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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie

Le poème du jour : " Relecture " de ... Pierre

24 Novembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Image du net

 

Relecture,

Il arrive parfois de relire un vieux livre

que ce soit volontaire ou le fruit du hasard

un bouquin retrouvé tout au fond d’un placard

poussiéreux oublié désireux de survivre.

Dans un cas ou dans l’autre il se met à revivre

son contenu bien sûr mais aussi les encarts

qui nous renvoient des flashs d’avant les avatars

que la vie nous a fait en voulant la poursuivre.

Et on se remémore et la trame et son moi

un mélange assez flou et un peu maladroit

une fois décanté on y colle un bornage.

On revoit la période à laquelle on l’a lu

on recale la bande au moment dévolu

sa relecture alors est un pèlerinage.

 Enseignement :

 

Si la lecture d’un livre est une découverte,

sa relecture est une sorte de pèlerinage.

                                                                   Pierre Dupuis

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" Ali, Ali : il faut te faire soigner le Rotpier ! " Le poème déjanté du jour de ... Rotpier

17 Novembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

 

 
 
Image du net
 
 
 

Ali, Ali : il faut te faire soigner le Rotpier !

Ali est un gentil garçon

qui travaille chez un libraire,

ne le traitez pas d’âne … non !

on n’a jamais vu Ali braire !

Ali mange souvent des figues,

il bosse Porte des Lilas,

il ne ressent pas la fatigue :

on n’a jamais vu Ali las !

Ali a une de ces frites :

il n’est pas du tout limaçon !

Je vois bien Ali aux marmites

mais ne vois pas Ali maçon !

L’ami Ali n’est pas sorcier :

ce n’est vraiment pas son image !

Si c’était vrai je serais scié :

je ne vois pas mon Ali mage !

Ali est un garçon croyant

et il met sa belle liquette

pour la grand messe de Royan :

c’est beau à voir quand Ali quête !

Ali a été étonné

de voir passer dans la casbah,

quarante voleurs sous son nez

et là j’ai vu Ali baba !

Aline a épousé Ali

qui a un truc de belle taille !

Aline prie au pied du lit :

« Il faut à tout prix qu’Ali maille ! »

J’en ai fini avec Ali

car je ne trouve plus de rime !

Je laiss’ tomber en somme Ali :

pas la peine que je m’escrime !

Mais …

Mais là, je vois blanchir Ali

… et je sens pousser un plumage !

Il me transforme en bengali :

c’est le grand retour d’Ali mage !

                                             Rotpier

 

                  Remarque :

Je sais que je l’ai déjà mis

n’allez pas en faire un fromage

ou bien je demande à Ali

de vous réduire d’un étage !

.

 

Image un peu trafiquée par le Rotpier !

 

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Le poème tout frais tout chaud du jour : " Drôle de charivari, " ou " L’ébouriffant amphigouri, " de ... Rotpier

10 Novembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

Image du net

Drôle de charivari,

ou

L’ébouriffant amphigouri,

Enveloppée dans son sari

serré elle mata Harry

descendant de sa Méhari

Il revenait d’un safari

ayant chassé le pécari

spécialiste du hourvari

Croisant son regard aguerri

largement elle lui sourit

lui pas et elle en fut marrie

Pourtant elle avait un mari

et aussi quelques favori

peut-être même Ribéry

Elle avait été défleurie

par un beau gars de New Delhy

depuis mort du béri-béri

Expérience à postériori

qui avait beaucoup enrichi

une libido très fournie

Mais revenons-en à Harry

il l’avait aimée un mardi

et puis aussi un vendredi

 

Ils avaient mangé le midi

un plat de poisson au curry

avec bien sûr un bol de riz

Ensuite c’est sur un ferry

qu’ils étaient ensemble partis

et avait croisé Luc Ferry

Mais après il s’était enfui

sans Ferry vers la Jordanie

la laissant toute abasourdie

Puis son retour et son mépris

elle en avait le cœur aigri

le monde était vraiment pourri

Elle rentra dans son logis

et étrangla son canari

et dans la foulée son mari

Sur son phonographe elle mit

un disque de Tino Rossi

qui bavait un long pot-pourri

S’agenouillant sur un tapis

elle prit un gros bistouri

et se fit net hara-kiri

    Enseignement :

