Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Pluton ou : La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

21 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour


La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

 

 



Notons, comme disait Amélie,

que la Créte se trouve en bas et non en haut !

J'ai relevé cela: cocorico !

 

Préambule important dont tout lecteur nouveau doit bien s’imprégner pour appréhender correctement la suite.

 

1)   La mythologie gréco-romaine n’a rien à voir avec des salades débitées par Juliette : je l’affirme !

2)   Je vous fiche mon billet (d’ailleurs, il y en aura plusieurs et j’espère que vous n’allez pas vous en liasser !) qu’après m’avoir lu, vous serez bien plus à l’aise dans les soirées où vous aborderez les fabuleuses facettes de cette épique époque avec vos amis !

3)   Les explications que je donne ici sont de sources sûres : mon lointain ancêtre étant Achille. Achille était un bel héros (Deravel était son père) et les filles, très amoureuses de lui, lui demandaient toujours : « t’as long Achille ? » et lui, répondait immanquablement en se grattant le pied : « vérifie toi-même ! »

4)   Les dieux, demi-dieux et autres personnages étaient les mêmes chez les grec et les romains, mais ils s’appelaient différemment. Prenons pour exemple la déesse de l’amour et de la fécondité : elle s’appelait « Aphrodite » chez les grecs et « Vénus » chez les romains.

 

Ceci étant exposé, vous allez pouvoir suivre pas à pas la véritable histoire de ces temps fabuleux !

 

Aujourd’hui :    

 

                                                          

 

 

HADES  chez les grecs

 

PLUTON  chez les romains

 

Pluton, fils de Saturne et de Rhéa, frère de Zeus, régnait sur le monde souterrain (l’enfer en quelque sorte) où se trouvait son royaume.

Il était le gardien des morts (des fois qu’ils auraient voulu se barrer !) et il était aidé par le célèbre Cerbère, son chien à trois têtes, dont on ne sait toujours pas si il avait trois queues et si il les remuait en même temps quand il était content.

Cerbère avait pour patronyme «  Léonard »  et il chantait très bien ! Je vous dis cela juste pour le plaisir !

 

 

Les morts revivaient ( si ! c’est écrit ! ) mais d’une vie plus terne dans la plaine des Asphodèles (actuelle Algérie ?)

C’est d’ailleurs de là que vient l’expression : « c’est un as Faudel ! » … si !

 

Les plus chanceux (les favoris des dieux) accédaient aux Champs Elysées. Notre Nicolas a du donc être en cheville avec Pluton pour accéder à l’Elysée, sorte de paradis évanescent sans Vanessa mais avec d ‘abord Cécilia et ensuite Carla … quoique, avec Vanessa, on ne sait pas : il parait que le petit Nico est un chaud du bigoudi … si !

 

Je ne peux passer sous silence aussi, le surnom de Claude Guéant : Cerbère, le gardien de l’Elysée. On ne sait toujours pas si il possède trois queues et si il les agite en même temps quand Nicolas lui caresse la tête ?

 

Pluton était un type plutôt (non …  pas le chien ! ) renfrogné et vu le royaume où il régnait, aucune femme ne le voulait comme époux. Il décida donc d’enlever Proserpine dont il aimait bien la fin du nom … un peu ma cousine !

 

Ils ne furent pas (surtout elle) très heureux et n’eurent pas d’enfant.

 

Je suis désolé pour cette triste fin, mais c’est la stricte vérité … mon cousin !

 

 

A la semaine prochaine pour la suite ... si vous le voulez bien !

 Rotpier ........ à qui il ne reste qu'un tout petit rien de jeunesse !

 

 

Lire la suite

Rébus : réponse pour le rébus de … Rotpier

21 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


Réponse pour le rébus …  sur le billet « rébus » !

 

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

Lire la suite

Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !

20 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

 

 

Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :

 

 

 

Nota : C’est peut-être un faux scoop, mais avec elle on ne sais jamais : on a déjà vu Lucas !

 

Au PS, c’est Martine qui va être royalement secouée ! Et pour secouer un éléphant, il faut que ça bouge beaucoup !

 

 

1ère ligne, 1ère image: porte la voile !

