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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème du jour : " Les défroqués par amour, " par ... Pierre

20 Janvier 2026 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Religion catholique

 

Préambule :

La Curie Roumaine, à force de ne pas plier au sujet du mariage des prêtres, finira comme le chêne dans la fable de Jean De La fontaine : « Le chêne et le roseau »*

 

 

Image du net tronquée !

 

 

Les défroqués par amour,

 

 

          Sœur Angélique :

 

 

Elle avait choisi Angélique

A la fin de son noviciat

Sœur Angélique elle aimait ça

Ça sonnait bien belle musique.

 

Au couvent avant d’être adulte

C’était le choix de ses parents

Elle était encore une enfant

Quand ils l’avaient poussée au culte.

 

Aux alentours de la trentaine

Pour ne pas dire vingt-cinq ans

Sous la tunique chaud dedans

Ça sentait fort la prétentaine !

 

          Frère Simon :

 

 

Lui était entré dans les ordres

Suite un gros chagrin d’amour

Cela avait encore cours

Quand les têtes étaient en désordre.

 

Il était dans son monastère

Chargé du ravitaillement

Et tout le monde était content

Il assurait son ministère !

 

Mais il avait pris ses distances

Avec son vœu de chasteté

Il s’autorisait à fauter

Sans en demander pénitence !

 

           L’aventure :

 

Lors de leur première rencontre

Ils avaient compris sur-le-champ

Qu’ils allaient s’aimer pour longtemps

Que de temps perdu à la montre !

 

Cela dura une année pleine

Des rendez-vous un peu partout

Des gros câlins et des poutous

Dans les granges ou dans les plaines !

 

Elle lui lançait malicieuse:

« Tu n’as pas peur petit biquet

De finir ta vie boulotté

Par une amante religieuse ? »

 

Ils partaient alors en fou rire

Difficilement contenu

Et ils remettaient le menu

Que je ne peux ici décrire !

 

Mais un jour ils en eurent marre

De se dérober pour s’aimer

Ils rendirent leur tablier

Sans vague et sans tintamarre.

 

Prenant le taureau par les cornes

Ils rompirent tous deux leurs vœux

Et là ils jouèrent franc jeu

Envoyant balader les bornes !

 

Parmi les sœurs et les frères

Ils virent des regards envieux

Rien n’empêche de servir Dieu

En écrémant dans son bréviaire !

 

En emportant très peu d’affaires

Ils partirent sous d’autres cieux

Ils n’étaient pas du tout soucieux

Ils avaient du travail à faire.

 

Dans des œuvres caritatives

Ils s’engagèrent tous les deux

Pour aider les plus malheureux

Menant une vie très active !

 

                Épilogue :

 

Si seulement au Vatican

On arrêtait cette hérésie

Bien entachée d’hypocrisie

De chasteté d’un autre temps !

 

On éviterait les tourments

Des religieux et religieuses

Torturés par une impérieuse

Envie de rompre leur serment !

 

Et aussi les égarements

De bien des prêtres pédophiles

Qui sans cette attitude débile

Rentreraient vite dans le rang !

 

Mais que fait Dieu pendant ce temps ?

Il reste inerte et impassible

Cela est incompréhensible

Mais c’est comme cela pourtant !

 

Certainement qu’il est absent

Quelque part dans la galaxie

En vacances de prophéties

Où simplement inexistant !

 

Je crois que c’est la bonne option

Il ne pourrait pas laisser faire

Pareille bourde sur la terre

Avis à la population !

 

                                                             Pierre Dupuis

 

 

*
  • Le Chêne et le Roseau
     
     

    Le Chêne un jour dit au Roseau :

    Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;

    Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.

               Le moindre vent qui d’aventure

               Fait rider la face de l’eau,

               Vous oblige à baisser la tête :

    Cependant que mon front, au Caucase pareil,

    Non content d’arrêter les rayons du soleil,

               Brave l’effort de la tempête.

    Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir.

    Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage

               Dont je couvre le voisinage,

               Vous n’auriez pas tant à souffrir :

               Je vous défendrais de l’orage ;

               Mais vous naissez le plus souvent

    Sur les humides bords des Royaumes du vent.

    La Nature envers vous me semble bien injuste.

      Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,

    Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.

         Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.

    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici

               Contre leurs coups épouvantables

               Résisté sans courber le dos ;

    Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,

    Du bout de l’horizon accourt avec furie

               Le plus terrible des enfants

    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.

               L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.

               Le vent redouble ses efforts,

               Et fait si bien qu’il déracine

    Celui de qui la tête au ciel était voisine

    Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

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