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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie

Confessez-vous et allez en paix, même avec les pires péchés sur la conscience ! Le poème du jour : "Confession peu banale d’un vieux … confessionnal ! " de ... Pierre !

29 Octobre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Vous avez tué, torturé, violé,
volé, mais vous vous êtes confessés :
allez-en paix mes frères,
vous êtes ... pardonnés !
 
 
Et, si vous l'avez fait au nom de votre dieu,
vous serez sanctifiés !
 
 
 
 

 

Sur une superbe photo de Marie Lecorre :





Confession peu banale

d’un vieux … confessionnal !

 

Si je suis tout en bois,

je ne suis pas de bois !

Je vous dirais ma foi

que j’ai perdu la foi !

 

Abritant en confesses

de drôles de bougresses

oscillant en souplesse

entre messes et fesses :

 

J’ai fini - je le dis ! -

par être très instruit

sur les grands interdits

touchant au bigoudi !

 

Ah ! j’en ai vu passer

quelques uns de curés !

Célibat enduré

ou bien lit partagé !

 

Dame de compagnie,

simple bonne ou amie ?

carrément bonne amie,

dans le lit endormie !

 

Presbytère occupé

par rejetons d’abbé :

pas généralité

… pas non plus rareté !

 

Des bouffeuses d’hosties

hantant les sacristies,

oeillades garanties

pour de fines parties !

 

« Mon mari est absent

pour un travail pressant :

le lit est bien trop grand

et je m’ennuie dedans ! »

 

Et voilà - rebelote ! -

l’ aquicheus’ de calotte

mini jup’ ras de motte

avec ou sans culotte !

 

Mais les péchés de cœur

sont pour moi des liqueurs

quand j’entends les horreurs

de certains dits - d’honneur ! -

 

Le cul a ses faiblesses

et quand les mains caressent

d’un peu trop près les tresses

ça glisse vite aux fesses !

 

De tout ça j’en rigole :

ce n’est que gaudriole !

Ce qui vraiment m’affole

c’est les types qui violent !

 

Venez tous les pécheurs !

Venez tous les tricheurs

Venez les débaucheurs

et aussi les violeurs !

 

 

Venez en ribambelle,

la repentance est belle !

Quelques soient les gamelles :

virginité nouvelle !

 

Venez tous les banquiers,

tous les grands financiers,

les plumeurs d’ouvriers :

vous serez pardonnés !

 

Venez les politiques,

c’est le coté pratique :

promesses mirifiques

et … pas d’autocritique !

 

Venez les malfaiteurs,

venez les dictateurs,

tous les exécuteurs,

les bourreaux, les tueurs !

 

Venez en ribambelle

la repentance est belle !

Deux sous dans la coupelle

et la vie éternelle !

 

Deux pater, trois avé

« merci Monsieur l’ curé,

ça va mieux vous savez

depuis qu’ j’ai plus d’ péchés ! 

 

Allez, à la prochaine,

ma croyance est certaine,

je viendrai en neuvaine :

c’est vraiment une aubaine ! »

 

Et moi tous ces aveux

me rendent cafardeux

et plus d’un jour sur deux

je me foutrais le feu !

 

Les flammes seraient belles,

terminé les chapelles,

les vieilles, les nouvelles

qui poussent en kyrielles !

 

Toutes les religions

accordent le pardon

sur simple invocation

et repentir bidon !

 

Halte à l’hypocrisie !

Halte aux fautes blanchies !

A bas les homélies

et autres conneries !

 

Je voudrais m’immoler

pour que le monde entier

arrête de prier

des dieux tous inventés !

 

Pour certains bien pratique

pour asseoir leurs boutiques

qu’elles soient politiques

ou des plus mercatiques !

 

Les sermons orientés,

les versets détournés,

les peuples abusés

par des prêcheurs roués !

 

Je n’en peux plus de vivre,

de tout ça j’en suis ivre

je veux qu’on me délivre :

je veux fermer le livre !

 

Le seul dieu : c’est la loi,

que l’on soit humble ou roi !

C’est à ce prix, je crois,

que reviendra ma foi

 

en … les hommes !

 


                                        Pierre Dupuis

 


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"Amour fou" ... un très très vieux poème acrostiche de Pierre !

