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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Le poème du jour : " Le heurtoir " de ...Rotpier

16 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

Merci à Marie-Bretagne de m’autoriser à utiliser ses photos comme catalyseur d’idées pour certains de mes poèmes ou tout simplement pour les illustrer !

Pour celui-ci, c’est bien comme catalyseur que le cliché a joué !

 

Pierre

 

Heurtoir M. B

 

Photo de Marie-Bretagne

 

 

 

Le heurtoir,

 

Elle était là … juste derrière !

Phalanges de craie,

elle attendait.

 

Elle attendait,

redoutant l’ultime marche arrière,

… non croyante … elle priait !

 

L’épreuve était douloureuse :

allait-il venir ou bien pas ?

Elle n’était plus qu’une amoureuse

qui avait jeté sur ses ans l’omerta.

 

Juste quelques cheveux blancs

mais l’allure fière,

une existence sans vraiment de cadeaux,

un âge où la vie peut encore se refaire,

après … rideau !

 

Pas de judas au travers de la porte :

tout dépendait du heurtoir !

Allait-il rester sonorité morte

ou bien retentir comme battoir ?

 

Elle s’était promise une chose :

ne pas entrebâiller l’huis !

Attendre jusqu’à l’overdose

… attendre que ce soit lui !

 

Elle était là, presque dans le noir,

phalanges de craie,

elle attendait.

 

Elle attendait

en se demandant si son cœur tiendrait

au tout premier coup de heurtoir.

 

Elle était là

… suspendue au bon vouloir

d’un simple heurtoir … bleu,

bleu comme l’azur de ses yeux.

 

                                       Pierre Dupuis

 

 

 

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Le poème du jour : " Le moribond " de ... Rotpier

15 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
Sans corde de rappel ...
 
 
Le moribond 2
 
Image du net: partie d'un tableau de Goya
 
 

Le moribond,

 

Je glisse

vers le précipice.

J’esquisse

des manœuvres récupératrices,

mais je tombe.

 

Mes ongles crissent

sur les interstices

et je dévisse

sans prises salvatrices

et je retombe.

 

La vie fuit. Lisse

comme un calice.

Tout doucement en coulisse,

elle se fait liquidatrice

et je retombe.

 

Mes forces m’abandonnent,

de la mort complices,

qu’ai-je fait pour qu’elles me trahissent

et me poussent dans la tombe ?

 

 

                                            Pierre Dupuis

 

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Petits haïkus enfilés … par Rotpier

14 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Haïkus

Les haïkus du jour … selon Rotpier

 

Avertissement aux  nouveaux lecteurs :

Définition du haïku selon Rotpier  (qui n’engage que lui !) :

 

Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.

 

Nota :  Haïku se prononce en français :  « aiku » sans liaison. Exemple :

dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non «  naiku »

 

 

J’ai rarement le haïku triste.

J’ai souvent le haïku leste

mais je ne l’ai jamais pompeux !

On a, après tout, que le haïku qu’on peut,

c’est tout !

 

 

 

Certains enfilent des perles, le Rotpier enfile des petits haïkus ! 

( qui ne lâchent pas de perles ! ) Le ton étant donné ( même pas vrai : il est très cher sur les étals, ce qui met le cœur de mon porte-monnaie dans un étau ! )

voilà ce que cela donne !

 

 

 

Petits haïkus enfilés

 

 

Pas cadencés : fin

ne plus penser qu’a danser

trouver partenaire !

 

 

 

Pendant défilé

joli minois repéré

plus qu’à allumer !

 

 

Le bouquet final

petite chambre après bal

le feu d’artifice !

 

 

 

Flonflons terminés

confettis au caniveau

danse des balais !

 

  

Vivement l’an prochain !

 

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !

……… pour aujourd’hui !

 

 

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

 

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Le poème du jour: " Je ne te connaissais même pas Valérie, "

12 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
J'ai des souvenir de ce qui aurait pu m'arriver ............
 Poème ancien, déjà publié. Je n'ai changé que le mot "sept" ... quand je l'ai écrit, je n'étais que trois fois grand-père.
 
 
Je ne teconnaissais même pas Valérie (2)
 
Photo prise sur le net
 

Je ne te connaissais même pas Valérie,

 

Deux …

Ils étaient deux.

Si seulement tu avais vu leurs yeux …

si seulement tu avais pu voir leurs yeux !

 

Du haut de tes dix sept ans,

tu baladais avec l’insouciance

de l’encore adolescence

les pleins et les déliés

de ton corps de presque femme.

Eux, avaient vu …

en filigrane.

 

Si seulement tu avais vu leurs yeux …

Peut-être aurais-tu pu faire demi tour ?

Ne pas suivre, docile,

la petite route menant à la haute ville :

le chemin que tu empruntais depuis des années,

tranquille.

Eux … savaient.

Ils étaient les chasseurs,

toi … le gibier.

Saloperie !  

Saloperie de vie !

On t’a retrouvée … nue.

Peut-être les as-tu reconnus ?

Ces salauds qui t’ont  - après-  lardée de coups de couteau.

Aucun n’était mortel.

