poesie
" Le baiser ", un ancien poème remanié de ... Rotpier !
Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage ...
J'espère que cela roulera pour vous !
Image du net : Ah! Que c'est bon ! Touche mon pompon !
Le baiser,
Le baiser, le vrai !
Le vrai de vrai !
Pas le petit bécot
qu’on s’ fait dans le métro,
pas la petite touche
sur le coin de la bouche,
le truc du bout des lèvres
tout mou et des plus mièvres
qui fait autant d’effet
qu’un ersatz de café !
Ne parlons pas de ça,
ça c’est à mettre au tas !
Parlons du vrai de vrai,
de celui qui effraie
les nones du couvent
qui se touchent pourtant !
Celui d’ l’Hôtel de Ville,
figure de haut style,
capturé par Doisneau
avec son p’tit oiseau,
même un peu arrangé
il a fait saliver
avec application
bien des générations !
Laissons toute pudeur
et comme dit ma sœur :
« Quand il est l’heur’ c’est l’heure
il faut battre le beurre ! »
Le baiser qui dégèle,
celui qui interpelle,
qui vous coupe le souffle,
pas le baiser pignouf !
Le patin sans pantoufle
bien roulé sans esbroufe !
La superbe gamelle
et pas d’ la béchamel !
Foin du bécot chameau
plus mou que le mou d’ veau !
Pas le palot pâlot :
le gros méli-mélo !
La pelle que l’on roule
en se mettant en boule,
le baiser qui secoue
de la tête aux genoux,
qui dénoue le cordon
du p’ tit string pour de bon
et qui très bien mené
conduit tout droit au pied !
Bref !
Je parle du baiser,
du gros, du bon, du vrai
pas du baiser distrait
qui est plus ou moins frais !
Ce baiser-là, mon gars,
il faut le savourer
sans arrière pensée
et aller jusqu’au bout :
c’est cadeau avant tout !
Pas se prendre le chou
ne rien signer du tout,
mais si la raison tangue
au mélange des langues
c’est qu’ t’es bien accroché
et tu n’es pas couché !
Ça va finir au pieu
en ébats licencieux
pendant que Cupidon
qui porte bien son nom
mat’ ra sous tout les angles
en jouant du triangle
ce qui en fera deux
qui seront sur les lieux !
Rotpier
Le baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau, image du net *
En écho au rébus passé : " La tête dans les étoffes, les mains sur les bonnets " ou , " Du beau, du bon, du beau bonnet ! " de ... Pierre !
Préambule :
C'était un billet du 07 mars 2014, Lejaby a été sauvé depuis : des saints se sont penchés sur lui !
Lejaby vacille !
Soutenez Lejaby, rejoignez le collectif SEIN * !
Image du net bidouillée par le Rotpier
Dans un grand élan de générosité, Pierre offre à tous un ancien poème de circonstance :
La tête dans les étoffes, les mains sur les bonnets,
ou
Du beau, du bon, du beau bonnet !
C’est une échoppe ancienne et regorgeant d’objets,
des fils en écheveaux, des dentelles très belles,
des rubans de couleur, du coton à surjet,
des boutons, des pressions, le tout en ribambelle !
On peut trouver aussi de très beaux canevas
dont les trames de fond sont des plus variées :
une femme, une chatte ou un terre-neuvas,
un pichet de vin blanc ou une mariée.
Mais il y a surtout les mannequins tronqués
au-dessus des genoux - culs-de-jatte d’office ! -
dont l’amène plastique a déjà défroqué
des curés chevronnés , des légions de novices !
Du petit quatre-vingt jusqu’au fabuleux cent,
de la taille A, B, C, aux bretelles croisée :
un échantillonnage à filer coup de sang
aux ados boutonneux encore à déniaiser !
En dessous du nombril, c’est nouveau festival
de formes, de couleurs parfois estomaquantes,
à filer, sans retour, bobo conjonctival
à des yeux trop rivés aux formes provocantes !
Pourtant tout est figé depuis bientôt deux ans :
le bonnetier est mort d’une crise cardiaque
en matant l’essayage en direct d’un C cent,
colossale entreprise, une vision orgiaque !
Des héritiers inscrits aux abonnés absents
et pas de remplaçant et pas de remplaçante,
des jours et des nuits, le temps déliquescent :
l’humeur des mannequins est devenue grinçante !
Toujours habitués aux caresses des yeux
et même - il faut le dire ! - à des mains baladeuses,
ils s’ennuient à mourir, finis les temps joyeux :
ils ont le teint cireux et les mines boudeuses !
