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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie

Le poème du jour : "L'espoir " de ... Rotpier

23 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
Pour, en cette fin d'année, transformer le morose en mots roses ... si tant est qu'ils   le soient !
 
  Déjà publié
 
 
 
Photo câline prise du le net
 
 

L’espoir,

 

Quand on a tout perdu,

quand l’existence est morne ;

que l’on s’est morfondu

bien au-delà des bornes :

 

Il arrive souvent !

Parfois sans crier gare,

amené par le vent,

ou bien des formes rares.

 

Au bas d’un pantalon :

c’est un chat qui se frotte !

Un souffle d’aquilon

qui te siffle une note !

 

Le rire d’un enfant

devant la mappemonde !

La terre alors vraiment

recommence sa ronde !

 

Mais …

 

Comment se nomme-t-il

ce faiseur de miracle ?

Cet esprit volatil,

distillateur d’oracle ?

 

Tout simplement : « l’Espoir ! »

 

Fini le laminoir !

Tu retrouves l’envie,

tu n’es plus dans le noir :

… tu retrouves la vie !

 

Et … à ton tour …

 

Si tu jouais au chat,

ou bien au vent qui danse ?

Entre deux entrechats

tu serais « Providence ! »

 

Tu deviendrais … semeur d’espoir !

 

                                          Pierre Dupuis

 

 

 

 

Le semeur de Millet : image prise sur le net

 


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Le poème du jour: " Choix bien pesé, " de ... Rotpier

18 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


J’ai toujours détesté les gens qui savent tout : les « y a qu’à !», les « faut qu’on !», les « pour moi, pas de doute ! »

les «  moi j’aurais fait ça ! » sans oublier surtout ceux qui, bien mieux que vous, connaissent votre route !

 

 Pierre

 

 Déjà publié ?

 
 
 
Photo empruntée au net
 ( Ce qui n'est pas toujours honnête ! Mais ... déjà, si on le dit ...  )
 
 

Choix bien pesé,

 

Vous aviez mis longtemps à bien tout soupeser,

abondant les plateaux du « pour » et puis du « contre » ;

le travail terminé, le choix s’est imposé

regard sur la balance : un verdict sans encontre !

 

… de peu quand même !

Et …

Alors que vous n’aviez pas à vous justifier,

vous avez eu  – malheur ! –  l’imprudence coupable

d’en parler à un tiers afin de vérifier

que votre décision n’était pas contestable !

 

Prenant le contre-pied de vos choix de plateaux

avec une assurance à vous donner envie,

la personne arriva, comme on coule un bateau,

à vous faire douter de la route suivie !

 

Alors ...

 

Il ne vous restait plus qu’à tout recommencer,

avec bien plus de mal à charger la balance :

coté « pour » ? … coté « contre » ? encore influencé

par le  « je connais tout ! » facteur de turbulences !

 

Heureusement pour vous,

le choix premier s’imposa de nouveau !

 

Moralité :

Pour quérir un avis - quand vraiment il le faut ! –

adressez-vous plutôt aux personnes modestes,

conseillers mesurés - ce n’est pas un défaut ! –

les autres sont à fuir … à fuir comme la peste !

                                      Pierre Dupuis

 

 
 
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Le poème du jour : " Un manteau pour deux, " de ... Rotpier

17 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
 
 
Image du net modifiée par Pierre
 
 

Un manteau pour deux,

 

Quatre bouts de carton,

en rempart inutile,

sous un froid de saison

dans une zone hostile.

 

Le croûton racorni

la boite de sardines

le litron pas fini

la vieille gabardine.

 

Geignements étouffés

du vieux chien en détresse

aux poils ébouriffés

sous la neige traîtresse.

 

La valse des flocons

redoublant de cadence

et le vent pour de bon

qui entre dans la danse.

 

Ils sont là, ils sont seuls,

l’un se tait l’autre pleure,

doucement le linceul

épaissit d’heure en heure.

 

Tout est calme à présent,

tout semble moins féroce.

C’est joli, c’est plaisant

ce manteau avec bosse.

 

Sous un avril radieux

ils referont surface,

les deux seront taiseux

… un rictus à la face.