 

Il faut savoir croquer la vie

à belles dents et puis tant pis

si on finit comme un zombi

pissant son sang sur un tapis

     Achèvement :

 

Excusez cet amphigouri

avec ses mots assez fleuris

souvent mon esprit renchérit

quand je m’attaque à un récit

Et si manu militari

vous me clouez au pilori

sur de simples a priori

ce serait du vox populi

Quand ma verve sera tarie

si jamais on me répudie

j’irais comme les zingari

errer de pays en pays

Je finirais tout racorni

au fond d’un cercueil trop petit

tout comme ceux de biribi

sans chapelet ni crucifix

Mais je m’en bas l’œil car je suis

athée alors tous leurs grigris

qu’ils se les mettent sans soucis

où je pense mais oui mais oui !

                                               Le Rotpier

 

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Poésie : " Le grand devin du vin " ... un poème de Pierre !

5 Novembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

Un jour,, je vous avais parlé de Tirésias qui était un grand devin.
 Moi aussi je suis, en quelque sorte, un grand devin : Le grand devin du vin !
 Je vous en fais le sarment … de vigne bien entendu !
Ça vous en bouche un coin … non ?
 Rotpier … de vigne aussi … si !

.

 Image du net

 

Bacchus y est sûrement
pour quelque chose !

 

Le grand Devin du vin,

Sa boule de cristal:

C'était une bouteille !

Effet transcendantal

Du vin qui fait merveille.

Le regard aimanté

Par l'élément liquide,

Mais son esprit hanté:

Toujours la peur du vide !

Pour le modique prix

D'une côte du Rhône,

Au badaud très surpris,

Il promettait un trône !

De son air sérieux

Il affirmait sans peine,

Qu'il voyait beaucoup mieux

Dans la bouteille pleine

J'ai cherché - mais en vain -

Cette âme originale,

Ce grand Devin du vin

Aux façons peu banales.

Lassé de le chercher

Je me suis mis à boire,

Et j'ai vite épanché

Le gros de mes déboires.

Et... Fait certain - qu'aucun

Raisonnement n'étaye -

J 'ai trouvé ce pasquin

Au fond de ma bouteille !

Le vin est un ami,

Doublé d'un très grand mage

Je me suis endormi

Et... J 'ai vu Mon image !

 

                                                Pierre Dupuis

 

Image du net

 

A la vôtre à toutes et à tous !

Mieux vaut être bourré que con : ça dure moins longtemps !

 

 

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Dieu, religion: "Le choix de son dieu" , un poème de ... Pierre ... C'est en quelque sorte une étude de marché !

27 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Billet d'humeur

 

Les religions, dans leur grande majorité, sont le principal terreau des guerres et leurs grands dignitaires d’excellents jardiniers tour à tour.

Pierre Dupuis

Comme je suis un garçon à l'esprit très pragmatique, je vous propose une étude de marché ...

 

Dieu 2

Eclairante image du net ... et la lumière fut !

 

Le choix de son Dieu,

Croire en Dieu, croire en Dieu … difficile entreprise !

Je parle pour celui qui n’en connaît aucun,

qui n’a pas au berceau déjà connu l’emprise

de celui des parents ou d’un autre quelqu’un.

Car l’offre est importante et il y a pléthore

de démiurge en ce monde et ma foi c’est coton

d’en sélectionner un qui soit meilleur au score

de la qualité-prix, services et concession !

Il faut bien étudier tous les cahiers des charges,

ce qui est difficile et demande du temps :

il faut tout détailler et annoter les marges

pour pouvoir écarter au mieux les charlatans !

J’entends déjà hurler : « L’action est mercantile ! »

Moi je dis non et non, pas du tout, que nenni !