Je rêve d’acquérir ce fabuleux étal,
d’obtenir un blanc-seing, des blancs seins aux iliaques,
faire de ce rayon un lieu transcendantal
où je vivrais très vieux : je ne suis pas cardiaque !
Pierre Dupuis
Devoir de vacances : "Epopée morvandelle" ou "Par monts et par vaux autour de Moux," le très long poème du jour de Pierre et de Rotpier !
Nota: C'est un gros pavé, ne démarrez pas si vous n'avez pas un peu de temps devant vous !
Préambule :
En première partie, je vous propose une balade en Morvan quelque peu fantaisiste. Si les lieux sont bien réels, les histoires que je brode autour le sont beaucoup moins … encore que … sérieux s’abstenir !
La seconde partie, la moralité, est plus philosophique et aussi plus sujette à contestation de la part de quelques bien-pensants…
Le chalet du trappeur, notre gîte.
L'étang.
Epopée morvandelle
ou
Par monts et par vaux autour de Moux,
Pour éponger un coup de mou
- Eh oui ! Parfois cela arrive ! -
ma femm’ m’a dit : « Allons à Moux
en Morvan ! » … Belle initiative !
« C’est tout près du lac des Settons,
légèrement en altitude,
un peu avant Château-Chinon,
ça changera nos habitudes ! »
Tout de suite j’ai dit « Banco !
c’est une région qui me botte,
viens que je te fasse un bécot
pas besoin d’enlever tes bottes ! »
Cela m’a regonflé à bloc
et j’ai sauté, je vous l’assure,
pile-poil à deux pieds dans mon froc
et puis j’ai lacé mes chaussures !
Je vois à vos yeux égrillards
que vous attendiez autre chose,
vous repasserez mes gaillards :
j’aime que les portes soient closes !
Un matin ce fut le départ,
il faut bien que les choses arrivent,
hors de question d’être en retard
c’était parti pour d’autres rives !
Juste un peu avant Avallon
nous avons quitté l’autoroute,
quelques monts et quelques vallons :
c’était le Morvan pas de doute !
Nous sommes passés à Saulieu,
Loiseau était dans les nuages,
c’est Berton qui tenait les lieux
… l’addition n’était pas plus sage !
Nous avons - bien nous en a pris ! -
seulement regardé la carte
et à la seule vue des prix
on a senti chauffer nos cartes !
Du coup on a mangé à Moux,
c’était beaucoup plus raisonnable,
moins bon aussi mais après tout
c’était quand même convenable !
Pas de mou de veau au menu
mais de la viande charolaise,
dans les près nous les avions vus
et les bestiaux broutaient à l’aise !
Nous avons croisé quelques gens
juste en arrivant au village
et leur bonjour très engageant
augurait un joli partage !
Même chez les adolescents
nous avons vu la différence :
bien moins de morveux en Morvan
que dans le reste de la France !
Au milieu du parc du Morvan
et des grands lacs de retenue
des vieux châteaux et des couvents
nous souhaitaient la bienvenue.
Du coté du lac des Settons
et niché en pleine nature,
attendait notre location :
un chalet de fort belle allure !
A ses pieds un petit étang
enchâssé entre deux collines
miroitait au soleil couchant
rêvant d’une brise coquine !
Son nom : « Le chalet du trappeur »
mais de castors pas une trace,
à croire qu’ils avaient pris peur :
tout comme moi devant ma glace !
Pas de bisons au rendez-vous
contrairement à toute attente
du coup j’ai chassé les bisous
ma femme en était très contente !
Des belges sont venus pêcher,
cinq copains des plus sympathiques,
« Le cowboy » ils m’ont appelé
en voyant mon chapeau mythique !
Ils avaient un équipement
pour la pêche au coup de première,
qu’ils rangeaient soigneusement dans
une remorque à montgolfière !
Eux par contre n’étaient pas fiers,
les belges aiment bien la France,
bien mieux que l’Angleterre et Blair
ou la City et la finance !
Comparé à leur plat pays
le Morvan c’est plein de granite,
un rocher qui même bien cuit
reste moins tendre que les frites !
De toute façon en venant
ils avaient oublié les moules,
se sont-ils vengés sur le blanc ?
… Je n’en sais rien … je perds la boule !
En visite à Château-Chinon
nous avons fait la promenade
que faisait un certain tonton,
une belle et longue balade !
Tout en laissant du temps au temps
nous avons visité la ville
aux souvenirs omniprésents
de l’homme à la force tranquille !
