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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
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Le poème du jour: " Buffonnerie à Montbard, " de ... Rotpier

22 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
Bon, les vacances approchant ( dans un semaine pile poil !) je vous remets le poème écrit l'année dernière lors de mes vacances à Buffon, petite commune à coté de Montbard ( Cote d'Or ) .  Le vin y est bon d'où, peut-être, ce gentil délire!
Nous logions, mon épouse et moi, dans un gîte de la demeure où Buffon faisait ses expériences de sidérurgie. Il n'était pas que naturaliste, il était aussi précurseur dans la fabrication de l'acier vers la fin de sa longue carrière.
 
 
Mais, revenons au poème !
 
 
Bouffonnerie à Monbard
 
Photo montage de Pierre ( vous reconnaitrez le homard ! )
 
 

Buffonnerie à Montbard,

 

Je visitais Montbard,

la ville de Buffon,

et dans un très vieux bar

je vidais carafon.

 

De l’excellent pinard

j’étais même un peu rond,

quand entra un loubard

venu des environs.

 

Pas du tout malabar

-         ou peut-être des g’ nous ?-

tatoué d’un grand homard

de la ceinture au cou !

 

Un homard à Montbard,

c’est marrant pour le coup,

mais ça fait très jobard

et pas sérieux de tout !

 

 

De derrière le bar,

la fille du patron

fit un clin œil gaillard

à l’étrange garçon.

 

A cause du homard,

elle en pinçait bonbon,

toute prête au plumard

pour détailler à fond !

 

Ignorant jusqu’au bout

le clin d’œil égrillard,

le gars resta debout,

reluquant mon pinard !

 

En bourgogne un loubard,

pour rester dans le coup,

doit un jour, tôt ou tard,

bien tâter au glouglou !

 

Invitant le lascar

à vider carafon,

je lui posais, peinard,

ma petite question :

 

« - Pour avoir un homard

tatoué sur ton bedon,

tu viens de Zanzibar

ou du pays Breton ? »

 

Eclair dans le regard

et se fâchant d’un coup,

le loubard furibard

me choppa par le cou !

 

J’ignorais le lascar,

ne risquant rien du tout,

des bras jusqu’aux panards :

aussi musclé qu’un clou !

 

 

 

« - Si tu viens à Montbard

pour jouer au buffon,

je te file rencard

pour le canal … dans l’ fond !

 

-         Sans être trop vantard,

excuse-moi garçon,

mais même non thèsard,

je crois qu’on dit … bouffon !

 

-         Ici, y a pas d’ lézard,

toi, t’as rien dans le chou !

Buffon c’est pas ringard

et c’est bien de chez nous !

 

Et quant à mon homard,

pour peu qu’il soit fin saoul,

dans la Brenne un fêtard

peut en croiser beaucoup !

 

Tu sais, moi, pour ma part,

un soir que j’étais rond,

j’ai vu sur les remparts

au moins deux escadrons !

 

Derrière un étendard,

à grands coups de pinçons,

ils s’étripaient le lard

observés par Buffon !

 

J’ connais pas Zanzibar,

j’ai jamais vu d’ biniou :

je suis né à Montbard

et j’en suis fier … c’est tout !

 

-         Allez, pas de pétard,

t’as raison après tout,

nous sommes à Montbard,

alors buvons un coup ! »

 

 

 

Et en joyeux fêtards,

sautèrent les bouchons,

la porte un peu plus tard

nous vit tout à fait ronds !

 

On se quitta peinards,

plus copains que cochons,

pour rentrer au plumard,

ce ne fut pas coton !

 

Je partis au hasard

la Petit’ Forge… c’est où ?

Mais le dieu des soûlards

me guida jusqu’au bout !

 

Dans le canal, plus tard,

je ne vis rien du tout,

surtout pas de homards

avec des pinc’  partout !

 

C’est sans trop d’avatar,

sans trop tourner en rond,

qu’encore un peu hagard

j’arrivais à Buffon !

 

Mais le gravier, vachard,

roulant sous mes talons,

me fit faire un écart :

gadin de tout mon long !