Il faut bien s’assurer, ce n’est pas inutile,

que l’on ne baigne pas dans l’embrouillamini !

Avant tout, c’est certain, il faut croire aux miracles !

Car c’est quand même là qu’ils sont vraiment très forts,

c’est leur spécialité et d’ailleurs ils se taclent,

pour recruter en masse ils font de gros efforts !

Entre un monde meilleur et la vie éternelle,

le tout sur catalogue et sans échantillon!

De quoi faire pouffer toute une maternelle

ou de faire sourire un agent en  faction !

Il y a des relents de combine et d’arnaque,

de montages pas nets et d’attrape-couillons !

J’espère ne pas trop vous casser la baraque

… pour peu que vous trempiez déjà dans un bouillon !

Il n’est jamais trop tard pour devenir athée,

que ce soit en direct ou par reconversion,

c’est préférable à la vérité frelatée

que l’on trouve au creuset de toute religion !

Vous avez bien compris que je le suis moi-même

après avoir été élevé en chrétien,

j’ai mis beaucoup de temps à sortir du système

mais maintenant j’y suis et m’en trouve très bien !

Je respecte bien sûr les multiples croyances

et chacun a le droit d’avoir son propre Dieu

mais qu’il soit tolérant et plein de bienveillance

pour tous les autres mais … je crains à un vœu pieux !

 

                                                     Pierre Dupuis

 

Déjà publié mais cela restera éternellement d'actualité !

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Le poème du jour tout frais tout chaud : "Attirance fatale," de ... Pierre

20 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 


Image du net

Attirance fatale,

Lui qui avait beaucoup vécu

et connu quantité de femmes

qui savait déclarer sa flamme

bousculant robes et vertus.

Là il était plus que mordu

cela sortait de son programme

cela tournait au mélodrame :

il ne se reconnaissait plus.

Il faut dire qu’elle était belle

et pas manchote du cerveau

elle savait toiser de haut.

Il était attiré par elle

tout comme un aimant par le fer

magnétisé par Jennifer !

  Épilogue :

 

Elle avait couché avec lui

et s’était révélée amante

experte à défaut d’être aimante

et c’est elle qui avait choisi.

Il en avait perdu le nord

toute orientation déréglée

sa fierté était épinglée

au mur comme un papillon mort.

Il savait qu’en cas de refus

il rentrerait toute colère

et glisserait vers la galère

qui était déjà à l’affut.

Amant aimant, aimant amant

tournant le dos au temps d’avant

aiguille instable presque folle

tout prêt à perdre la boussole !

Jennifer l’avait attiré

par le biais d’ondes magnétiques

lui le séducteur authentique

il en était tout chaviré.

                                       Pierre Dupuis

 

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Le poème du jour : " Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C, " de ... Rotpier !

13 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

 

Image bidouillée par le Rotpier !

Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,

Ils entraient très tôt au fournil

à seize ans juste après l’école

la patronne jouait du cil

et n’avait pas la fesse molle.

Coté poitrine un bon 100 C

peinait à contenir sa gorge

cela peut paraître insensé

sauf si vous vous appelez Georges.

Georges était un de ses clients

qui venait chercher ses baguettes

quand le patron était absent

c’était un as de la braguette !

La boulangère aimait beaucoup

se faire prendre à la hussarde

et pour bien assurer le coup

elle se mettait en cuissarde !

Elle aimait les jeunes mitrons

et peu lui importait leur âge

derrière le dos du patron

c’était le grand dépucelage !

Entre la maie et le pétrin

elle coinçait les réfractaires

elle y allait avec entrain

et ça finissait par leur plaire !

Ils ne perdaient jamais la main

c’était toujours du pétrissage :

fesses ou pain croissants ou seins

demandent un bon malaxage !

Apprendre à faire du bon pain

et s’initier aux galipettes

ce n’est pas du perlimpinpin

mais de la formation complète !

Un ministre la décora

pour avoir bien servi la France

elle fut fière et arbora

la distinction avec prestance.