En nous rendant à Vézelay,
nous sommes passés par Bazoches
voir un château loin d’être laid :
Vauban n’était pas pour le moche !
Dans le parc assis sur un banc
j’ai bien détaillé la bâtisse,
je n’ai pas dit : « Merde à Vauban ! »
c’eut été de mauvais auspices !
( Le souvenir du grand Léo
est bien ancré dans ma mémoire,
il reste collé à ma peau
de façon presque péremptoire ! )
A la limite du Morvan
à Autun au théâtre antique
nous avons eu un coup de vent
ne venant pas de l’atlantique.
Nous oublierons avec le temps
comme il est écrit dans le livre :
« Autun en emporte le vent » :
les souvenirs on s’en délivre !
Ne rentrez pas en sécession
avec moi je vous en conjure
je vous donne mes plantations
de jeux de mots, je vous l’assure !
Margaret Mitchell nous avait
entraîné dans une tourmente
qui était loin d’être un navet
et pas du bonbon à la menthe !
En passant par le Mont Beuvray
nous sommes allés à Bibracte,
à l’oppidum il faisait frais,
ça soulageait ma cataracte !
Vercingétorix y avait
réuni les tribus gauloises,
qui ne faisaient pas dans leurs brais
et chantaient des chansons grivoises !
Un peu plus tard à Alésia
César leur a mis la pâtée,
en ce temps-là pas de média
pour filmer la déculottée !
A Vézelay Viollet-le-Duc
a restauré la basilique
au grand désespoir des grands-ducs
qui trouvaient les ruines pratiques !
J’ai mis deux cierges sans raison,
juste pour voir, j’aime les flammes,
je suis athée c’est mon blason,
mon seul drapeau, mon oriflamme !
Si j’admire les bâtisseurs
d’églises ou de cathédrales
je sais aussi tous les malheurs
des gueux aux heures féodales !
« Si dieu n’avait pas existé »
comme a écrit jadis Voltaire,
« il aurait fallu l’inventer »
… Ludovine vas-tu te taire !
Le Morvan c’est chouette allez oust,
viens faire un tour, quitte Versailles,
pas de danger que tu trésailles :
il y a des massifs pour tous !
Laisse Versailles à Macron,
c’est le genre de petit home
qu’il adore et pour qui il fond
… le château, pas le Jeu de Paume !
Il prendra le Grand Trianon
pour y installer sa Brigitte,
nous on sortira les bâtons
… pas de bois mais de dynamite !
Tu ne dépareilleras pas :
du rocher et de La Rochère,
ça se marient comme des bas :
le Morvan te siéra ma chère !
C’est le royaume du sapin,
il y en a plein les collines,
c’est d’ailleurs un bon gagne-pain
que l’on s’appelle ou non Corine !
Toutes les années pour Noël
on arrache et on expédie,
un véritable carrousel
merci merci petit Messie !
Sans rouler à tombeau ouvert
on a atteint Quarré-les-Tombes,
des sarcophages très divers
nous attendaient depuis des plombes !
Nécropole ou bien entrepôt
cela reste des hypothèses,
les historiens à ce propos
restent le cul entre deux chaises !
J’en aurais bien pris un pour moi
mais j’ai eu peur que l’on m’engueule,
pour mon enterrement ma foi
cela aurait eu de la gueule !
Je vois la tête des porteurs :
au lieu du sapin de la pierre !
Pour leurs dos un sacré malheur,
de quoi maudire tous les Pierre !
Et pas question de crémation
la pierre ne brûle pas vite,
c’est huit heures de combustion
pour que le calcaire s’effrite !
Alors bonjour la pollution
c’est très mauvais pour la planète
mais … qu’ouïs-je ? Faites attention !
Qui a craqué une allumette ?
Je ne suis pas encore fou
mais un jour ça viendra peut-être,
en attendant de moi à vous
j’ai encore toute ma tête !
Moralité philosophique … bien cuisinée ?
A trop cultiver le sérieux
on oublie tout à fait de rire,
on prend un sacré coup de vieux
et l’on s’éteint comme un lampyre !
Alors rillons encore un peu,
mijotons la bonne cuisine
des jeux de mots en maître queux
il ne faut pas que l’on lésine !
Et tant mieux si la sauce prend,
mieux vaut qu’ell’ ne soit trop grasse
mais si ell’ l’est de temps en temps
ne m’en veuillez pas trop de grâce !
