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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

poesie - humour

Le poème un peu sonnet du jour : "Obligé de sonnet deux fois !" et ... même une troisième ! Le tout par ... Rotpier !

6 Novembre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie - humour

 

Ivrogne 2

Image du net

Obligé de sonnet deux fois !

 

Je n’étais pas très emballé

Par cette injonction de ma muse,

Je lui ai dit : « Si ça t’amuse,

Tu n’as plus qu’à t’y atteler ! »

 

Au regard qu’elle m’a roulé,

Je me suis dit : Oh ! Triple buse

Ça va chauffer dans la cambuse

Si tu cherches à te défiler ! »

 

Elle a exigé en despote,

en restant droite dans ses bottes,

Que je bâtisse deux sonnets

 

Avec des rimes identiques.

Je me suis mis aux ballonnets

De blanc cassis dans cette optique !

.

xxxxxxxxxxxxx

.

Verre pour vers, j’ai étalé

Sur papier de façon diffuse,

Ma raison devenant confuse,

Ces strophes sans trop m’affaler !

 

Ne pouvant plus rien avaler,

Je lui ai dit « Là, je refuse 

D’aller plus loin car tu abuses,

Je tiens à te le signaler ! »

 

J’avais l’estomac en compote,

Encore pire que mon pote

Lulu qui dès potron-minet

 

Se beurre de façon drastique !

J’ai terminé mes deux sonnets

En écriture automatique !

 

Cela a bien marché ma foi,

j’ai sonnet encore une fois !

 

Au bout de vingt deux blanc cassis,

Alors que j’étais très malade,

Je me suis porté l’estocade

En me mettant au cannabis !

 

J’ai déliré un synopsis

Avec des scènes égrillardes,

des étreintes plus que gaillardes :

Un vrai festival de pubis !

 

Quand j’ai refait un peu surface

Et pour ne pas perdre la face,

J’ai mis tout cela noir sur blanc

 

Et je l’ai donner à ma muse !

Elle en est tombée sur le flanc

Et depuis c’est moi qui l’abuse !

Non, mais !

 

                                Rotpier

 

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Le poème-délire du jour : " Fric-fracs en vrac " ou " Les flics chocolat, " de ... Rotpier

30 Octobre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie - humour

... Juste un petit délire chocolaté du Rotpier !

 

Image du net !

 

Fric-fracs en vrac

ou

Les flics chocolat,

 

Les policiers étaient perplexes

devant le nombre de fric-fracs

ils avaient affaire à un crack

l’affaire allait être complexe.

 

Il ciblait les confiseries

et uniquement les Kinder

armé d’un sac et d’un cutter

une technique bien murie.

 

Kinder Joy ou Kinder surprise

Kinder délice ou bien Bueno

il raflait tout pas de cadeau

il avait l’art et la maîtrise.

 

Malgré les très nombreuses planques

et l’activation des indics

ils n’avaient pas les pauvres flics

grand-chose sur ce saltimbanque !

 

Il avait une grande adresse

et il leur jouait bien des tours

au point qu’ils se sentaient balourds

surtout quand ils lisaient la presse.

 

Car ces retors de journalistes

n’ayant rien d’autre sous la main

prenait ça comme du bon pain

et ils se faisaient satiristes.

  

Rien de bien méchant à vrai dire

juste de quoi faire un bon mot

quelque chose de rigolo

simplement pour faire sourire.

 

L’un avait gagné la timbale

en qualifiant notre voleur

                  de…         « Véritable serial Kinder »

cela resta dans les annales.

 

Peu à peu les vols s’espacèrent

et un beau jour tout s’arrêta

tout le monde le regretta

à l’exception du commissaire.

 

On ne retrouva pas l’artiste

les flics restèrent chocolat

seule la formule resta :

dans la vie les bons mots résistent.

 

           Epilogue :

Il se pourrait que ce poème

intéresse un jour Ferrero

mais même contre un pont d’euros

je préfère rester bohème.

 

Certains vont dire : « Qu’il est bête !

Il n’a rien dans le ciboulot

c’est un barjot, c’est un charlot

ventrebleu saperlipopette !

 

Il pourrait engranger des thunes

en signant des contrats juteux

il doit être gaga le vieux

il ne fera jamais fortune ! »

 

Mais rien ne sert d’être trop riche

mieux vaut être bien dans sa peau

tout le reste c’est du pipeau

je m’en fiche et m’en contrefiche !

  

Et si vous aimez les surprises

vous n’allez pas être déçus

je vous délivre sans reçu

la vérité sans roublardise.

 

  Epilogue de l’épilogue :

 

Mon secret je vais vous le dire

dans cette affaire de Kinder

c’était moi le petit voleur

je remplissais ma tirelire.

 

Je revendais à la sauvette

tout ce que j’avais chapardé

aidé par mon copain Dédé

qui se payait des cigarettes.

