poesie
Mona Lisa et sa petite soeur : "Petite soeur," ... le poème du jour de ... Pierre !
Avec le grand Léonard De Vinci
… on n’en a jamais fini !
Voilà la petite sœur de la Joconde !
Qui l’a peint ? Degarenne, un élève du maître ?
Personne ne le sais.
Un lien pour en savoir plus :
http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/mona_lisa_a_une_saeur_jumelle_253242
Qu’en pense Pierre ?
Et bien voila :
Petite sœur,
Bonjour petite sœur,
je te croyais perdue !
Pour moi c’est un bonheur,
une joie éperdue !
Léonard qui m’a peint
a laissé son élève
me copier un matin,
un grand sourire aux lèvres !
Toi tu es au Prado
et moi je suis au Louvre,
ce serait un cadeau
qu’un jour on se retrouve !
Je vois déjà d’ici
nos portraits côte à côte,
les regards ébahis :
Ah ! Nous aurions la cote !
Sourires malicieux,
regards énigmatiques
multipliés par deux :
ce serait fantastique !
Nous pourrions à l’accueil
nous faire en la seconde
un tout petit clin d’œil
… un clin d’œil de … Jocondes !
Pierre Dupuis
http://www.evous.fr/Insolite-Il-y-aura-deux-Joconde-au-Louvre-en-mars-2012,1174098.html
Un lien vers un de mes billets
où j’évoquais déjà Mona Lisa :
Le poème du jour: "Je ne te connaissais même pas Valérie," par ... Pierre
C’est un poème très ancien mais l’actualité
qui le sous-tend revient, hélas, régulièrement.
A vous, les victimes de ces monstres.
Image du net
Je ne te connaissais même pas Valérie,
Ils étaient deux.
Si seulement tu avais vu leurs yeux …
si seulement tu avais pu voir leurs yeux !
Du haut de tes dix sept ans,
tu baladais avec l’insouciance
de l’encore adolescence
les pleins et les déliés
de ton corps de presque femme.
Eux, avaient vu …
en filigrane.
Si seulement tu avais vu leurs yeux …
Peut-être aurais-tu pu faire demi tour ?
Ne pas suivre, docile,
la petite route menant à la haute ville :
le chemin que tu empruntais depuis des années,
tranquille.
Eux … savaient.
Ils étaient les chasseurs,
toi … le gibier.
Saloperie !
Saloperie de vie !
On t’a retrouvée … nue.
Ces salauds qui t’ont - après- lardée de coups de couteau.
Aucun n’était mortel.
Tu as dû souffrir …
Comme tu as dû souffrir…
Avec ton doigt, ton doigt plein de sang,
tu as eu le temps d’écrire :
Saloperie ! Saloperie de vie !
Depuis - depuis - j’erre.
J’erre sur la petite route qui mène à la haute ville.
Je cherche … Je cherche … même si c’est imbécile !
Je n’ai plus grand chose à faire,
je suis à la retraite et … sept fois grand-père.
Je ne te connaissais même pas Valérie.
Mais je voudrais confondre ces deux-là,
ces deux-là qui t’ont salie, ces deux-là qui ont pris ta vie.
Je voudrais coincer les salauds qui t’ont fait ça !
Pierre Dupuis
Le poème du jour : " Le heurtoir, " de ... Pierre
Elle attendait
… elle était là
… suspendue au bon vouloir
... au bon vouloir
d’un simple heurtoir … bleu…
Photo de Marie
Le heurtoir,
Elle était là … juste derrière !
Phalanges de craie,
elle attendait.
Elle attendait,
redoutant l’ultime marche arrière,
… non croyante … elle priait !
L’épreuve était douloureuse :
allait-il venir ou pas ?
Elle n’était plus qu’une amoureuse
qui avait jeté sur ses ans l’omerta.
A peine quelques cheveux blancs
et une allure fière.
Une existence sans vraiment de cadeaux,
un âge où la vie peut encore se refaire,
après … rideau !
Pas de judas au travers de la porte :
tout dépendait du heurtoir !
Allait-il rester sonorité morte
ou bien retentir comme battoir ?
Elle s’était promise une chose :
ne pas entrebâiller l’huis !
Attendre, attendre jusqu’à l’overdose
… attendre que ce soit lui !
Elle était là, presque dans le noir,
phalanges de craie,
elle attendait.
Elle attendait
… se demandant si son cœur tiendrait
au tout premier coup de heurtoir.
Elle était là
… suspendue au bon vouloir
au bon vouloir d’un simple heurtoir … bleu,
bleu comme le pâle azur de ses yeux.
Pierre Dupuis
Le poème du jour : "Mornes eaux," de ... Pierre
"Un manteau pour deux," Le poème du jour de ... Pierre
Photo du net modifiée
Puis, l'hiver vint ...
Photo du net modifiée
Un manteau pour deux,
Quatre bouts de carton,
en rempart inutile,
sous un froid de saison
dans une zone hostile.
Le croûton racorni
la boite de sardines
le litron pas fini
la vieille gabardine.