Les coincés, les collets montés,
n’ont qu’à continuer leur route,
ils me trouvent trop effronté
et bien tant pis moi j’en rajoute !
Vous conviendrez que j’aurais pu
cuisiner d’autres rimes en « route »
je sais faire, j’y suis rompu :
j’aime beaucoup les doubles routes !
Bon prince je m’arrête ici
pour ceux n’aimant pas les épices,
pour les autres pas de souci,
ce n’est qu’un petit armistice !
Soyons fiers d’avoir hérité
de Rabelais, la truculence
et gardons cette faculté
de se moquer des idées rances !
Gloire à Alcofribas Nasier
qui a défié dans ses ouvrages
l’ordre bien pensant des curés
la faculté était en rage !
Religion et rigidité
vont de pair, c’est un héritage,
l’intégrisme et la charité
n’ont jamais fait très bon ménage !
Je respecte les religions
qui ne sont pas hégémoniques
et qui n’ont pas la prétention
de régenter la politique !
Elles sont rares car hélas
des individus s’en emparent
pour, aux quatre coins de l’atlas,
assouvir leurs rêves barbares.
Si l’on remonte dans le temps
l’actuelle église catholique
et ses croisades en orient
en sont un exemple typique.
En ajoutant l’inquisition,
- allons faisons bonne mesure ! -
où sont les méchants et les bons
… à vous la charge de conclure !
"Au clair de la lune," ou "Encore plus con que la lune," ... la fable du jour de ... Rotpier !
Ce devoir de pédagogie me semblait important.
Il fallait qu’il soit fait et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.
Je l'ai déjà mis sur ce blog, mais en matière de pédagogie il faut toujours remettre l'ouvrage sur le métier ... je le sais: j'étais prof !
Rotpier ... ou Pierrot ... j'ai le vers lent !
Chers enfants - surtout les garçons ! -
méfiez-vous des niaises histoires,
des contes ou bien des chansons
aux contrevérités notoires !
Voila l’histoire sans chichi
de Pierrot et de Colombine
pour que vous soyez affranchis
des non-dits de bien des comptines !
On cherche à vous bourrez le mou
à grands coup de mièvres paroles,
grattez un peu et en dessous :
tout n’est que chaudes gaudrioles !
Voici ce qu’il faut retenir
pour éviter les impostures,
pour pouvoir un jour en finir
des féminines dictatures !
Au clair de la lune,
ou
Encore plus con que la lune,
Pierrot adorait Colombine
mais la nuit il faisait son pain,
le jour elle était aux bassines :
ils ne se croisaient qu’en chemin !
Comme elle rêvait la coquine,
sous l’édredon, de gros câlins,
il fut roulé dans la farine
dès qu’elle aperçut Arlequin !
Grande montée d’adrénaline
quand il lui fit du baratin,
Pierrot pleura mais la gredine
finit au lit du cabotin !
Dans sa roulotte sans cuisine
il l’emmena un beau matin,
bien au-delà de la colline
vers un pays des plus lointains.
Mais l’inconstance féminine
se concrétisa en chemin :
devant le froid et la famine
elle regretta le pétrin !
Une lettre et la gourgandine
rejoignit son ancien voisin,
s’extasiant devant la vitrine
tout en jouant du popotin !
Pierrot marcha dans la combine,
il la prit en seconde main
et ajouta l’action crétine
d’ouvrir la porte à Arlequin !
Ménage à trois ? Là, la comptine
n’en fait pas mention clairement.
Une dérive libertine ?
Domaine du possiblement !
Moralité :
Boulanger ou mécanicien,
boucher ou pêcheur de sardines,
l’homme n’est souvent qu’un pantin :
femme le sait et l’enfarine !
Elle a l’art de mettre en avant
de façon nette et assassine
et le derrière et le devant
de sa dotation féminine !
Lui plus bête qu’un moinillon
et cela depuis l’origine,
se fait piéger comme un couillon
par les appâts de la frangine !
Un simple mouvement de cils
et il croit à bonne fortune
… y compris un premier avril :
encore plus con que la lune !
Rotpier
.
Un peu de poésie dans ce monde de brutes ... "La dame et le vieux miroir," ... un sonnet de ... Pierre !
.
L'actualité n'étant pas d'une transparence absolue
je vous invite à celle d'un miroir ... pour peu qu'elle le soit ...
Image du net
La dame et le vieux miroir,
C’est un très vieux miroir au tain déliquescent.
Son cadre en bois sculpté ne tient que par miracle
Ou bien, plus rationnel, par deux pointes qui raclent
Un mur de papier gris au plâtre efflorescent.