 2ème ligne, 1ère image: des marchands s'y installent ! 2ème image: en direct: " art "

 3ème ligne, 3ème image: la bébête est un taon qui se prononc " tan " !

 4ème ligne, 2ème image : la moitié du personnage ! Dernière image: petit de la biche !

 6ème ligne, 1ère image: l'ordre d'y aller ! 2ème image: c'est un " - - - - " mec !  

 

 

 

Ça, c’est juste la signature !

 

 

 

Réponse :

 

Manaudou à la retraite elle attendrait un enfant de Jacques on va beaucoup parler du couple Delors - Manaudou !

 

 

 

Lire la suite

" Armtrong " de Nougaro chanté par Maurane : Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

18 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime



De temps en temps, je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Maurane chante Nougaro :
Armstrong
 
 
 
 
 
 
Armstrong, je ne suis pas noir
Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l'espoir
Quel manque de pot
Oui, j'ai beau voir le ciel, l'oiseau
Rien, rien, rien ne luit là-haut
Les anges... zéro
Je suis blanc de peau

Armstrong, tu te fends la poire
On voit toutes tes dents
Moi, je broie plutôt du noir
Du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh oui
Chante, chante, chante, ça tient chaud
J'ai froid, oh moi
Qui suis blanc de peau

Armstrong, la vie, quelle histoire ?
C'est pas très marrant
Qu'on l'écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu'on soit, ma foi
Noir ou blanc de peau

Armstrong, un jour, tôt ou tard
On n'est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs ?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia
Au-delà de nos oripeaux
Noir et blanc sont ressemblants
Comme deux gouttes d'eau
 
 
 
 

Bon partage !

 

Rotpier

 

Lire la suite

Fable de vacances: " Le poète et sa canne et la cane de la Canne, " de ... Rotpier

18 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable


Petit devoir de vacances !
 
 
 
Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier
 
 
     Fable,
 

Le poète et sa canne et la cane de la Canne,

 

Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,

une belle rivière aux confins du Morvan,

avec pour matériel une très courte canne

et un petit flotteur qui suivait le courant ;

 

Pour leur part les poissons devaient être en vacances

-  pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -

quand je vis arriver avec grande prestance

une cane au détour d’un méandre enchanteur.

 

Son port de cou altier lui donnait de la grâce,

elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,

son plumage irisé, de la plus grande classe,

conférait à son charme un air très abouti.

 

« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,

d’une voix cristalline et s’exprimant très bien,

avec facilité, sans trop de suffisance,

chose extrêmement rare et ça je le soutiens !

 

Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,

il était évident qu’elle en avait beaucoup,

bien des femmes auraient aimé cette stature :

une tête bien faite et pleine pour le coup !

 

« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,

pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,

si c’était pour manger, ce serait raisonnable,

mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !

 

Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique

qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,

avec en leur milieu ce piège traumatique

que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.

 

Supposez un instant que vous preniez leur place

et que vous vous trouviez de la sorte piégé,

vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :

tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !

 

Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,

jamais vous n’oublierez cette forte leçon,

regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :

endormez vous monsieur et cela sans façon. »

 

Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-

quand je refis surface en me frottant les yeux,

elle avait disparu en me laissant en butte

à une apparition aux contours licencieux.

 

Assise sur la berge et remuant la queue

une sirène était à deux doigts de mes mains,

elle égrainait un chant et une hochequeue

accompagnait sans heurt son lancinant refrain.

 

Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,

elle mit en avant ce qu’elle avait devant

et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –

un profil à lever au moins trois régiments !

 

Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,

elle m’encouragea à venir évaluer

sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :

pas un petit défaut et j’en fus éberlué !

 

 

Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance

- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -

pour aller de l’avant et avec impatience,

je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !

 

Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :

aimer une sirène est un art bien à part !

Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :

je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !

 

Alors que j’essayais une énième manœuvre,

elle me décocha un coup de queue violent

en riant aux éclats, très fière de son œuvre :

je fis un vol plané des plus époustouflant !

 

Retombant lourdement, je perdis connaissance.

Quand je revins à moi, encore un peu sonné,

plus de sirène mais, je sentis la présence

de la cane infernale au parler raisonné.

