poesie
Le poème du jour : " Relecture " de ... Pierre
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Relecture,
Il arrive parfois de relire un vieux livre
que ce soit volontaire ou le fruit du hasard
un bouquin retrouvé tout au fond d’un placard
poussiéreux oublié désireux de survivre.
Dans un cas ou dans l’autre il se met à revivre
son contenu bien sûr mais aussi les encarts
qui nous renvoient des flashs d’avant les avatars
que la vie nous a fait en voulant la poursuivre.
Et on se remémore et la trame et son moi
un mélange assez flou et un peu maladroit
une fois décanté on y colle un bornage.
On revoit la période à laquelle on l’a lu
on recale la bande au moment dévolu
sa relecture alors est un pèlerinage.
Enseignement :
Si la lecture d’un livre est une découverte,
sa relecture est une sorte de pèlerinage.
Pierre Dupuis
" Ali, Ali : il faut te faire soigner le Rotpier ! " Le poème déjanté du jour de ... Rotpier
Ali, Ali : il faut te faire soigner le Rotpier !
Ali est un gentil garçon
qui travaille chez un libraire,
ne le traitez pas d’âne … non !
on n’a jamais vu Ali braire !
Ali mange souvent des figues,
il bosse Porte des Lilas,
il ne ressent pas la fatigue :
on n’a jamais vu Ali las !
Ali a une de ces frites :
il n’est pas du tout limaçon !
Je vois bien Ali aux marmites
mais ne vois pas Ali maçon !
L’ami Ali n’est pas sorcier :
ce n’est vraiment pas son image !
Si c’était vrai je serais scié :
je ne vois pas mon Ali mage !
Ali est un garçon croyant
et il met sa belle liquette
pour la grand messe de Royan :
c’est beau à voir quand Ali quête !
Ali a été étonné
de voir passer dans la casbah,
quarante voleurs sous son nez
et là j’ai vu Ali baba !
Aline a épousé Ali
qui a un truc de belle taille !
Aline prie au pied du lit :
« Il faut à tout prix qu’Ali maille ! »
J’en ai fini avec Ali
car je ne trouve plus de rime !
Je laiss’ tomber en somme Ali :
pas la peine que je m’escrime !
Mais …
Mais là, je vois blanchir Ali
… et je sens pousser un plumage !
Il me transforme en bengali :
c’est le grand retour d’Ali mage !
Remarque :
Je sais que je l’ai déjà mis
n’allez pas en faire un fromage
ou bien je demande à Ali
de vous réduire d’un étage !
.
Le poème tout frais tout chaud du jour : " Drôle de charivari, " ou " L’ébouriffant amphigouri, " de ... Rotpier
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Drôle de charivari,
ou
L’ébouriffant amphigouri,
Enveloppée dans son sari
serré elle mata Harry
descendant de sa Méhari
Il revenait d’un safari
ayant chassé le pécari
spécialiste du hourvari
Croisant son regard aguerri
largement elle lui sourit
lui pas et elle en fut marrie
Pourtant elle avait un mari
et aussi quelques favori
peut-être même Ribéry
Elle avait été défleurie
par un beau gars de New Delhy
depuis mort du béri-béri
Expérience à postériori
qui avait beaucoup enrichi
une libido très fournie
Mais revenons-en à Harry
il l’avait aimée un mardi
et puis aussi un vendredi
Ils avaient mangé le midi
un plat de poisson au curry
avec bien sûr un bol de riz
Ensuite c’est sur un ferry
qu’ils étaient ensemble partis
et avait croisé Luc Ferry
Mais après il s’était enfui
sans Ferry vers la Jordanie
la laissant toute abasourdie
Puis son retour et son mépris
elle en avait le cœur aigri
le monde était vraiment pourri
Elle rentra dans son logis
et étrangla son canari
et dans la foulée son mari
Sur son phonographe elle mit
un disque de Tino Rossi
qui bavait un long pot-pourri
S’agenouillant sur un tapis
elle prit un gros bistouri
et se fit net hara-kiri
Enseignement :
Il faut savoir croquer la vie
à belles dents et puis tant pis
si on finit comme un zombi
pissant son sang sur un tapis
Achèvement :
Excusez cet amphigouri
avec ses mots assez fleuris
souvent mon esprit renchérit
quand je m’attaque à un récit
Et si manu militari
vous me clouez au pilori
sur de simples a priori
ce serait du vox populi
Quand ma verve sera tarie
si jamais on me répudie
j’irais comme les zingari
errer de pays en pays
Je finirais tout racorni
au fond d’un cercueil trop petit
tout comme ceux de biribi
sans chapelet ni crucifix
Mais je m’en bas l’œil car je suis
athée alors tous leurs grigris
qu’ils se les mettent sans soucis
où je pense mais oui mais oui !
