait exploser, quand…

jaillit un rêve en exutoire !

 

 Un vieil indien me ressemblant

tenant deux torches en sautoir

et sous le bras un réservoir

s’éloignait de son pas pesant.

Dans sa démarche oscillatoire,

on sentait bien sa volonté :

« il fallait en finir ce soir !»

 

Toute la tribu, sans s’émouvoir,

perdait de vue le vieil indien

lorsque soudain, dans le lointain

jaillit le feu libératoire.

 

Hochant la tête pour tout adieu

la grappe humaine se disloqua ,

matérialistes et ambitieux

les jeunes oubliaient déjà.

 

… Un vieil indien me ressemblant

tenant deux torches en sautoir

venait de faire son devoir.

 

 

                               Pierre Dupuis

 

 

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La ou les pensées du jour de Pierre ou de Rotpier !

29 Janvier 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Pensées

 

 

Les pensées du jour de Pierre ou de Rotpier !

Celles de Pierre sont plutôt sérieuses,

celles du Rotpier ne sont pas souvent très catholiques !

 

Statue dans mon jardin

 

Si tout n’est pas bon,

ne m’en veuillez pas : je me rôde, hein !

 

 

 

 

 

 

 

1ère Pensée :

 

Un grand amour marque à jamais les personnes … tout comme la vérole ! Et, si c’est le grand amour qui l’a refilée, on est doublement marqué !

 

 

2ème Pensée :

 

L’effet papillon est un concept intéressant mais qui ne fonctionne pas à tous les coups : quand un banquier de Tokyo se prend un coup de pied dans les valseuses, cela n’entraîne pas forcément une remontée des bourses dans les autres capitales !

 

3ème Pensée :

 

Dans quelques années, vu la conjoncture difficile et les déficits  de l’assurance vieillesse, les jeunes diront des vieux ce que les américains disaient des indiens : « Les seuls bons vieux sont les vieux morts ! »

 

 

 

Nota : Pour cette dernière, il n’est pas prouvé que cela soit une connerie totale !


 

 

 

Et pis c’est tout !

 

Bonne méditation !

 

 

 

Rotpier

 

 

 

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Le piège du portable : " Et ils se déclarent libres ! " ... un poème de ... Pierre

28 Janvier 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Préambule :

Je décris là, des ados, mais chez les jeunes ( ou moins jeunes ! ) adultes, les mêmes observations sont de mise.


 

Portable au lycée (2)Image du net modifiée par mes soins

 

 

Et ils se déclarent libres !

 

Ils se déclarent libres 

mais ils ne sont qu’esclaves

portable au bout des doigts

ils s’imaginent rois

mais ils sont prisonniers

de la terrible enclave

du toujours disponible

peu importe l’endroit.

 

Ils sont sourds et aveugles

au milieu de la foule

au milieu des copains

qui en font tout autant

dans la cour du lycée

fini le temps d’avant

où l’on se confrontait

riant et chahutant !

 

Ils sont à touche à touche

mais ne sont pas ensemble

car il faut échanger

via les réseaux sociaux

pas le temps de parler

car priorité aux

messages décousus

passablement idiots !

 

Ils se photographient

et envoient aussitôt

sur Tumblr ou bien ailleurs

des clichés déjantés

avec des commentaires

plus ou moins déglingués

tout cela vole bas

pas loin du caniveau !

 

Les relations sociales

en direct c’est ringard

les fous rires collectifs

ils ne connaissent plus

tout passe par les ondes

même plus un regard

plus poignées de mains

où donc est l’affectif ?

 

Plus ils sont connectés

plus ils sont isolés

autour d’eux c’est le vide

dangereux et sournois

plus de yeux dans les yeux

ce monde est volatil

et de la société

ils sont déconnectés !

 

 

                                Pierre Dupuis

 

 


Portable au lycée (1)Image du net modifiée par mes soins

 

 

 


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Rébus : réponse au petit rébus dominical de ... Rotpier !

27 Janvier 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

 

Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

 

Et pis c’est tout !

 

 

Rotpier

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