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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Nicoletta : " Il est mort le soleil " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

26 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime



De temps en temps, je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Nicoletta :
« Il est mort le soleil »
 
 
 
 
 
 
 
 
Il est mort le soleil

by Nicoletta

 

Il est mort,
Il est mort, le soleil
Quand tu m'as quittée
Il est mort, l'été
L'amour et le soleil,
C'est pareil.

Il est mort,
Il est mort, le soleil
Mais je suis la seule à porter le deuil
Et le jour ne franchit plus mon seuil.

Hier, on dormait sur le sable chaud
Hier pour nous il faisait beau
Il faisait beau même en hiver
C'était hier

Il est mort,
Il est mort, le soleil
L'ombre est sur ma vie,
Dans mon cœur, la pluie
Et mon âme s'habille de gris.

Hier, la couleur que j'aimais le mieux
C'était la couleur de tes yeux
C'était la couleur de la mer
C'était hier.

Il est mort,
Il est mort, le soleil
Quand tu m'as quittée
Il est mort, l'été
L'amour et le soleil,
C'est pareil,
Il est mort, le soleil.
 
 
 
 

Bon partage !

 

Rotpier

 

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" Les mots bleus " de Christophe qui deviennent " Les gros bleus " de ... Rotpier

24 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Pastiche de chanson



Je vous offre un petit … pastiche !

A la vôtre !

 

Cette foi-ci :

 

«  Les mots bleus »

de Christophe

 

qui deviennent :

 

«  Les gros bleus »

de Rotpier

 

Recette pour bien le déguster :

 

1)   Un petit clic sur le triangle pour démarrer si cela ne se fait pas automatiquement !

 

2) On écoute religieusement l’artiste !

 

3) On descend et l’on chante sur les paroles de l’affreux jojo de Rotpier !

Et… si ça plait : on recommence jusqu’à ce que le voisin commence à hurler !

Donc : on écoute !

 
 
 
 
 

Maintenant on y va !

 

 

Les gros bleus,

 

Ça fait six heures que je la brutalise

Dans la chambre et pour des bêtises

Cette fille je l’ai conduite à la mairie

Je voudrais lui péter les dents

Elle me sourit

Il faudrait que je parte

 À tout prix

 

Je lui ferais des gros bleus

De ceux qui marquent bien les yeux

Elle sera très ridicule

Je m’élance et je la bouscule

Pas un coup qui soit inutile

J’ai le coup de poing très habile

Et pas de contre

Et pas de contre

 

Je lui ferais des gros bleus

De ceux qui rendent malheureux

Je la cogn’rais sans la nommer

Je suis peut-être démodé

Le bruit des coups s’entend en ville

Mais je m’en fous c’est ça mon style

 Et pas de contre

Et pas de contre

 

Il n’y a plus d’horloge elle est cassée

Comme les chevets de la chambre à coucher

En lambeaux sa chemise de nuit

Sur le cul je la revois

Qui me maudit

Il faudra bien qu’elle comprenne

À tout prix

 

Je lui ferais des gros bleus

On ne pourra plus voir ses yeux

Toutes les claques que je donne

Sont de grande classe et de haut vol,

Il me reste une rancoeur de bile

Mon estomac est très fragile

Et vaille que vaille

Et vaille que vaille

 

Je lui ferais des gros bleus

De ceux qui sont très douloureux

Fin de l’histoire et des paroles

J’ai pas besoin de protocole

Et de très longs discours futiles

Ce ne serait pas dans mon style

Et vaille que vaille

Et vaille que vaille

 

Je lui ferais des gros bleus

De préférence sur les yeux

Je lui ferais de très gros bleus

De ceux qui sont très douloureux

De très gros bleus

De très gros bleus

 

 

 

Et pis c’est tout !

 

A la vôtre !

 

 

 

Avec modération SVP !

 

Rotpier

 

 

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Falaise d'Etretat ou d'ailleurs! Le poème du jour : " La loi des tas " de ... Rotpier

24 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour



Falaise d'Etretat ou d'ailleurs,
quand un être tas tombe : il meurt !
 
 
 
 
Image du net avec mer non déchaînée !
 
 

La loi des tas

ou

Avec la complicité de Newton

ou

L’art d’occire Constance,

 

 

Chute de meuf

et je suis veuf !

J’étais sa chose

et ça repose !

 

Tout au début

 ben … moi j’ai bu !

Oh ! Quelles cuites

j’ai pris de suite !