Dans un discours très élogieux

il encensa l’apprentissage

en disant que c’était un lieu

de formation et de partage !

Sur son corsage bien rempli

il épingla une médaille

en jetant un coup d’œil ravi

aux pare-chocs de belle taille !

Un coup de cil bien appuyé

l’invita au grand inventaire

il revint trois fois en juillet

pour vérifier … pourquoi le taire ?

Le patron lui se demandait

pourquoi il gagnait tant aux courses

souvent il y réfléchissait

tout en se gratouillant les bourses !

Un mari trompé est souvent

cela fait partie des légendes

le dernier à être au courant

qu’on marche sur ses plates-bandes !

Les villageois se gardaient bien

de lui confier son infortune

de peur d’être privés de pains

et d’être cons comme la lune !

Ils avaient gardé souvenir

d’Aurélie et de Pomponette

ils craignaient beaucoup de finir

 sans pain pour saucer l’omelette !

La boulangère et son 100 C

entretenaient les commérages

au Café du Cochon Grillé

on en faisait grand étalage !

C’était il y a soixante ans

il n’y avait pas de Smartphone

et les gens pour passer le temps

aimaient les histoires cochonnes !

Et ils en rajoutaient un peu

sans que cela fut nécessaire :

elle se tapait ses neveux

l’incorrigible boulangère !

Les grenouilles de bénitier

assuraient même qu’à confesse

elles auraient vu le curé

s’occuper de ses rondes fesses !

Mais ces privées de goupillon

ces femmes folles de la messe

jalousaient jusqu’à l’abjection

l’impénitente pécheresse !

En d’autres temps ces viragos

l’auraient bel et bien lapidée

sans jugement et tout de go

bigotes aux faces ridées !

     Moralité :

« Apprentissage et pétrissage

sont les mamelles de la France

et quand elles font du 100 C

il convient de les encenser !

Cela mérite une médaille

à la mesure de la taille

des arguments mis en avant

pour assurer l’enseignement !

Des gros Roberts pour l’orthographe

des gros roberts que l’on dégrafe

c’est un ensemble performant

pour former des adolescents !

Le Ministre en place à la Poste

fit éditer un timbre-poste

mettant en avant ses appâts

tout le monde se l’arracha !

Elle savait telle Marianne

offrir cette abondante manne

méritant sûr le Panthéon

mais des jalouses dirent non !

 

                                        Rotpier

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Le poème du jour: " Quelques maux en passant de Dumas à Maupassant, " ou " Souvenirs post-mortem, " de ... Rotpier !

6 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie, Humour

 

 

Image du net

.

Quelques maux en passant

de Dumas à Maupassant,

ou

Souvenirs post-mortem,

Ce siècle était le dix-neuvième

déjà Monet impressionnait

Hugo misérabilisait

et Dumas menait la bohême.

En ces temps-là j’étais novice

je veux dire en cela puceau

je ne jouais plus au cerceau

mais n’avais presque pas de vices.

Je croisais une mulâtresse

j’aurais pu ne pas la croiser

pour le moins ne pas me griser

de cette femme et de ses tresses

Elle avait un joli camée

épinglé sur son chemisier

je ne pouvais que m’extasier

devant sa poitrine animée.

Un tout petit peu harengère

elle s’intéressa à moi :

la belle dame au camée lia

une conversation légère.

 

Pas née de la dernière pluie

elle m’ouvrit vite son lit

et bien sûr d’autre chose aussi

mais pas du tout son parapluie.

Hélas elle avait la vérole

et je la choppais en passant

tout comme le grand Maupassant

j’étais bon pour la casserole.

Avant que la pénicilline

vienne à bout de la syphilis

les maladies dessous pubis

déconcertaient la médecine.

Je mourus après des années

de souffrance et de désespoir

de l’hôpital au corbillard

une fâcheuse destinée.

Moralité :

 

Jeunes gens à l’âme ingénue

qui êtes encore un peu verts

sortez donc mais toujours couverts

c’est la vérité toute nue !