22 Octobre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Allez, je vous propose un très très vieux poème déjà publié !

Cupidon 3

Image du net !

 

Amour fou poème

 

 

Ah ! ce sacré Cupidon !

 

 

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Le sonnet-fable bien sonné du jour : "Juste retour de baston," de ... Rotpier

17 Octobre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Si la justice des hommes a parfois des ratées, la divine me semble être dans son rôle quand elle se mêle de ce genre de chose !

... Et pis c'est tout !

 

 

Mégère

Image du net

 

 

Juste retour de baston,

 

C’était une belle charogne,

Une mégère, un vrai dragon,

Tous les jours sortie de ses gonds :

Pas un seul sans qu’elle ne grogne !

 

Elle voulait tout à sa pogne

Et usait tous ses compagnons

À coup d’insultes et de gnons :

Pas un jour sans qu’elle ne cogne !

 

Mais celui-ci, pourtant petit,

Rendait tout avec appétit :

Il forçait même sur la dose !

 

C’est elle qui prenait des pains,

On la retrouva un matin

Morte de coups par overdose !

               

                  Moralité :

 

Homme ou femme on trouve son maître

Tôt ou tard et c’est mérité,

Ceci est une vérité

Que l’on doit bel et bien admettre !

 

Mieux vaut que la justice passe,

Je parle de l’institution

Mais la divine en solution

N’est pas chose qui me tracasse !

 

 

                                       Rotpier 

 

 

 

Harpie ... c'est tout !

 


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"Séchez vos pleurs avant que vos yeux ne se fanent," Un sonnet qu'un au revoir à la jeunesse ... par ... Pierre

10 Octobre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Un petit clin d’œil à Ronsard dont les sonnets

n’ont pas pris trop de rides !

 

 

Pierre

 

Rose fraîche Rose fannée

Images du net

 

Séchez vos pleurs avant que vos yeux ne se fanent,

 

Vous êtes, Madame, une fleur

Dont la fraîcheur s’en est allée.

Votre beauté inégalée

A bien perdu de sa splendeur.

 

Plus de guetteurs, plus  de siffleurs.

Quand vous marchiez dans les allées

Ils suivaient tous votre foulée

Et leurs regards étaient frôleurs !

 

Ne soyez pas par trop morose,

Ne rêvez pas métamorphose,

Il faut en faire votre deuil.

 

Arrêtez de verser des larmes

Vous pouvez plaire encore à l’œil :

Les fleurs séchées gardent du charme.

 

                Moralité :

Il faut bien assumer son âge,

Ne pas tricher avec sa peau :

Épiderme lisse et vieux os

Ne font pas du tout bon ménage.

 

Gardez toujours votre sourire

Et vos rides s’en souviendront,

Bien plus belles elles seront :

Souvenez-vous bien de mes dires !

 


 

                                   Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

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Alzheimer: le poème du jour: "En désapprenance" ... de ... Pierre

26 Septembre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Pour faire écho à dimanche dernier qui était la journée consacrée à la maladie d’Alzheimer … 

 


 

 

Image du net



En désapprenance,

 

Dans son regard … rien que du vide

… même en cherchant … plus un ressort.

Ses yeux, autrefois si limpides,

si pétillants … là, quasi morts.

 

Et il se tient en face d’elle,

la regardant … mains dans les mains,

yeux dans les yeux … plus d’étincelle

… la grande peur du lendemain.

 

Tout au début, rien de bien grave,

dans la mémoire, des petits trous,

pas de quoi en faire un conclave,

quelques oublis de rendez-vous.

 

« Tu te souviens du nom d’Octave ?

Où ai-je mis mon grand fait-tout ?

Tiens, elle est ouverte la cave ?

… J’avais pourtant mis le verrou … ? »

 

Et puis un jour en promenade,

plus d’une heure à tourner en rond

et les jambes en cotonnade :

« Mais où se trouve la maison ? »

 

A reculons, elle consulte,

le verdict tombe :il est amer !

Ça claque pire qu’une insulte :

les faits sont là : c’est Alzheimer.

 

Après c’est la dégringolade :

l’esprit, les sens, en flottaison.

