" A une manifestante, " : trois sonnets et un petit bonus intitulé : " Petit aparté assassin " ... le tout signé Pierre !

Image du net modifiée par mes soins
Préambule :
Tout ceci relève de la fiction pure
encore qu’il arrive qu’elle supplante la réalité…
Premier sonnet :
Croisement de regards,
Il avait croisé son regard
Angle de rue La Boétie
Et des Champs Elysées hagards
Sous le chaos des incendies.
Farouche avec son grand foulard
Parfaite et troublante égérie
Brandissant comme un étendard
Un drap orné « Démocratie ».
Elle était belle au plus haut point
Avec au fond en filigrane
L’Arc de Triomphe au loin au loin
Une moderne Marianne
Que l’espace d’un bref instant
Il eut voulu poitrine au vent.
Second sonnet :
Fugace espoir,
Mais il avait baissé les yeux
Le temps était trop à l’orage
Les circonstances et les lieux
N’incitaient pas au grand partage.
Il y avait en travers d’eux
Des traverses d’échafaudage
Comme décor il y a mieux
Pour paraître à son avantage.
Il avait cru apercevoir
Lors de cet échange fugace
Qu’il n’était pas un refouloir
Visière pas encore en place.
De la foule vint un pavé
Qui stoppa le rêve ébauché.
Troisième sonnet :
Perdue de vue,
C’est en entrant en formation
Afin de repousser l’attaque
Que s’évapora sa vision
Pour lui ce fut comme une claque.
Il ne se fit pas d’illusion
Il en deviendrait insomniaque
Cherchant en vain l’apparition
lui qui était iconomaque.
Dans le même instant il pensa
A un poème populaire
Appris depuis longtemps déjà
« La passante de Baudelaire ».
Etrange pour un CRS
Et digne du Reader’s Digest.
Invitation :
Pour le cas où vous n’auriez pas
En tête ces superbes strophes
Ce n’est pas une catastrophe
Je vous prie de les trouver là.
.
Afin d’éclairer le sujet
Je m’en tiendrai aux deux dernières
Qui peignent de belle manière
L’instant saisi tel un cliché.
« Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! »
Charles Baudelaire " A une passante "
Recueil : " Les fleurs du mal "
Petit aparté assassin :
Il n’est pas chose très courante
De voir un CRS aimer
Baudelaire «A une passante »
Ça je peux vous le certifier !
Car quand on manie la matraque
Ou le Flash-Ball allègrement
il faut quand même être foutraque
… Un peu beaucoup profondément !
On peut leur trouver des excuses
Mais pour faire ce métier-là
Il faut l’avoir un peu obtuse
…La jugeote ça va de soit !
M’approcherais-je du grotesque
En disant que ces bataillons
Relèvent de la soldatesque
… et moi du délit d’opinion ?
Rébus : réponses aux petits rébus dominicaux de ... Rotpier !
Réponse pour les rébus :
Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » !
Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !
Rébus : le petit arrêt rébus dominical de … Rotpier ! Deux pour le prix d'un et c'est toujours cadeau !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
Juste comme ça, pour se dégourdir
un peu les neurones !
Retour aux images que vous connaissez !
Petite aide au rébus
(les champions s'en passeront !) :
C'est un rébus costaud et il y a du boulot mes cocos ! Vous pouvez rester en marcel et croquer une madeleine en essayant de le déchiffrer !
Réponse :
Sans un providentiel « s » l’auteur de « A la recherche du temps perdu aurait eu un nom de merde ! Il aurait peut-être alors écrit « A la recherche de la tante perdue » en gardant et en étoffant le quatrième volet intitulé : « Sodome et Gomorrhe » tout à fait approprié au contexte !
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Le second en bonus et sans aide pour les accros !
Épicé c'est tout !
Allez, au boulot ! Celui-ci est très court, vous n'avez pas à vous ronger les ongles !
Réponse :
Quand un charcutier se fait du mauvais sang, son boudin tourne souvent !

