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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Et sa mémoire partait en miettes ... le poème du jour de Pierre : " En désapprenance "

17 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

« Tu te souviens du nom d’Octave ?

Où ai-je mis mon grand fait-tout ?

Tiens, elle est ouverte la cave ?

… J’avais pourtant mis le verrou ... ? »

 

 

... C'est le début , le commencement du chauchemard .

 

 

 

Image du net modifiée

 

 

En désapprenance,

 

Dans son regard … rien que du vide

… même en cherchant … plus un ressort.

Ses yeux, autrefois si limpides,

si pétillants … là, quasi morts.

 

Et il se tient en face d’elle,

la regardant … mains dans les mains,

yeux dans les yeux … plus d’étincelle

… la grande peur du lendemain.

 

Tout au début, rien de bien grave,

dans la mémoire, des petits trous,

pas de quoi en faire un conclave,

quelques oublis de rendez-vous.

 

« Tu te souviens du nom d’Octave ?

Où ai-je mis mon grand fait-tout ?

Tiens, elle est ouverte la cave ?

… J’avais pourtant mis le verrou ... ? »

 

Et puis un jour en promenade,

plus d’une heure à tourner en rond

et les jambes en cotonnade :

« Mais où se trouve la maison ? »

 

 

A reculons, elle consulte,

le verdict tombe :il est amer !

Ça claque pire qu’une insulte :

les faits sont là : c’est Alzheimer.

 

Après c’est la dégringolade :

l’esprit, les sens, en flottaison.

Une mémoire en marmelade

et des atteintes à la raison.

 

Et les visages qui s’effacent,

de mois en mois, de jour en jour.

Des souvenirs, plus une trace :

un grand désert et rien autour.

 

Et lui est là, tout en souffrance,

n’y pouvant rien que de pleurer,

témoin de la désapprenance

de l’être cher… tout apeuré.

 

 

                                           Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

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Le tatami et le petit ami d'Annie, un poème de Rotpier sur lequel, le temps n'aura pas de prise: " Annie et le tatami "

16 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
Cent fois, sur le tatami, remets-toi à l'ouvrage !
 
 
 
image du net
 
 
 

Annie et le tatami,

 

Son petit ami,

sur un tatami,

faisait du judo !

 

La petite Annie

- belle anatomie,

joli bas du dos ! -

 

… se dit :

 

« Moi, petite Annie

pourquoi donc ici

ferais-je rideau ? »

 

Et elle lui dit :

 

« Mon petit ami,

ce soir à minuit,

pas de gros dodo !

 

Nous venons ici

sur le tatami :

ce s’ ra rigolo ! »

 

Son petit ami

lui dit : « ma chérie,

quelle libido !

 

 

C’est juré promis,

ce soir à minuit,

ce sera bingo ! »

 

Le combat promis

ne fut pas remis

et il fut très chaud !

 

Pour le tatami,

bien caler Annie

fut un vrai cadeau !

 

En catimini :

un guili-guili

juste au bas du dos !

 

Le dos fut surpris,

pas du tout Annie

qui aima sitôt !

 

« Je te remercie

gentil tatami

pour ce beau cadeau !

 

Nous serons amis,

ami pour la vie

sans aucun accroc !

 

Tout petit ami

te sera soumis

sans aucun veto !

 

Et si tu dis oui,

il m’aura au lit

un mois de facto !

 

… Peut-être deux si

c’est un dégourdi

du petit oiseau !

 

                                     Rotpier

 

 

 

I mage du net inversée ( une prise de Rotpier ! )

 

 

 


 
 
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Le poème du jour : " La main " de ... Pierre

15 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
A mes frères d'armes ...  une suite, en quelque sorte, du poème " Les arènes " de la semaine dernière .
 

" Je m’en vais essayer de vous donner lecture

-         Pas du message écrit : il n’était que pour moi ! -

De ce qui se passa, c’est vrai, je vous le jure !

Et je saurais comprendre ensuite votre émoi ! "

 

 

Vous pouvez me croire: j'y étais !

 

 

 

 

La main,

 

Comme enfin je soufflais - bonheur compréhensible -

Assis sur une table enduite de couleurs,

Récupérant un peu d’une classe impossible,

Je vis le tableau noir partager ma douleur !