Une mémoire en marmelade

et des atteintes à la raison.

 

Et les visages qui s’effacent,

de mois en mois, de jour en jour.

Des souvenirs, plus une trace :

un grand désert et rien autour.

 

Et lui est là, tout en souffrance,

n’y pouvant rien que de pleurer,

témoin de la désapprenance

de l’être cher… tout apeuré.

 

 

                                           Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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" Le moulin de la Boulaye " : le poème du jour de ... Pierre !

19 Septembre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Allez, je vous propose un petit devoir de vacances !

 

Poème écrit sur place, dans le moulin, en Bretagne, dans le Morbihan pour être précis ( à Pluméliau à 12 Km de Pontivy )

 

 

DSC00254 (2)Photo prise par moi même 

 

 

 

A Madame et Monsieur Kervarrec

qui ont restauré, avec beaucoup de goût

 

et d’authenticité, le moulin de la Boulaye.

 

 

Le moulin de la Boulaye,

 

« Ah ! Vieux moulin tu as tourné,

tourné, tourné et retourné ;

la force de l’eau sur tes pales

était ton énergie vitale !

 

Les paysans des alentours

qui venaient à chacun leur tour

guigner ta belle mécanique

la trouvait vraiment fantastique !

 

Ils n’avaient rien vu de pareil

à ce formidable appareil,

qui pouvait moudre sans relâche

sans se fatiguer à la tâche ! »

 

Il fallait pour être meunier

réfléchir et savoir manier

une mécanique complexe

qui laissait bien  des gens perplexes.

 

Tout l’art était de réguler

le débit pour faire tourner

la roue à la bonne vitesse,

ce qui demandait de l’adresse.

 

Selon le niveau de l’étang,

selon les caprices du temps,

il fallait surveiller l’étiage

et réagir sans cafouillage !

 

Et puis il y avait les grains

pour les bêtes ou le pétrin :

mouture grossière ou farine

pour les auges ou les cuisines.

 

Chaque fois c’était différent,

il fallait varier tout le temps,

bien affiner tous les réglages

du broyage et du tamisage.

 

Ajoutez qu’en plus du cerveau,

il fallait être aussi costaud :

les sacs de grains ou de farine

pesaient très lourd sur les échines !

 

Sans compter que dans le moulin

la poussière battait son plein,

c’était à peine respirable

rendant les poumons irritables !

 

Le danger était permanent

de se faire happer par les dents

des boulimiques engrenages

capables des pires carnages !

 

Même s’il aimait son métier

et son beau moulin le meunier

mourrait souvent bien avant l’âge

épuisé par tout cet ouvrage !

 

« Combien as-tu mon vieux moulin

usé de ces hommes enclins

à ne vouloir jamais se plaindre,

à faire le travail sans geindre ?

 

Puis un jour il est arrivé

quelque chose qui a scellé

ta disparition programmée

malgré ta grande renommée.

 

C’est la fée électricité

qui a très vite supplanté

toutes autres forces motrices

et s’est faite dominatrice !

 

Sont apparus les grands moulins

qui ont grignoté un à un

les petits sans aucun complexe :

tâche facile dans le contexte !

 

Au grand dam du dernier meunier,

tes engrenages, tes paliers,

sont entrés dans un grand silence

sans aucun espoir de relance.

 

Et le temps a pris tout son temps

pour ronger inlassablement

ta merveilleuse mécanique

en se moquant de tes suppliques !

 

Il a commencé par le bois

de ta roue et puis de ton toit,

s’attaquant ensuite à tes pierres

aidé des ronces et des lierres.

 

Tes arbres se sont descellés,

tes alignements décalés,

de ta mécanique complète

il n’est resté qu’un grand squelette !

 

Mais un jour vint, béni pour toi,

des gens ont réparé ton toit

pour que cessent tes avanies

te conduisant à l’agonie.

 

Ils t’ont redonné du cachet

de haut en bas et sans tricher :

ta mécanique est exposée

comme on le fait dans les musées !

 

Ta fonction a beaucoup changé

puisque tu sers à héberger

des gens qui viennent en vacances

et admire ton élégance !

 

C’est reparti pour très longtemps

et je sens que tu es content,

car  même sans ta mécanique,

au temps tu peux faire la nique !