Le Rotpier
Poésie : " Le grand devin du vin " ... un poème de Pierre !
.
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Le grand Devin du vin,
Sa boule de cristal:
C'était une bouteille !
Effet transcendantal
Du vin qui fait merveille.
Le regard aimanté
Par l'élément liquide,
Mais son esprit hanté:
Toujours la peur du vide !
Pour le modique prix
D'une côte du Rhône,
Au badaud très surpris,
Il promettait un trône !
De son air sérieux
Il affirmait sans peine,
Qu'il voyait beaucoup mieux
Dans la bouteille pleine
J'ai cherché - mais en vain -
Cette âme originale,
Ce grand Devin du vin
Aux façons peu banales.
Lassé de le chercher
Je me suis mis à boire,
Et j'ai vite épanché
Le gros de mes déboires.
Et... Fait certain - qu'aucun
Raisonnement n'étaye -
J 'ai trouvé ce pasquin
Au fond de ma bouteille !
Le vin est un ami,
Doublé d'un très grand mage
Je me suis endormi
Et... J 'ai vu Mon image !
Pierre Dupuis
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A la vôtre à toutes et à tous !
Mieux vaut être bourré que con : ça dure moins longtemps !
Dieu, religion: "Le choix de son dieu" , un poème de ... Pierre ... C'est en quelque sorte une étude de marché !
Les religions, dans leur grande majorité, sont le principal terreau des guerres et leurs grands dignitaires d’excellents jardiniers tour à tour.
Pierre Dupuis
Comme je suis un garçon à l'esprit très pragmatique, je vous propose une étude de marché ...
Eclairante image du net ... et la lumière fut !
Le choix de son Dieu,
Croire en Dieu, croire en Dieu … difficile entreprise !
Je parle pour celui qui n’en connaît aucun,
qui n’a pas au berceau déjà connu l’emprise
de celui des parents ou d’un autre quelqu’un.
Car l’offre est importante et il y a pléthore
de démiurge en ce monde et ma foi c’est coton
d’en sélectionner un qui soit meilleur au score
de la qualité-prix, services et concession !
Il faut bien étudier tous les cahiers des charges,
ce qui est difficile et demande du temps :
il faut tout détailler et annoter les marges
pour pouvoir écarter au mieux les charlatans !
J’entends déjà hurler : « L’action est mercantile ! »
Moi je dis non et non, pas du tout, que nenni !
Il faut bien s’assurer, ce n’est pas inutile,
que l’on ne baigne pas dans l’embrouillamini !
Avant tout, c’est certain, il faut croire aux miracles !
Car c’est quand même là qu’ils sont vraiment très forts,
c’est leur spécialité et d’ailleurs ils se taclent,
pour recruter en masse ils font de gros efforts !
Entre un monde meilleur et la vie éternelle,
le tout sur catalogue et sans échantillon!
De quoi faire pouffer toute une maternelle
ou de faire sourire un agent en faction !
Il y a des relents de combine et d’arnaque,
de montages pas nets et d’attrape-couillons !
J’espère ne pas trop vous casser la baraque
… pour peu que vous trempiez déjà dans un bouillon !
Il n’est jamais trop tard pour devenir athée,
que ce soit en direct ou par reconversion,
c’est préférable à la vérité frelatée
que l’on trouve au creuset de toute religion !
Vous avez bien compris que je le suis moi-même
après avoir été élevé en chrétien,
j’ai mis beaucoup de temps à sortir du système
mais maintenant j’y suis et m’en trouve très bien !
Je respecte bien sûr les multiples croyances
et chacun a le droit d’avoir son propre Dieu
mais qu’il soit tolérant et plein de bienveillance
pour tous les autres mais … je crains à un vœu pieux !
Pierre Dupuis
Déjà publié mais cela restera éternellement d'actualité !
Le poème du jour tout frais tout chaud : "Attirance fatale," de ... Pierre
Attirance fatale,
Lui qui avait beaucoup vécu
et connu quantité de femmes
qui savait déclarer sa flamme
bousculant robes et vertus.
Là il était plus que mordu
cela sortait de son programme
cela tournait au mélodrame :
il ne se reconnaissait plus.