 

Un peu plus tard

même un pétard !

Quelle bombance

quand j’y repense !

 

Le tout discret,

tout en secret !

Loin de la ville :

j’ suis pas débile !

 

Au quotidien,

le mec très bien :

deuil de Constance

de circonstance !

 

Pour moi c’est dur

soyez-en sûr,

j’ai de la peine,

ma vie se traîne.

 

Je prie les cieux

mon bon monsieur ,

paix à son âme

ma bonne dame.

 

C’était un soir,

il faisait noir,

j’étais à l’aise

sur la falaise.

 

Mes yeux de chat

voyaient en bas

une marée

fort déchaînée.

 

 

J’ai profité

en vérité

de la vue basse

de la bécasse !

 

Un croche-pied

très bien placé

et une chute

sans parachute !

 

De haut en bas :

la loi des tas !

Newton oblige

quelle voltige !

 

Bien éclaté

sur les rochers,

son corps en loques

qui se disloque !

 

Un scénario

bien comme il faut :

joli montage

et … l’héritage !

 

 

                               Rotpier

 

 
 
 
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Adieu l'été, mais les rêves restent ! Le poème du jour : " Trésor coquelicot, " de ... Pierre

23 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie



Préambule :
 
 L'automne n'est que la fille de l'été et la mère de l'hiver.
 
 L'été est passé, les coquelicots ne sont plus de saison mais il en est certains qui restent longtemps gravés dans les coeurs.
 
 
 
Photo de Jean-François Simon
 
 
 
 

Trésor coquelicot,

 

Jupe légère et froufroutante,

corsage ouvert en calicot,

la belle est belle et envoûtante

avec ses joues coquelicot !

 

Cheveux au vent et mèches folles

bouche à poser mille bécots

et un sourire qui affole

sur ses lèvres coquelicot !

 

Très réactive à touche-touche :

acquiescement sans quiproquo

pour se faire une fraîche couche

au milieu des coquelicots !

 

La peau à nu  -  adieu corsage ! -

corps velouté comme abricot

de jolis seins pas du tout sages

aux mamelons coquelicot.

 

Et pour finir  -  pourquoi le taire ? -

jupe légère en tas bientôt

et … non !  Stop ! Plus de commentaire

sur … un trésor coquelicot !

 

Et pour bannir toute indécence,

sur la scène : glisse rideau !

Aller plus loin serait licence :

on en reste aux coquelicots !

 

 

 

                                          Pierre Dupuis

 


 

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Veau sauce Rotpier ! Le poème-délire du jour: " Mieux veau en rire " ou " Coup vache pour le veau " de ... Rotpier !

22 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour



Second devoir de vacances en Charolais, le royaume du veau sous la mère !
 
 Âmes sensibles: s'abstenir !
 
 Rotpier ... de veau, bien entendu !
 
 
 
 
Photo de Pierre, merci à lui !
 
Nota: les deux autres sont prises sur le net
 
 

Mieux veau en rire,

ou

Coup vache pour le veau,

 

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt :

litanie 

du malheur !

 

Veau des champs

qui finit

veau de ville

en bouch’rie

en passant,

c’est notoire,

par la case

 « abattoir » !

Pas marrant

ce jeu d’oie :

cause aux gens

qui festoient !

 

Côtelette

dans l’assiette,

et le veau

Marengo !

Têt’ de veau :

que c’est beau !

 

 
 

Le ragoût

quel bon goût,

le rôti

c’est exquis

et le ris

ça nourrit !

Pied de veau :

c’est le pied !

 

Mais mes pieds

perdent pied,

c’est la faute

à Rotpier !

 

Ça se barre

au vau-l’eau,

c’est un drôle

d’écheveau !

Un cheval

des chevaux

à cheval

ou à pied

claudiquant :

ils sont bots !

Mon cerveau

a bobo !

 

Stop !

 

Il est temps

- j’en conviens ! -

de r’ lever

le niveau :

j’en reviens

à mon veau !

 

Je ne peux

fair’ d’impair

sur le sort

de sa mère :

 

C’est très vache

pour la vache :

son petit

en frichtis !

 

« Mon petit,

tu es beau,

tu seras

un taureau ! »

Patati

patatras

et le v’ la

dans le plat !

 

Le taureau,

il s’en fout !

Au boulot

pis c’est tout !

Nouveau veau

il le faut,

un travail

des travaux :

 

« Y en a trois

aujourd’hui

quel boulot

les amis !

