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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie

J’ai deux mots à vous dire … enfin … un peu plus ! Le poème du jour : ” Jeux de mots sur mots dits et mots mis ! ” de … Pierre !

19 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Le tout servi avec deux strophes

 de plus que la dernière fois !

   

Image du net

 

Jeux de mots

sur mots dits et mots mis !

 

Je m’en vais vous parler de mots :

j’ai quelques mots, tôt à vous dire !

Les mots tard seront pour tantôt,

pour les mots laids, je crains le pire !

 

J’ai des mots mis bien de coté

et j’ai aussi des mots dits « fiables »,

qui servent bien pour papoter,

en pyramide et permutables !

 

Quand, d’un seul coup, un bon mot naît,

on se réjouit de sa naissance,

le nain fait « ah ! » et c’est parfait

quand c’est un mot de bonne essence !

 

Des mots d’Elle qui vont chantant,

même jaloux - pas de délire ! -

ne brisez pas des mots charmants :

n’allez pas casser des mots « lyre » !

 

Il y a aussi les mots « cas »

qui ne sont pas tous de la crème !

Méfions nous aussi des mots las

qui tendent parfois à l’extrême !

 

" Allah akbar " il a bon dos

quand des mots dits sont des menaces,

pour ces gars-là pas de cadeaux :

il faudra bien qu'on les terrasse !

 

J’ai en réserve d’exquis mots

avec date de garantie !

Je les garde dans mon frigo

pour une fraîche poésie !

 

Je possède de maxi mots,

des longs comme un jour de tristesse,

d’autres que certains disent gros

et qui riment bien avec fesses !

 

Si un mot erre presqu'à poil

il risque une très grosse fièvre,

la caresse à rebrousse-poil

tend toujours à le rendre chèvre !

 

Surveillons de près les mots dits :

ne déversons pas de mots  « bile »,

ceux qui attisent les conflits

sans qu’il y ait de vrais mobiles !

 

Evitons la recrudescence

des mots tirés par les cheveux :

les mots  « tifs » sont la quintessence

de deux fois rien coupé en deux !

 

N’allez pas railler ces mots mis,

les jeter dans un sarcophage :

vous ne seriez plus mes amis

car ce serait un bizutage !

 

Si vous jetiez mes mots lestés

de grosses pierres à la flotte,

j’en viendrais à vous molester

à coups de pieds et de calottes !

 

Menacés d’être excommuniés

mes mots hurleraient dans les rues

en criant comme poissonniers :

car malmenés bien des mots ruent !

 

Ne me balancez pas vos mots

en plein nez ce serait dommage,

je ne veux pas de bris de mots :

je pourrais en faire un fromage !

 

Ne déclanchez pas de big-bang

en me balançant des injures

car souvent façon boomerang

on les reprend dans la figure !

 

Je ne vais pas vous embarquer

plus en avant dans ma spirale,

quand vous allez m’apostropher :

je ne veux pas que vos mots râlent !

 

 

                             Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

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Le poème du jour : "Le ni-ni" de ... de Rotpier et de ... Pierre!

17 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

Ni-ni

 

Le ni-ni

ou

Tout, tout, j' vous dirais tout sur le ni-ni

... et même un peu plus !

 

Du ni-ni je vais vous parler,

vous en aurez plein les oreilles,

ça ronflera pire qu'abeille

chaque fois qu'il faudra voter !

 

Deux syllabes pour s'amuser

et j'en ai invité plein d'autres,

si jamais vous avez les vôtres

passez-les moi pour en user !

 

C'est donc bibi qui va bosser,

pas la tata ni la mémé

ni la mama ni le pépé,

ni la nana aux gros nénés!

 

Lili non plus - pas sans tutu ! -

en f' sant pipi ell' l'a perdu !

ell'  l'a cherché avec Lulu

mais pas trouvé ça c'est cucul !

 

Les conneries c'est mon dada,

les bobos en sont tout baba !

Ils disent : " Tout ça c'est caca,

ce type là il est gaga ! "

 

Moi je leur dit : " Non les gogos,

je n' suis pas un affreux jojo,

je n' suis pas non plus un zozo,

allez retournez au dodo !

 

Tous les Toto, tous les Riri,

laissez tranquilles vos zizis,

ne leur serrez pas le kiki,

ce ne serait pas très mimi !

 

Voila c'est tout mes bons amis

et si jamais c'est tout pourri,

pour le ni-ni vous voterez :

ni le Pierre ni le Rotpier !