 

J’en avais assez de me taire

je ne risque plus la prison

il y a depuis prescription

et il est mort le commissaire !

 

                 De plus…   

Je ne l’ai pas dit à confesse

j’évitais déjà les curés

j’avais raison de me méfier

comme ils le disent dans la presse !

 

Car pour quelques confiseries

en matière de contrition

quelle aurait été l’addition ?

… Pas des « Je vous salue Marie » !  

  

                                                           Rotpier

 

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Etude de marché : « On ne choisit pas sa religion à la légère, » … le poème du jour de … Pierre

16 Octobre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie - humour, #Pensées

Préambule :

Je vous propose une étude de marché totalement gratuite afin de vous guider sur le choix d'une religion si vous n'en avez pas encore ou si la vôtre vous déçoit un tantinet. Je ne ferais aucune quête à l'issu de ma prestation, je vous demanderais simplement de me donner votre avis et vous avez l'assurance de n'être ni fichés ni catalogués et que les GAFAM l'auront dans le baba !
Allez en paix mes sœurs et mes frères, que la sérénité soit avec vous et que la sénilité vous épargne le plus longtemps possible ...
Pierre

 

 

Lueur divine dans le ciel

Image du net

.

On ne choisit pas sa religion à la légère,

 

Je concède aisément un penchant pragmatique :

j’aime bien essayer avant de m’engager !

Alors vous pensez bien que du coté mystique

j’aie voulu tout tester avant d’emménager !

 

Ce fut vraiment ardu pour négocier l’affaire,

dans leurs sièges sociaux les PDG sont rois !

A Rome ou n’importe où on a d’abord à faire

aux sous-fifres zélés et on porte sa croix !

 

Etant très obstiné j’ai réussi quand même

à obtenir l’aval de quelques grands patrons,

certains m’ont éconduit d’une façon extrême,

d’autres m’ont ignoré comme un vulgaire étron !

 

 Déjà cette expérience a été bénéfique

pour l’évaluation des cadres supérieurs

car, comment voulez-vous que tourne une boutique

si son encadrement n’est pas dans les meilleurs !

 

Laissez-passer en poche et en toute droiture

j’ai fait des stages dans pas mal de religions,

écoutant et notant, des Saintes Ecritures

à leur application sur les populations.

 

Je n’ai pas occulté le passé de chacune,

le présent c’est  bien mais il y a le passif !

Quand on fait un bilan pas question de lacune :

pour la balance il faut vraiment de l’objectif !

 

J’ai donc roulé ma bosse aux quatre coins du monde,

certains très reculés et séparés de tout,

d’autres très avenants où la richesse abonde,

j’ai beaucoup observé sans gène ni tabou !

 

J’ai d’abord abordé la religion chrétienne :

Catholiques, Orthodoxes et aussi Protestants

divisés eux aussi par des querelles anciennes

en Mormons, Mennonites et Amish militants.

 

Après ce fut l’Islam et d’abord les Sunnites

qui croient que Mahomet a eu des successeurs,

je suis allé bien sûr aussi chez les Chiites

qui contestent cela aussi fort que ma sœur !

 

Je suis parti ensuite pour étudier l’Indouisme

qui itou se décline en plusieurs divisions :

Jaïnismes, Sikhisme et puis Zoroastrisme :

je n’ai pas vu Zoro : grande désillusion !

 

Je me suis attaqué juste après au Bouddhisme

sans bouder pour autant : je suis un gars joyeux !

Après le Taoïsme et le Confucianisme

sans être plus confus qu’avec les autres dieux !

 

 Judaïsme, Animisme sont venus par la suite

et puis je suis allé m’initier au Vaudou,

c’est là que j’ai eu peur et que j’ai pris la fuite :

c’est un culte violent et là j’ai mis les bouts !

 

En Jamaïque j’ai vu le Rastafarisme,

cher à Bob Marley mais pas à Raffarin !

J’ai fini au Japon avec le Shintoïsme,

après je suis rentré : j’en avais plein les reins !

 

Je reconnais quand même avoir croisé la route

d’un gars exceptionnel : le Dalaï Lama !

Mon scepticisme aigu virait à la déroute

mais j’ai du me sauver à cause des chinois !

 

Travail intéressant mais tâche fatigante,

c’est affolant de voir le nombre de bastions

administrés souvent de manière intrigante :

sous les aspects feutré mijote l’ambition !

 

Quand il faut remplacer le plus haut dignitaire,

pour chaque religion c’est le ballet des clans,

les discutions sans fin enrobées de mystère

les tractations dans l’ombre et tout le bataclan !

 

Après avoir pesé le pour et puis le contre

pour chaque religion je n’ai pas pu trancher !

J’ai rangé mes rapports : aucun ne me démontre

que l’une ou l’autre soit plus apte à me brancher !