 

« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,

je peux me transformer de multiple façon,

je protège la Canne et suis sa providence :

je suis fée de nature et c’est ma profession !

 

Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,

observe seulement nature et poissons,

tu trouveras peut-être en bordure de Canne

une belle sirène et cela pour de bon. »

 

Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,

elle fit demi-tour et partit lentement,

me laissant bien perplexe et chose extravagante,

tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !

 

 

 

 

 

 

Moralité première:

 

Si tu vois une canne, arrête de pêcher,

si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :

rappelle-toi toujours la cane de la Canne

et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !

 

Moralité seconde :

 

Le jour où tu viens à croiser une sirène,

sache bien qu’elle peut se muer en murène !

Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer

sa queue solidement avant de l’honorer !

 

 

                                               Rotpier

Lire la suite

Le poème du jour : " Art gothique, argot-tic, est-ce que j’ai l’argot-tic ! " de ... Rotpier

17 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour



 
 
Photo de Jean-François Simon
 
 
 

Art gothique, argot-tic, est-ce que j’ai l’argot-tic !

 

 

-        Style gothique ou bien roman

pour cette voûte en vieilles pierre ?

-        Pas de quoi en faire un roman,

je te le dis mon pauvre Pierre !

 

-        Oui mais… quand même… il faut trancher !

Si c’est ici de l’art gothique,

il est quand mêm’  bien écrasé,

pas très pointu, alors je tique !

 

Mais … d’autre part, pour l’autre cas,

si c’est roman : là je m’insurge !

C’est pas tout rond ! Ah ! Quel tracas !

En roman, la pointe, on l’expurge !

 

-        Pierre, tu es pierre pour qui

je bâtirais mon hypothèse

… solid’ ! Pas du tout riquiqui,

pour qu’enfin, au moins, tu te taises !

 

C’est du gothique !  Arrêt’  tes tics !

T’as pas vu ? Dans le fond, les arbres

font un clin d’œil  – oui mon loustic ! –

en pointe !  Et c’est… preuve sur marbre !


 

 

                                                             Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

Lire la suite

Comme un petit air de nostalgie: le petit acrostiche et la pensée du jour ... de Rotpier !

16 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



 
 
Photo prise sur le net
 Bon, il me reste encore un peu de marge !
 
 

La pensée du jour :

 

C’est le jour où l’on s'aperçoit que son transistor est toujours calé sur la station « Nostalgie » que l’on se rend compte que notre jeunesse à du plomb dans l’aile.

 

 

L’acrostiche du jour :

 

          Nostalgie,

 

Nostalgie … nostalgie !

Où es-tu ma jeunesse ?

Serais-tu de sortie

Toi qui disait sans cesse :

                 « Amuse-toi mon gars,

La vie c’est fait pour ça !

Gaspille un peu les ans

Il y en a tell’ment ! »

Et …je les ai croqués.

 

 

                           Pierre Dupuis

 

 

 

Nota :

 

  Juste comme ça hein : je ne suis pas du tout nostalgique ! ………Philosophie oblige !

 

Lire la suite

Vive Montargis ! ... " Idylle en Gâtinais " : le poème du jour de ... Rotpier !

15 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour


Préambule :

 

Peut-être J.C. connaît-il ce couple ? Peut-être l’a-t-il un jour croisé ?  Allez savoir.

 

L’idée de ce poème m’est venue en remarquant un panneau sur l’autoroute A 77 à la hauteur de Montargis. A vous de trouver ce qu’il y avait d’écrit !

 

Pierre et Rotpier

 

 

 

Image du net : Montargis

 

 

 

Idylle en Gâtinais,

 

Elle se prénommait Denise,

ses vingt printemps étaient bien loin,

ils avaient cinquante ans au moins,

jamais la vie ne temporise.

 

Elle avait fait sa connaissance

dans un petit bal de quartier,

son amour fût primesautier :

sa beauté frôlait l’indécence !

 

Coté cerveau, là, moins de chance :

vraiment très peu à déclarer,

un niais a en être effaré

mais très gentil et sans défense.

 

Vite ils s’étaient mis en ménage,

elle avait pris les choses en main

n’ayant pas peur des lendemains

et se moquant des commérages !