Un bord, en bas à gauche, est tout opalescent,
Ce qui renforce encore une impression d’oracle :
«- Dis-moi, mon beau miroir, n’est-ce pas la débâcle ?
- Oh ! non ! » ment-il avec un air d’adolescent !
Combien de souvenirs sont ancrés dans ses pores ?
La mémoire est fragile et souvent s’évapore ;
La sienne est le pendant d’un grand classeur à dos
Dont le titre serait : « Portraits en ribambelle ».
« - Fais-moi, mon bon miroir, ce superbe cadeau :
Repasse mon image au temps où j’étais belle ! »
Epilogue :
La vieille dame ferma les yeux pour mieux emprisonner sa jeunesse et doucement s’en alla. Le vieux miroir mit une croix dans la case « souvenir » et soupira. Un soupçon de buée vint encore ternir un peu plus l’éclat de son tain.
"L’original abbé de Somme," un pamphlet contre l'église de Pierre et de Rotpier
Troisième devoir de vacances !
Il y en aura un quatrième, mais pas de poésie, ce sera un petit pamphlet en prose ... tout du moins, c'est ce que je vous propose !
De l'humour, mais aussi beaucoup de colère pour ce pamphlet contre une église qui se bouche les yeux au plus haut niveau !
Pierre
Préambule :
Je ne suis qu’un vilain canard
qui aime à brocarder l’église
mais elle est déjà dans la mouise
que c’en est un vrai cauchemar.
Cela a l’air d’un canular
mais sous couvert de gaillardises
je me livre à une analyse
sans renoncement et sans fard.
Bien à l’abri de ses remparts
Rome essaie de gérer la crise
mais les victimes s’organisent :
terminé le colin-maillard !
Le Vatican un lupanar ?
Le raccourci n’est pas de mise
mais les mensonges cristallisent
le doute et c’est le grand brouillard.
Il est cerné de toutes parts,
nul besoin de grande expertise
pour comprendre que des surprises
sont encore au fond des placards !
La curie fait le grand écart,
il serait temps qu’elle exorcise
de manière nette et précise
ses démons sans plus de retard !
Image du net
La fantasque épopée …
L’original abbé de Somme,
J’ai visité la baie de Somme,
j’ai vu s’envoler des canards,
j’ai croisé un curé picard
… un drôle de petit bonhomme !
Il venait de piquer un somme
dans un gabion et tout peinard
il reboutonnait son bénard
… la fille croquait une pomme !
Elle riait à pleines dents,
lui aussi était très content,
bien qu’ayant choisi la calotte
Son étique était élastique
comme les petites culottes,
tendues sur cintres, des boutiques !
xxxxxxxxxxx
Pas gêné sur les entournures
il prit congé de la nana
en l’embrassant ici et là :
j’étais gêné, je vous le jure !
En riant devant ma figure,
il m’a dit : « Alors grand bêta
il n’y a rien de mal à ça
ce n’est jamais que la nature !
Je ne suis pas un défroqué
et surtout pas un détraqué !
Mieux vaut courir après les filles
qu’après de tout jeunes garçons,
surtout celles dont les yeux brillent
et qui rêvent de goupillon !
xxxxxxxxxxxx
Je ne suis pas un conformiste
et surtout pas un abbé froid,
je prie pour que l’on ait le droit
de prendre femme et je persiste !
Des cardinaux trop intégristes
imposent ce chemin de croix
qu’est le déprimant célibat :
acharnement obscurantiste !
Au bout de cet égarement
des curés violent des enfants,
beaucoup d’évêques minimisent
et l’église est montrée du doigt !
Pendant ce temps je m’organise :
je n’ai que l’embarras choix ! »
xxxxxxxxxxx
Voila ce que m’a dit l’abbé
- rien que la vérité en somme ! -
parole de petit bonhomme,
il restait fier d’être curé !
Et chacun de notre coté,
en longeant un bord de la Somme
nous avons fait toute la somme
de ces monceaux d’absurdité !
Pendant ce temps au Vatican,
subséquemment, subséquemment,
des effluves nauséabondes
remontaient en faisant du mal
sur les agissement immondes
d’un proche du cercle papal !
xxxxxxxxxx
Péroraison sans déraison :
Nul besoin d’être grand prophète
pour annoncer qu’un jour viendra,
le cercle se refermera
sur celui qui est à la tête !
On verra bien un jour ou l’autre
« papal » rimer avec « anal »
car qui d’autre qu’un cardinal
siège à la place des apôtres ?