D’autres maladies très nuisibles

peuvent causer bien des ennuis

on ne trempe pas son biscuit

sans avoir vérifié la cible !

Je le dis de façon expresse

regardez-y donc à deux fois

priez si vous avez la foi

avant que d’empoigner les tresses !

                                      Le Rotpier

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Devoir de vacances: " Balade en Creuse " ... un long poème pas très catholique de ... Rotpier !

28 Septembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

Nota :

Publication en avance : pas présent sur les blogs jusqu'à samedi pour cause de gros travaux de taille de haies ! 

Devoir de vacances assez déjanté écrit en Creuse à Ladapeyre. Toutes les villes ou villages cités se trouvent au nord-est de Guéret !

Image du net 

Préambule :

Que vous soyez creusois ou pas

vous n’allez peut-être pas croire

un dixième de cette histoire

mais après tout c’est déjà ça !

 

Balade en Creuse,

Lors d’un séjour à Ladapeyre

je me suis dit « Allez Pépère !

Tu vas visiter la région

il faut bien te bouger le fion ! »

J’ai commencé par le village

de Ladapeyre et ses bocages

j’ai croisé un vieux paysan

qui n’était pas des plus causants !

Il m’a dit en crachant sa chique :

« Barre-toi ou gare à ma trique ! »

et puis il a lâché son chien

qui a bouffé mes brodequins !

Je suis monté à Toulx-Sainte-Croix

et dans la tour ça va de soi.

On découvre un beau paysage

la contrée est un peu sauvage.

Puis j’ai poussé jusqu’à Boussac

où j’ai un peu posé mon sac

j’ai visité le vieux Château

les vieilles rues et les bistros.

Je suis reparti vers Bétête

j’avais un peu chaud à la tête

à l’abbaye de Prébenoît

on m’a traité de vieille noix !

J’ai continué mon périple

sans devenir un bon disciple

je ne crois pas aux religions

qui nous prennent pour des couillons !

Je respecte tous ceux qui croient

et que chacun porte sa croix

j’ai déjà mon sac sur le dos

me surcharger serait idiot !

Je suis allé à Genouillac

pas à genoux ni en kayak

j’ai fait du stop et un tracteur

s’est arrêté à ma hauteur.

C’était une belle fermière

une grande à l’allure fière

je lui aurais bien fait du gringue

mais elle était un peu sourdingue !

En plus on a croisé son Jules

qui m’aurait pété les rotules

une force de la nature

du genre à te mettre en mouture !

Je lui ai laissé sa chérie

il m’aurait réduit en charpie

la belle m’a fait un salut

j’ai vite sauté le talus !

Je tiens encore à mes chicots

même s’ils ne sont plus très beaux

revenons-en à Genouillac

où j’aurais pu finir en vrac !

Je suis allé voir le viaduc

j’y ai croisé des p’ tits trouducs

qui m’ont traité de vieux connard

moi de p’ tits cons et de bâtards !

J’avais préparé mon gourdin

ils ont filé comm’ des lapins

ils n’avaient rien dans le falzar

tant mieux pour moi j’ suis plus gaillard !

J’ai vu le moulin de Verrines

qui ne produit plus de farine

c’est un gîte pour vacanciers

qui est ma foi fort apprécié !

C’est à Châtelus-Malvaleix

que j’ai acheté un Solex

pour deux fois rien à un curé

qui voulait s’en débarrasser.

Il avait servi à sa sœur

une fille avec un valseur

à faire hurler au loup des saints

avant de s’occuper des siens !

Quand elle enfourchait son engin

les gars rappliquaient de très loin :

une jupe ras le bonbon

donne des idées aux garçons !

Même le bedeau était là

il ne voulait pas manquer ça

tout comm’  sa sœur bonne chrétienne

mais avec un penchant lesbienne !

L’évêché l’avait prévenu :

« Il est tout à fait mal venu

que votre sœur au presbytère

allume même les grands-pères !

Il l’a expédiée au Japon

et il parait que les nippons

se l’arrachent pour un bon prix

certains se font hara-kiri !