Je ne suis

pas Hercule,

mais jamais

je n’ recule,

pas question

de flancher :

si plus bon,

au boucher ! »

 

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt !

Veau des champs

veau de ville

un méchant

vaudeville

… en les champs !

 

Pas marrant ?

C’est débile ?

Si c’est ça

pas de bile :

vous léchez

tout tomber !

 

Oui, mes vers

sont idiots,

de travers

très triviaux !

Je m’amuse

mais ma muse

est confuse

et s’excuse :

« Pardonnez

au Rotpier

son Q.I.

est tout p’tit :

pas plus haut

au bas mot

qu’un demi

cani … veau !

 

Veau des champs

veau de ville,

tout fumant

sur le gril !

Il est beau

le morceau

allez-y

de facto :

reprenez

 un morceau

de p’ tit … veau !

 

 

Bon appétit !

 

 

                           Rotpier

 

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Pluton ou : La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

21 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour


La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

 

 



Notons, comme disait Amélie,

que la Créte se trouve en bas et non en haut !

J'ai relevé cela: cocorico !

 

Préambule important dont tout lecteur nouveau doit bien s’imprégner pour appréhender correctement la suite.

 

1)   La mythologie gréco-romaine n’a rien à voir avec des salades débitées par Juliette : je l’affirme !

2)   Je vous fiche mon billet (d’ailleurs, il y en aura plusieurs et j’espère que vous n’allez pas vous en liasser !) qu’après m’avoir lu, vous serez bien plus à l’aise dans les soirées où vous aborderez les fabuleuses facettes de cette épique époque avec vos amis !

3)   Les explications que je donne ici sont de sources sûres : mon lointain ancêtre étant Achille. Achille était un bel héros (Deravel était son père) et les filles, très amoureuses de lui, lui demandaient toujours : « t’as long Achille ? » et lui, répondait immanquablement en se grattant le pied : « vérifie toi-même ! »

4)   Les dieux, demi-dieux et autres personnages étaient les mêmes chez les grec et les romains, mais ils s’appelaient différemment. Prenons pour exemple la déesse de l’amour et de la fécondité : elle s’appelait « Aphrodite » chez les grecs et « Vénus » chez les romains.

 

Ceci étant exposé, vous allez pouvoir suivre pas à pas la véritable histoire de ces temps fabuleux !

 

Aujourd’hui :    

 

                                                          

 

 

HADES  chez les grecs

 

PLUTON  chez les romains

 

Pluton, fils de Saturne et de Rhéa, frère de Zeus, régnait sur le monde souterrain (l’enfer en quelque sorte) où se trouvait son royaume.

Il était le gardien des morts (des fois qu’ils auraient voulu se barrer !) et il était aidé par le célèbre Cerbère, son chien à trois têtes, dont on ne sait toujours pas si il avait trois queues et si il les remuait en même temps quand il était content.

Cerbère avait pour patronyme «  Léonard »  et il chantait très bien ! Je vous dis cela juste pour le plaisir !

 

 

Les morts revivaient ( si ! c’est écrit ! ) mais d’une vie plus terne dans la plaine des Asphodèles (actuelle Algérie ?)

C’est d’ailleurs de là que vient l’expression : « c’est un as Faudel ! » … si !

 

Les plus chanceux (les favoris des dieux) accédaient aux Champs Elysées. Notre Nicolas a du donc être en cheville avec Pluton pour accéder à l’Elysée, sorte de paradis évanescent sans Vanessa mais avec d ‘abord Cécilia et ensuite Carla … quoique, avec Vanessa, on ne sait pas : il parait que le petit Nico est un chaud du bigoudi … si !

 

Je ne peux passer sous silence aussi, le surnom de Claude Guéant : Cerbère, le gardien de l’Elysée. On ne sait toujours pas si il possède trois queues et si il les agite en même temps quand Nicolas lui caresse la tête ?

 

Pluton était un type plutôt (non …  pas le chien ! ) renfrogné et vu le royaume où il régnait, aucune femme ne le voulait comme époux. Il décida donc d’enlever Proserpine dont il aimait bien la fin du nom … un peu ma cousine !

 

Ils ne furent pas (surtout elle) très heureux et n’eurent pas d’enfant.

 

Je suis désolé pour cette triste fin, mais c’est la stricte vérité … mon cousin !

 

 

A la semaine prochaine pour la suite ... si vous le voulez bien !

 Rotpier ........ à qui il ne reste qu'un tout petit rien de jeunesse !