Sachez bien pour votre chapelle
qu’au grand jeu des nominations,
au conclave pour l’élection
… le pape aurait pu être Pell ! *
Mais ne bougeons plus d’où nous sommes,
je vous le dis et le redis
je suis prêt à prendre pari
sur le crépuscule de Rome !
Dernier pied de nez :
Si ces strophes vous interpellent
c’est parfait ça roule pour moi,
roule roule roule les pelles :
vas-y l’abbé accroche-toi !
Magnifique illustration de Boligan, Mexique.
Lien :
" Pas de malade à l’Hôpital … sauf un poète peu bancal ! " un poème de vacances de cet animal de Rotpier !
Second devoir de vacances en baie de somme !
Etang donné le lieu, il faut bien se marais ...Non ?
Le Rotpier
Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier
.
Pas de malade à l’Hôpital
… sauf un poète peu bancal !
C’est du gîte de l’Hôpital,
pas de l’hosto dont je vous cause,
un endroit où le végétal
et l’animal sont en osmose !
Les bois, les marais, les étangs
abritent une nombreuse faune,
dans l’eau, les arbres et les champs,
les animaux sont là qui trônent !
Situé à Longpré-les-corps-saints
village rural de la Somme
où l’on côtoie très peu de saints
ce qui est naturel en somme !
Je suis poète à temps partiel,
cela permet beaucoup de choses,
je parle à la terre et au ciel
et tous les animaux me causent !
Ne me prenez pas pour un fou
si j’aime les vers et les rimes,
ça vaut autre chose après tout :
soyez quelque peu magnanimes !
Voila le décor est planté,
oubliez tout même votre âge,
ne faites pas les étonnés
… même devant un dérapage !
Il faut savoir de temps en temps
oublier le coté austère
de la vie et prendre un moment
pour rire avant d’être sous terre !
Faire parler les animaux
comme Monsieur de La Fontaine
nous permet d’oublier nos maux
et souvent ça en vaut la peine !
Mes pérégrinations m’ont conduit à :
J’ai rencontré un écureuil
qui m’a dit : « T’as pas de noisettes ?
J’ai beau y jeter un coup d’œil,
je n’ai plus rien dans ma musette ! »
Je lui ai dit : « C’est un écueil
pour ta santé d’être en disette,
voila trois sous et un clin d’œil,
fait le plein à la supérette ! »
xxxxxxxxxxx
Un corbeau noir tout frais ciré
m’a dit : « Bonjour, tous mes hommages,
vous êtes beau à délirer
… vous n’auriez pas un bon fromage ? »
Je me suis quelque peu méfié,
- j’avais entendu ce langage ! -
je lui ai dit sans sourciller :
« Je n’en ai plus, c’est fort dommage ! »
Pas content il s’est envolé
en me larguant sur son passage
une fiente en criant « Olé !
voila pour toi, bon nettoyage ! »
xxxxxxxxxxx
C’est là que j’ai vu un renard
qui se marrait à perdre haleine,
il m’a dit d’un air goguenard :
« Il est fichu ton pull en laine !
Ce corbeau est un peu jobard
mais pour le largué il s’entraine,
il a gagné à Zanzibar
trois coupes dont une était pleine !
Pleine de quoi, hein mon canard ?
Je te laisse, vas-y sans gêne,
réfléchis, moi j’ai un rencard,
ne vas pas choper la migraine ! »
xxxxxxxxxxx
J’ai croisé une poule d’eau
promenant sa progéniture,
Monsieur faisait un gros dodo :
pour les poules la vie est dure !
Elle m’a dit : « C’est un macho,
c’est tout à fait dans sa nature,
c’est moi qui fait tout le boulot :
je suis remplie de courbatures !
Là je m’occupe des marmots
mais juste après, je te le jure,
je le plaque prestissimo
ou je lui file du cyanure ! »
xxxxxxxxxxx
Un col vert qui passait par là
s’est arrêté quelques minutes
il m’a dit : « Ne reste pas là,
ça bouge du coté des huttes !
Bientôt les plombs vont voler bas,
ils vont tirer comme des brutes,
planque tes fesses mon petit gars
si tu n’aimes pas la charcute !
Dans le croupion j’en ai déjà
… tu n’en veux pas je le suppute ?
Barre-toi si tu ne veux pas
en recevoir plein le calbute !
xxxxxxxxxxx
C’est à la pointe du Hourdel
que j’ai parlé avec un phoque,
il était avec son cheptel
dont trois femelles bien en cloque !