Tu as dû souffrir …

Comme tu as dû souffrir…

Avec ton doigt, ton doigt plein de sang,

tu as eu le temps d’écrire :

« Pas … ceux … d’en … bas … »

Saloperie !    Saloperie de vie !

 

Depuis  - depuis -  j’erre.

J’erre sur la petite route qui mène à la haute ville.

Je cherche … Je cherche … même si c’est imbécile !

Je n’ai plus grand chose à faire,

je suis à la retraite et … sept fois grand-père.

 

Je ne te connaissais même pas Valérie.

Mais je voudrais confondre ces deux-là,

ces deux-là qui t’ont salie, ces deux-là qui ont pris ta vie.

Je voudrais coincer les salauds qui t’ont fait ça !

 

                                                                 Pierre Dupuis

 

 

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Réponse pour le rébus de … Rotpier

12 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus



 

Réponse pour le rébus …  sur le billet « rébus » !

 

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

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Le poème du jour : " Fantaisie sans lacet, " de ... Rotpier

11 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
  Lacets
image du net: c'est le pied ... non?
 
 
 

Fantaisie sans lacet,

 

Regardez ces amoureux qui s’enlacent,

ils sont pauvres ! Mais, même sans lacet,

de leur amour, jamais ils ne s'en lassent :

ils n’auraient que faire de cent lacets !

 

D’aimer, jamais la fille ne s’en lasse,

le garçon le lui rend bien sans  s’en lasser !

A les voir, ce que je sens là c’est :

le grand amour : dans leur jeu ça sent l’as !

 

 

Moralité :

 

S’enlacer sans s’en lasser,

sans lacet : c’est sûr le pied !

Mais ces souliers sans lacets,

sauront-ils sans vous lasser

vous seoir ? Ça c’est pas sûr Rotpier !

 

Bon, si c’est ça, salut, bonsoir !

 

 

                                               Rotpier

 

 
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Le petit arrêt rebus de … Rotpier !

11 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus



 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

 

rébus 21 (1)

rébus 21 (2)

rébus 21 (3)

rebus 21 (4)

 

 

Petite aide au rébus :

 

C'est de l'actualité toute fraiche !

 

 1ère ligne, 4ème image : "costaud"

 2ème ligne, 1ère image:  "U"

 3ème ligne, 1ère image: la mauvaise fée lance un  " ---- "  ... 2ème image: " ti "

 5ème ligne, 1ère image: " oui, en russe "

9ème ligne, 2ème image : la peinture ou la musique,c'est de  l' " --- "

10ème ligne, 1ère image: il faut séparer le " yé " en " i " et " et " ... dernière image: en haut du " --- "

 11ème ligne, 1ère image, la bébête est une " tique "

 

 

Réponse :

 Grand prix de formule T F1 : sortie de route pour Poivre d’Arvor et pôle position pour Ferrari ! La carrosserie et les pneumatiques ont fait la différence !

 

 

Bon travail !

 

 

 

Rotpier

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Le poème du jour: celui qui marche le mieux sur ce blog: " La vieille dame tibétaine " de ... Rotpier

10 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 
C'est le poème qui marche le mieux sur ce blog ( meilleur compteur! ) certainement grâce à l'actualité sur le Thibet.
 
 J'en profite pour remercier de nouveau Marie-Bretagne pour sa magnifique photo qui est la source de ce poème!
 
Pierre Dupuis
 
 
Photo pour La vieille dame tibétaine
 
 
 

La vieille dame tibétaine,

 

Cheveux s’effilochant,

comme les vieilles mèches,

balayés en les champs

que les grands vents dessèchent.

 

Les yeux presque fermés,

signature asiatique,

un regard exprimé

des plus énigmatiques.

 

Elle est là, devant moi,

comment me juge- t-elle ?

Je ne sais pas pourquoi

mais cela m’interpelle.

 

Je pourrai m’en moquer

et pourtant à vrai dire,

j’aimerai provoquer

chez elle un vrai sourire.

 

Je l’interprèterai

de façon univoque :

comme un respect – un vrai ! –

un respect réciproque !

 

Soyez-en sûre, vieille dame tibétaine,

soyez-en sûre,

soyez-en certaine !

 

                                                 Pierre Dupuis

 

 

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La fable du jour : "Le poète, le banc et la grenouille" de Rotpier

9 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 

Fable dédiée à mon ami J.C. !

 

 

 

 y1pJZbXYNeiJrHWsYPkA6pBHzbB1kt6LskB-C14_JlDy52FGzia49Poa7JlfY6NepmHvTy1Giexo3s[1]  La grenouille
Bon, d'accord, il semble bien éveillé et la grenouille est plutôt sympa,
mais ... il faut toujours se méfier des grenouilles !
 
 

Le poète, le banc et la grenouille,

 

Un poète, endormi sur un banc, bien calé,

rêvait en souriant à ses amours passés.

Sourires entrecoupés de sanglots et de larmes,

esquisse d’un tableau d’un indicible charme.

 

Une verte grenouille en passant devant lui

s’arrêta doucement et s’installa sans bruit.