Il faut dire qu’elle était belle
et pas manchote du cerveau
elle savait toiser de haut.
Il était attiré par elle
tout comme un aimant par le fer
magnétisé par Jennifer !
Épilogue :
Elle avait couché avec lui
et s’était révélée amante
experte à défaut d’être aimante
et c’est elle qui avait choisi.
Il en avait perdu le nord
toute orientation déréglée
sa fierté était épinglée
au mur comme un papillon mort.
Il savait qu’en cas de refus
il rentrerait toute colère
et glisserait vers la galère
qui était déjà à l’affut.
Amant aimant, aimant amant
tournant le dos au temps d’avant
aiguille instable presque folle
tout prêt à perdre la boussole !
Jennifer l’avait attiré
par le biais d’ondes magnétiques
lui le séducteur authentique
il en était tout chaviré.
Pierre Dupuis
Le poème du jour : " Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C, " de ... Rotpier !
Image bidouillée par le Rotpier !
Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,
Ils entraient très tôt au fournil
à seize ans juste après l’école
la patronne jouait du cil
et n’avait pas la fesse molle.
Coté poitrine un bon 100 C
peinait à contenir sa gorge
cela peut paraître insensé
sauf si vous vous appelez Georges.
Georges était un de ses clients
qui venait chercher ses baguettes
quand le patron était absent
c’était un as de la braguette !
La boulangère aimait beaucoup
se faire prendre à la hussarde
et pour bien assurer le coup
elle se mettait en cuissarde !
Elle aimait les jeunes mitrons
et peu lui importait leur âge
derrière le dos du patron
c’était le grand dépucelage !
Entre la maie et le pétrin
elle coinçait les réfractaires
elle y allait avec entrain
et ça finissait par leur plaire !
Ils ne perdaient jamais la main
c’était toujours du pétrissage :
fesses ou pain croissants ou seins
demandent un bon malaxage !
Apprendre à faire du bon pain
et s’initier aux galipettes
ce n’est pas du perlimpinpin
mais de la formation complète !
Un ministre la décora
pour avoir bien servi la France
elle fut fière et arbora
la distinction avec prestance.
Dans un discours très élogieux
il encensa l’apprentissage
en disant que c’était un lieu
de formation et de partage !
Sur son corsage bien rempli
il épingla une médaille
en jetant un coup d’œil ravi
aux pare-chocs de belle taille !
Un coup de cil bien appuyé
l’invita au grand inventaire
il revint trois fois en juillet
pour vérifier … pourquoi le taire ?
Le patron lui se demandait
pourquoi il gagnait tant aux courses
souvent il y réfléchissait
tout en se gratouillant les bourses !
Un mari trompé est souvent
cela fait partie des légendes
le dernier à être au courant
qu’on marche sur ses plates-bandes !
Les villageois se gardaient bien
de lui confier son infortune
de peur d’être privés de pains
et d’être cons comme la lune !
Ils avaient gardé souvenir
d’Aurélie et de Pomponette
ils craignaient beaucoup de finir
sans pain pour saucer l’omelette !
La boulangère et son 100 C
entretenaient les commérages
au Café du Cochon Grillé
on en faisait grand étalage !
C’était il y a soixante ans
il n’y avait pas de Smartphone
et les gens pour passer le temps
aimaient les histoires cochonnes !
Et ils en rajoutaient un peu
sans que cela fut nécessaire :
elle se tapait ses neveux
l’incorrigible boulangère !
Les grenouilles de bénitier
assuraient même qu’à confesse
elles auraient vu le curé
s’occuper de ses rondes fesses !
Mais ces privées de goupillon
ces femmes folles de la messe
jalousaient jusqu’à l’abjection
l’impénitente pécheresse !
En d’autres temps ces viragos
l’auraient bel et bien lapidée
sans jugement et tout de go
bigotes aux faces ridées !
Moralité :
« Apprentissage et pétrissage
sont les mamelles de la France
et quand elles font du 100 C
il convient de les encenser !
Cela mérite une médaille
à la mesure de la taille
des arguments mis en avant
pour assurer l’enseignement !
Des gros Roberts pour l’orthographe
des gros roberts que l’on dégrafe
c’est un ensemble performant
pour former des adolescents !
Le Ministre en place à la Poste
fit éditer un timbre-poste
mettant en avant ses appâts
tout le monde se l’arracha !
Elle savait telle Marianne
offrir cette abondante manne
méritant sûr le Panthéon
mais des jalouses dirent non !