Il m’a dit d’un ton naturel :
« On dirait que cela te choque ?
chez nous rien de sensationnel,
il n’y a là rien d’équivoque !
On se tamponne des missels,
la manif pour tous on s’en moque
et du péché originel
on n’en fait pas tout un colloque ! »
xxxxxxxxxxx
J’ai entendu rire aux éclats,
c’était une mouette rieuse
qui m’a dit : « N’en fait pas un plat :
je sais, je ne suis pas sérieuse !
Je ris de tout, c’est comme ça,
je suis une grande insoucieuse,
tu devrais faire comme moi
ta vie serait plus harmonieuse ! »
Depuis j’essaie et ça me va,
son aide m’a été précieuse,
je n’en fais pas un postulat
mais je la mets moins en veilleuse !
xxxxxxxxxxx
Je regardais un émouchet
qui volait de façon étrange
et il s’est mis à décrocher
puis est tombé près d’une grange.
Tout aussitôt je l’ai cherché,
un émouchet n’est pas un ange,
ce serait plutôt un boucher
mais il faut que tout le mond’ mange !
J’ai retrouvé mon émouchet
et sans lui faire de louanges,
j’ai nettoyé son nez bouché :
il n’en avait pas de rechange !
Il m’a dit : « Je suis très touché,
tu m’as sauvé et en échange,
pour réparer tous mes péchés
en végétarien je me change ! »
xxxxxxxxxxx
J’ai parlé avec un hibou
qui ne trouvait pas la vie chouette,
il avait l’air vraiment à bout
et nous avons fait la causette.
« Ma femme a suivi un voyou,
un grand-duc avec des lunettes,
il lui a donné un cachou
et aussitôt il se l’est faite !
Je vais me mettre la corde au cou,
à vivre je n’ai plus la tête,
tous les grands-ducs sont des ripoux,
des obsédés de la braguette ! »
J’ai tenté de le consoler
en lui disant : « Allez mon pote,
tu n’as plus qu’à reconvoler
avec une petite hulotte ! »
L’image la fait rigoler,
il m’a dit : « Allez, rebelote,
merci je vais aller draguer
… tu n’aurais pas une capote ? »
xxxxxxxxxxx
J’ai rencontré un chaud lapin
qui courrait après trois lapines,
il m’a dit : « Eh ! Toi le clampin,
on dirait qu’ ça te turlupine ?
Ôte-toi donc de mon chemin
que je rattrape ces coquines
à part DSK et Baupin,
vous êtes un peu de la courtine !
Vous avez plus de baratin
que de beurre sur vos tartines,
mais pour ce qui est du turbin,
elles sont déçues vos copines ! »
xxxxxxxxxxx
Un pigeon paon s’est approché,
il m’a dit : « Tu as fière allure
avec ton chapeau bien planté
c’est quoi le nom de ton galure ? »
« C’est un australien très branché,
du pur cuir nu et sans doublure,
du buffle très bien écorché :
du bon sous toutes les coutures ! »
« Je voudrais bien te l’emprunter
pour aller draguer ma future,
j’ai bien du mal à l’emballer,
pour la bagatelle elle est dure ! »
« Tiens, le voilà tout frais huilé,
bonne chance à la revoyure,
elle ne va pas résister :
ça va chauffer dans les ramures ! »
Trois jours après il s’est pointé
avec sa belle créature,
elle avait les yeux très cernés :
les pigeons paons sont des pointures !
Il m’a dit : « Merci c’est gagné,
elle est à moi, j’ai su conclure,
ton chapeau m’a très bien aidé :
elle a craqué pour ton galure !
xxxxxxxxxxx
Un cygne très majestueux
se donnant beaucoup d’importance
m’a dit : « Macron, tu sais mon vieux,
possède une sacrée prestance !
En plus il est très astucieux,
jamais de ma longue existence
je n’ai vu pareil ambitieux :
j’en suis jaloux, j’en ai conscience !
A Versailles sous mille feux,
il fallait voir sa suffisance,
Louis XIV ne faisait pas mieux
… tout du moins à ma connaissance ! »
Je lui ai dit, yeux dans les yeux :
« Nous le gardons sous surveillance,
il se prend pour un demi-dieu
mais qu’il prenne garde à nos lances ! »
xxxxxxxxxxx
« J’adore Longpré-les-corps-saints ! »
m’a dit une belle sirène,
elle avait un corps et des seins
qu’elle portait comme une reine !