 

Jurant comme un paillard,

je me remis debout,

rejoignant mon plumard,

je m’endormis d’un coup !

 

Des rêves de homards

venant me fair’ coucou

en me parlant loubard :

joli coup de bambou !

 

 

 

Me réveillant très tard,

grand mal au carafon,

je me dis qu’à Montbard

faut pas jouer au …buffon !

 

Ce petit canular,

je l’offre sans façon :

souvenir de bas art

d’un séjour à Buffon !

 

                                                  

                                                Pierre Dupuis

 
 
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Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

21 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime


 

Une fois par semaine, je vous propose de partager les chansons et les artistes que j’aime !

 Clip vidéo et paroles

 

 

Peut-être parce qu'avant-hier, j'étais à Roissy pour mettre nos petites-filles aînées dans l'avion qui les reconduisaient à New York ?  Allez savoir !

Ai-je vu ou cru voir ? Je ne sais pas ............. mais, voila le résultat.

 

 

Cette fois-ci :

 

Jacques Brel : Orly

 

Je trouve aussi le clip vidéo superbe !

 

Cette fois-ci :

 

Jacques Brel : Orly

 

Je trouve aussi le clip vidéo superbe !

 

 Quand je pense que certains avaient dit que cet album ( les Marquises ) était moins bon que les autres !

 

Les marquises !

Jaurès !

La ville s'endormait !

Vieillir !

Les ramparts de Varsovie !

Orly !

 

Chez ces gens là, Monsieur, cela ne devait pas tourner bien rond !!!

 

 

Mais, je vous laisse déguster

et ... ce n'est pas de la soupe froide !!!

 


Orly
envoyé par rberrebi
 
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés,
Semble-t-il, l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire « Je t'aime ! »
Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
Ces deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement, il pleure
Il pleure à gros bouillons
Tout entourés qu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploit de les juger

La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu c’est triste
Orly, le dimanche,
Avec ou sans Bécaud !

Et maintenant, ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais "il"
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment, lentement,
Ces deux corps se séparent
Et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient
Et puis, ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis, se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis, en reculant
Comme la mer se retire,
Il consomme l'adieu
Il bave quelques mots
Agite une vague main
Et brusquement, il fuit
Fuit sans se retourner
Et puis, il disparaît
Bouffé par l'escalier

La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu c'est triste
Orly, le dimanche,
Avec ou sans Bécaud !

Et puis, il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle, elle reste là
Cœur en croix, bouche ouverte
Sans un cri, sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'à terre
Ça y est ! Elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là, elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra de projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre

Je suis là, je la suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

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Le poème du jour: " Je me souviens d’un jour… ) de ... Rotpier

21 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
Pour faire écho à J.C.  il y a quelques jours !
 
 
 
J’ai des souvenirs de ce qui va m'arriver ...

 

 

paquerette

 

 

Je me souviens d’un jour…

 

 

Je me souviens d’un jour … d’un jour exceptionnel.

 

J’étais là … l’invité  - plutôt malgré moi ! -

d’une réunion qui comptait famille et proches, pêle-mêle ;

des inconnus aussi ! ( ou ma mémoire les avaient effacés ! )

Nous étions très tassés,

très à l’étroit … surtout moi !

 

J’eus alors une surprise de poids !

Tous le monde parlait de moi mais

… personne ne me contestait !

Tous m’approuvaient : plus de vaines querelles !

Plus de controverses aigres comme surelle !

Etonné, mais prudent, je gardais quelques traits

bien affûtés au fond de mon carquois.

Car, quoi ! … Ce n’était pas possible :

ils me donnaient sans cesse raison !

Mes plus farouches détracteurs se taisaient !

Presque tous m’aimaient !

J’étais le roi !  J’é…tais…le…roi !

Alors, petit à petit, faiblesse à jamais

de la nature humaine,

je les crus, j’en fus heureux : j’avais vu juste !

Toujours vu juste ! Dans tous les domaines !

Personne ne contestait :

le meilleur c’était moi ! C’é…tait…moi !

 

Et voilà…et voilà qu’une pâquerette montrait son nez… là !

Là, au ras de l’herbe !