Geignements étouffés
du vieux chien en détresse
aux poils ébouriffés
sous la neige traîtresse.
La valse des flocons
redoublant de cadence
et le vent pour de bon
qui entre dans la danse.
Ils sont là, ils sont seuls,
l’un se tait l’autre pleure,
doucement le linceul
épaissit d’heure en heure.
Tout est calme à présent,
tout semble moins féroce.
C’est joli, c’est plaisant
ce manteau avec bosse.
Sous un avril radieux
ils referont surface,
les deux seront taiseux
… un rictus à la face.
Pierre Dupuis
Perte de notre Triple A ou "Quand les vautours entrent dans la danse" par ... Pierre
Je ne pouvais, aujourd'hui, que vous remettre ce billet !
Image du net
Ami entends-tu le vol noir des vautours sur nos plaines ?
L'agence de notation Moody's :
il y a du vautour dans l’air !
Et … des pigeons sur le pavé !
( Montage par mes soins à partir d’images du net )
Triple A,
ou
Quand les vautours entrent dans la danse,
Ah ! Ah ! Ah ! Font-ils en cœur
les grands maîtres de la finance,
quand ils assoient leur dominance
à l’image des bookmakers !
Les agences de notation
sont à leurs pieds, sont à leurs bottes :
de vilains canards qui barbotent
dans la grand mare du pognon !
Elles ne peuvent qu’obéir
car ce sont eux qui les font vivre
par les chiffres qu’elles leur livrent,
hors de question de les trahir !
Sur commande de ces vautours
tous les pays ont une note
et dès qu’un seul voyant clignote
c’est l’hallali et sans détour !
Le triple A ou c’est fichu
et la spéculation commence,
les vautours entrent dans la danse
et leurs ongles sont très crochus !
Malheur aux pays dégradés
enfin … surtout aux basses classes,
les hautes ont la couenne grasse
et des buffets achalandés !
Les premiers os dans le désert
ne sont jamais des os de riches,
même pas ceux de leurs caniches,
je le dis sans être disert !
Mais il se pourrait bien un jour
que lassés de se faire tondre
les peuples se mettent à fondre
sur les aires de ces vautours !
Tordre des cous, les déplumer
- juste retour de manivelle ! -
pour une finance nouvelle
ne cherchant plus à nous plumer !
L’histoire est là pour le prouver,
pas besoin de don de voyance
pour prévoir qu’à brève échéance
cela ne peut que s’enflammer !
Encore quelques privations,
encore un peu plus dans la merde,
c’est quand on n’a plus rien à perdre
que l’on entre en révolution !
Pierre Dupuis
"Crépuscule de la religion catholique et basculement vers un autre obscurantisme," : le poème du jour de ... Pierre
Les religions sont à l’origine d’une grande partie des guerres, passées ou présentes, dans le monde.
Elles ne sont pas méphistophéliques en elles-mêmes, ce sont ceux qui les manipulent et qui s’en servent comme levier pour asseoir leurs ambitions de pouvoir qui les déforment et qui les rendent ainsi.
Pierre
Crépuscule de la religion catholique
et basculement vers un autre obscurantisme,
De lourds nuages s’amoncellent
sur cette vieille religion,
prélude à sa disparition
par manque flagrant de fidèles.
Dans les fins fonds de nos campagnes
les clochers craquent de partout,
les vieux murs tiennent peu ou prou,
où sont les rêves de cocagne ?
Les presbytères sont en vente
et les jardins et les vergers :
plus de curés à y loger,
plus de bonnes, plus de servantes !
Approche de l’apocalypse
et du grand jugement dernier,
l’église on ne peut plus le nier
s’en va doucement vers l’éclipse.
Plus de rêve d’hégémonie
du pape et de ses cardinaux
traînant devant les tribunaux,
hérétiques ou bien impies !
Dans l’hexagone et hors frontières
combien ont-ils, au nom de dieu,
ordonné de crimes odieux
et de croisades meurtrières ?
Les non croyants ? Tous des barbares !
Et ceux des autres religions ?
A écraser sans rémission :
pas de quartier et haut la barre !
L’inquisition et la torture
étaient d’efficaces moyens
( Vous aimerez votre prochain ! )
pour assurer leur dictature !
« Ajoutez la ruse à la ruse !
Écoutez bien les délateurs ! » :
Le manuel de l’inquisiteur
n’était pas le livre des muses !
Le procès et puis la torture
étaient les moyens employés
pour briser toute volonté
et on y mettait la mesure !
Pas question pour les basses classes
d’être autre chose que chrétiens,
aussi enchaînés que des chiens,
des poissons au fond d’une nasse !
Entre les seigneurs et l’église
- qui s’entendaient comme larrons ! -
les manants baissaient bas le front
pour ne pas qu’on les brutalise !
Avec ces méthodes abjectes
ils tenaient les populations
plus durement que ne le font
aujourd’hui les pires des sectes !
En me regardant bien en face,
vous les maîtres du Vatican,
dites-moi que les Talibans
ne sont pas sur vos propres traces !
