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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

3 Mars 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

       Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

Image du net

 

 

Quand les dés sont pipés,

Il l'avait rencontrée ... par hasard.

... Encore qu'il n'aimait pas le mot "hasard",

il lui préférait "destinée"

... c'est plus joli "destinée" !

Cela rime avec belle matinée

ou bien, belle journée !

Tout comme rosée du matin rime avec teint !

ou encore

... enfin, il l'avait rencontrée.

Quand je dis" rencontrée"

c'est exagéré

... ils s'étaient croisés

simplement croisés.

Et, "ils" ne se résumait pas à eux deux

... hélas !

Il avait croisé une joyeuse bande

menant grande sarabande

dont elle était l'un des centres d'intérêt.

Elle riait aux plaisanteries des autres,

garçons et filles,

certaines étaient poivrées  - les plaisanteries ! -

d'autres étaient franchement grivoises

... il en était gêné

... elle pas.

Leurs regards, eux, ne s'étaient pas croisés

... enfin ... pas franchement.

Elle ne devait pas manquer de prétendants

tant elle était belle !

Elle devait en avoir à la pelle !

Il lui avait semblé pourtant

qu'elle tenait ses distances

... impression ou espérance ?

Il lui avait plu d'y croire... vraiment.

Il se raccrochait à cette sensation première

comme un papillon à la lumière

... quitte à se brûler les ailes.

Quel âge avait-elle ?

... Difficile à dire.

Entre femme et demoiselle

la différence est ténue.

Il opta pour vingt ans.

De nos jours, à vingt ans,

les filles ne sont plus des ingénues.

Mais peut-être avait-elle un peu plus ?

De nos jours, à la trentaine,

bien des femmes courent encore la prétentaine

... des hommes aussi, ne soyons pas obtus.

Son jugement vagabondait

... il était incapable de trancher

et de toute façon, à quoi bon ?

A quoi servait tout ce cinéma

alors qu'il ne la reverrait sûrement pas !

Pourtant il la revit... par hasard

... non ! Pas par hasard !

Il n'y a pas de hasard quand on revient

tous les jours au même endroit,

à la même place, sur le même chemin.

Quand à la destinée

... n'en parlons plus !

Elle a bon dos la destinée

quand on a pipé les dés !

Toujours est-il qu'il l'avait revue

et cette fois-ci, elle était seule

... seule et toujours aussi belle !

Il s'était arrangé pour passer devant elle

et leurs regards s'étaient croisés,

vraiment croisés,

... un bref instant, un bref instant seulement.

Juste le temps d'un bonjour esquissé du bout des yeux

... du bout des lèvres

et ... quelles lèvres !

Il revenait tous les jours

et il la revoyait souvent,

il y passait beaucoup de temps !

Alors, la destinée ... mes fesses !

Et, elles étaient belles les siennes !

... Pas du genre qui s'affaissent !

Bien moulées dans un petit jean serré,

il l'avait remarqué quand il s'était retourné

... il se retournait toujours d'ailleurs

... elle pas.

Et puis un jour il l'avait croisée

mais elle n'était plus seule

... elle était accompagnée.

Elles se tenaient par la main

... toutes deux

... simplement... tous simplement.

Elle l'avait salué en souriant

... pas méchamment

... il lui avait même semblé voir

sur le visage un peu de compassion

... enfin, il lui avait plu d'y croire.

Il ne revint plus,

Il ne la revit plus.

Quel gâchis ! Quel gâchis pour lui !

Une beauté comme la sienne !

Belle de la tête aux pieds et lesbienne !

Alors toi, la destinée, espèce de traînée,

tu rimerais mieux avec espérance assassinée !

Comme toi, le hasard, avec poignard !

Car enfin ...

Mais... mais à quoi bon s'emporter

quand, depuis le départ

on a pipé les dés.

                                   Pierre Dupuis

 

       Le poème du jour: "Quand les dés sont pipés," de ... Pierre

Image du net

 

 

Quand les dés sont pipés,

Il l'avait rencontrée ... par hasard.