Le printemps arrivait ! La plus belle des saisons !

Et de plus… - de plus ! -  avec la vie,

 je me mettais au diapason :

pour la première fois je sortais  en boite !

 

Ah ! qu’elle matinée ! … Splendide ! … Superbe !

 

                                                                         Pierre Dupuis

 

 

 

Déjà dupuiblié !

 
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Le poème-humour du jour : " Ah! La vache ! " de ... Rotpier

20 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
La photo à l'origine de ce " poétique " délire est de Marie Le Corre que je remercie ici !
 
 
Vache MB
Photo de Marie Le Corre
 
 
 
 

Oh ! La vache !

 

-         Mince ! Joli troupeau ! Bonjour les vaches !

Mais … ce n’est pas vrai, vous avez des piercings !

-         Et alors, ça te dérange ? Pauvre tache !

C’est juste, pour nous identifier, un insigne !

 

-         Ah ! Bon ! Je ne savais pas Marguerite,

excuse-moi ! Je ne m’y connais pas trop

en ruminants : c’est ma première visite !

Où il est votre copain, le taureau ?

 

-         D’abord, je ne m’appelle pas Marguerite !

Par contre, toi, tu as comme un air de Fernandel

… dans ses rôles d’idiot ! … Ça t’irrite ?

T’avais qu’à pas commencer, demi-sel !

 

Notre copain, il est là-bas, derrière !

Il est occupé avec une copine :

il ne saute pas que les barrières !

… Je vois que tu comprends : tu opines !

 

-         Je n’opine pas, je branle du chef !

C’est pareil, mais c’est plus classe !

Mais … vos cornes ne sont pas très en relief :

c’est à peine si elles dépassent !

 

-         Pas plus que les tiennes ! … Pourtant, tu en as !

Tu as beau mettre une grande casquette,

si elle n’entre pas, c’est que ta nana,

elle a son taureau à elle : pas bête !

-         Mais, comment tu sais ça ? C’est même pas vrai !

-         Ah ! Tu crois ? Pendant que tu joues aux boules

l’après-midi, dans un petit coin frais,

près de la rivière, tout nus ils se roulent !

 

Ça t’en bouche un coin … hein, mon lapin !

-         Heu … ben … je vais faire mon enquête.

Ah ! … Mince, j’allais oublier le pain !

Mais … Pourquoi ça me gratte sous la casquette ?

 

A demain … tiens, le ciel devient tout noir :

il va pleuvoir comme … vache qui pisse !

-         C’est ça, marre-toi bien, on verra ça ce soir

… après ton enquête ! Ducon la malice !

 

N’oublie pas de nous donner le résultat !

Et puis… fais bien gaffe en passant sous les portes

… des fois que tu trouverais plus d’un gars

qui se la farcirait ta nana très accorte !

 

Bon, allez les copines, c’est pas tout ça,

maintenant qu’on s’est bien fendu la poire,

faudrait peut-être voir derrière, là-bas :

ils en mettent du temps, le copain et la noire !

 

Vous ne voyez pas qu’il soit dans l’autre pré

en train de lutiner la voisine !

C’est qu’elle l’a déjà bien aguiché

la charolaise !  On aurait bonne mine !

 

Elles se mettraient vachement à pousser

… nos cornes ! On nous prendrait pour des bufflonnes !

Je vois déjà l’autre en train de glousser

et de nous prendre pour des pauvres connes !

 

Nous n’aurions plus que nos yeux pour pleurer :

pire qu’une trahison : un supplice !

Des torrents de larmes couleraient sans arrêt

de nos yeux chiffonnés comme vache qui plisse !

 

                                                               Pierre Dupuis

 

 

 

Vache qui rigole

 

Photo prise sur le net ! Je me marre !

 

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Les dangers du nucléaire selon le Rotpier !!!

19 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour


Cela fait 45 ans que je passe mes vacances

 près de Bollène dans le Tricastin.

 

 

Centrale du Tricastin 

 

Photo prises sur le net

 

 

 

Voilà le résultat :

 

 

 Pierre à 17 ans

 Pierre en 1963

 

 

                        Photo Pierre

 

                                 Pierre en 2008

 

Conclusion :

 

Aucun doute, le nucléaire a des effets négatifs sur l’homme !