Vous n’étiez pas du tout plus tendres
et seules les révolutions
ont permis aux populations
de choisir et de désapprendre !
Vous avez prôné l’intégrisme
avant de reculer un peu,
vous étiez la copie de ceux
qui préconisent l’extrémisme !
A quelques siècles de distance,
cardinal ou ayatollah,
même ambition, même combat :
une grande soif de puissance !
Avec l’Islam jusqu’au-boutiste
les croisades ont changé de camp,
salafistes ou talibans
ont opté pour l’obscurantisme !
Les punitions sont différentes,
on n’allume plus de bûcher,
la rafale façon boucher
est devenue très concurrente !
A la grenade ou à la bombe,
à pied ou au fourgon piégé,
des kamikazes enragés
provoquent de vraies hécatombes !
Des nations entières basculent
sous la coupe d’ayatollahs
et certains lancent des fatwas
qu’exécutent des groupuscules.
Où s’arrêtera leur folie,
leur soif infinie de pouvoir ?
On ne peut vraiment pas savoir
mais les signes se multiplient.
Plus d’épées, plus de cimeterres,
terminées les expéditions,
quelques atomes en fusion :
bonjour, bonsoir, adieu la terre !
En suivant cette dynamique
combien nous reste-t-il de temps
avant le prochain lancement
de l’apocalypse atomique ?
Cette hypothèse est bien plus fiable
que le calendrier maya,
un bouton et alléluia
… bien le bonjour monsieur le Diable !
Pierre Dupuis
" Manipulation, " : le poème du jour de ... Pierre !
Qui tire les ficelles de notre vie ?
Image du net
Image du net
Manipulation,
Le vieil homme relisait,
avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,
le livre de sa vie
… un long roman.
Manifestement,
il ne comprenait pas tout
des orientations qu’il avait prises,
comme si … comme si,
à certains moments,
il n’avait plus eu prise
sur les évènements.
Mais… mais alors qui,
oui , qui avait piloté tout cela ?
Qui était le véritable
auteur du roman de sa vie ?
Qui avait tenu la plume,
chapitre par chapitre,
et l’avait entraîné
au long de ses chemins ?
De nombreux chemins,
au bord desquels
il était passé du sérieux
au, certaines fois, trois-quarts pitre ?
Qui était le véritable
auteur du roman de sa vie ?
Quelqu’un de redoutable,
puisque lui, l’acteur principal,
s’était laisser manipuler
comme un gosse … à l’envi !
Fatigué, il se frotta les yeux
et, les deux coudes sur la table,
s’endormit.
Un vieil homme relisait,
avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,
le livre de sa vie
… un long roman
… un long roman bientôt fini.
Pourtant, une dernière chose
l’intriguait encore
… encore un peu
qu’avait, « l’autre », sous la plume
… pour le clore ?
Pierre Dupuis
Rêvons un peu ... le poème du jour : "Rêve," ... de ... Pierre !
Il n’est jamais absurde de rêver !
Image du net
Rêve,
Dans ce monde de fous
qui ballote nos vies,
et qui parfois dissout
les amitiés bâties :
… faisons une pause !
Asseyons-nous enfin
et méditons ensemble,
allons jusqu’aux confins
de ce qui nous rassemble :
tendons à l’osmose !
Tâchons pour une fois
de quitter la spirale,
d’échapper au seul « moi ! »
tentons, chose idéale :
… la métamorphose !
Mais … que disent-ils ?
« Ce type est fou à lier :
il croit en la Colombe !
Alors que par milliers
se remplissent les tombes :
… - pour toujours repose … ! - »
C’est vrai : je suis un fou !
Mais … partagez mon rêve !
Si nous sommes beaucoup
il se peut que la trêve :
… un beau jour s’impose !
S’il faut, pour avancer,
enfourcher l’utopie,
toujours recommencer
même si c’est folie :
… je vous le propose !
Pierre Dupuis
Image du net
"La petite," : le poème du jour de ... Pierre
Un poème ancien déjà publié ;
Un poème à la fois plein d’espoir et de tristesse
… la vie quoi.
Image du net modifiée
La petite,
La petite ne courait pas
- ne courait pas vous dis-je ! -
elle dansait ! Elle volait !
Cabri fantastique
comme mu par d’invisibles élastiques !
Pour toile de fond,
les couleurs de l’automne.
Et le vieux était là qui s’émerveillait
- un vieux, encore, parfois s’étonne ! -
Il ne pouvait plus détacher
ses yeux de la scène :
il était subjugué !
La fraîche vigueur de la petite
le laissait songeur.
Sa mémoire,
souvent dans le brouillard,
faisait des efforts désespérés
pour retrouver une image éthérée
enfouie, quelque part, au fond de lui.
Mais rien ne venait dans cette presque nuit.
La petite disparut
et le vieil homme se tassa encore un peu plus.
Ce vieil homme,
ce vieil homme, un instant en émoi,
ce vieil homme … c’était moi.
Pierre Dupuis
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