 

La craie courrait sans fin, par une main guidée,

Une main je vous dis ! Toute seule ! Sans bras !

D’une pâleur extrême, assurément vidée

Du sang dont une goutte échappait vers le bas.

 

Le chapelet des mots - une langue inconnue -

S’égrainait sous mes yeux et très bizarrement

Je comprenais le sens des phrases contenues

Dans ce message étrange écrit si clairement.

 

Je m’en vais essayer de vous donner lecture

-         Pas du message écrit : il n’était que pour moi ! -

De ce qui se passa, c’est vrai, je vous le jure !

Et je saurais comprendre ensuite votre émoi !

 

La main - d’autorité - me pris alors en charge

en pointant son index sur un ordinateur

Qui afficha de suite en écran extra large

Une image incroyable : un plan fascinateur !

 

Je reconnus, malgré la façade noircie,

Le profil évident du Lycée Aragon

Qui avait dû subir un très grave incendie,

une porte battait, pendant à un seul gond.

 

Un bruit de fond montait et je vis une bande

Déboucher en hurlant de derrière un muret,

Des propos venimeux rythmaient la sarabande :

« A mort ces cons de profs, il faut les capturer ! »

 

On pouvait reconnaître en tête de la horde,

Les clones de certains du fond de nos paniers

Qui nous posent problème en refusant tout ordre :

Ils étaient à coup sûr les fils de ces derniers !

 

 

 

 

Et d’un bûcher fumant, les pages calcinées

Des livres déchirés s’envolaient dans le soir,

Un vent ascensionnel, volutes déchaînées,

Entraînait vers le ciel ce vol de corbeaux noirs.

 

La main vint à placer - je ne vis pas de suite -

Son index tremblant à un endroit précis :

Tout en bas du brasier, une forme réduite

Agitait sous le feu cinq doigts tout rétrécis.

          

La main comme une folle agita ses phalanges,

Son cri désespéré me vrilla les tympans

Et je la vis pleurer, libérant un mélange

Composé pour moitié, de larmes et de sang !

 

Je la pris dans mes mains, ce ne fut pas facile,

De calmer sa douleur, d’éteindre ses sanglots :

La peur de formuler des propos imbéciles,

Quoi dire à une main qui hante les tableaux ?

 

A force de discours et de maintes caresses

-         Une main, comme un homme, a besoin de chaleur ! -

Je parvins à calmer sa profonde détresse :

Je partageais alors sa terrible pâleur.

Le message était clair et l’avenir bien sombre.
Elle avait, il est sûr, renoncer à surseoir
L’annonce du futur : l’annonce des décombres.
En me serrant la main, elle me dit « bonsoir ! »

 

Le tableau s’effaça, supprimant le message.

L’ordinateur se tut, son écran devint noir.

Un tourbillon me prit : j’étais sur son passage

et je fus avalé par un grand entonnoir.

 

 

                                                         Pierre  Dupuis

 

 

 

 

Image du net

 

 

 



 

 

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Le poème du jour : " Quand le mur s’affiche " de ... Pierre

14 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


La couleur du mur me rappelle les chauds tons

de quelque pays du Maghreb

… l’Algérie peut-être ?

Un hasard ?

 

 

 

Image du net

 

 

 

Quand le mur s’affiche,

 

La vérité sans fard

sur ce cliché s’affiche !

Magique effet de l’art

naturel et sans triche !

 

Simple mur en son temps

témoin de bien des choses,

le symbole à présent

des choix qu’on nous propose.

 

Quelque soit le placard,

quelques soient les promesses,

quelques soient les rencarts,

quelques soient les grand-messes :

 

Le dégradé des tons,

des plus clairs aux plus sombres

affiche bien le ton :

du grand soleil à l’ombre !

 

Juste avant le scrutin,

l’avenir est lumière :

tout ira mieux que bien,

terminé la galère !

 

C’est après l’élection

que cela se complique,

viennent les déceptions :

les nuages rappliquent !

 

Malgré leurs charabias

t’auras dans ta remise

un vieux vélo sépia

et pas l’auto promise !

 

Et, en privé…

 

Ils en rient tous les jours,

ta faute est leur chef d’œuvre :

t’avoir fait, grand balourd,

avaler leurs couleuvres !

