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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Du liban à l'Afghanistan, de la Somalie à la Tchétchènie ...

28 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier









Du Liban à  l’Afghanistan, de la Somalie à la Tchétchénie, en passant par tous les coins du monde ou les hommes s’affrontent : ils sont là, tueurs légaux.




Pas d’état d’âme …

 La cigarette qu’il tient à la bouche

n’arrive pas à durcir un visage d’adolescent.

Seize … dix-sept ans ?

… Moins ? … Peut-être.

Je le vois comme à deux pas.

Son torse, bardé de cartouches, parait frêle.

Paraît seulement :

sous le polo, les muscles saillent à chaque mouvement !

Il guète.

La kalachnikov à portée de main,

il tient tranquillement un lance-roquette.

Il guette.

Deux véhicules et cinq copains

sont au tableau de ce gosse-là !

Deux heures pour le localiser :

… pas d’état d’âme !

… Sept cent mètres… je l’ai … plein cadre

… pas le moment de flancher

… pas le moment de culpabiliser :

pas d’état d’âme !

… Il chasse une mouche posée sur son crâne,

jette un regard dans ma direction

… prémonition ?

… Pas …

il ne bouge plus !

…mon doigt se raidit … sa tête éclate !


Pas d’état d’âme !

j’ai fait mon boulot  de sniper.

Pas d’état d’âme

 je suis fatigué






 

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La pensée pragmatique du jour en relation avec le poème du jour !

26 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




Pensée du jour pragmatique :

 

L’apprentissage des choses, en général, passe par trois étapes incontournables :

a)   Leur découverte

b)   Leur appropriation

c)    Leur utilisation

 

L’amour, cas particulier s’il en est, ne déroge pas à la règle fondamentale : renversant !

Non ?


 

 

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Métamorphose

26 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




J’étais en ce temps là, un explorateur des plus novices mais j’avais déjà la fibre aventurière.




Métamorphose,

 

Elle avait, sans secret,

un joli petit bouton rose

sur le nez !

Elle avait, en secret,

deux jolis petits boutons roses

aux bouts de ses nénés !

Et moi, plus tout à fait un saint,

j’avais obtenu un blanc-seing :

j’avais le droit

de m’amuser avec les trois

… les trois à la fois !

Trois petits boutons roses

c’est bien !

Pourtant … poutant cela devient

un peu énervant à la fin !

Alors, passant à autre chose,

j’entrepris de faire l’inventaire

 de tout ce qui pouvait être rose.

Et, pourquoi le taire,

j’ai découvert

une délicate,

une merveilleuse,

une somptueuse

variété de rose !

Rose, qu’aucun papillon

n’avait jamais butiné.

Alors, instinctivement,

innocemment polisson,

je m’appliquais avec délectation

à ma métamorphose :

je devins …  papillon !



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Relation très tendue

24 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




La poutre et le pendu,

 

Pourquoi en était-il arrivé là ?

Il ne le savait plus très bien.

Pas quelque chose de précis… non.

Plutôt une accumulation de petits riens

… aux yeux des autres !

Petits riens qui, un matin, pèsent lourd…

très lourd, dans la besace de la vie.

 

Il n’était pas pressé… non .

Il prenait son temps : méthodique,

très méthodique.

Allant jusqu’à me caresser pour se faire pardonner

de m’ajouter un nœud, un de plus,

un… pas très catholique !

Il flatta aussi la vieille caisse avant de la mettre en place

 et, tranquillement, se prépara.

Avec lui même il s’accorda ;

avec le chanvre, il s’encorda.

Puis, brusquement, laissant dans son sillage

la longue ligne droite de sa vie

toujours réglée toujours en ordre

il se paya  la fantaisie

de prendre le dernier virage

à fond la caisse… et à la corde !

Et moi…moi, au-dessus de lui,

à l’autre bout de lui,

je ne dis rien.

Je fais tranquillement, honnêtement,

mon travail de poutre : je tiens !