« Allez viens mon petit lapin,
viens donc plonger dans la fontaine,
je ne te fais pas de dessin :
je ne suis pas très puritaine ! »
Bien que je ne sois pas un saint
j’ai beaucoup hésité quand même,
mais j’ai cédé, ça c’est certain,
après tout l’erreur est humaine !
Je ne vous détaillerais rien
même si j’ai un peu la haine :
la belle faisait le tapin
à la barbe de la mondaine !
Le poisson ne me dit plus rien,
quand j’en vois je deviens tout blême,
je change vite de chemin
quand je rencontre une fontaine !
xxxxxxxxxxx
Ça termine en queue de poisson,
oui c’est ainsi que ça s’arrête,
vous n’aurez pas grands polissons
de quoi vous rincer les mirettes !
Pas de photos, de vidéo,
moi je préfère l’écriture,
j’aime bien assembler les mots
pour raconter mes aventures !
Je sais, ça fait un peu has-been
d’encore aimer prendre la plume,
allez, à la vôtre : chin-chin,
je suis comme ça et j’assume !
Et si vous avez bien aimé
rendez-moi un petit service,
avec vos amis partagez,
ce sera mon seul bénéfice !
Rotpier
Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier
Blog en pause ! Blague à part ! ... de Pierre et de Rotpier
.
Vacances dans Les Hauts-de-France,
Tous les ans à la même époque,
il n’y a là rien de baroque,
je ferme la boutique et pars
et je reviens un peu plus tard !
Je vais du coté d’Abbeville
et je visiterais la ville,
la baie de Somme et un peu plus,
je vous dirais si ça m’a plu !
A nous les frites et les moules
( j’emmène ma petite poule ! )
peut-être même du homard
arrosé d’un très bon pinard !
Il se peut que l’année prochaine
on se retrouve dans la gène :
les retraités avec Macron
vont se retrouver les pigeons !
Casquer un peu - pas de problème ! -
mais ce qui me rend vraiment blême
c’est que les riches et les milords
auront le cul plus cousu d’or !
Mais pour l’instant c’est les vacances,
profitons de cette séquence,
reportons la révolution :
vive le peuple, à bas Macron !
Pierre et Rotpier
J'irais voir un cousin qui joue du luth au château de Bagatelle !
Cela m'entraînera pour la dure lutte à venir ! ( pas de plaisanterie douteuses SVP ! )
Pierre et Rotpier
" Les dix commandements du ........... pétomane , " : le poème très classe du jour de ... Rotpier !
Allez, j'ai hésité un peu mais je me lâche...
Sans son *
et sans effluve :
mais un poème qui fleure bon la France !
Rotpier
* Ni Dalila ... bien entendu ... pas plus que Dalida !

Image du net
Les dix commandements du pétomane,
Pour amuser les braves gens :
des haricots et du contrôle !
Pas besoin d’être intelligent,
il suffit d’avoir le pet drôle !
Si c’est vers minuit moins le quart,
pas besoin de beaucoup d’idées,
il suffit de faire un pet tard
pour faire rire une assemblée !
Celui dont tu peux être fier,
tu l’avais lâché aux aurores :
ton bon et gros pet tôt d’hier,
ses effluves flottent encore !
Il faut de la vitalité
pour vraiment rester dans la danse,
si tu veux la célébrité :
il faut que des gros pets tu lances !
Il ne faut jamais le rater :
pas de pet qui soit interlope !
Viril et franc pour le lâcher :
alors jamais ton pet n’est lope !
Un pet se doit d’être une horreur,
un petit pet est bien grotesque !
Il faut qu’il soit à ton honneur :
tant mieux si c’est un pet dantesque !
Si jamais on le lâche à l’eau,
il faut que les bulles défilent
et s’éloignent au grand galop :
il faut que ton gros pet d’eau file !
Si les vagues se font énormes
et arrivent chez les chinois :
tant mieux si c’est un pet hors normes,
tant pis si c’est un pet qui noie !
Il est spectacle à lui tout seul !
Un one-man-show ? Moi je dis chiche !
Allez, je te prends pour filleul :
c’est sur scène que le pet niche !
Il faut honorer les anciens,
un jeune pet naît et prospère
sur le tracé de leur chemin :
il faut respecter les pets pères !
Rotpier
Je vous mets un lien pour que vous soyez bien au parfum :
/image%2F1488940%2F20260515%2Fob_0f951c_caricature-ia-le-rotpier.jpg)