 

Je sais ça ne vole pas haut

mais ça ne fait pas de bobos,

pas de dégâts collatéraux

... c'est déjà ça pour vos cerveaux !

 

C'est un poème déjanté

qui permet un peu d'oublier

les combines des politiques

et leurs paris acrobatiques !

 

Le ni-ni est très dangereux,

il peut conduire au venimeux

chemin menant droit au fascisme

empruntant la case racisme !

 

D'autres peuples en d'autres temps

ont déjà écouté les chants

des sirènes du populisme

et goûté à l'obscurantisme !

 

Et c'est après - ainsi-soit-il -

qu'ils ont compris tout penauds qu'ils

se l'étaient bel et bien fait mettre

et pas d'un ou deux centimètres !

 

Mais je commence à déraper !

Comment vais-je me rattraper ?

J'étais parti sur le ni-ni

et me voilà en pleins lazzis !

 

Mais tous comptes faits peu importe,

je vais où mon esprit me porte,

tantôt sérieux, tantôt farceur

mais plus rarement encenseur !

 

Mon avantage en politique

c'est que je peux être caustique

sans épargner de candidats

... car moi je ne postule pas !

 

Je ne suis candidat à rien,

sauf à vous faire rire un brin

ou vous tirer presqu'une larme :

pour cela je choisis mes armes !

 

Pourquoi chasser le naturel

puisqu'il se repointe tel quel ?

Je ne suis pas prêt de renier

ni le Pierre ni le Rotpier !

 

  

                         Pierre et Rotpier

 


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Le poème du jour : " Le heurtoir, " de ... Pierre

12 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Toc toc, bonjour ... c'est moi

... c'est moi ... Pierre ...

je viens frapper à votre porte ...

 

 

Elle attendait

 

 elle était là

 

… suspendue au bon vouloir

 

... au bon vouloir

 

d’un simple heurtoir … bleu…

 

 

 

Photo de Marie

 

 

 

 

Le heurtoir,

 

 

 

Elle était là … juste derrière !

 

Phalanges de craie,

 

elle attendait.

 

 Elle attendait,

 

redoutant l’ultime marche arrière,

 

… non croyante … elle priait !

 

 

 

L’épreuve était douloureuse :

 

allait-il venir ou pas ?

 

Elle n’était plus qu’une amoureuse

 

qui avait jeté sur ses ans l’omerta.

 

 

 

A peine quelques cheveux blancs

 

et une allure fière.

 

Une existence sans vraiment de cadeaux,

 

un âge où la vie peut encore se refaire,

 

après … rideau !

 

 

 

Pas de judas au travers de la porte :

 

tout dépendait du heurtoir !

 

Allait-il rester sonorité morte

 

ou bien retentir comme battoir ?

 

 

 

Elle s’était promise une chose :

 

ne pas entrebâiller l’huis !

 

Attendre, attendre jusqu’à l’overdose

 

… attendre que ce soit lui !

 

 

 

Elle était là, presque dans le noir,

 

phalanges de craie,

 

elle attendait.

 

 

 

Elle attendait

 

… se demandant si son cœur tiendrait

 

au tout premier coup de heurtoir.

 

 

 

 

 

Elle était là

 

… suspendue au bon vouloir

 

au bon vouloir d’un simple heurtoir … bleu,

 

bleu comme le pâle azur de ses yeux.

 

 

 

                                         Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Le poème du jour : "Quand il est l'heure" ... un poème de Pierre !

10 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

 

viel homme pour quand il est l'heure

Image du net modifiée par mes soins

 

 

Les années qui passent pèsent

lourd sur le plateau " passif "

de la grande balance de la vie...

 

.

 

Quand il est l'heure,

 

Regarde-toi bien dans la glace

et souviens-toi des petits vieux

dont tu trouvais les yeux chassieux

et disais : " Oh ! C'est dégueulasse ! "

 

Oui c'est fou comme le temps passe,

tu trouves les jeunes vicieux,

méchants et irrévérencieux

quand ils se moquent de ta face !

 

Il est temps pour toi de partir

car ton passif va s'alourdir

et faire pencher la balance !

 

Ta mine est couleur mâchefer,

n'oppose pas de résistance :

pars sans freiner des quatre fers !

 

 

                             Pierre Dupuis

 

 

 


 

Balance 4

 

Image du net

 

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Le poème du jour : "Les joueurs de cartes," ... de Pierre

5 Février 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Je vous propose un autre petit exercice poétique

 

à partir d'un tableau de ... Paul Cézanne, encore lui !