 

En désespoir de cause et sans aucun séisme

intellectuel pour moi j’ai rejoint tous ceux qui

ne croient en aucun Dieu, j’ai choisi l’athéisme :

mon âme a déserté et a pris le maquis !

.

                                       

                                                                       Pierre Dupuis

 

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Le poème un peu déjanté du jour : "Le faux mage " de ... Rotpier

2 Octobre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie - humour, #Poésie

 

Image du net

 

Avertissement :

Sonnet qu’une petite amusette qui fera probablement un four et retombera rapidement.

 

Le faux mage,

 

Contre une somme rondelette

En manipulant les tarots

Il lui avait promis de beaux

Jours devant lui avec Paulette.

 

Paulette était vraiment bien faite

C’était un joli petit lot

Et en plus du coté cerveau

Elle égalait la sous-préfète !

 

Un jour il s’était déclaré

Elle lui avait ri au nez !

Tout fulminant et blanc de rage

 

Il alla mettre d’un bon pas

Un fameux soufflet au faux mage

Qui se leva et retomba !

 

    Moralité :

 

Quand on promet n’importe quoi

que l’on soit quidam ou bien mage

on doit s’attendre à des dommages

collatéraux ça va de soit !

 

Il convient de rester prudent

pour les bons ou mauvais augures

si l’on veut garder sa figure

intacte avec toutes ses dents !

 

La cartomancie est un art

où il vaut mieux courir très vite

afin d’éviter les poursuites

des grands déçus et des cornards !

 

  Moralité étendue :

 

Si on doit faire un diagnostic

moins on en dit mieux on se porte

même quand on sonne à ma porte

j’édulcore mon pronostic !

 

Et si je peux je ne dis rien

ou mieux encore je m’esbigne

si je flaire bonheur ou guigne

je ne m’en ouvre qu’à mon chien !

 

Lui comprend tout sans s’offusquer

et comme il n’en a rien à faire

si ce ne sont pas ses affaires

il se remet à roupiller !

 

Si l’on y regarde de près

mon chien est un grand philosophe

il sait flairer les catastrophes

mais aussi garder des secrets !

 

Il sait très bien que les humains

sont infiniment versatiles

et que même le plus habile

des devins en perd son latin !

 

Je l’aime et il me le rend bien

nous sommes faits pour nous entendre

mais je ne vais pas trop m’étendre

sur le sujet ça il y tient !

 

Je suis moi-même un peu devin

mais je ne le dis à personne

quand on m’appelle ou qu’on me sonne

je m’amuse à jouer au crétin !

 

Je suis assez bon comédien

j’arrive à endosser le rôle

certains ne trouvent pas ça drôle

il y a des mauvais chrétiens !

 

Ils m’en veulent je le sais bien

et quand l’un d’eux parfois insiste

en me qualifiant de jocrisse

je rigole et lâche mon chien !

 

Il se prend au jeu aussitôt

montrant ses dents crachant sa bave

alors qu’il est le roi des braves :

mon chien a un coté cabot !

 

Prenant ses jambes à son cou

l’autre à cent à l’heure démarre

nous on se bidonne on se marre

heureux d’avoir fait un bon coup !

 

Je vous présenterais mon chien

il vous jugera sur la bouille

ne jouez pas les niquedouilles

lui aussi est un peu devin !

 

Si l’examen est concluant

il vous fera une léchouille

mais si il sent la moindre embrouille

il prendra un air méprisant !

 

Il s’en ira d’un port hautain

ignorant tous vos dithyrambes

et vous la queue entre les jambes

vous irez vers votre destin !

 

Ne venez pas chialer chez moi

car je vous aurais mis en garde

et devant votre mine hagarde

je vous dirais « Bien fait pour toi ! »

 

       Remarque :

Il est certain que j’ai brodé

car partant d’un petit sonnet

j’arrive à en faire des tonnes

sans même chahuter les nones !

 

John ne m’aurait pas pardonné

sous la terre il aurait hurlé

en me traitant de sale engeance

ou de raclure avec violence !

  

Yoko Ono m’aurait aussi

causé pléthore de soucis

mais ceci est une autre affaire

je vous quitte car j’ai à faire !

 

Ma femme vient de me siffler

car j’ai mis au four un soufflet

hors de question que je le rate

j’en aurais gros sur la patate !

 

Souhaitez-moi bon appétit

moi je vous le souhaite aussi

n’allez pas comme le faux mage

déraper ce serait dommage !

 

J’y reviendrai peut-être un jour

si un soir sous mon abat-jour

je relis ce joyeux délire

et si de nouveau il m’inspire !

 

 En attendant, en attendant :

 

Si un soir dans votre giron

votre voisine de balcon

vient quémander quelques présages

ne dites rien c’est bien plus sage !

 

Pour éviter de blablater

mettez-vous plutôt à tourner

sept fois la langue dans sa bouche

tout en jouant à touche-à-touche !