 

Il est possible  – pourquoi pas ? -

que tu te rappelles de moi :

un vieux monsieur un brin poète

avec un chapeau sur la tête.

 

Un vieux monsieur qui t’a parlé

et que tu as su écouter

sans être étonné de l’affaire,

un vieux monsieur aimant les pierres.

 

Porte-toi bien mon vieux moulin,

tu m’enterreras c’est certain,

les hommes jamais ne revivent :

leurs forces sont beaucoup moins vives !

 

Si l’on peut les rafistoler

un peu quand ils sont très usés,

cela ne les prolonge guère :

la vie de l’homme est éphémère. »

 

 

 

                                  Pierre Dupuis

 

 

 

DSC00205 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le poème du jour (un petit sonnet branché !) : "La vibrante nonne," de ... Rotpier

17 Septembre 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Le Rotpier est de retour !

 

Je vous propose, pour démarrer tout en délicatesse, un petit sonnet branché qui vous fera peut-être vibrer ?

 

Il est tout frais tapé de ce matin ! 

 

 

Nonne (2)

Image du net modifiée par mes soins !

 

La vibrante nonne,

 

Toute jeune elle était entrée

Au couvent sans grande passion,

Elle avait subi des pressions

Et son âme était sinistrée.

 

Elle devait rester cloîtrée

Alors que la grande éclosion

De son corps en ébullition

Lui laissait les joues empourprées !

 

Un jour de la fin février

Elle alla voir le jardinier :

« Je t’en supplie, viens-moi en aide

 

J’ai vraiment le feu au valseur ! »

Il lui dit pendant le remède :

« Bon dieu ! Que tu vibres ô ma sœur ! »

 

   Moralité … si ! Il y en a une !

 

Une nonne n’est qu’une femme,

il suffit de bien la brancher

pour qu’elle soit tout feu tout flamme

et qu’elle se mette à vibrer !

 

 

                                                        Rotpier

 

 

 

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Cézanne, "Le buveur" vu par Pierre ...

28 Août 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 Après le fumeur ( http://rotpier.over-blog.com/article-le-fumeur-de-paul-cezanne-vu-par-pierre-double-sonnet-119631675.html  ) voila « Le buveur ».

 

Je suis un peu les deux à la fois mais  … avec modération !


 

Le buveur de Paul Cézanne"Le buveur"  de Paul Cézanne

 

 

Le buveur,

 

Où en est-il de ses pensées ?

Où en est-il de l’alcool bu ?

Ce n’est pas son premier abus,

c’est une longue traversée.

 

.Pour quelle cause ou quelle femme

en est-il arrivé à ça ?

Pourquoi a-t-il franchi le pas

qui passe du plaisir au drame ?

 

Il n’écluse que du vin rouge,

un vin de piètre qualité

mais il en boit en quantité

et toujours dans le même bouge.

 

Il arrive par la grand route,

personne ici ne le connaît,

certains le disent polonais

mais tout le monde est dans le doute.

 

Il passe des journées entières

à boire sans paraître soûl,

le soir il tient toujours debout

quand il salue la gargotière.

 

Jamais il ne parle à personne,

avec sa bouteille il est seul,

il le sera jusqu’au linceul,

jusqu’à ce que la mort le sonne.

 

Alors sa place sera vide,

les tâches rouges sur le bois

disparaîtront au fil des mois

tout comme cet homme impavide.

 

Il est possible que la table

se souvienne longtemps de lui,

qu’elle ait eu sans faire de bruit

une relation incroyable !

 

Le simple contact de son coude

a peut-être été suffisant

pour que des liens fort apaisants

entre lui et elle se soudent !

 

Les objets savent bien des choses,

ils sont détenteurs de secrets,

mais ils sont tout à fait discrets

et savent garder bouche close !

 

Il arrive que les poètes

s’en fassent de très bons amis

et il est couramment admis

qu’ ils fassent de longues causettes !

 

 

                           Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

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" Le fumeur " de Paul Cézanne vu par ... Pierre ... double sonnet !

21 Août 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 Préambule :

 

Le personnage peint par Paul Cézanne n’est peut-être pas celui que je brosse au travers de ce double sonnet, mais il aurait pu l’être … il n’y a pas de fumée sans feu.