 

Ils en étaient à la vieillesse

et leur amour était intact,

les années n’avaient pas d’impact,

glissant sur eux avec tendresse.

 

Depuis leur première rencontre

et sans un seul accroc c’était :

lune de miel en Gâtinais.

L’amour jouait contre la montre.

 

Il n’avait plus rien dans la tête

- il n’en avait eu que très peu ! -

mais elle, elle en avait pour deux :

une complicité complète.

 

Toujours aussi beau pour son âge

mais devenant vraiment gâteux,

il ne la lâchait plus des yeux :

cela tournait au maternage.

 

A Montargis toute la ville

la connaissait et l’appelait

« La Denise du gâteux niais »

… tout en respectant leur idylle.

 

 

                                          Rotpier

 

Lire la suite

Vesta ou ... la mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

14 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour


La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

 

 



Notons, comme disait Amélie,

que la Créte se trouve en bas et non en haut !

J'ai relevé cela: cocorico !

 

Préambule important dont tout lecteur nouveau doit bien s’imprégner pour appréhender correctement la suite.

 

1)   La mythologie gréco-romaine n’a rien à voir avec des salades débitées par Juliette : je l’affirme !

2)   Je vous fiche mon billet (d’ailleurs, il y en aura plusieurs et j’espère que vous n’allez pas vous en liasser !) qu’après m’avoir lu, vous serez bien plus à l’aise dans les soirées où vous aborderez les fabuleuses facettes de cette épique époque avec vos amis !

3)   Les explications que je donne ici sont de sources sûres : mon lointain ancêtre étant Achille. Achille était un bel héros (Deravel était son père) et les filles, très amoureuses de lui, lui demandaient toujours : « t’as long Achille ? » et lui, répondait immanquablement en se grattant le pied : « vérifie toi-même ! »

4)   Les dieux, demi-dieux et autres personnages étaient les mêmes chez les grec et les romains, mais ils s’appelaient différemment. Prenons pour exemple la déesse de l’amour et de la fécondité : elle s’appelait « Aphrodite » chez les grecs et « Vénus » chez les romains.

 

Ceci étant exposé, vous allez pouvoir suivre pas à pas la véritable histoire de ces temps fabuleux !

 

Aujourd’hui :

 

 

                                                      

 

 

HESTIA  pour les grecs

 

VESTA  pour les romains

 

 

Vesta, la fille aînée de Saturne et de Rhéa, déesse du feu nécessaire à la vie des hommes, était la déesse des foyers.

 

C’est elle qui a inspiré le doux poète Landru dont la devise était : «  femme au foyer, chaleur assurée ! ». C’était un précurseur en matière d’énergies renouvelables et propres.

 

Dans chaque demeure, on entretenait un foyer où brûlait le feu sacré qui ne devait jamais s’éteindre. Chaque cité possédait aussi un foyer sacré qui lui était dédié.

 

Son homme, dont j’ai oublié le nom (peut-être Dagobéris ?)  et qui était un peu négligé au niveau tenue vestimentaire, aimait bien prendre, de Vesta, l’envers. Ce qui n’arrangeait pas les choses et faisait souvent craquer les doublures. Certains hommes politiques ont, en ce moment, une fâcheuse propension à la mettre aussi à l’envers … pas Vesta !

 

Le feu était donc sacré et c’est aussi de là que vient l’expression : « elle a un sacré feu au - - - ! ) … Si !

 

Les Vestales, choisies dans leur jeune âge (entre six et dix ans) étaient remise au grand prêtre et devaient faire vœux de chasteté. En fonction pendant vingt à trente ans, elles étaient chargées de surveiller le feu sacré. Elle étaient fouettées si elles laissaient le feu s’éteindre et emmurées vivantes si elles ne respectaient pas leur vœu de chasteté.

Ce qui était tout à fait normal : quand on doit avoir le feu devant soi, il est parfaitement impensable de l’avoir derrière : c’est le bon sens même.

 

A la semaine prochaine pour la suite ... si vous le voulez bien !

 Rotpier ........ à qui il ne reste qu'un tout petit rien de jeunesse !