Rotpier
Le poème du jour: " Quelques maux en passant de Dumas à Maupassant, " ou " Souvenirs post-mortem, " de ... Rotpier !
Image du net
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Quelques maux en passant
de Dumas à Maupassant,
ou
Souvenirs post-mortem,
Ce siècle était le dix-neuvième
déjà Monet impressionnait
Hugo misérabilisait
et Dumas menait la bohême.
En ces temps-là j’étais novice
je veux dire en cela puceau
je ne jouais plus au cerceau
mais n’avais presque pas de vices.
Je croisais une mulâtresse
j’aurais pu ne pas la croiser
pour le moins ne pas me griser
de cette femme et de ses tresses
Elle avait un joli camée
épinglé sur son chemisier
je ne pouvais que m’extasier
devant sa poitrine animée.
Un tout petit peu harengère
elle s’intéressa à moi :
la belle dame au camée lia
une conversation légère.
Pas née de la dernière pluie
elle m’ouvrit vite son lit
et bien sûr d’autre chose aussi
mais pas du tout son parapluie.
Hélas elle avait la vérole
et je la choppais en passant
tout comme le grand Maupassant
j’étais bon pour la casserole.
Avant que la pénicilline
vienne à bout de la syphilis
les maladies dessous pubis
déconcertaient la médecine.
Je mourus après des années
de souffrance et de désespoir
de l’hôpital au corbillard
une fâcheuse destinée.
Moralité :
Jeunes gens à l’âme ingénue
qui êtes encore un peu verts
sortez donc mais toujours couverts
c’est la vérité toute nue !
D’autres maladies très nuisibles
peuvent causer bien des ennuis
on ne trempe pas son biscuit
sans avoir vérifié la cible !
Je le dis de façon expresse
regardez-y donc à deux fois
priez si vous avez la foi
avant que d’empoigner les tresses !
Le Rotpier
Devoir de vacances: " Balade en Creuse " ... un long poème pas très catholique de ... Rotpier !
Nota :
Publication en avance : pas présent sur les blogs jusqu'à samedi pour cause de gros travaux de taille de haies !
Devoir de vacances assez déjanté écrit en Creuse à Ladapeyre. Toutes les villes ou villages cités se trouvent au nord-est de Guéret !
Préambule :
Que vous soyez creusois ou pas
vous n’allez peut-être pas croire
un dixième de cette histoire
mais après tout c’est déjà ça !
Balade en Creuse,
Lors d’un séjour à Ladapeyre
je me suis dit « Allez Pépère !
Tu vas visiter la région
il faut bien te bouger le fion ! »
J’ai commencé par le village
de Ladapeyre et ses bocages
j’ai croisé un vieux paysan
qui n’était pas des plus causants !
Il m’a dit en crachant sa chique :
« Barre-toi ou gare à ma trique ! »
et puis il a lâché son chien
qui a bouffé mes brodequins !
Je suis monté à Toulx-Sainte-Croix
et dans la tour ça va de soi.
On découvre un beau paysage
la contrée est un peu sauvage.
Puis j’ai poussé jusqu’à Boussac
où j’ai un peu posé mon sac
j’ai visité le vieux Château
les vieilles rues et les bistros.
Je suis reparti vers Bétête
j’avais un peu chaud à la tête
à l’abbaye de Prébenoît
on m’a traité de vieille noix !
J’ai continué mon périple
sans devenir un bon disciple
je ne crois pas aux religions
qui nous prennent pour des couillons !
Je respecte tous ceux qui croient
et que chacun porte sa croix
j’ai déjà mon sac sur le dos
me surcharger serait idiot !
Je suis allé à Genouillac
pas à genoux ni en kayak
j’ai fait du stop et un tracteur
s’est arrêté à ma hauteur.
C’était une belle fermière
une grande à l’allure fière
je lui aurais bien fait du gringue
mais elle était un peu sourdingue !
En plus on a croisé son Jules
qui m’aurait pété les rotules
une force de la nature
du genre à te mettre en mouture !
Je lui ai laissé sa chérie
il m’aurait réduit en charpie
la belle m’a fait un salut
j’ai vite sauté le talus !
Je tiens encore à mes chicots
même s’ils ne sont plus très beaux
revenons-en à Genouillac
où j’aurais pu finir en vrac !
Je suis allé voir le viaduc
j’y ai croisé des p’ tits trouducs
qui m’ont traité de vieux connard
moi de p’ tits cons et de bâtards !