 

Pierre

 

Paul CEZANNE 1839-1906
- "Le Fumeur" ou "L'Homme à la pipe"
- Huile sur toile 92 cm x 73 cm
- Peint vers 1895
- Localisation: Moscou, musée Pouchkine

 

 Le fumeur

 

Le fumeur

ou

Il n’y a jamais de fumée sans feu,

 

      Sonnet premier :

La pipe songeuse à la bouche,

la tête calée dans la main,

il ne pense pas à demain :

avec son passé il s’abouche.

 

Il revoit la sainte-nitouche

qui avait croisé son chemin,

regard hardi, bouche carmin,

qui ne valait pas sa cartouche.

 

Elle l’avait embobiné,

séduit, trompé et puis ruiné,

conduit tout droit à la galère.

 

Simple justice pour le coup

quand lors d’un sursaut de colère

il lui avait tordu le cou.

  

 

         Sonnet second:

C’est pour la faire disparaître

qu’il avait allumé un feu,

lui le calme, le grand taiseux

qui ne laissait rien transparaître.

 

Pas disposer à comparaître

ni à faire le moindre aveu

pour cet acte délictueux

mais juste il faut le reconnaître.

 

C’est ainsi qu’il jugeait le fait,

pas de faute, pas de méfait,

juste une question de principe.

 

Depuis ce jour  - plus de dix ans ! -

il s’était remis à la pipe

trouvant son nuage apaisant.

 

 

                                    Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Le poème du jour : "Mon ami le mur," de ... Pierre

2 Août 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Aujourd’hui : pas de coffrages et pas de béton pour moi !

 

 

Les dictons du jour :

 

« C’est au pied du mur qu’on voit le maçon »

 

Et aussi :


 « C’est au pied du mur qu’on voit le garçon »

 

 

Bonne chaude journée à tous… au pied du mur ou pas !

 

 

Mur

Image du net

 

Mon ami le mur,

 

En lui faisant la courte échelle,

je n’étais pas très innocent,

j’avais vu que la demoiselle

avait un beau tempérament !

 

Le tissu de sa minijupe

était vraiment très riquiqui,

elle en était - pour sûr ! - pas dupe

et en dessous c’était exquis !

 

J’ai cultivé la maladresse

faisant semblant de la lâcher,

ma main a glissé sous ses fesses

et a rampé sans la fâcher !

 

Poussant plus loin mon avantage,

j’ai vérifié qu’elles étaient deux !

Quant à leur ligne de partage :

j’ai failli me crever les yeux !

 

Nous avons perdu l’équilibre,

le mur que nous voulions franchir

nous a glissé : « Vous êtes libres,

il vous reste à vous affranchir ! »

 

C’était un mur plein de sagesse

qui connaissait les amoureux

et à son pied la mousse épaisse

formait un lit des plus moelleux !

;

Nous cultivions l’obéissance

- il fallait bien obtempérer ! -

nous avons fait mieux connaissance,

sans chercher à se modérer !

 

J’ai fait beaucoup de courte échelle

et le mur m’a toujours aidé,

quand je changeais de demoiselle

il ne semblait pas offusqué !

 

Mon vieux mur est toujours solide,

je viens le voir de temps en temps,

moi je ne suis plus si valide :

ma courte échelle a fait son temps !

 

A chacune de mes visites

il me dit invariablement :

« Tu n’amènes  plus de petite,

ça me plaisait énormément ! »

 

Il est vraiment resté robuste

mais sa tête part à vau-l’eau :

Alzheimer ! Ce n’est pas juste !

Même les murs ont leurs fardeaux !

 

Un jour je viendrais le rejoindre

ne sachant plus très bien pourquoi,

en observant la lune poindre

nous n’auront plus le moindre émoi !

 

Il sera temps que je trépasse,

je ne veux pas de ces fauteuils

où l’on dépose, où l’on entasse

des corps déjà en demi-deuil !

 

J’aimerais bien que l’on m’enterre

au pied de mon fidèle ami,

un peu de mousse, un peu de terre :

qu’irais-je faire au paradis ?

 

 

 

                  Pierre Dupuis

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