 

Lire la suite

Le poème des quinze jours de vacances : " Robinson pris au piège, " de ... Rotpier

28 Août 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie


Pour ceux qui ne le connaisse pas ou bien pour ceux qui veulent le relire pendant mon absence sur la toile ...

Attention ! C'est assez long ! Si vous avez le temps allez-y  ... sinon, revenez à un autre moment !
 
 
 
 Photo pour robinson pris au piège
Image prise sur le net
 
 

Robinson pris au piège,

 

Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

robinson volontaire et toujours décidé

à ne plus retourner dans des milieux futiles

générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

 

J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

de toutes relations comportant des humains

et je m’affranchissais doucement d’une blonde

que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

 

J’arrivais à un âge où la philosophie

se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

 

Je passais tout mon temps en longues promenades,

sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

je savais sur cette île une unique peuplade

dont le village était sur un autre versant.

 

Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

Ils vivaient simplement et avaient sous la main

de quoi boire et manger de façon naturelle ;

j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

 

Me savaient-ils ici ?

 

En y réfléchissant, il semblait peu probable

que des centaines d’yeux ne m’aient pas découvert,

car, même en y veillant, mes traces sur le sable

s’ajoutaient tous les jours à des signes divers.

 

Pourquoi m’évitaient-ils ? Je ne savais le dire

et ce n’aurait été que des supputations :

quand on n’en sait pas plus on devrait s’interdire

de donner des avis risquant l’aberration !

J’ai toujours détesté les  « si cela se trouve … »

les « il se pourrait que … » et autres locutions

qui n’ont pour autre but  - c’est ce que je réprouve ! -

que de donner à boire aux soûles discussions !

 

Ce point de vue aussi, avait pesé lourd

dans mon choix d’exil volontaire.

 

Dans ce fait avéré d’ignorance tacite,

le temps coulait tranquille et pourtant un matin,

l’espace d’un regard, tout bascula très vite :

mon vœu de rester seul se trouva fort atteint !

 

Alors que je pêchais des poissons de rivage,

je sentis un regard se poser sur mes reins.

J’excluais tout de suite un animal sauvage :

trois ans de solitude affûtent les instincts !

 

 Mon regard balaya les rochers de la rive,

arrondis par le sable emporté par le vent,

sa longue silhouette aux chauds reflets de cuivre

éclipsait la beauté des rayons du levant.

 

Elle avait au poignet deux fines cordelettes

-        un costume à vrai dire extrêmement ténu ! -

et si l’on exceptait cinq à six gouttelettes,

les rochers arrondis paraissaient bien moins nus !

 

Miracle de la nature,

la communion des formes confinait au sublime :

 

Assemblage parfait de courbes harmonieuses !

Un décor à lever des légions de pinceaux,

à faire se signer des bigotes furieuses,

à jeter dans les lits des milliers de puceaux !

 

Acceptant sans ciller mon intime inventaire,

elle avança vers moi, me montrant qu’elle aussi

se passait volontiers de protocole austère,

provoquant sans façon le plus chaud des lacis !

 

Abjurant sur-le-champ mon vœu de solitude,

je laissais libre cours à mes mâles instincts :

un tremblement de chairs de grande magnitude

agita nos deux corps dans le petit matin.

 

Pas besoin de parler en telle circonstance,

car la langue en amour - le langage s’entend ! -

n’est pas un élément de très grande importance :

on se comprend toujours dès lors que l’on s’étend !

 

Quand le calme revint, nos regards se croisèrent

-        sans s’occuper de moi, sans prendre mon avis ! -

et sans mal apparent, ses yeux aux miens parlèrent

en cet instant ouaté du désir assouvi.

 

Je ne compris pas tout de leur conciliabule

-        c’est un fait avéré : les yeux ont leurs secrets ! -

sur le fil du regard, en adroits funambules,

se croisent les serments dans des ballets discrets !

 

 Au terme de l’échange, en guise d’amulette,

elle prit mon poignet pour y glisser du sien,

regard devenu grave, une des cordelettes

avec l’habileté d’un parfait magicien !

 

D’un léger coup de rein l’impeccable plastique

de son corps onduleux s’étira vers le haut.

Les rayons du soleil par effet chromatique

s’amusaient à changer la couleur de sa peau.

 

Silhouette irréelle, elle s’évanouit.