 

 

                                Pierre Dupuis

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Tu descends ou tu te balances ... le poème du jour: "Spirale " de ... Rotpier

12 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
C'était sur une splendide photo de Marie Fenêtre entr'ouverte. ........ Merci encore à elle !
 
 Déja publié, mais cela me donne toujours le tournis ...

Amusez-vous à faire monter et descendre rapidement la photo en utilisant l'echelle et la souris: moi, je vois les marches tourner !
 Et ............... je suis parfaitement à jeun ! Ce qui, à 10H 30, n'est pas une grande performence !!!
 
 
Photo de Marie
 
 
 

Spirale,

 

Selon le sens où tu la prends,

elle te hisse ou bien te broie ;

elle t’apprend, te désapprend,

dans les deux cas, toi, tu tournoies.

 

La tête en l’air, la tête en bas :

c’est là toute la différence !

c’est jour de fête ou de combat,

le goût sucré ou le goût rance !

 

Tout un symbole en un cliché :

toute l’image de la vie !

De bas en haut, prime moitié,

de haut en bas, l’autre asservie.

 

Rester en haut le plus longtemps,

est un pari, est un challenge !

Sachant qu’il est compté le temps

dès que tu es sorti des langes !

 

Plus tu restes de temps perché

et plus belle est ton existence,

mais un jour il faut décrocher :

tu descends où tu te balances !

 

                                                Pierre Du puis

 
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Le poème du jour: " Métamorphose " de ... Rotpier

9 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
Je viens de retrouver le résultat d'un autre effet papillon que j'avais décrit il y a quelques temps ..............
 
 
 Déjà publié
 
 

 

Photo prise sur le net


J’étais en ce temps là, un explorateur des plus novices mais j’avais déjà la fibre aventurière.



Métamorphose,

 

Elle avait, sans secret,

un joli petit bouton rose

sur le nez !

Elle avait, en secret,

deux jolis petits boutons roses

aux bouts de ses nénés !

Et moi, plus tout à fait un saint,

j’avais obtenu un blanc-seing :

j’avais le droit

de m’amuser avec les trois

… les trois à la fois !

Trois petits boutons roses

c’est bien !

Pourtant … pourtant cela devient

un peu énervant à la fin !

Alors, passant à autre chose,

j’entrepris de faire l’inventaire

 de tout ce qui pouvait être rose.

Et, pourquoi le taire,

j’ai découvert

une délicate,

une merveilleuse,

une somptueuse

variété de rose !

Rose, qu’aucun papillon

n’avait jamais butiné.

Alors, instinctivement,

innocemment polisson,

je m’appliquais avec délectation

à ma métamorphose :

je devins …  papillon !

 

                                 Pierre Dupuis

 
 
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Le poème du jour : " Le marginal " de ... Rotpier

5 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


La marginalisation n'est concevable que dans la mesure ou elle est volontaire et réfléchie. C'est alors un acte de liberté totale. Toute marginalisation dépendante ou induite est inacceptable.

 

 Pierre

 

 Déjà publié ( l'un des premiers mis sur ce blog )

 

 

 

Image du net modifiée

 

 

 

Le marginal,

 

Je ne ressemble pas au commun des mortels,

Je ne suis pas un fou: respectez ma folie !

A cette société plus rien ne me relie,

Je ne suis pas fait pour rejoindre le cheptel.

 

Je ne suis pas partant pour adorer l'autel,

D'un quelconque système et en bloc je renie,

Le fait de me lier à toute troupe unie:

Je suis un cas à part, prenez-moi comme tel !

 

Je dérange bien sûr, quand, parfois on me sonne

Et qu'on m'entend clamer: "Je n'y suis pour personne ! "

Pour rentrer dans le rang, ne plus vous accablez,

 

Dois-je mettre à l 'index le gros de mes méninges ?

Pour imiter la foule afin d'y ressembler,

Dois-je me transformer en un vulgaire singe ?

 

                                                                                                              Pierre Dupuis
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Etretat, source d'inspiration pour: " L'écume de l'amer " un poème de ... Rotpier

3 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

Préambule :

 

Etretat, ses falaises, sa porte et son aiguille …

Deux poèmes … bien différents l’un de l’autre!