 

Ainsi pas de galimatias

sur son avenir immédiat

pas d’augure pas de promesse

que du concret tout en souplesse !

  

                                                            Rotpier

 

 

Le Rotpier par le Rotpier : image bidouillée !

 

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Le poème du jour : " Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier " ... de Rotpier !

25 Septembre 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Humour, #Poésie - humour

.
Après « L’impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier » je vous propose «Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier »
 Il y aura-t-il un « Impromptu N° 3 » ? Je ne le sais pas encore.
Toujours est-il que je vous invite à déguster celui-ci en espérant qu’il vous sierra ainsi qu’a Léone !

 

Image du net que je me suis échiné à dénicher ... allez savoir pourquoi ?

 

Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier

 

Si je me plie sans rechigner

si souvent je courbe l’échine

si de longs moments je m’échine

à trouver des vers bien peignés

il me plait aussi de sauter

par-dessus les hauts barbelés

des règles de la prosodie

celles qui font fermer sa bouche

à la sincérité de souche

n’ayant pas le droit de cité.

 

Alors je saute la barrière

et vais braconner sur des terres

où les lois sont plus élastiques

où les flics sont plus sympathiques

ne sifflant que pour applaudir !

Cela peut surprendre je sais

estomaquer ou ébaubir

et couper l’herbe sous les pieds

ou bien décrocher des sourires.

Il est bon de se libérer

des archétypes et des entraves

de s’affranchir des enclaves

dès lors que l’on est trop bridé

par un lourd carcan dogmatique

hérissé de clous et de piques

venant des confins asiatiques

arrivant à pied par la Chine

… mais à quoi sert que je m’échine

si vous ne voulez pas marcher ?

  

Pour illustrer cet exposé

prenons un exemple à portée

de toute main bien constituée

pour peu qu’elle ne soit pas coupée.

 

A demeurer dans un corset

le sein s’étiole et se relâche

mieux vaut alors le libérer

et lui laisser sa liberté

quitte à ce faire bien empaumer

par la première main qui passe

faisant preuve de grande audace

en le massant au débotté !

La comparaison est osée

je le sais et la revendique

je tire un peu sur l’élastique

… lequel c’est à vous de choisir

et de le faire sans rougir !

Lâchez-vous y a pas de lézard

mais n’allez pas le faire trop tard

pour que ce soir je puisse rire !

 

Oui c’est à vous que je m’adresse

remuez-vous, bougez vos fesses

ne laissez pas s’ankyloser

votre cervelle allez osez !

Il n’y aura pas de censure

et nous les aurons à l’usure

tous ces coincés du bigoudi

ces congelés du saut du lit

qui ne rient que quand ils se brûlent

tous ces tenants de la férule

près à donner de la cravache

mort à ces cons mort à ces vaches

comme le disait tonton Georges

qui bénissait les soutiens-gorge

surtout quand ils étaient à terre

par l’entremise du savoir-faire !

 

Voila voila mes bons amis

à vous de jouer tout est permis

dans la limite du raisonnable :

surtout pas de gros mots à table !

Une pincée de paillardise

enrobée comme friandise

d’un joli papier transparent

laissant au rêve les tenants

et les brûlant aboutissants

pour les futés les connaisseurs

 les même qui se font masseur

- en un seul mot il va de soit ! -

ou je ne réponds plus de moi !

 

J’attends donc avec gourmandise

franchement sans goguenardises

quelques réflexions bien comprises

tout en sachant

- qu’on se le dise ! -

que je préfère aux grasses bêtises

quelques subtiles mignardises !

 

              Mais …

Mais un petit coté chafouin

bien empaqueté avec soin

dans un riche vocabulaire

n’est pas du tout pour me déplaire

allez quérir vos dictionnaires !

Car quand au détour d’une strophe

que la rime soit pauvre ou riche

un esprit aguerri déniche

une astuce ou un jeu de mots

un contrepet en gros sabots

c’est une joie incomparable

même si ce n’est pas plaçable

dans un discours ou bien au scrabble !

Je répète « A vos dictionnaires ! »

compulsez-les tout azimut

afin de trouver une chute

à cet impromptu un peu brut.

… Pourquoi pas quelques rimes en « ute » ?

 

J’en connais qui je le suppute

vous viennent aux lèvres mais … chut !

Il convient de les emballer

dans du latex ou du papier

pour les rendre assez convenables

et pourquoi pas bien présentables

pour être déclamées à table

sans que tonton Eugène tousse

mais que tata Fernande glousse

elle qui a bien connu Georges

et qui sortait sans soutien-gorge

digne héritière des suffragettes

reine de nuit  dans les guinguettes

… j’arrête l’énumération

cela deviendrait polisson !

Mais si certains en redemande

j’ai en réserve des rimes en « ande »

qui feraient plaisir à Fernande

et des tonnes d’autres en « u »

à vous en laisser sur le cul

et à faire grimacer Lulu !