 

 

A ucun doute pour moi,

R egardez ma bobine :

É tourdi et pantois,

V oyez la triste ruine !

A réva … gare à toi !

 

Centrale du Tricastin 2 

Photos prises sur le net

 

 

Et pis c’est tout !

 

Le Rotpier

 

Nota :

 

Je me demande parfois si le Rotpier n’aurait pas été irradié un jour … coté cerveau ! Il a quand même effectué 6 ou 7 visite de centrales  nucléaires ( dont une dans le cœur d’un réacteur … en construction : ouf ! )

 

A part ces bêtises, je ne vois pas comment, à l’heure actuelle, sortir du nucléaire, tant sur le plan économique que sur celui de la pollution avant d’avoir trouvé une nouvelle énergie propre. Des pays qui l’avaient bannie y reviennent (Allemagne, Suisse…  etc. ! )

 

Pierre

 



 
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Les haïkus du jour … selon Rotpier

17 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Haïkus


Avertissement aux  nouveaux lecteurs :

Définition du haïku selon Rotpier (qui n’engage que lui !) :

 

Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.

 

Nota :  Haïku se prononce en français :  « aiku » sans liaison. Exemple :

dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non «  naiku »

 

 

J’ai rarement le haïku triste.

J’ai souvent le haïku leste

mais je ne l’ai jamais pompeux !

On a, après tout, que le haïku qu’on peut,

et quand on pense qu’ il est beau,

autant le montrer !

 

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

 

Les haïkus graves du jour :

 

 

 

Cliquetis de chaînes

chapelets de mort largués

et Prague en mémoire

 

 

Des vieux à la traîne

au milieu des nourrissons

que des mamans traînent

 

 

Des poupées perdues

bras arrachés mais pas plus

que ce soldat mort

 

   

                                 Pierre Dupuis

 
 
 

Plus marrants :

 

Les haïkus carte postale de vacances du jour … un peu orientés !

 

 

De la mer :

 

Ici tout va bien

belle-mère morte et calme

vacances de rêve

 

 

De la montagne :

 

Cordes très usées

belles-mères en dévissage

la loi des séries

 

 

De la campagne :

 

Très bons champignons

belle-mère agonisante

excellente recette

 

 

 

Le haïku à sortir le dico ( ça vaut mieux pour piger ! )

 

 

Haïku karakul

d’une haleine plutôt courte

forcément mort-né

 

Et pis c’est tout !

 

Pierre et Rotpier

 


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Géorgie, le poème du jour: " Regard " de ... Rotpier

17 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 
Ils arrivent, ils détruisent et s'en vont ...
 
Char russe en Géorgie
 

Char russe en Géorgie photo du net

( Un blindé russe samedi à Tskhinvali )

 

Derrière, il reste ceci:

 

 

Image pour regard

 

Photo montage de Pierre

 

 

Regard

 ou 

Enfance en décombre,

 

Elle ne pleurait même pas.

Il y avait dans ses yeux mouillants

- d’une rare amplitude -

de l’hébétude

et des reflets de feu dansants.

Sous le coton frémissant,

tout son être tremblait.

 

Elle était,

bouche ouverte et muette,

une main tordant l’une de ses tresses,

l’image même de la détresse.

 

Elle devait avoir six ans.

 

Elle tourna la tête vers moi,

mais … ne me vit pas.

 

Je ne sus que dire,

je ne sus que faire

à  part maudire,

maudire toutes les guerres !

 

 

 

                                   Pierre Dupuis

 

 

 

Déjà publié sous un autre présentation

 
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Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

15 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime


 

Une fois, de temps à autre, je vous propose de partager les chansons et les artistes que j’aime !

 Clip vidéo et paroles

 
 

Cette fois-ci :

 

Michel Polnaref: Lettre à France

 
 
 
 
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas.

La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos.
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en "chimérique".

La différence,
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça.

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas.
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...

 

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

 

 

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Chine: le poème du jour : " Révolution ... poétique " de Rotpier !