 

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Apologie du mâle ou ... juste retour attendu des choses

22 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




Apologie du mâle,

 

Combien de fois le poète a,

Dessous la lampe, usé sa plume

Pour célébrer en tout état

La femme avec ou sans costume ?

 

C'est devenu tout naturel

Et ça leur plaît à ces bougresses,

Ces compliments, ce rituel,

Encensant à jamais leurs fesses !

 

Est-ce qu'un jour ça changera ?

En est-il une assez honnête

Qui sans pudeur célébrera

La beauté pure en la planète ?

 
Un homme sans le moindre habit !

Nu comme un ver, viril en diable,

Inspirateur très ébaubi

D'un poème ou bien d'une fable !


 


 

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L'hiver indien: totem et ça bout ... Freud n'est pas loin.

20 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier





Il est des périodes dans la vie où l’on a bien du mal à maîtriser les escadrons de nos pensées.

Il s’en suit alors de curieux imbroglios où l’on peut y laisser des plumes.









L’hiver indien,

 

Depuis longtemps déjà, dans mes sommeils agités

mon esprit mélange les choses :

des fait lointains qui me reviennent avec clarté,

des faits actuels puisés dans des journaux du soir,

des faits futurs déjà gravés dans ma mémoire.

Dans mon crâne-laboratoire

s’effectue la lente et profonde alchimie de tout cela.

 

Bouillonnait ensemble cette nuit-là :

une très vieille légende indienne,

une  caisse de retraite avec un trou béant,

des voitures incendiées dans la plaine

et un vieillard me ressemblant.

 

Le tout était liquéfié dans ce creuset combinatoire,

mon crâne-alambic recueillait avec soin

la quintessence de ce magma malsain

d’où s’échappaient d’inquiétantes fumerolles noires.

La pression montait.

Tout allait exploser, quand…

un rêve jaillit en exutoire.

 

 Un vieil indien - me ressemblant -

tenant deux torches en sautoir

et sous le bras un réservoir,

s’éloignait de son pas pesant.

Dans sa démarche oscillatoire,

on sentait bien sa volonté :

« il fallait en finir ce soir »


Toute la tribu, sans s’émouvoir,

perdait de vue le vieil indien,

lorsque soudain, dans le lointain,

jaillit le feu libératoire.

Hochant la tête pour tout adieu

la grappe humaine se disloqua,

matérialistes et ambitieux

les jeunes oubliaient déjà.

… Un vieil indien me ressemblant …


 


 

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Evolution ( révolution ? ) des moeurs: casse-tête pour les générations passées ( dépassées ? )

18 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




Prodiguer des conseils est un exercice des plus hasardeux.

Raison de plus pour ne les donner que quand on vous les demande expressément !



Prenez garde jeune fille,

Il est séduisant. Son œil de velours

vous hypnotise et vous laisse sans voix.

Il connaît par cœur amour et toujours:

vous êtes mûre à la fin de l 'envoi !

 

Sachez - oh oui ! sachez ! -

qu'un bon séducteur

n’abandonne pas avant d’ avoir vaincu:

sous couvert de séduire votre cœur

il ne désire, en fait, que votre  … !

Mais… petit sourire en coin,

vous semblez bien

vous moquer de mes conseils !

Ne seraient -ils point judicieux ?

Ne seraient-ils point bons ?

 

Mon dieu !

  Mais oui … oui !  J’y suis ! -

Quel vieux barbon !

Que je suis bête ! Bête à plaisir !

 

Son entreprise vous séduit :

c’est même,

je n’avais vraiment rien compris,

 l’un de vos plus chers désirs !


 

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Chinon ? Rouen ? Nîmes ? Marseille ? Peut importe ...

16 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier








Chinon ? Rouen ? Nîmes ? Marseille ?

Peu importe : il y a toujours, quelque part, une impasse … un balcon … des rêves qui passent

et … des désillusions.