J’avais préparé mon gourdin
ils ont filé comm’ des lapins
ils n’avaient rien dans le falzar
tant mieux pour moi j’ suis plus gaillard !
J’ai vu le moulin de Verrines
qui ne produit plus de farine
c’est un gîte pour vacanciers
qui est ma foi fort apprécié !
C’est à Châtelus-Malvaleix
que j’ai acheté un Solex
pour deux fois rien à un curé
qui voulait s’en débarrasser.
Il avait servi à sa sœur
une fille avec un valseur
à faire hurler au loup des saints
avant de s’occuper des siens !
Quand elle enfourchait son engin
les gars rappliquaient de très loin :
une jupe ras le bonbon
donne des idées aux garçons !
Même le bedeau était là
il ne voulait pas manquer ça
tout comm’ sa sœur bonne chrétienne
mais avec un penchant lesbienne !
L’évêché l’avait prévenu :
« Il est tout à fait mal venu
que votre sœur au presbytère
allume même les grands-pères !
Il l’a expédiée au Japon
et il parait que les nippons
se l’arrachent pour un bon prix
certains se font hara-kiri !
Au pays du soleil levant
les clans maffieux sont très puissants
et ils ont beaucoup de pouvoir
sur les tripots et les trottoirs !
.
Repérée par un yakusa
qui en a fait sa geisha
ell’ ne roule plus en Solex
et elle a même une Rolex !
Ce qui n’est pas la même chose
comme disait le Petit Chose
quand il n’était qu’un petit pion
à la merci des vils morpions !
Le Solex je l’ai revendu
avec bénef bien entendu
ce n’est pas que je sois mesquin
mais on ne mange pas pour rien !
Un collectionneur me l’a pris
sans mégoté dix fois le prix
que j’avais versé au curé
qui voulait s’en débarrasser !
J’aurais pu être brocanteur
je suis un vrai baratineur
ou faire de la politique
mais j’ai l’esprit bien trop éthique !
Je me suis payé un repas
dans un bon restau à Bonnat
j’ai goûté au fondu creusois
et je m’en suis léché les doigts !
Quand je suis passé à Ajain
je n’étais pas du tout à jeun
un chasseur tout à fait miro
m’a balancé quelques pruneaux !
J’ai décampé à la va-vite
il s’est lancé à ma poursuite
mais il a chuté lourdement
et s’est pété les dents du d’ vant !
En traversant la Creuse à gué
j’ai croisé un gay pas très gai
son grand amour l’avait largué
pour un type peu distingué !
Après avoir aidé le gay
je suis arrivé à Guéret
une très belle préfecture :
c’était marqué dans les brochures !
J’ai préféré la vieille ville
je ne suis pas encor’ fossile
mais les vieilles pierres me plaisent
c’est comme ça y a pas d’ malaise !
Puis je suis passé par Jarnages
où un drôle de personnage
m’a invité à boire un coup :
on a fini tous les deux soûls !
Il m’a raconté son histoire
un tantinet blasphématoire :
celle d’un curé défroqué
qui avait beaucoup culbuté !
Femmes et filles à confesse
viennent chercher de la tendresse
il leur en apportait beaucoup
même des suçons dans le cou !
Il avait été dénoncé
par la femme du boulanger
jalouse d’une péronnelle
qui passait toujours avant elle !
Elles se crêpaient le chignon
à violents coups de goupillon
et il calmait à l’eau bénite
ces deux paquets de dynamite !
La boulangère peu magnanime
posta une lettre anonyme
adressée à l’épiscopat
qui sur le champ le révoqua !
Il vécu en concubinage
avec une comtesse hors d’âge
qui lui laissa en trépassant
son château et tout son argent !
Il lui resta la gouvernante
une femme très avenante
qu’il culbutait déjà avant :
elle avait du tempérament !
Hélas en faisant du cheval
un matin par temps estival
l’animal se cabra d’un coup
et elle se rompit le cou !
Depuis une petite bonne
plus chaude qu’un troupeau de nonnes
excitées par l’air du printemps
lui procure bien du bon temps !
En remontant sur Rimondeix
j’ai cru apercevoir mon ex
au bras d’un gendarme du coin :
j’ai pas voulu faire de foin !
Je n’aime pas trop les pandores
quand ils passent je m’évapore
j’ai dû trop écouter Brassens
et depuis ce temps-là ça coince !
Quoi qu’il en soit je la lui laisse
ell’ va le mener à la laisse
il va connaître son frangin :
un beauf de beauf et je le plains !