Observant avec soin les détails de l’image

Elle s’écria d’un coup : « mais pour sûr ! C’est un mage ! »

 

Elle fit un grand bon pour sauter sur le banc,

bien plus qu’il n’en fallait et se retrouva - vlan !-

sur les genoux offerts du rêvassant poète,

le réveillant d’un coup : chose , pour le moins, bête !

 

Un échange, tantôt en croaque,

tantôt en vers lents,

s’établit aussitôt !

 

Lui :

 

«  Halte-là la bestiole ! Aurais-tu disjoncté !

Je te le dis tout net, ait la grande bonté

de dégager de là sans perdre une seconde

avant que je ne sois d’une humeur furibonde ! »

 

Elle :

 

«  Ne devines-tu pas un appel du destin ?

Je suis sur tes genoux : c’est un signe certain !

Un vil ensorceleur m’a changé en grenouille,

mais je suis une femme : annule cette embrouille !

 

Je le sais, tu le peux, tu es un magicien,

tu assembles tes vers en très grand praticien !

Si, du bout du crayon tu effleures ma tête,

je redeviendrais femme au lieu de cette bête !

 

 

Je saurais m’acquitter du service rendu :

tout ce que tu voudras et même encore plus !

Accepte le marché, tu ne seras pas dupe :

tu seras remercié, pour le moins au centuple ! »

 

Le poète ébaubi … plutôt dubitatif,

se mis à réfléchir en se grattant les tifs !

« Je ne vois pas de risque à tenter l’expérience,

à exaucer son vœu - bannissons la méfiance !- »

 

Jusque là silencieux, le banc l’interpella :

« Attention mon ami, je sens mal ce coup là !

Je te connais très bien de dos comme de fesses :

tu n’as jamais su dire un « non » franc aux gonzesses !

 

« Ça va bien toi le banc, garde donc tes conseils

pour les petits jeunots, je suis d’âge vermeil !

Je sais ce que je fais: tais-toi, je t’en conjure ! »

N’écoutant pas le banc, il tenta l’aventure !

 

Sur la tête il posa le bout de son crayon

… le ciel s’irisa en milliers de rayons !

Ebloui un instant, il retrouva la vue

pour voir sur ses genoux une fille non nue !

 

Une fille sans âge aux habits vieux et noirs,

à la mine revêche, autant qu’un urinoir !

A l’amabilité de ces vieilles concierges

qui n’ont jamais connu autre chose qu’un cierge !

 

Jetant l’engeance à terre en criant : « c’est du vol !

C’est de l’arnaque en vrac ! C’est vraiment pas de bol ! »

Il faillit s’étrangler et la prendre au collet

quand il vit à ses doits… horreur ! … un chapelet !

 

Il venait bêtement, lui, le païen, l’impie

de délivrer - punaise ! - une de sacristie !

Une vieille bigote à l’avachi bustier :

véritable grenouille… oui ! mais de bénitier !

 

Tout à fait ulcéré il sortit de son sac,

un flacon aplati qu’il prit par le colback

et se mit en devoir, pour noyer son remord

de le vider cul sec pour se saouler à mort !

 

 

Moralité :

 

Premier enseignement :

 

Les bancs sont des experts en matière de bougresses,

ils connaissent les femmes et encor’ plus leurs fesses !

Leurs rapports sont intimes : ils savent leurs secrets,

ils pourraient faire des livres accrocheurs à souhait !

 

Second enseignement :

 

Si une grenouille ou une femme, mon garçon,

vient à sauter sur tes genoux, sans plus de façon,

sauves-toi le plus loin possible et fais attention :

surtout - surtout ! - : laisse bien de coté ton crayon !

 

 

                                                               Pierre Dupuis

 

 

Fable, pas de Lafontaine, mais de Dupuis quand même !

 

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Le poème du jour : « Les mains » de ... Rotpier

8 Juillet 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

Préambule :

 

Il est des poèmes que l’on pense achevés et que l’on ne retouche plus.

Mais un beau jour, on les relit et un petit déclic nous conduit à les revoir, à les modifier.

Quelquefois, cela les renforce.

D’autres fois, cela les tue.

J’espère avoir fait le bon choix.

 

Pierre

 

 

 

Les mains

 

Image prise sur le net

 

 

Les mains,

 

Des mains qui s'ignorent,

des mains qui se cherchent,

des mains qui se trouvent.

 

Des mains qui se voient,

qui s’interpellent

qui s’entrouvrent !

 

Des mains qui se rejoignent,

qui se frôlent,

qui se découvrent.

 

Des mains qui se caressent,

qui s'étreignent,

qui s'affolent !

 

Des mains, main dans la main,

qui font l’amour

comme des folles !

 

Des mains qui se lassent,

qui s'affrontent !

Qui se blessent !

 

Des mains qui s'écartent,

qui se menacent !

Qui s'éloignent.

 

Des mains, sans lendemain,

qui se séparent

et qui s’égarent.

 

Des mains qui se perdent,

des mains qui s'oublient,

des mains qui s'ignorent.

 

Et ma tête

 entre les miennes,

encore, encore et encore.

                        
 
                                         Pierre Dupuis
 
Déjà publié, mais retouché du bout des doigts!
 

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