Impasse,

 

A deux pas

-         presque à deux doigts -

 juste en face,

la voilà qui passe !

Image fugace

qui agace … mes sens !

 

Entre elle et moi ?

Juste la largeur de l’impasse,

une fenêtre basse

et mon regard plongeur :

indécence ?

Oui ! … Mais à double sens !

 

Elle fait volte-face !

La revoilà qui passe

aussi nue qu’un miroir !

On crève de chaleur ce soir !

Incandescence ?

…des sens ?  C’est sûr !

 

Et ses profils

son pile ou face

sa taille fine

tout ça défile,

et … laisse des traces

sur mes rétines !

Persistance ?

Mais … Qu’est-ce ?

Que vient faire cette chose velue

qui, avec frénésie,

manœuvre la jalousie

et occulte

l’ébauche d’un culte ?

Ingérence !

 

Et me voilà, pauvre idiot,

planté là, le bec dans l’eau,

rêves en panne

libido en rideau …

et cette image que je ressasse.

 

Désespérance !

Désespérance et …  impasse !


 


 

 

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Dans les arènes de l'éducation

15 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier










Tu torées … Je torée … ils nous aurons ?

Ai-je tort ?

Il est des situations proches de ce poème-fiction avec certaines classes quand le torero

 est faible ou fatigué.


Aux forts et fragiles toreros, mes frères.


Les arènes,

 

Pénétrer dans l'enclos, la peur à fleur de sable,

Mais savoir le public attentif à l'effort,

Procure au combattant le plus grand réconfort;

Pour affronter la bête: un « plus » indispensable.

 

Je connais une arène où l'habit de lumière

N'est fait que des reflets des lampes au néon;

Où le torero, seul, pénètre à reculons:

L'animal est retors, qu'en penses-tu mon frère ?

 

On entre dans l'enclos, la peur à fleur de table.

Délaissé du public - absent du corps à corps -

Indifférent au mieux parfois nous donnant tort,

On gère, au jour le jour, un équilibre instable!

 

Car il y a huis clos pour ces combats farouches;

Les yeux multipliés sont toujours à l'affût

D'un faux pas, d'une erreur, danger souvent diffus:

On pense à la victoire et puis le coup fait mouche !

 

Pas de mal apparent, mais en dedans ça saigne !

N'attends pas de remords, l'adversaire est sans coeur !

Observe bien les yeux, vois ce regard moqueur !

On en  connaît l'éclat ...  pour peu que l'on enseigne !

 

S'il n'est pas de bon ton, que d'étaler les choses,

S'il faut savoir cacher certaines vérités,

Minimiser des faits qui peuvent irriter,

Ce n'est pas mon credo: tant pis si j'indispose!


Certains vont s'écrier « oust! à la Verrière !*

Avant tout: l'enfermer ! C'est un fou dangereux ! »

Tout est bien plus facile en se bouchant les yeux:

Vous savez ce discours, ô toreros, mes frères !

 

Mais quand viendra le jour où, las des pirouettes,

Le dernier combattant, le front sur le genou,

Implorera le ciel pour un ultime coup,

Les gens s'étonneront des arènes muettes !

 

Il régnera dès lors au plus profond des plaines

Un silence absolu, comme un brouillard malsain,

Uniquement troublé par le terrible essaim

Des dictateurs portés par l'ignorance humaine !

 

La violence alors sera de nouveau reine.

On verra la bêtise envahir les pays,

Et d'en haut, nous dirons aux peuples ébahis:

« Vous nous aviez laissés ... si seuls dans les arènes ! »

 




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Pas italien ! Je précise bien: pas italien !

12 Juillet 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier







Préambule Baudelairien :

Dans une vie antérieure, je fus trouvère.

Pas italien, mais, j’ai plus de souvenir que si j’avais connu Milan.


 




Belles épineuses,

 

Je t’offre, Madame, ces quelques roses