 

Je restais étourdi, sans bouger sur le sable.

Ce n’était pas un rêve … un cauchemar non plus ;

je ne m’accusais pas … quoiqu’un peu responsable,

de cet acte réflexe en aucun cas voulu.

 

Je conquis l’amitié des poissons de rivage

en revenant souvent, m’abstenant de pêcher,

tout du moins dans ce sens, car la beauté sauvage

y revenait aussi : pourquoi l’en empêcher ?

 

Elle arrivait toujours en costume identique,

en guise de discours, me montrant son poignet.

J’avais depuis longtemps appris la mimétique :

les cordelettes-liens nous servaient de signet !

 

Spectateurs assidus de nos folles étreintes,

les oiseaux de bordure acquiesçaient à grands cris !

Ajoutons à cela nos rires et nos plaintes

et la plage héritait d’un vrai charivari !

 

Cependant … quelques fausses notes

venaient troubler le bel ordre établi.

 

Il arrivait parfois qu’une semaine entière

je ne la visse pas : où était-elle alors ?

Cette interrogation n’étant pas la première,

je m’aperçus du piège et je sentis ses mors !

 

Trop tard pour m’arracher : la prise était solide !

Mélange de regrets, de plaisirs, de soupirs,

mes sentiments hachés, parfois, frôlaient le vide :

je rêvassais sans cesse au lieu de déguerpir !

 

Un jour elle arriva plus tard que de coutume.

Je ne l’espérais plus et allais m’éloigner,

je relevais de suite un détail de costume :

Eve brune intégrale y compris le poignet !

 

Ce détail mis à part, rien ne changea de suite

dans le ballet rodé de nos ardents ébats,

se donnant sans tabou, repoussant les limites,

elle assumait son rôle en ces vaillants combats.

C’est après le repos - que toute joute implique -

que vint le changement. Quand, désir éloquent,

du tremblement de chairs, je voulus la réplique,

elle se déroba me laissant paniquant.

 

Un long moment passa - parenthèse immobile -

puis elle se leva me montrant son poignet ;

je compris à l’instant : d’un geste malhabile,

je lui rendis son lien puis courus m’éloigner.

 

Combien de temps errais-je en suivant le rivage,

à ressasser la chose, à chercher la raison ?

Autant qu’il en fallait pour le grand lessivage

de mon morne cerveau parlant de trahison.

 

Je ne demandais rien que de vivre en ermite,

de savourer la paix jusqu’à mon dernier jour ;

pourquoi donc accepter un cadeau-dynamite

quand on sait qu’il explose en vous broyant toujours !

 

Ce qui prouve que l’homme a bien faible mémoire,

regobant l’hameçon garni du même appât :

il hisse sa bêtise en tare expiatoire

et même les poissons ne s’y reprennent pas !

 

Vidé de toute force et le cerveau en friche,

je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.

La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -

 d’une désolation comme il n’est pas permis.

 

La lune me veilla, naufragé sur le sable.

La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;

Je me surpris calmé, tout à fait responsable,

abandonnant la grève … allant à contresens.

 

Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent

et comme mon cerveau, mon corps se purifia.

Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,

je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.

 

La mer ayant comprit ma grande lassitude,

se referma sur moi, m’accueillant sans façon.

Fossoyeuse efficace en toute latitude,

elle connaissait l’homme et savait sa chanson.

 

Il me restait encore un soupçon de croyance :

que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !

Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -

au point où j’en étais, autant m’en emparer !

 

   Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !

Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,

un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse

qui faillit l’avaler définitivement !

 

Une main secourable empêcha sa descente,

le prenant par la main comme on prend un enfant.

J’assistais à la scène et réserve décente,

je restais en retrait tout en les observant.

 

Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,

mon corps se démena comme étant possédé :

tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -

plutôt que de céder à l’appât dénudé !

 

Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :

pas question de goûter à la femme poisson !

Il sacrifia sa main d’une façon secrète

et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.

 

Je me retrouvais seul, alors pourquoi poursuivre

ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?

Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,

je disparus d’un coup dans un remous bleuté

                                                     

                                                                                Pierre Dupuis
Merci de m'avoir lu jusqu'à la fin !
Lire la suite