Et comme il faut bien une fin
je suis rentré le lendemain
dans le secteur de Ladapeyre
où j’ai retrouvé mes repères !
Mes repères mais aussi le vieux
avec son chien toujours teigneux
je lui ai offert une chique :
l’effet a frôlé le magique !
Le chien m’a léché les godasses
le vieux m’a dit : « Viens, je t’embrasse ! »
il sentait la chique et la goutte
et nous avons cassé la croûte !
.
Nous sommes devenus copains
comme cochons même le chien
il se peut que l’année prochaine
je le fiance à ma chienne !
Comme quoi un malentendu
peut-être effacé in situ
moyennant un geste amical :
ne crachons pas dans le bocal !
Un petit mot un petit geste
et un sourire même un zeste
permet au courant de passer
de museler les préjugés.
Les préjugés qui assassinent
de manière souvent crétine
tout début de rapprochement
entre les peuples et les gens.
Terminaison :
La Creuse est belle et très variée
aussi belle qu’une mariée
des monts des creux tout ce qu’il faut
avec bien sûr quelques défauts.
On ne peut pas être parfait
ce serait par trop contrefait
quand on met trop de maquillage
on prend un mauvais aiguillage !
Le Rotpier
Le poème du jour : " Ça roule, ça roule ! " de Pierre ... c'est crevant non ?
Ça roule, ça roule ? Oui, pas mal, merci !
Encore que je sois plus près du chariot chaud chaud que de la patinette, c'est net !
image du net
Ça roule, ça roule !
Tranquille et peinard bien au chaud
cela ne pouvait pas durer
et à neuf mois - zou ! – expulsé
tu atterris dans un berceau
… à roulettes !
… Quatre ! Ça roul’ ça roule et c’est très chouette !
Du biberon à la sucette
et du berceau à la poussette
elle en a quatre aussi mazette !
Ça roule saperlipopette !
Et puis voila la patinette
un tantinet cass’ margoulette
deux roues seulement mais c’est chouette
Ça roul’ ça roul’, gaffe à ta tête !
Et puis arrive le vélo
au début les chutes à gogo
c’est casse gueule cet engin
ça fait rigoler le voisin !
Ça roul’ ça roul’, vas-y Paulette !
Et puis la premièr’ mobylette
puis la moto c’est super chouette
et tu t’intéresses aux poulettes
Ça roul’ ça roul’, ça galipette !
Et puis c’est la première auto
la cour des grands c’est pas trop tôt
et tu t’y crois vraiment Toto
tu te fais ton roman-photo !
Ça roul’ ça roul’, mêm’ sans turbo !
Après tu joues les Roméo
les Juliette te trouve beau
pour certaines c’est du pipeau
banquette arrièr’ : c’est chaud c’est chaud !
Ça roul’ ça roul’, vas-y ma poule !
Le temps, le temps lui roule aussi
merde alors ça sent le roussi
ça craque de partout si si
ça roule moins bien mon kiki !
Bilan du contrôle technique :
elle est foutue la mécanique !
Tu trouves cela dégueulasse
le fait de finir à la casse !
Ça roule de moins en moins bien
c’est très mal barré les copains !
Si t’as du pot comm’ dit ma sœur
t’ évit’ le déambulateur
et ses quatre roues de malheur
accrocheurs de radiateurs !
Ça roul’ ça roul’ , mais tout s’écroule !
Cela arrive tôt ou tard
une carcasse un corbillard
un peu avant les faire-part
et là c’est toi la super star !
Ça roule aussi un corbillard !
Tu as choisi la crémation
la drôle de récréation :
ton cercueil est sur un chariot
bientôt bientôt il va fair’ chaud !
Ça roul’ ça roul’, ça fout les boules
et c’est pas cool !
Ça crame et ce n’est pas du bio
ce n’est pas du tout rigolo !
Terminé les roues les roulettes
tout s’est barré en cacahuète !
Et tu finis dans une boite
que tu sois de gauche ou de droite :
petit tas de cendre comique
plus encarté nécrologique !
C’est bien fini ça roule plus
ça eu roulé mais c’est foutu !
L’ encarté nécrologique :
« Il a roulé toute sa vie
et puis il a pris la sortie
sur une simple crevaison
faut pas pleurer, y a pas d’ raison ! »
Encore que… oui, oui :
… ça roul’ ça roul’ … les larm’ aussi !
Image du net ( ça vous rappelle quelque chose cette image ? )
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