Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Robinson pris au piège

23 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier



Note aux lecteurs :

 

J’avais, au commencement de ce blog, mis ce poème en une seule fois. Je me suis aperçu, avec l’expérience, qu’il était trop long pour le concept « blog ».

Je vais donc le découper en sept parties et en publier une chaque jour pendant une semaine : un feuilleton poétique en quelque sorte, où vous pourrez revenir en arrière …

si le cœur vous en dit !

 

Bonne lecture !


 

Robinson pris au piège


1ère partie:  Solitude voulue



Robinson pris au piège,

 

Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

robinson volontaire et toujours décidé

à ne plus retourner dans des milieux futiles

générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

 

J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

de toutes relations comportant des humains

et je m’affranchissais doucement d’une blonde

que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

 

J’arrivais à un âge où la philosophie

se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

 

Je passais tout mon temps en longues promenades,

sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

je savais sur cette île une unique peuplade

dont le village était sur un autre versant.

 

Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

Ils vivaient simplement et avaient sous la main

de quoi boire et manger de façon naturelle ;

j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

 

Me savaient-ils ici ?



A suivre !   prochain Ignorance tacite


Lire la suite

Parfum: qu'importe le flacon, pourvu qu'il nous en reste

23 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier







Parfum d’oubli,

 

J’ai longtemps gardé,

avec un soin à faire pâlir

des générations de gardes suisses,

un grand flacon, à bouchon qui se visse,

rempli à ras bord de souvenirs.

 

Pour ne pas en perdre une miette,

je ne le sortais jamais

de sous une haute pile de serviettes,

bien niché au fond de mon armoire.

 

J’ai éprouvé, ce matin, le besoin avide

de raviver ma mémoire.

Je l’ai sorti, je l’ai ouvert :

il était vide !

 

J’ai couru vers mon écritoire

Et - avec frénésie ! -  j’ai aussitôt noirci

quelques feuilles de papier gris.

 

Dérisoires traces sibyllines

d’un  passé en champ de ruines.





Lire la suite

Les haïkus du jour ... selon Rotpier

22 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier



Avertissement aux  nouveaux lecteurs :

Définition du haïku selon Rotpier  (qui n’engage que lui !) :

 

Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.

 

Nota :  Haïku se prononce en français :  « aiku » sans liaison. Exemple :

dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non «  naiku »

 

 

J’ai rarement le haïku triste.

J’ai souvent le haïku leste

mais je ne l’ai jamais pompeux !

On a, après tout, que le haïku qu’on peut,

c’est tout !

 

Les haïkus du jour :


 

Doigt sur le cordon

situation bien en main

plus d’opposition

 

 

Tas sur le tapis

capitulation complète

la place était libre


 


 

Lire la suite

Du coté de Pornic : devoir de vacances un tantinet paillard

21 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier


Petit clin d’oeil à Baudelaire pour le début (lequel, soit dit en passant, est quand même mort de la syphilis !) et à Rabelais pour le fond. Rabelais dont j’ai dû croiser l’esprit gaillard en visitant Chinon et qui m’aurait certainement pardonné certains alexandrins boiteux !


 



Du coté de Pornic,

 

J’ai longtemps habité sur les quais de Pornic

où des soleils marins déteignaient sur les vieux,

où de vaillants bateaux mouillaient en atlantique

où les filles du port recevaient les messieurs.

 

Les flux et les reflux ont usé les coutumes

et même si parfois l’on croise des cirés,

les métiers ont changé, modifiant les costumes

dans un choix volontaire ou bien moins désiré.

 

Les bites d’amarrage ont changé d’habitudes,

oublié les filins qui sentaient le poisson,

elles ont maintenant bien d’autres servitudes

et il arrive qu’un string y frotte son cordon !

 

Et c’est tout un bonheur pour ces vieilles vaillantes

que d’humer à nouveau la merveilleuse odeur

qui leur fait renforcer leur position saillante :

sublime exhalaison ravivant leur vigueur !

 

J’ai longtemps habité du coté de Pornic

où des tas de marins se font vraiment très vieux,

où des bateaux usés rouillent en Atlantique,

où les bites du port font toujours des envieux !




Lire la suite

La pensée du jour, de Rotpier, sérieuse pour une fois !

19 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier





Tout bien pesé …

 Quand on arrive à être totalement à jour de son travail, c’est que, somme toute, on n’a pas grand chose à faire ! 


 


 

Lire la suite

La dure lutte ouvrière mise en lumière ! Aïe, aïe, aïe !!!

18 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier





Préambule :

 

Toute ressemblance et tout amalgame avec des personnages existants ou ayant existé, ne peut être que le fruit de l’imagination débridée du lecteur.

L’auteur décline toute responsabilité quant à l’interprétation de son œuvre.