Mais je les garde dans ma poche

pour un soir de grande bamboche

pour les francs et fins connaisseurs

qui devront respecter ma sœur !

 

En attendant je vous salue

j’attends ferme vos plus-values

qui ne seront pas imposées

brutes ou bien aseptisées

et là je m’y engage à fond

j’ai glissé deux mots à Macron

avant qu’il ne soit tout au fond !

Son chien m’a dit « J’y veillerais

compte sur moi je les aurais

ceux qui voudraient te faire la peau.

J’ai déjà mordu Benalla

un gars qui ne me plaisait pas ! »

Tous comptes faits lui est réglo

c’est un gentil cabot Némo !

  

                                                                            Rotpier

 

Image du net !

 

 

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Le poème décousu du jour : " Impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier, "

21 Août 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Humour, #Poésie - humour

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Image du net

 

Impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier,

 

C’était un gars chaud de la pince

et qui au lit soyons bon prince

se défendait plus que très bien.

 

Il avait aussi des principes

et disait qu’il valait bien mieux

que l’on soit à poil ou en slip

donner sa langue à qui mieux mieux

à une chatte sympathique

qu’à un chat tout galeux et vieux !

 

Il disait aussi sans jambage :

« Pour trouver chaussure à son pied

il faut beaucoup en essayer

de toute sorte et de tout âge ! »

 

Bref un gars très sensé et calme

préférant largement monter

sur une pouliche excitée

que sur ses grands chevaux sans palme !

 

« Casanova de caniveau ! »

s’insurgeaient de nombreux jaloux

et il y en avait beaucoup :

les cocus sont méchants et sots !

 

     Observation :

Les coincés des zygomatiques

les tenants du rictus figé

vont s’offusquer de la métrique

 de cet écrit très chaotique

manquant beaucoup de rhétorique

… je ne suis pas leur obligé !

Je m’en bats l’œil et autre chose

et tant pis si ça indispose

je refuse la sinistrose

qui fout le bourdon et sclérose !

 

Ce n’est pas chez moi une règle

de temps en temps je me dérègle

je me dérepaire je me désaxe

je me Nana, je me Tampax

oui d’accord là j’en fais un max

mais je ne signe pas Furax !

 

Je deviens alors un bouffon

balloté comme un vil bouchon

au gré des vents et des marrées

et arrivant un jour en nage

sur une bite d’amarrage

devant des matelots tarés !

 

Voila c’est la fin du voyage

je range tout, je plie bagage

la seule question restant à quai :

allez-vous rester aux taquets

ou bien vous marrer tant et plus

comme une bande de bossus

tombant sur de plus bossus qu’eux ?

… j’attends de voir, je suis curieux !

Allez-vous ou non aimer ça ?

Allez-vous devant votre écran

vous poiler ou bien être à cran ?

Surtout pas de couci-couça !

Le pire étant l’indifférence

pis que la critique à outrance

que l’on peut comprendre et contrer

et même lui tailler le lard

ou bien lui faire un pied de nez

ou bien au sommet de son art

… s’en tamponner le coquillard !

 

                                        Rotpier

 

 

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" Épopée sibylline, " un poème-fable de ... Pierre

24 Juillet 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie - humour, #Fable

.

Second devoir de vacances ... j'ai un peu traîné pour le finaliser !

.

Image du net

 

            Préambule :

Au pays du grand Rabelais

où la fabulation est reine

et l’absurdité souveraine

le bon mensonge n’est pas laid.

 

Ce n’est qu’un petit canular

entre le fromage et la pomme

« Le rire est le propre de l’homme »

et contre l’ennui un rempart.

 

Alors amis rions souvent

cela met du baume à nos peines

cela rend la vie plus sereine

et gomme nos emmerdements !

 

J’aurais pu c’est bien évident

choisir une toute autre rime

mais Rabelais nous a en prime

pondu le bon mot « excrément » !

 

Sortons provisions et bouteilles,

mangeons buvons jusqu’à plus tard

on entend mieux bien remplis car :

« Ventre affamé n’a pas d’oreille ! » 

 

xxxxxxxxxxxxxxx

 

Photo personnelle

 

 Épopée sibylline,

Exposé du contexte …

Alors que j’étais en vacances

au gîte du Moulin Giraud

un très beau gîte au bord de l’eau

j’ai nagé dans l’extravagance.

 

Il faut préciser c’est notoire

afin de bien comprendre tout

que la commune de Panzoult

est fortement chargée d’histoire.

 

Parmi les abris troglodytes

il en est un particulier

le logis craint ou recherché

d’une sibylle et de ses mythes.

 

Situé juste au dessus du gîte

- joli poste d’observation ! -

j’avais la fâcheuse impression

d’être espionné par la susdite !

 

Photo personnelle

.