 

 

Les joueur de cartes de Cézanne

 

Image du net

 

Poème brossé autour du tableau de

Paul Cézanne : " Les joueurs de cartes "

peint en 1890-1892 du coté d'Aix en Provence.

 

Les joueurs de cartes,

 

Celui qui ne fréquente pas

le lieu et son arrière-salle

peut rester dans la plus totale

ignorance de ces deux là.

 

Ils sont là, pesamment assis,

chapeau bien visé sur la tête,

veste sur le dos sans manchettes

les avant-bras sur le tapis.

 

Ils se fondent dans le décor,

à vrai dire ils en font partie

pour eux c'est une garantie :

le calme vaut son pesant d'or.

 

Le jeu les a rendu taiseux,

déjà pas bavards d'habitude

on devine l'infinitude

de la concentration des deux.

 

Ils ont fait le vide autour d'eux

et on respecte leur silence,

on évite les turbulences :

on les sait assez chatouilleux.

 

Sans être vraiment soupe au lait

ils sont capables de colères

qui même pour être éphémères

les rendent sur l'instant mauvais.

 

On se souvient d'un soir de mai,

de jeunes gens venus en bande

mener joyeuse sarabande

... repartis en pissant du nez !

 

Ils ne jouent pas pour de l'argent,

le perdant paiera la chopine,

du vin rosé pas de la fine,

ils ne sont pas bien exigeants.

 

Leurs mouvements sont mesurés,

là aussi ils sont économes,

on croirait de vrais métronomes

tant leurs gestes sont réguliers.

 

De rares battements de cils,

à peine une esquisse de moue,

parfois un grattement de joue

toute autre expression en exil.

 

Cela durera jusqu'au soir,

jusqu'à la fin de la partie

sans parole, sans répartie,

sauf à marmonner un bonsoir.

 

Is reviendront un autre jour

et on leur cèdera la place,

coup de menton pour rendre grâce :

pourquoi faire de longs discours ?

 

Ils recommenceront le jeu,

bien calés sur leurs lourdes chaises

au calme et ils en sont fort aise :

des taiseux restent des taiseux.

          

            Epilogue :

 

C'est avec un plaisir certain

que j'ai composé ce poème

à vous de dire ou non " Je l'aime ! " :

vous avez les cartes en main !

 

 

                                Pierre Dupuis

 


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Le poème du jour : "Belles épineuses," (sans jeu de mots) de ... Pierre

29 Janvier 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

 

 

 

 

Roses de mon jardin ... photo prises l'année dernière !

 

 

 

 

Préambule Baudelairien :

Dans une vie antérieure, je fus troubadour.

Pas italien, mais, j’ai quand même plus de souvenirs que si j’avais connu Milan. 

 

 

 

Belles épineuses,

 

 

Je t’offre, Madame, ces quelques roses

 

dont les fraîches pétales

 

à peine écloses

 

n’ont d’égal

 

que le délicat velouté de ton teint.

 

Acceptes-tu, Madame, ce présent

 

qui ne t’engage à rien ?

 

 

 

Tes joues, rose pale,

 

s’auréolent doucement.

 

A quoi jouent tes joues ?

 

Et tes cils ?

 

Pourquoi amorcent-ils

 

ce subtil tangage ?

 

Me donneraient-ils, en gage,

 

une bribe d’espoir pour plus loin ?

 

Tes lèvres, elles,

 

ne disent rien.

 

Seras-tu là demain ?

 

 

 

Je t’offre, Madame, ces quelques roses

 

dont les fraîches pétales

 

à peine écloses

 

me donnent l’avant-goût

 

d’un baiser tendre et frais

 

que je n’aurais peut-être jamais.

 

Mais …

 

Je me sauve, Madame !

 

Ce n’est point ma verve qui se tarit,

 

mais mon sixième sens qui m’avertit

 

de l’arrivée imminente

 

 de votre mari !

 

 

 

Bonsoir Madame.

 

                                                                                 

 

                                             Pierre Dupuis

 

 

 

J'ai déjà exposé ces vers sur ce blog
... ne les ai-je point trop étalés ?

 

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Le poème du jour : " La maison du pendu, " de ... Pierre

27 Janvier 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

La maison du pendu Paul Cézanne

 

La maison du pendu de Paul Cézanne 1873

Image du net

 

 

 

Poème brossé autour du tableau de

Paul Cézanne : " La maison du pendu "

peint à Auvers sur Oise en 1873 .

 

 

La maison du pendu,

 

Personne n'a jamais pu dire

qui était ce fameux pendu

et pourquoi cet individu

avait décidé de s'occire.