 

Rotpier 


 


 


Dérapage sur la dure lutte des classes,

 

Ô toi l’égérie

qui, pendant des décennies,

se rendait aux manifs

avec pour leitmotiv

que la turlutte ouvrière

était bien plus « classe »

que celle des hautes classes

car, étant faite

dans un esprit de fête,

sans calcul aucun

au frère -  que dis-je, au frangin ! -

Au frangin de combat qui, certaines fois

faisait voler le pavé bas !

 

C’était une récompense

et quoi que l’on en pense,

de tous temps, mon ami,

la turlutte à séduit !

 

Car … car quoi de plus « classe »

que la turlutte des classes

où l’on peut prendre son pied

sans user ses souliers

… que dis-je ! 

Excusez-moi,

ô populaires masses :

… ses godasses !

 

Car, ne mélangeons pas :

laissons les souliers aux vernis

et les godasses aux démunis !


 


 


 

Lire la suite

Petit clin d'oeil aux ados !

17 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier





Pleur’  pas mon pote !

 Quand on a dix sept ans

Et que nos yeux se troublent,

Pour ceux - tant éclatants –

De celle qui nous double :

On pleure !

 

Quand on a dix sept ans

Et que la vie nous double,

On trouv’ ça dégoûtant :

Elle ne vaut pas un rouble !

On meurt !

 

Mais …

Quand on a dix sept ans

Et puis des tas de filles,

On pens’ – c’est épatant ! –

Aux autres yeux qui brillent !

On vit !

 

C’est ça la vie ! … Gaétan !

Allez : ris !

… Oui !

 

                              Ton copain, Alexis


 


 

Lire la suite

Les haïkus poétiques du jour ... selon Rotpier

16 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier



Avertissement aux  nouveaux lecteurs :

Définition du haïku selon Rotpier  (qui n’engage que lui !) :

 

Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.

 

Nota :  Haïku se prononce en français :  « aiku » sans liaison. Exemple :

dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non «  naiku »

 

 

J’ai rarement le haïku triste.

J’ai souvent le haïku leste

mais je ne l’ai jamais pompeux !

On a, après tout, que le haïku qu’on peut,

c’est tout !

 

Les haïkus poétiques du jour :


 


Habillons nos vers

de soie afin qu’ils ne soient

en aucun cas nus


 Nota : Ecrit à Lyon, comme il se doit !

 

 

Elevons nos vers

santé à toi poésie

nectar fabuleux

Lire la suite

Au pays des frissons !

15 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier




Approche … en Valachie par Rotpier

 

Nota : Une autre version a été écrite par Mentier.

Ce qui, je vous l’assure, sonnet mieux. Vous pouvez l’essayer: Approche … en Valachie par   ………. !    Mais cela est une autre histoire !







Approche ... en Valachie,

Bonsoir !  Votre élégance et vos atours m’inspirent.

Vos cheveux, pareils à la voile d'un bateau,

Frémissent sous un vent léger. Dans mon château,

Là-haut, tout là-haut, nous avons vu des vents pires!

Dévoilant votre cou, sans savoir, il conspire

Avec moi. Mon cœur part pour un long vibrato.

Je le connais! Je sais qu’il succombera tôt.

Au plaisir de goûter à votre peau, j’aspire.

 

Quel bon goût ce collier, nu, sans l’addition

De la croix qui provoque en moi l’aversion !

 Que j'aime l'éclatant rouge de votre ensemble !

 

Savoir vous conquérir est mon seul postulat !

Mais... Je parle et mon nom vous échappe il me semble.

Je suis prince de sang, j’ai pour nom: Dracula !


 


 

Lire la suite

Entente franco-canadienne : ça réchauffe !

14 Octobre 2006 , Rédigé par Rotpier Publié dans #rotpier



Pour un ami, plus très jeune, qui correspond, poètiquement, avec une jeune Canadienne de 13 ans et qui s'inquiète de l'avenir:


Lueur,

 

Quand une chrysalide

recherche le bonheur,

mais qu’elle a peur du vide

et du temps lamineur :

plus tout à fait candide

elle quête un tuteur,

 

… je dis : normal !

 

Quand l’élément liquide

n’est plus séparateur

des continents solides

sans être aviateur

on saute et se débride

sur son ordinateur,

 

… je dis : pas mal !

 

Quand dans un monde aride

s’allume une lueur,

quand un vieil homme à rides

croise une jeune fleur ;

que les deux sont avides

de jouer aux  jongleurs

avec des vers non vides

de sens et de chaleur.

 

Je dis : génial !

 

Et quand,

 

Un poème lucide

tout en calme et faicheur

à l’expression fluide

vient toquer à nos cœur,

 

Je dis … plus rien !

Je lis, je relis et … apprécie !


 

Lire la suite