Pas n’importe quelle sibylle

mais la Sibylle de Panzoult

dont Rabelais citait le trou

et dont l’image m’obnubile !

 

Si je vous brosse ce contexte

c’est pour que vous compreniez mieux

que vous soyez moins suspicieux

sur la véracité du texte.

 

Je vais vous relater l’histoire

n’allez surtout pas vous moquer

d’un pauvre barde très marqué

par cette épreuve vexatoire.

 

xxxxxxxxxxxx

        L’épopée …

C’est par un soir de pleine lune

que me parvint comme une voix

un murmure étrange ma foi

qui enclencha mon infortune.

 

« Que fais-tu près de ma demeure ?

Es-tu venu me consulter ?

Tu me parais bien emprunté :

tu es plus mou qu’un quart de beurre !

 

Viens donc et entre dans ma grotte

je ne vais pas te dévorer

et mon vieux chien a bien mangé

dépêche-toi crotte de crotte ! »

 

Son antre sentait la fumée

ça bouillait dans un vieux chaudron

une mixture à gros bouillons

n’ayant pas été écumée.

 

Dans un coin une vielle chouette

dardait sur moi ses yeux tout ronds

de quoi me filer les jetons

heureusement qu’elle était muette !

 

Sur une paillasse douteuse

un chat pelé se prélassait

autour de son cou un lacet

sa peau était exémateuse !

 

Le chien qui était une chienne

m’observait de façon bizarre

prêt à entamer la bagarre

dans une ambiance kafkaïenne !

 

Croassant de façon lugubre

un gros crapaud tout rabougri

à la peau couleur vert-de-gris

bavait de façon insalubre !

 

Cela faisait de grosses bulles

venant s’écraser au plafond

qui retombaient dans le brouillon

en formant une pellicule !

 

J’avais une de ces pétoches

je frémissais de toutes parts

tout prêt à souiller mon falzar

… ne riez pas ce serait moche !

 

Tout en remuant sa mixture

elle me dit : « N’aie donc pas peur

je ne tue pas mes visiteurs

ou rarement je te le jure.

 

Je te trouve très sympathique

bien que tu sois un peu simplet

c’est cela chez toi qui me plait

dans le fond tu es drôlatique.

 

Quand Épistémon et Panurge

sont venus pour me consulter

nous nous sommes bien disputés :

pour trois fois rien moi je m’insurge !

 

Je leur ai montré mon derrière

car ils m’avaient poussé à bout

et quand on me cherche des poux

je sais me faire cavalière !

 

En raison de ta bonne bouille

tout mon travail sera gratuit

mais ne le dit pas à autrui

ou je te transforme en grenouille !

 

Donne-moi tes mains que je lise

dans leurs lignes ton avenir

et ne fais pas tous ces soupirs

vraiment tu te ridiculises !

 

Je vois … je vois … Oh ! Quelle chance

tu vas avoir prochainement

tu peux partir tranquillement

là tu peux me faire confiance !

 

Tiens trois louis d’or de ma cagnotte

tu vois ça commence déjà

cela ira bien au-delà

car tu as marché dans ma grotte ! »

 

Me raccompagnant à sa porte

elle m’embrassa goulûment

puis disparut en un instant

sa chouette en tomba raide morte !

 

Grosse montée d’adrénaline

de quoi me perturber l’esprit

au bout d’un moment j’entrepris

de redescendre la colline.

 

A peine entamé la descente

j’ai glissé sur je ne sais quoi

dévalé le ravin tout droit

une culbute ahurissante !

          

    La dure réalité …

J’ai bel et bien fait une chute

mais tout simplement de mon lit

car je rêvais et sapristi

ce rêve était sans parachute !

 

Il faut préciser que la veille

j’avais un peu trop abusé

d’un chinon pour le moins corsé

une véritable merveille !

 

              Moralité :

Quand on ne tient pas la chopine

mieux vaut y aller très mollo

mais c’est bien meilleur que de l’eau

quand ce n’est pas de la bibine !

 

Cette histoire rabelaisienne

je me devais de la conter

du doigt n’allez pas me montrer

ou je me jette dans la Vienne !

 

Comme les moutons de Panurge

bien d’autres viendront s’y jeter

dans un élan d’absurdité

ce sera une grande purge !

 

Faites en plutôt le partage

plus on est de fous plus on rit

et Rabelais dans ses écrits

nous a légué cet héritage.

 

La vie n’est pas sans anicroche

amusons-nous tant qu’on le peu

avant que de devenir vieux

et que le moral s’effiloche !

 

Foin des guerres picrocholines

qu’un petit rien peut déclencher

prenons la vie du bon coté

érigeons ça en discipline !