Hier: la conversation … Aujourd'hui : l’écume de l’amer …


La photo est de Marie, celle qui laisse toujours sa fenêtre entr’ ouverte ( ça doit cailler chez elle en ce moment … surtout au vu de ses dernières photos ! ) Merci Marie !

http://boetschi.spaces.live.com



Après avoir gouté à  " mes fadaises d'être tas " 

Ah! ah! ah!  ... que personne n'a relevé , je vous convie à gouter à

" L'écume de la mer " qui, je l'espère, ne vous donnera pas le hoquet ... OK ?

Et ne vous mettra pas le cœur à l'envers en vous faisant berger .......... il y a aussi des moutons d'écume ...





Etretat




L’écume de l’amer,

 

C’était en mars soixante huit

… début ou fin ?... Trou de mémoire.

Une passion en déficit

infiniment attentatoire.

 

J’arpentais alors Etretat

et ses chemins et ses falaises,

où avaient résonné nos pas

jusqu’à ce que je lui déplaise.

 

Je ne sais toujours pas pourquoi

- brouillard aux yeux ? -  j’ignore encore,

mais je me suis retrouvé là

devant l’aiguille en sémaphore.

 

Sur notre amour détricoté

j’ai versé des vagues de larmes,

cherchant la maille ayant sauté

sans déclencher la moindre alarme.

 

Sur un hoquet  - le plus amer -

mon pauvre amour a pris la porte,

il est parti finir en mer,

c’est là que les vents les emportent.

 

Sur une abysse ou un haut-fond

se trouve un très grand cimetière

où les amours qui se défont

oublient le jour et la lumière.

 

Très lentement, pleins de rancœur,

ils se changent en actinies,

piégeant les corps, piégeant les cœurs,

des poissons jusqu’à l’agonie.

 

 

                                      Pierre Du puis


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Etretat … source d’inspiration … Le poème du jour : « Conversation de fil en Aiguille au pied de la Porte, » de … Rotpier

2 Décembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

Préambule :

 

Etretat, ses falaises, sa porte et son aiguille …

Deux poèmes … bien différents l’un de l’autre!

Aujourd’hui : la conversation …Demain : l’écume de l’amer …

La photo est de Marie, celle qui laisse toujours sa fenêtre entr’ ouverte ( ça doit cailler chez elle en ce moment … surtout au vu de ses dernières photos ! ) Merci Marie !

http://boetschi.spaces.live.com

 

 

Etretat

 

 

Conversation de fil en Aiguille

au pied de la Porte,

 

-         Être clochard à Etretat

est un cauchemar qui me hante :

sur un trottoir tout comme un tas

sans même une toile de tente.

 

-         A Etretat ? … Pourquoi mon gars ?

ce n’est pas une idée géante !

Va au pays du pastaga,

là-bas les nuits sont moins glaçantes !

 

-         Si je deviens un jour clochard

autant que ce soit sur ma terre !

Et le calva, pour un pochard,

vaut bien l’anis : faut pas le taire !

 

Allez buvons dessous la porte

et puis tant pis pour notre état,

si nous ne bavons de la sorte

que des fadaises d’êtres tas !

 

Nous graverons dans le calcaire

des souvenirs de pochetrons :

l’aiguille creuse en reliquaire

des traces de nos libations !

 

                                  Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Le poème du jour: " Terre et éthers, " de ... Rotpier

28 Novembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 

Sur une très belle photo de Marie Lecorre que je remercie de nouveau ...
 
 
 
 
MBO1
 
 

Terre et éthers,

 

Sous les premiers rayons d’un soleil un peu pâle,

La terre s’étirait exhalant ses odeurs ;

Des relents très divers, mélange de fadeurs,

Dont je connaissais bien la note principale.

 

J’allais le nez au vent en extase intégrale,

Mon esprit distillait les profondes senteurs,

Alambic naturel et annonciateur,

il donna son verdict : vérité cérébrale !

 

La vapeur s’échappant sur le haut des sillons,

N’était autre, à coup sûr, qu’un vaste échantillon

Du liquide que l’homme égrainait goutte à goutte

 

Quand, travailleur des champs, il s’usait au labeur.

La force du poète est de bannir le doute :

il montait des sillons des éthers de sueurs.