 

Car :

 

Peu importe ton désarroi :

toute promesse politique

n’engage que ceux qui y croient !

… En grève … tes zygomatiques ?

 

 

                                              Pierre Dupuis

 

Déjà publié

 

 



 

 

 

 

 

 
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Les dictons ( à la c - - ! ) de la semaine de … Rotpier !

13 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Les dictons


 

Les dictons à la c - -   de la semaine !

Un petit jeu de mot, une petite bêtise ou …. une grosse,

un personnage caché ou bien toute autre chose : juste pour vous faire sourire !  Enfin, je l’espère !

 

 

 

Une rose "choux" pour réconcilier les garçons et les filles !

 

 

Bonne fête à tous les saints de la semaine !

 

 

 

Pour sa fête,

elle aime que l’on s’occupe

de son corps, Ida !

Olé !

 

 

A la Saint Maxime,

il faut que ça rime !

Et pis c’est tout !

 

 

Tout esprit qui ne brille pas

à la Saint Paterne

doit être considéré comme en berne !

 

 

Si, à la Saint Benoît-Joseph,

il fait du zef, pape ou pas pape

mieux vaut planquer ses noix !

 

 

Pastis à la Saint Anicet

rend joyeux … même les curés !

 

 

A la Saint Parfait,

pour sa fête,

on embrasse le Rotpier

et l’on ne fait pas la tête !

 

 

A la Sainte Emma,

le temps beau, varie

et tourne à l’orage en Normandie !

 

 

 

 

Et pis c’est tout pour aujourd’hui … brav’ gens !

 

Bonne semaine !

 

Rotpier

 

 

 



 

 

 

 

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Rébus : réponse pour le rébus de … Rotpier

13 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


 

 

Réponse pour le rébus …  sur le billet « rébus » !

 

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

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Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !

12 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

 

 

Petite aide au rébus ... ( les champions s'en passeront ! ) :

 

  C'est une pensée très sérieuse de Pierre .

 

 1ère ligne, 1ère image: pour tromper les poissons carnassiers ! ... Le serpend fait " S " !

 2ème ligne, 2ème image : c'est du " brie "

 3ème ligne, 1ère image: préfecture du calvados ! ... 4ème image: lieu où se tiennent des marchés ! ( l'autre image   aussi ! )

 5ème ligne, 1ère image : ils sont en " denim " ! ... 3ème image: là où broutent les vaches ! Avant dernière image :le personnage a une quinte de  ( - - - - ) !

 6ème ligne, 3ème image: le petit de la vache ! ... 4ème image: buiscuit de Nantes !

 

 

 Et pis c'est tout !

 

 

Réponse :

                                                                                                        

Le rêve, ce briseur de carcan social qui est à l'origine de presque toutes les révolutions !

 

 

Bon travail !

 

 

 

 

 

 


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Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

11 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime


 

De temps en temps, je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

 

Michel Sardou :

« Le curé »

 

C’était dans les années soixante, le jeune curé qui rêvait est mort … célibataire ! Cela n’a pas changé… si ! C’est pire : le PDG se raidit sur des positions encore plus drastiques !

Que fait le patron ?

 

 
 
 
 
 
 
Moi qui suis le jeune curé
De la paroisse abandonnée,
Là-bas, au flanc de la montagne,
Moi qui n'intéresse personne
Pas plus les Cardinaux de Rome
Que mes paroissiens qui se damnent,
Quand je m'ennuie, les soirs d'hiver,
Comme un berger dans son désert,
Je vais coucher dans mon église.

Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Pour t'aimer, pour te servir,
On s'rait pas trop de deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.

Moi qui suis le jeune curé
De la paroisse abandonnée,
Souvent, je pense à cette femme
Qui partagerait le pain le sel,
Qui m'endormirait avec elle
Et qui protégerait mon âme,
Mais là devant la croix de Dieu,
Ma prière n'atteint pas les cieux.
Je suis tout seul dans mon église.

Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Pour t'aimer, pour te servir,
On s'rait pas trop de deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Accorde-moi cette faveur.
Si tu ne m'entends pas Seigneur,
Demain on fermera ton église.

Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
Pour t'aimer, pour te servir,
On s'rait pas trop de deux.
Ah, bon Dieu, si l'on était deux.
 