"L'étrangère" de Léo Ferré sur un poème de Louis Aragon : Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
Léo Ferré :
« L’étrangère »
sur un poème de Louis Aragon
L'étrangère
Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
A démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture,
Ordinairement au mois d'août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux
On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain.
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.
J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant !
Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion
A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.
Bon partage !
Les hululucubrations des chouettes Chouettes du Rotpier : un poil d'humour à plumes !
Les hululucubrations abracadabrantesques
des chouettes Chouettes du Rotpier
.
... Je vous chouette une bonne distraction
... et une bonne journée !
Pastiche de la chanson « Les Champs Elysées » de Joe Dassin par Pierre et en l'honneur des gilets jaunes !
Allez !
Je vous offre un petit … pastiche !
A la vôtre !
Cette fois-ci :
« Les Champs Elysées »
de Joe Dassin "
qui devient :
« Les Champs Elysées »
De … Pierre
- Un petit clic sur le triangle pour démarrer si cela ne se fait pas automatiquement !
- On écoute religieusement l’artiste !
- On descend et l’on chante sur les paroles de Pierre !
♪ Les Champs-Elysées ♪
En arrivant sur l'avenue
J’ai rencontré inconnus
Des gilets jaun’ m’ont dit bonjour
Et j’ai eu envie
J’ai eu envie j’ sais pas pourquoi
Un vieux réflex dormait en moi
d’aller aussi manifester
Pour l’égalité
Aux Champs-Élysées
Aux Champs-Élysées
Au soleil, sous la pluie
À midi ou à minuit
Il y a des jaunes gilets
Aux Champs-Élysées
Ils m’ont dit viens avec nous
Certains nous prennent pour des fous
Qui n’auront aucun lendemain
ça on verra bien
Alors j’ les ai accompagnés
On a crié on à hurlé
Et l'on n'a même pas pensé
À se présenter
Aux Champs-Élysées
Aux Champs-Élysées
Au soleil, sous la pluie
À midi ou à minuit
Il y a des jaunes gilets
Aux Champs-Élysées
Maintenant tous ces inconnus
je les reconnais dans les rues
ils sont devenus des amis
Et pas qu’à Paris
Pour nous c’est la grande concorde
Il importe que l’on s’accorde
Pour avoir le même discours
Et être un recours
Aux Champs-Élysées
Aux Champs-Élysées
Au soleil, sous la pluie
À midi ou à minuit
Il y a des jaunes gilets
Aux Champs-Élysées
Et des amis de tous les coins
qui ont occupé les ronds-points
Viendront ici nous retrouver
Pour manifester
Il faudra bien qu’à l’Elysée
on commence à nous écouter
Qu’ils se débouchent les oreilles
et qu’ils se réveillent
Aux Champs-Élysées
Aux Champs-Élysées
Au soleil, sous la pluie
À midi ou à minuit
Il y a des jaunes gilets
Aux Champs-Élysées
Comm’ mill’ sept cent quatre vingt neuf
Deux mill’ dix huit deux mill’ dix neuf
Seront des signets dans l’histoire
Comm’ grand exutoire
Ceux qui ne veulent pas comprendre
Devront bien se mettre à apprendre
Que quand le peuple se rebiffe
Il a de bonn’ griffes
Aux Champs-Élysées
Aux Champs-Élysées
Au soleil, sous la pluie
À midi ou à minuit
Ils resteront jaun’ de gilets
Les Champs-Élysées
Et pis c’est tout !
A la vôtre !
Avec modération SVP !
Sinon, cela donne ça!
Rotpier
Rébus : réponses aux petits rébus dominicaux de ... Rotpier !
Réponse pour les rébus :
Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » !
Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !
Rébus : le petit arrêt rébus dominical de … Rotpier ! Deux pour le prix d'un et c'est toujours cadeau !
Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?
Juste comme ça, pour se dégourdir
un peu les neurones !
.
Petite aide au rébus
(les champions s'en passeront !) :
Pierre
Réponse :
Environnement oblige et en matière de baisers, les Normands se sucent la pomme, les Hollandais se roulent des patins, les campagnards d’antan se roulaient des galoches, mais vous, vous faites ce que vous voulez !
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Le second en bonus et sans aide pour les accros !
Mais ... allez, je suis bon et puisque c'est nouveau, je vous donne un indice : le casque ( 2 fois ) c'est pour le " son " !
Épicé c'est tout !
Allez, au boulot ! J'espère que vous allez pas chercher à couper les cheveux en quatre !
Réponse :
Les chauves sont souvent vindicatifs alors qu’ils en sont dépourvus. Bon d’accord, c’est un peu tiré par les cheveux, mais je fais ce que je peux !

Véronique Sanson : " « Quelques mots d'amour » " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier
« Quelques mots d'amour »
« Véronique Sanson »
… ça fait du bien par les temps qui courent …
Quelques mots d'amour
Je me retourne tout le monde est là
D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul
Parmi tous ces amis et ces filles qui ne veulent
Que quelques mots d'amour
Où l'air chaud peut être glacial
Où des millions de gens se connaissent si mal
Je t'envoie comme un papillon à une étoile
Quelques mots d'amour
Je t'envoie mon décor
Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
Je t'envoie mes voyages
Mes jours d'aéroport
Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
Les nuits passent inhabitées
J'écoute les battements de mon cœur répéter
Qu'aucune musique au monde ne saura remplacer
Quelques mots d'amour
Je t'envoie mon décor
Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
Je t'envoie mes voyages
Mes jours d'aéroport
Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
Où les docteurs greffent les cœurs
Où les millions de gens se connaissent si mal
Je t'envoie comme un papillon à une étoile
Quelques mots d'amour
Bon partage !
Rotpier
"Soleil couchant à Ivry," ... un enchaînement poétique de ... Pierre
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On commence par un tableau et ... on est entraîné beaucoup plus loin ...
Image du net
Avant-propos :
Ce tableau peint par Armand Guillaumin (1841-1927) en 1873 est une sorte de mise en garde avant l’heure sur les dangers de la pollution atmosphérique.
Le peintre en avait-il conscience à cette époque ou pas ? … De nos jours, cela parait évident... mais ...
Pierre Dupuis
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