Au pays du soleil levant

les clans maffieux sont très puissants

et ils ont beaucoup de pouvoir

sur les tripots et les trottoirs !

.

Repérée par un yakusa

qui en a fait sa geisha

ell’ ne roule plus en Solex

et elle a même une Rolex !

Ce qui n’est pas la même chose

comme disait le Petit Chose

quand il n’était qu’un petit pion

à la merci des vils morpions !

Le Solex je l’ai revendu

avec bénef bien entendu

ce n’est pas que je sois mesquin

mais on ne mange pas pour rien !

Un collectionneur me l’a pris

sans mégoté dix fois le prix

que j’avais versé au curé

qui voulait s’en débarrasser !

J’aurais pu être brocanteur

je suis un vrai baratineur

ou faire de la politique

mais j’ai l’esprit bien trop éthique !

Je me suis payé un repas

dans un bon restau à Bonnat

j’ai goûté au fondu creusois

et je m’en suis léché les doigts !

Quand je suis passé à Ajain

je n’étais pas du tout à jeun

un chasseur tout à fait miro

m’a balancé quelques pruneaux !

J’ai décampé à la va-vite

il s’est lancé à ma poursuite

mais il a chuté lourdement

et s’est pété les dents du d’ vant !

En traversant la Creuse à gué

j’ai croisé un gay pas très gai

son grand amour l’avait largué

pour un type peu distingué !

Après avoir aidé le gay

je suis arrivé à Guéret

une très belle préfecture :

c’était marqué dans les brochures !

J’ai préféré la vieille ville

je ne suis pas encor’ fossile

mais les vieilles pierres me plaisent

c’est comme ça y a pas d’ malaise !

Puis je suis passé par Jarnages

où un drôle de personnage

m’a invité à boire un coup :

on a fini tous les deux soûls !

Il m’a raconté son histoire

un tantinet blasphématoire :

celle d’un curé défroqué

qui avait beaucoup culbuté !

Femmes et filles à confesse

viennent chercher de la tendresse

il leur en apportait beaucoup

même des suçons dans le cou !

Il avait été dénoncé

par la femme du boulanger

jalouse d’une péronnelle

qui passait toujours avant elle !

Elles se crêpaient le chignon

à violents coups de goupillon

et il calmait à l’eau bénite

ces deux paquets de dynamite !

La boulangère  peu magnanime

posta une lettre anonyme

adressée à l’épiscopat

qui sur le champ le révoqua !

Il vécu en concubinage

avec une comtesse hors d’âge

qui lui laissa en trépassant

son château et tout son argent !

Il lui resta la gouvernante

une femme très avenante

qu’il culbutait déjà avant :

elle avait du tempérament !

Hélas en faisant du cheval

un matin par temps estival

l’animal se cabra d’un coup

et elle se rompit le cou !

Depuis une petite bonne

plus chaude qu’un troupeau de nonnes

excitées par l’air du printemps

lui procure bien du bon temps !

En remontant sur Rimondeix

j’ai cru apercevoir mon ex

au bras d’un gendarme du coin :

j’ai pas voulu faire de foin !

Je n’aime pas trop les pandores

quand ils passent je m’évapore

j’ai dû trop écouter Brassens

et depuis ce temps-là ça coince !

Quoi qu’il en soit je la lui laisse

ell’  va le mener à la laisse

il va connaître son frangin :

un beauf de beauf et je le plains !

Et comme il faut bien une fin

je suis rentré le lendemain

dans le secteur de Ladapeyre

où j’ai retrouvé mes repères !

Mes repères mais aussi le vieux

avec son chien toujours teigneux

je lui ai offert une chique :

l’effet a frôlé le magique !

Le chien m’a léché les godasses

le vieux m’a dit : « Viens, je t’embrasse ! »

il sentait la chique et la goutte

et nous avons cassé la croûte !

.

Nous sommes devenus copains

comme cochons même le chien

il se peut que l’année prochaine

je le fiance à ma chienne !