 
 

Bon partage !

 

Rotpier

 

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Il n'est point sûr que les conseils d'un vieux con siéent toujours ! Le poème du jour : " Prenez garde jeune fille " de ... Pierre

10 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
Il n'est point sûr que les conseils
d'un vieux con ,siéent ... toujours !  
 
 
 

Prodiguer des conseils est un exercice des plus hasardeux. ... Raison de plus pour ne les donner que quand on vous les demande expressément!

Pierre
Image du net ( partie de l'affiche du film "Casanova " )
Prenez garde jeune fille,
Il est séduisant. Son œil de velours
vous hypnotise et vous laisse sans voix.
Il connaît par cœur amour et toujours:
vous êtes mûre à la fin de l 'envoi !
Sachez - oh oui ! sachez ! -
qu'un bon séducteur
n’abandonne pas avant d’ avoir vaincu:
sous couvert de séduire votre cœur
il ne désire, en fait, que votre cul !
Mais… petit sourire en coin,
vous semblez bien
vous moquer de mes conseils !
Ne seraient -ils point judicieux ?
Ne seraient-ils point bons ?
Mon dieu !
…  Mais oui … oui !  J’y suis ! -
Quel vieux barbon !
Que je suis bête ! Bête à plaisir !
Son entreprise vous séduit :
c’est même,
je n’avais vraiment rien compris,
 l’un de vos plus chers désirs !
                                                    Pierre Dupuis

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A mes collègues de combat, le poème du jour : " Les arènes " ... de Pierre

9 Avril 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 
 
 

Il est des lieux où, pour certains, le combat est quotidien.

Je sais ces lieux pour les avoir très longtemps fréquentés et avoir vu quelques collègues  à genoux.

A mes soeurs et frères des arènes,

 

Pierre

 

 

 

Photo-montage de Pierre

 

 

 

Les arènes,

 

Pénétrer dans l'enclos, la peur à fleur de sable,

Mais savoir le public attentif à l'effort,

Procure au combattant le plus grand réconfort;

Pour affronter la bête: un « plus » indispensable.

 

Je connais une arène où l'habit de lumière

N'est fait que des reflets des lampes au néon;

Où le torero, seul, pénètre à reculons:

L'animal est retors, qu'en penses-tu mon frère ?

 

On entre dans l'enclos, la peur à fleur de table.

Délaissé du public - absent du corps à corps -

Indifférent au mieux parfois nous donnant tord,

On gère, au jour le jour, un équilibre instable!

 

Car il y a huis clos pour ces combats farouches;

Les yeux multipliés sont toujours à l'affût

D'un faux pas, d'une erreur, danger souvent diffus:

On pense à la victoire et puis le coup fait mouche !

 

Pas de mal apparent, mais en dedans ça saigne !

N'attends pas de remords, l'adversaire est sans coeur !

Observe bien les yeux, vois ce regard moqueur !

On en  connaît l'éclat ...  pour peu que l'on enseigne !

 

S'il n'est pas de bon ton, que d'étaler les choses,

S'il faut savoir cacher certaines vérités,

Minimiser des faits qui peuvent irriter,

Ce n'est pas mon credo: tant pis si j'indispose!

 

Certains vont s'écrier « oust! à la Verrière !*

Avant tout: l'enfermer ! C'est un fou dangereux ! »

Tout est bien plus facile en se bouchant les yeux:

Vous savez ce discours, ô toreros, mes frères !

 

Mais quand viendra le jour où, las des pirouettes,

Le dernier combattant, le front sur le genou,

Implorera le ciel pour un ultime coup,

Les gens s'étonneront des arènes muettes !

 

Il régnera dès lors au plus profond des plaines

Un silence absolu, comme un brouillard malsain,

Uniquement troublé par le terrible essaim

Des dictateurs portés par l'ignorance humaine !

 

La violence alors sera de nouveau reine.

On verra la bêtise envahir les pays,

Et d'en haut, nous dirons aux peuples ébahis:

« Vous nous aviez laissés ... si seuls dans les arènes ! »

 

                         

                                                            Pierre Dupuis

 

 

                                  *     Maison de repos pour les enseignants

    qui craquent mentalement

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 
 Déjà publié.

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