15 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


 
 révolution poétique 2
 
Photos prise sur le net
 
 
 

Révolution … poétique !

 

Je ne suis qu’un péquin

vis à vis de la Chine,

un vulgaire faquin

qui, sur le vers, s’échine !

 

Mais …

 

Au levé ce matin

j’avais mauvaise mine,

j’ai avalé d’instinct

trois cachets d’aspirine !

 

Car, cette nuit …

 

Mon esprit non badin,

de façon vipérine,

avait sommé Pékin

de libérer la Chine !

 

Par milliers mes quatrains

roulaient dans la farine

ses chefs et leurs pantins

en langue mandarine !

 

Que se soit dans les trains,

les avions, les usines,

sur le moindre chemin

et même dans les mines :

 

les chinois en sous-main

et souvent en sourdine

se passaient mes quatrains

tirés sur des machines !

 

Les moines tibétains,

de façon clandestine,

rejoignaient au matin

les temples des collines !

 

Le pouvoir très atteint

était à l’origine

d’un contrat sur mes reins

pour que l’on m’élimine !

 

Des hordes d’assassins

connaissaient ma trombine !

Des tas de spadassins

rêvaient de mon échine !

 

Malin comme Tintin

au Tibet sans titine,

courant comme un lapin

qui lutine sa lapine

 

j’échappais, c’est certain,

au bain d’hémoglobine,

retrouvant au matin

mes draps de molesquine !

 

( retrouvant mes esprits

mais aussi … la routine ! )

 

Que ces pauvres quatrains

-         art de basse cuisine ! -

ne soient pas un festin :

… je le vois à vos mines !

 

mais …

 

J’ai voulu ce matin,

de ma plume peu fine,

faire un signe de main

au vrai peuple de chine !

 

 

                              Pierre Dupuis

 
 
Révolution poétique               Révolution poétique
 
Images prises sur le net, traduction: le Rotpier n'est pas net dans sa tête !
 
Hi hi hi hi hi !!!!
 

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Le poème du jour : " Délit de sale gueule " de ... Rotpier

14 Août 2008 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


 

L’intégrisme et le racisme sont les mamelles de la bêtise humaine. Certains l’ont bien compris, qui s’emploient à se les approprier et à les manipuler pour assouvir leur soif de pouvoir et d’intérêts

Qu’ils le fassent dans le secret des alcôves ou qu’ils l’étalent au grand jour, cette manipulation nourrit la pensée, non stabilisée, de ceux qui ont oublié l’histoire ou ne l’ont jamais apprise.

Cet endoctrinement est le ferment de la constitution de groupes et de clans qui, à terme, deviennent les responsables de la plupart des exactions humaines. On le sait pour celles passées, on le voit pour celles présentes et il ne faut pas être grand devin pour dire que cela continuera pour celles, hélas, à venir.

 
 
 
 
 
 
 
 
Délit de sale gueule
Image prise sur le net
 
 
 

Délit de sale gueule,

 

- T’as vu sa tête à celui-là ?

- Oui, c’est sûr, il n’a pas l’air honnête !

Déjà … basané comme ça !

Et puis … l’accent … c’est louche :

si c’est pas un arabe, c’est au moins un manouche !

 

- T’as vu la fille qui s’ pointe avec ?

- Oui ! Elle est super chouette !

Mate la classe et la silhouette !

Le top !  Mais …

qu’est-ce qu’elle fabrique avec ce métèque ?

 

-         Garçon … Garçon !

… Vous les connaissez ces deux là ?

- Oui, ils travaillent au lycée d’en face,

elle,elle est secrétaire et lui, prof … je crois.

- Merde ! … N’empêche … il n’a pas l’air honnête !

 

Ah ! On est quand même bien mieux entre-nous !

Et puis … faut pas nous baratiner,

nous, on sait juger :

 on les reconnaît rien qu’à leur tête

les racailles et les voyous !

Tiens … il ne serait pas un peu basané

ou des fois … manouche, le Haulme ou le Dutrou ?

 

 

                                   Pierre Dupuis

 

 

 

 

Déjà publié

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