 

                                                                 Pierre Dupuis

 

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Le poème-gage du jour : Chanson pour Benjamin, " de ... Rotpier

17 Juillet 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie - humour, #Fable, #Pastiche de chanson

;

Lors d’un baptême, il y a quelques temps, j’ai, à l’occasion d’un jeu, « hérité » d’un gage. Je m’en acquitte maintenant… autant que vous en profitiez ! ( Avec l'aimable autorisation des parents ! )

Pierre

 

Image du net + petit bidouillage 

.
Préambule sous forme d’adage :

 « Un gage accepté doit être honoré,

versatile celui qui se défile ! »

 

Sur l’air de Cadet Roussel :

 

Préambule :

Je devais faire une chanson   (bis)

Pour un certain petit garçon  (bis)

Elle est un peu sans queue ni tête

Je suis loin d’être un grand prophète

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

Bien sûr il m’a fallu du temps   (bis)

Sans vraiment être un débutant   (bis)

Les rimes ne sont pas faciles

Même sans être un imbécile

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !

 

xxxxxxxxxxxxxx

 

 

Chanson pour Benjamin,

 

Benjamin est un bon garçon  (bis)

Il rit pour un oui pour un non   (bis) 

Il est rarement en colère

Ou de façon très passagère

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin voudrait un lapin  (bis)

Pour le caresser le matin   (bis)

Un vrai de vrai pas en peluche

Un qui crotte et mange des pluches

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin n’est pas très content   (bis)

De la réponse de maman   (bis)

« Mais que va-t-on faire des crottes

Nous n’avons pas de motocrottes

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin a bien insisté  (bis)

Finalement il a gagné   (bis)

C’est lui qui ramasse les crottes

Et qui distribue les carottes

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

  

Benjamin a un autre rêve  (bis)

Il y pense vraiment sans trêve  (bis)

il voudrait en plus une vache

Une rousse avec plein de taches

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin a persuadé   (bis)

Son papa qui aime le lait   (bis)

Ils vont acheter une ferme

Ils en ont l’intention très ferme

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Ils vont partir dans le Larzac  (bis)

En bourrant valises et sacs    (bis)

Ou à Notre-Dame des Landes

Là ou la nature commande

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin aura une ânesse  (bis)

Moins têtue que les CRS  (bis)

Car ceux-là il faut se les faire

En plus ils sont très durs à traire

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin aura des moutons  (bis)

qui seront tout frisés en long  (bis)

et puis aussi quelques biquettes

avec de grandes barbichettes

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin fera du fromage  (bis)

Du vrai qui pue qui sent sauvage  (bis)

Qu’on sent à dix lieues à la ronde

Et qui incommode le monde

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

  

Benjamin deviendra fermier   (bis)

Même si c’est moins bien payé   (bis)

C’est plus honnête et sympathique

Que d’être dans la politique

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Benjamin n’est pas un idiot  (bis)

Il ne produira que du bio  (bis)

Terminé les cochonneries

Et vive l’herbe des prairies

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Quand Benjamin se mariera  (bis)

Une bell’  fille il choisira  (bis)

Ce sera une grande noce

Et ils auront tout plein de gosses

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

Mais tout cela prendra du temps  (bis)

En attendant en attendant  (bis)

C’est ses parents qui le chouchoutent

Qui sont toujours à son écoute

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Benjamin est un bon enfant !

 

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

 

Epilogue :

Ainsi se finit la chanson  (bis)

Promise à un petit garçon  (bis)

Il faut toujours tenir parole

Pour ne pas traîner de cass’ roles

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

Benjamin l’apprendra par cœur  (bis)

Il deviendra peut-êtr’  chanteur  (bis)

Alors adieu vaches et ferme

Mais il est temps que je la ferme

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

Cette fois-ci c’est bien fini  (bis)

J’en aurais bien encore écrit  (bis)

Mais mon stylo a rendu l’âme

Et puis ma femme me réclame

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

Je ne sais pas encor’ pourquoi   (bis)

Mieux vaut que je me tienne coi   (bis)

Je ne tiens pas à la fessée

Comme la semaine passée

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
Le Rotpier est un chenapan !

 

 

                                     Rotpier

 

 

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Le poème du jour " Panzoult, le tuffeau, le vin et la Sibylle, " de ... Pierre

5 Juillet 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie - humour

.

Bonjour à toutes et à tous !
Me voici de retour et je vous propose mon premier devoir de vacances… il y en aura un autre un peu plus Rabelaisien !
Pierre

 


Intérieur de la Cave de Panzoult  (image du net)

 

En souvenir de très belles vacances à Panzoult au Moulin Girault, tout près de la grotte de la Sibylle de Rabelais.

 

 

Panzoult, le tuffeau, le vin et la Sibylle,

 

Sur la commune de Panzoult

se trouve une très belle cave

célébrant sans aucune entrave

le vin, la Sibylle et le goût.

 

La Sibylle de Rabelais,

le très truculent pour l’époque

écrivain au style baroque

qui choquait et qui dérangeait.