 

Ce fait a-t-il guidé Cézanne

dans le choix de cette maison

ou avait-il d'autres raisons

que j'ignore en tant que profane ?

 

A l'époque ils étaient très tièdes

les critiques et les marchands

de tableaux pour cet art naissant :

ils étaient sur la corde raide !

 

Tous les autres impressionnistes,

les Monet, Pissarro, Renoir,

Sisley broyaient aussi du noir

pour être trop avant-gardistes !

 

Ils avaient un métro d'avance

pour pouvoir être bien compris

et l'on traite par le mépris

ceux qui ont trop de clairvoyance !

 

Avec le recul et l'histoire

ils ont du se mordre les doigts

tous ceux qui n'ont pas fait le choix

d'un engouement prémonitoire !

 

Et qui sait s'il n'y a pas eu

au gré des revers de fortune

chez un de ces marchands d'art une

... nouvelle maison du pendu !

 

 

                             Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien pour les curieux :    link

 

 

Pendu

 

Image du net 

 

 

 

  

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Ah! Pornic ... rien que la fin du nom ! ... Le poème du jour : " Du coté de Pornic, " de ... Rotpier

20 Janvier 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Humez ces odeurs de marée remplies de parfums de varech, de poissons et de moules ...

 

Pornic le port 2

Image du net

 

 

Petit clin d’oeil à Baudelaire pour le début (lequel, soit dit en passant, est quand même mort de la syphilis !) et à Rabelais pour le fond. Rabelais dont j’ai dû croiser l’esprit gaillard en visitant Chinon et qui m’aurait certainement pardonné, alexandrins boiteux et rimes en « nic et en « tique » paradoxalement  récentes !

 

 

 

Du coté de Pornic,

 

J’ai longtemps habité sur les quais de Pornic

où des soleils marins déteignaient sur les vieux,

où de vaillants bateaux mouillaient en atlantique

où les filles du port recevaient les messieurs.

 

Les flux et les reflux ont usé les coutumes

et même si parfois l’on croise des cirés,

les métiers ont changé, modifiant les costumes

dans un choix volontaire ou bien moins désiré.

 

Les bites d’amarrage ont changé d’habitudes,

oublié les filins qui sentaient le poisson,

elles ont maintenant bien d’autres servitudes

et il arrive qu’un string y frotte son cordon !

 

Et c’est tout un bonheur pour ces vieilles vaillantes

que d’humer à nouveau la merveilleuse odeur

qui leur fait renforcer leur position saillante :

sublime exhalaison ravivant leur vigueur !

 

J’ai longtemps habité du coté de Pornic

où des tas de marins se font vraiment très vieux,

où des bateaux usés rouillent en Atlantique,

où les bites du port font toujours des envieux !

 

 

                                                     Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

Bite d'ammarrageImage du net ! 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Djihad et croisade: ça rime ! Le poème-sonnet du jour : "Les fabriques à tueurs," de ... Pierre

9 Janvier 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

 

Soyons Charlie de Rotpier

 

Puisque l'actualité l'impose, je remets ce poème écrit il y a 3 ans.

 

Phonétiquement, djihad rime avec croisade et c’est naturel puisque, à des siècles de distance, les buts sont identiques : réduire par la force et la violence tous ceux qui ont un autre dieu que le sien … ou bien qui n’en n’ont pas.

 

 Que font les différents dieux qui, en théorie, sont bons et ont tous les pouvoirs pour empêcher les guerres, les massacres et la folie humaine ?

 

Au mieux, ils sont incompétents ou il s’en fiche comme de leur première auréole et il faut les licencier. Au pire, ils sont complices, voir organisateurs, et il faut les juger, les condamner et les bannir !

 

Mais là, à l’évidence, je brode car Dieu  - les Dieux ! - n’existent pas puisque ce sont les hommes qui les ont inventés.

 

 

 

 

 

 

Images du net

 

 

 

Les fabriques à tueurs,

 

 

 

La machine est au point et elle est efficace !

 

Elle prend pour appui une belle invention,

 

Quelques écrits sacrés et leur exploitation :

 

Rien de vraiment nouveau malgré le temps qui passe.

 

 

 

Depuis que l’homme est homme on retrouve la trace

 

De tous les ambitieux - Ils ont été légion ! -

 

Qui ont pris pour levier une des religions

 

Pour asseoir leur pouvoir absolu sur les masses.

 

 

 

Le Coran ou la Bible ou bien d’autres écrits

 

Savamment détournés pour les faibles d’esprit,

 

Des promesses de ciel et dans les mains des armes,

 

 

 

Des objectifs ciblés allant jusqu’aux enfants :

 

Voila les ingrédients qui conduisent aux larmes,

 

Comment sachant cela peut-on rester croyant ?

