Robinson pris au piège
30 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier
Note aux lecteurs :
J’avais, au commencement de ce blog, mis ce poème en une seule fois. Je me suis aperçu, avec l’expérience, qu’il était trop long pour le concept « blog ».
Je vais donc le découper en sept parties et en publier une chaque jour pendant une semaine : un feuilleton poétique en quelque sorte, où vous pourrez revenir en arrière …
si le cœur vous en dit !
Bonne lecture !

Robinson pris au piège
Vidé de toute force et le cerveau en friche,
je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.
La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -
d’une désolation comme il n’est pas permis.
La lune me veilla, naufragé sur le sable.
La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;
Je me surpris calmé, tout à fait responsable,
abandonnant la grève … allant à contresens.
Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent
et comme mon cerveau, mon corps se purifia.
Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,
je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.
La mer ayant comprit ma grande lassitude,
se referma sur moi, m’accueillant sans façon.
Fossoyeuse efficace en toute latitude,
elle connaissait l’homme et savait sa chanson.
Il me restait encore un soupçon de croyance :
que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !
Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -
au point où j’en étais, autant m’en emparer !
Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !
Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,
un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse
qui faillit l’avaler définitivement !
Une main secourable empêcha sa descente,
le prenant par la main comme on prend un enfant.
J’assistais à la scène et réserve décente,
je restais en retrait tout en les observant.
Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,
mon corps se démena comme étant possédé :
tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -
plutôt que de céder à l’appât dénudé !
Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :
pas question de goûter à la femme poisson !
Il sacrifia sa main d’une façon secrète
et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.
Je me retrouvais seule, alors pourquoi poursuivre
ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?
Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,
je disparus d’un coup dans un remous bleuté.
Fin
Bonjour et bienvenue sur ce blog où vous trouverez, pêle-mêle poésie classique, libre, sérieuse, moins sérieuse ou encore … moins sérieuse ! Ma devise : « Enfermez la poésie dans un genre et elle s’étiole » Vous y trouverez aussi des pensées de toutes sortes, des rébus, des chansons que j’aime (clip et paroles) et encore plein d’autres choses frôlant parfois le délire ! Rotpier
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Catégories
- 1509 Humour
- 1413 Rébus
- 1219 Pensées
- 904 Poésie
- 563 Pensées et humour
- 560 rotpier
- 442 Poésie - humour
- 311 Conneries,
- 261 Musiques et chansons que j'aime
- 246 les chansons et les musiques que j'aime
- 158 Bêtises
- 158 L'actualité vue par le Rotpier
- 141 Politique
- 140 Les chouettes Chouettes du Rotpier
- 102 Bêtises , conneries
- 102 Fable
- 75 Billet d'humeur
- 57 Divers
- 56 La mythologie selon Rotpier
- 51 Les dictons
- 48 Poésie, Humour
- 45 Pastiche de chanson
- 35 Rébus-humour
- 23 Humour, rébus
- 18 Chansons que j'aime
- 16 Haïkus
- 16 humour
- 15 Rébus,
- 14 Morale
- 10 Humour-Pensées
- 9 Religion
- 6 Actualité
- 6 Politique ,
- 6 Souvenirs
- 5 Pensées-humour
- 5 Question pour un champion
- 4 Pensée
- 4 Philosophie
- 4 Poésie-humour
- 3 Les pensées détournées
- 2 Bêises
- 2 Cannibales
- 2 Cauchemard
- 2 Chanson MP3 IA
- 2 Coup de gueule,
- 2 Information
- 2 Travail du bois
- 1 Bricolage ferronnerie
- 1 Cambrais
Archives
/image%2F1488940%2F20260515%2Fob_0f951c_caricature-ia-le-rotpier.jpg)