... Encore qu'il n'aimait pas le mot "hasard",

il lui préférait "destinée"

... c'est plus joli "destinée" !

Cela rime avec belle matinée

ou bien, belle journée !

Tout comme rosée du matin rime avec teint !

ou encore

... enfin, il l'avait rencontrée.

Quand je dis" rencontrée"

c'est exagéré

... ils s'étaient croisés

simplement croisés.

Et, "ils" ne se résumait pas à eux deux

... hélas !

Il avait croisé une joyeuse bande

menant grande sarabande

dont elle était l'un des centres d'intérêt.

Elle riait aux plaisanteries des autres,

garçons et filles,

certaines étaient poivrées  - les plaisanteries ! -

d'autres étaient franchement grivoises

... il en était gêné

... elle pas.

Leurs regards, eux, ne s'étaient pas croisés

... enfin ... pas franchement.

Elle ne devait pas manquer de prétendants

tant elle était belle !

Elle devait en avoir à la pelle !

Il lui avait semblé pourtant

qu'elle tenait ses distances

... impression ou espérance ?

Il lui avait plu d'y croire... vraiment.

Il se raccrochait à cette sensation première

comme un papillon à la lumière

... quitte à se brûler les ailes.

Quel âge avait-elle ?

... Difficile à dire.

Entre femme et demoiselle

la différence est ténue.

Il opta pour vingt ans.

De nos jours, à vingt ans,

les filles ne sont plus des ingénues.

Mais peut-être avait-elle un peu plus ?

De nos jours, à la trentaine,

bien des femmes courent encore la prétentaine

... des hommes aussi, ne soyons pas obtus.

Son jugement vagabondait

... il était incapable de trancher

et de toute façon, à quoi bon ?

A quoi servait tout ce cinéma

alors qu'il ne la reverrait sûrement pas !

Pourtant il la revit... par hasard

... non ! Pas par hasard !

Il n'y a pas de hasard quand on revient

tous les jours au même endroit,

à la même place, sur le même chemin.

Quand à la destinée

... n'en parlons plus !

Elle a bon dos la destinée

quand on a pipé les dés !

Toujours est-il qu'il l'avait revue

et cette fois-ci, elle était seule

... seule et toujours aussi belle !

Il s'était arrangé pour passer devant elle

et leurs regards s'étaient croisés,

vraiment croisés,

... un bref instant, un bref instant seulement.

Juste le temps d'un bonjour esquissé du bout des yeux

... du bout des lèvres

et ... quelles lèvres !

Il revenait tous les jours

et il la revoyait souvent,

il y passait beaucoup de temps !

Alors, la destinée ... mes fesses !

Et, elles étaient belles les siennes !

... Pas du genre qui s'affaissent !

Bien moulées dans un petit jean serré,

il l'avait remarqué quand il s'était retourné

... il se retournait toujours d'ailleurs

... elle pas.

Et puis un jour il l'avait croisée

mais elle n'était plus seule

... elle était accompagnée.

Elles se tenaient par la main

... toutes deux

... simplement... tous simplement.

Elle l'avait salué en souriant

... pas méchamment

... il lui avait même semblé voir

sur le visage un peu de compassion

... enfin, il lui avait plu d'y croire.

Il ne revint plus,

Il ne la revit plus.

Quel gâchis ! Quel gâchis pour lui !

Une beauté comme la sienne !

Belle de la tête aux pieds et lesbienne !

Alors toi, la destinée, espèce de traînée,

tu rimerais mieux avec espérance assassinée !

Comme toi, le hasard, avec poignard !

Car enfin ...

Mais... mais à quoi bon s'emporter

quand, depuis le départ

on a pipé les dés.

                                   Pierre Dupuis
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L
la destinée fout de sacrés coups de pied parfois ! Salut à toi le rotpier
Répondre
R
Salut les cafards !<br /> <br /> C'est bien vrai ça !<br /> Même que des fois ça fout un cafard dingue !<br /> <br /> Et pis c'est tout !<br /> <br /> Bonne soirée !<br /> <br /> Le Rotpier<br /> <br /> http://rotpier.over-blog.com