 

 

 

Pierre Dupuis

 

 

 

Supplice sous le régime de l’inquisition

 

 

 

Main coupée sous le régime de la Charia

 

 

 

Où est la différence au niveau de la barbarie ?

 


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Meilleurs vœux à tous pour l'année 2015 ! ... Et, ne dites pas que je suis trop sonnet ! ... Pierre

30 Décembre 2014 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

 

L'oeil du poète

 

Image du net !

 

Afin d'être bien entendu  il est parfois

nécessaire de sonnet six fois

... qu'il en soit ainsi ma foi ...

 

Sonnet premier :

 

L'œil du poète,

 

Regardez bien l'œil du poète

il ne voit pas pareil que vous,

quand vous ne voyez qu'un chien loup

lui devine une brave bête !

 

Quand vous croisez la sous-préfète

vous êtes presque au garde à vous,

lui l'imagine sans dessous

prête à faire des galipettes !

 

Il n'a pas la même vision,

non plus la même perception

du monde et des scènes de vie.

 

C'est ainsi vous n'y pouvez rien,

offrez lui votre sympathie

... car le poète le vaut bien !

.

Sonnet second :

 

 Le poète n'est pas naïf,

 

Je ne suis qu'un petit jongleur,

un simple bâtisseur de rimes,

parfois je prends un pseudonyme

quand je tourne autour du valseur !

 

Je peux être très louangeur

bien que cela soit rarissime,

quelque fois je frôle l'abîme

et je peux me faire écorcheur !

 

Mais de nos jours la poésie

a épuisé son ambroisie

et souvent dessus on s'assoit !

 

Je remets à l'heure les pendules

car je suis loin d'être crédule:

les poètes ne sont plus rois !

 

Sonnet troisième :

 

Le poète est un partageur de rêves,

 

Mais il arrive qu'il y ait

quelque oreille très attentive,

plus sensible, plus réceptive

qui trouve au vers un bel effet !

 

Cela me donne un coup de fouet,

alors là je me remotive:

ô ma muse soit créative

allez au travail vite fait !

 

Pas question de coincer la bulle,

quitte à jouer les funambules

en tutu et te déhancher !

.

Mais ne va pas rêver de gloire,

cela serait bien illusoire

raidis-toi pour ne pas flancher !

 

Sonnet quatrième :

 

La mansuétude du poète à l'égard des barbares,

 

Et si nous sommes les derniers,

qu'on nous raille et qu'on nous fustige

au point d'en avoir le vertige

il faudra les prendre en pitié !

 

A jeter les vers au fumier

c'est eux-mêmes qu'ils désobligent,

c'est tous leurs rêves qu'ils affligent,

leurs cerveaux seront anémiés !

 

Une amputation sensorielle,

une existence matérielle,

c'est tout ce qui leur restera !

 

Ils seront fous de jalousie,

ils nous traiteront en judas

... les dépeceurs de poésie !

 

Sonnet cinquième :

 

Alea jacta est,

 

Ils auront pour nous de la haine

tout en ne sachant pas pourquoi,

mais qu'importe dans ces cas là

tous les ignorants se déchainent !

 

S'ils ne nous mettent pas de chaîne,

nous serons mis en un endroit

où nos voix ne porteront pas :

nous connaîtrons la quarantaine !

 

Toutes les formes de culture

seront qualifiées d'impostures :

rien d'autre que le rationnel !

 

Pas de place pour l'hérésie,

un objectif obsessionnel :

 éradiquer la poésie !

 

Sonnet sixième :

 

Le poète est un passeur d'idées,

 

Car sous son allure anodine

le poème a de l'ascendant,

répété inlassablement

il fait son trou et s'enracine.

 

Tranquillement, tout en sourdine,

en boucle et sans relâchement

ses mots empreignent sûrement

les cerveaux et ils y trottinent !

 

 Pour peu qu'un musicien s'en mêle,

rimes et notes s'entremêlent

et si le thème est liberté

 

l'ensemble prend de l'envergurel

personne ne peut l'arrêter :

" Tremblez féroces dictatures ! "

                              

                                   Pierre Dupuis

             

 

 

L'oeil du poète

 

Image du net !

                

Regardez bien l'œil du poète,

il vous invite - bougez-vous ! -

ne restez pas au garde-à-vous

et écartez les trouble-fête !

 

 


 Meilleurs voeux 2015Image du net !

 

Pierre

 

 

 

 


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