 

 

                                          Pierre Dupuis

 

 

 

 

Déjà publié

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Le poème du jour: " Ma jeunesse " de ... Rotpier ( suite )

19 Novembre 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 
La suite d'hier............. Pour vous éviter de retourner en arrière, je mets le poème entier. La deuxième partie est d'une autre couleur.
 
 

Rappel:

 

La question est :

« Est-ce un poème autobiographique ? »

 

La réponse est :

 « Oui, à cent pour cent, si l’on ôte les deux dernières strophes qui ne sontqu’une simple hypothèse sur la fin de ma vie »

 

 

Pierre

 

 

Ma jeunesse

 

Photo prise sur le net, mais cela aurait pu vraiment être moi et ... pas en vacances !

 

 

Ma jeunesse,

 

Ma jeunesse ne fût qu’enfance solitaire,

je n’étais d’aucun clan car par trop passager.

Une attitude en fait pas vraiment volontaire,

mais j’y avais pris goût sans en être affligé.

 

Excepté les préaux et les classes d’école,

je précise bien « les » : j’en ai connu beaucoup !

Mon père était un simple ouvrier agricole,

du jour au lendemain nous partions tout à coup.

 

Ouvrier agricole et dans la hiérarchie,

le dernier des derniers : je veux dire vacher !

Un métier de forçat imposé par la vie,

sur lequel bien des gens s’empressaient de cracher !

 

Mais il avait appris, malgré les persiflages,

à aimer ce travail pourtant si éreintant :

des douze heures par jour et parfois davantage,

pas un jour de repos : congés inexistants !

 

Je savais tous les noms des vaches de l’étable,

sans même regarder les poussiéreux panneaux

qui les identifiaient de façon plus aimable,

mais elles avaient quand même, à l’oreille, un anneau.

 

J’étais un sauvageon - dans le bon sens du terme ! -

je passais la plupart de mon temps sans copains,

la campagne profonde, au beau milieu des fermes,

ne s’ouvrait pas très vite au tout nouveaux voisins !

 

Un autre fait, c’est sûr, me fermait bien des portes :

ma mère était sujette à des troubles mentaux,

j’étais catalogué - pas du tout de main morte ! -

en tant que fils de folle à éviter sitôt !

 

J’avais acquis très vite - obligé par l’affaire ! -

 l’art de savoir cogner sans faire de cadeau :

il m’arrivait souvent de devoir me défaire

de deux ou trois garçons m’ayant pris en étau !

 

 

J’avais un faible pour les grands coups de savates

et pas mal « d’ennemis » repartaient en boitant,

je dégustais moi-même et gardais les stigmates

de quelques coups vachards non contenus à temps !

 

Si l’on ne m’aimait pas, on me laissait tranquille

après que j’eu montré que je rendais les coups,

l’efficacité seule accréditait mon style :

faire mal aussitôt tout en restant debout !

 

J’aurais pu m’enfermer dans cette étroite sphère,

ce cocon personnel ou l’on se sent très bien,

l’adolescence vint et me tira d’affaire,

entraîné que je fus par l’horizon pubien.

 

Délicieux horizon qui me remit en selle,

aiguillon très actif pour les rapprochements :

je restais aux cotés de ceux - surtout de celles ! –

qui ne me fuyaient plus aussi farouchement !

 

Oublié les oiseaux, les champs et puis les vaches,

on ne peut pas tout faire en attrapant quinze ans,

on a beau s’attacher à faire le bravache :

un seul jupon déjà nous prend beaucoup de temps !

 

Et c’est ainsi que j’ai rompu ma solitude,

je ne regrette rien, il faut frotter sa peau,

quand on est invité avec sollicitude,

on ne peut qu’acquiescer : j’ai rejoint le troupeau.

 

Peut-être bien qu’un jour j'ôterais mes poucettes*

pour retrouver mes champs, mes vaches, mes corbeaux,

et que je finirais ma route en vieil ascète

avant que de pourrir au fond de mon tombeau !

 

Pure spéculation ou fantasque hypothèse ?

Personne ne peut dire, à moins d’être devin,

ce que sera demain, où en seront mes thèses,

partant de ce constat : se pointe le mot … fin !

 

 

 

                                                     Pierre Du puis

 

            * Poucettes = menottes en argot

 

 

 

 

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