Comme quoi un malentendu

peut-être effacé in situ

moyennant un geste amical :

ne crachons pas dans le bocal !

Un petit mot un petit geste

et un sourire même un zeste

permet au courant de passer

de museler les préjugés.

Les préjugés qui assassinent

de manière souvent crétine

tout début de rapprochement

entre les peuples et les gens.

Terminaison :

 

La Creuse est belle et très variée

aussi belle qu’une mariée

des monts des creux tout ce qu’il faut

avec bien sûr quelques défauts.

On ne peut pas être parfait

ce serait par trop contrefait

quand on met trop de maquillage

on prend un mauvais aiguillage !

                                              Le Rotpier

 

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Le poème du jour : " Ça roule, ça roule ! " de Pierre ... c'est crevant non ?

22 Septembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

Ça roule, ça roule ?  Oui, pas mal, merci !

Encore que je sois plus près du chariot chaud chaud que de la patinette, c'est net !

 

image du net

 

Ça roule, ça roule !

Tranquille et peinard bien au chaud

cela ne pouvait pas durer

et à neuf mois - zou ! – expulsé

tu atterris dans un berceau

… à roulettes !

… Quatre ! Ça roul’ ça roule et c’est très chouette !

Du biberon à la sucette

et du berceau à la poussette

elle en a quatre aussi mazette !

Ça roule saperlipopette !

Et puis voila la patinette

un tantinet cass’ margoulette

deux roues seulement mais c’est chouette

Ça roul’ ça roul’, gaffe à ta tête !

Et puis arrive le vélo

au début les chutes à gogo

c’est casse gueule cet engin

ça fait rigoler le voisin !

Ça roul’ ça roul’, vas-y Paulette !

Et puis la premièr’ mobylette

puis la moto c’est super chouette

et tu t’intéresses aux  poulettes

Ça roul’ ça roul’, ça galipette !

Et puis c’est la première auto

la cour des grands c’est pas trop tôt

et tu t’y crois vraiment Toto

tu te fais ton roman-photo !

Ça roul’ ça roul’, mêm’ sans turbo !

Après tu joues les Roméo

les Juliette te trouve beau

pour certaines c’est du pipeau

banquette arrièr’ : c’est chaud c’est chaud !

Ça roul’ ça roul’, vas-y ma poule !

Le temps, le temps lui roule aussi

merde alors ça sent le roussi

ça craque de partout si si

ça roule moins bien mon kiki !

Bilan du contrôle technique :

elle est foutue la mécanique !

Tu trouves cela dégueulasse

le fait de finir à la casse !

Ça roule de moins en moins bien

c’est très mal barré les copains !

 

 

Si t’as du pot comm’  dit ma sœur

t’ évit’  le déambulateur

et ses quatre roues de malheur

accrocheurs de radiateurs !

Ça roul’ ça roul’ , mais tout s’écroule !

Cela arrive tôt ou tard

une carcasse un corbillard

un peu avant les faire-part

et là c’est toi la super star !

Ça roule aussi un corbillard !

Tu as choisi la crémation

la drôle de récréation :

ton cercueil est sur un chariot

bientôt bientôt il va fair’ chaud !

Ça roul’ ça roul’, ça fout les boules

et c’est pas cool !

Ça crame et ce n’est pas du bio

ce n’est pas du tout rigolo !

Terminé les roues les roulettes

tout s’est barré en cacahuète !

Et tu finis dans une boite

que tu sois de gauche ou de droite :

petit tas de cendre comique

plus encarté nécrologique !

C’est bien fini ça roule plus

ça eu roulé mais c’est foutu !

L’ encarté nécrologique :

« Il a roulé toute sa vie

et puis il a pris la sortie

sur une simple crevaison

faut pas pleurer, y a pas d’ raison ! »

Encore que… oui, oui :

… ça roul’ ça roul’ … les larm’ aussi !

                                           Pierre Dupuis

 

Image du net ( ça vous rappelle quelque chose cette image ? )

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