 

Accompagné d’Epistémon

l’étrange et facétieux Panurge

l’avait selon notre démiurge

rencontrée pour divination.

 

Curieux mélange avec le vin

mais le mariage est subtile :

parler de vin et de Sibylle

voila qui me semble divin !

  

Bien à l’abri sous le tuffeau

passé et présent cohabitent

c’est une belle réussite

disons-le net sans peur des mots.

 

Un régal pour les visiteurs

qui s’arrêtent de niche en niche

pour se délecter des très riches

fresques taillées avec bonheur.

 

Tout décrire serait trop long

mieux vaut y venir en visite

c’est une belle réussite

bravo à tous les vignerons !

 

Pour peser sur leur avenir

leurs bouteilles portent leur griffe

remake du « cave se rebiffe »

le meilleur moyen pour tenir.

 

Indépendants mais regroupés

une adéquate logistique

pour contrer de façon pratique

ceux toujours prêts à les presser !

 

Les lendemains que seront-ils ?

Je pense qu’il serait habile

de demander à la Sibylle

son augure au prochain avril.

 

Hors de question bien entendu

qu’elle ait l’extrême outrecuidance

et quelles que soient les circonstances

d’exhiber le trou de son… cul !

 

En attendant vive le cru

partageons la dive bouteille

le bon vin est une merveille :

même cuits ne soyons pas crus !

  

On peut bien être un peu chauvin

en France on sait se mettre à table

et partager, c’est délectable,

la bonne chair et le bon vin !

 

 

 

Détail de fresque sculptée: " Le cul de la Sibylle ! "

Photo de mon cru !

 

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.
Et puisqu’ils sont cités, je fais un petit clin d’œil à :

 

Gloire à Alcofribas Nacier

d’avoir créé ses personnages

qui sont d’une cuvée hors d’âge

et qui n’ont fait que bonifier !

 

Ce bon vivant, cet érudit,

sous couvert de bouffonneries

a dénoncé des incuries

en bravant bien des interdits.

 

Gloire aussi à Michel Audiard

pour ses si savoureux dialogues

piochés dans le grand catalogue

de l’argot érigé en art !

 

 

                                                         Pierre Dupuis

 

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"Le monte-en-l’air sentimental," un poème de Rotpier qui se conservera bien... je crois !

17 Avril 2018 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Humour, #Poésie - humour

 

Image du net !

 

L’histoire se passe en début de siècle dernier …

 

Le monte-en-l’air sentimental,

 

C’était il y a très longtemps,

il vivait de cambriolages

lui l’homme à la force de l’âge

et elle au fort tempérament.

 

Il en était fou amoureux

mais elle était cuisse légère

ses aventures passagères

le rendaient vraiment fou furieux.

 

Et un jour le drame arriva,

il serra fort une lanière

autour du cou de sa bergère :

en peu de temps elle expira.

 

Il la découpa en morceaux

de façon vraiment méthodique,

une manière bien pratique

pour désorienter les perdreaux.

 

Il savait manier le hachoir,

les couteaux ainsi que les scies,

il avait une décennie

derrière lui en abattoir.

  

Après trois mois de flottement

il avait expurgé sa peine

ainsi que le reste de haine,

il n’avait plus trop de tourments.

 

Il avait repris le métier

de monte-en-l’air par habitude,

il le faisait sans inquiétude,

tranquillement en vieux routier.

 

Dans le genre Arsène Lupin

un peu moins élégant quand même,

vivant de façon plus bohème

mais gagnant largement son pain.

 

En souvenir de son amour

et afin de penser à elle

de manière très solennelle

il gardait dans son sac toujours …

 

… à portée de main un tibia

taillé d’un bout en pied de biche

qu’il utilisait chez les riches

quand il faisait une razzia.

 

Un outil vraiment idéal

pour forcer fenêtres et portes

et toute la joie qu’il apporte

pour quelqu’un de sentimental.

 

On peut bien être monte-en-l’air

et s’enticher d’une friponne

au point que son cœur s’enjuponne

et que l’on commette un impair.

 

Et un jour il en commit un

alors qu’il forçait une porte

avec le tibia de la morte

il ne vit pas les argousins.

  

Ils lui tombèrent sur le dos

alors qu’il rêvait à sa belle,

il passa en correctionnelle

et se prit vingt ans à Clairvaux.

 

        Moralité :

Quand on pratique ce métier

qui est assez funambulesque

on évite le romanesque :

pas la peine d’en rajouter !

 

En lieu et place d’un tibia

il aurait pu, sur l’étagère,

dans le formol et solitaire

garder son plus joli ténia.

 

  

                                                 Rotpier

 

 

 

Image du net !

Je ne suis pas certain que cela soit un ténia.

Ce dont je suis persuadé c'est que cela ne doit pas être très bon à manger !

 

Ah ! Poésie, quand tu nous tiens !

 

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