 

 

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Rébus : réponse pour le rébus de … Rotpier

21 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


Réponse pour le rébus …  sur le billet « rébus » !

 

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

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Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !

20 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus


 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

 

 

Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :

 

 

 

Nota : C’est peut-être un faux scoop, mais avec elle on ne sais jamais : on a déjà vu Lucas !

 

Au PS, c’est Martine qui va être royalement secouée ! Et pour secouer un éléphant, il faut que ça bouge beaucoup !

 

 

1ère ligne, 1ère image: porte la voile !

 2ème ligne, 1ère image: des marchands s'y installent ! 2ème image: en direct: " art "

 3ème ligne, 3ème image: la bébête est un taon qui se prononc " tan " !

 4ème ligne, 2ème image : la moitié du personnage ! Dernière image: petit de la biche !

 6ème ligne, 1ère image: l'ordre d'y aller ! 2ème image: c'est un " - - - - " mec !  

 

 

 

Ça, c’est juste la signature !

 

 

 

Réponse :

 

Manaudou à la retraite elle attendrait un enfant de Jacques on va beaucoup parler du couple Delors - Manaudou !

 

 

 

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" Armtrong " de Nougaro chanté par Maurane : Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

18 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime



De temps en temps, je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Maurane chante Nougaro :
Armstrong
 
 
 
 
 
 
Armstrong, je ne suis pas noir
Je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l'espoir
Quel manque de pot
Oui, j'ai beau voir le ciel, l'oiseau
Rien, rien, rien ne luit là-haut
Les anges... zéro
Je suis blanc de peau

Armstrong, tu te fends la poire
On voit toutes tes dents
Moi, je broie plutôt du noir
Du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh oui
Chante, chante, chante, ça tient chaud
J'ai froid, oh moi
Qui suis blanc de peau

Armstrong, la vie, quelle histoire ?
C'est pas très marrant
Qu'on l'écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu'on soit, ma foi
Noir ou blanc de peau

Armstrong, un jour, tôt ou tard
On n'est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs ?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia
Au-delà de nos oripeaux
Noir et blanc sont ressemblants
Comme deux gouttes d'eau
 
 
 
 

Bon partage !

 

Rotpier

 

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Fable de vacances: " Le poète et sa canne et la cane de la Canne, " de ... Rotpier

18 Septembre 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable


Petit devoir de vacances !
 
 
 
Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier
 
 
     Fable,
 

Le poète et sa canne et la cane de la Canne,

 

Sous un soleil de plomb je pêchais dans la Canne,

une belle rivière aux confins du Morvan,

avec pour matériel une très courte canne

et un petit flotteur qui suivait le courant ;

 

Pour leur part les poissons devaient être en vacances

-  pas une seule touche à mettre à mon compteur ! -

quand je vis arriver avec grande prestance

une cane au détour d’un méandre enchanteur.

 

Son port de cou altier lui donnait de la grâce,

elle glissait sur l’eau sans aucun clapotis,

son plumage irisé, de la plus grande classe,

conférait à son charme un air très abouti.

 

« Enchanté » me dit-elle avec beaucoup d’aisance,

d’une voix cristalline et s’exprimant très bien,

avec facilité, sans trop de suffisance,

chose extrêmement rare et ça je le soutiens !

 

Elle enchaînait fort bien, preuve de sa culture,

il était évident qu’elle en avait beaucoup,

bien des femmes auraient aimé cette stature :

une tête bien faite et pleine pour le coup !

 

« Vous êtes, cher monsieur, prédateur innommable,

pêcher pour le plaisir est un acte gratuit,

si c’était pour manger, ce serait raisonnable,

mais là je vous abhorre et ce n’est pas fortuit !

 

Mettez-vous dans la peau de la gent aquatique

qui cherche sa pitance et trouve vos appâts,

avec en leur milieu ce piège traumatique

que l’on nomme hameçon et qui mène au trépas.

 

Supposez un instant que vous preniez leur place

et que vous vous trouviez de la sorte piégé,

vous auriez bonne mine et ce serait cocasse :

tout nu au bout d’un fil, le regard ravagé !

 

Je m’en vais vous contraindre à retenir la chose,

jamais vous n’oublierez cette forte leçon,

regardez bien mes yeux et mes prunelles roses :

endormez vous monsieur et cela sans façon. »

 

Après un court sommeil - peut-être dix minutes ?-

quand je refis surface en me frottant les yeux,

elle avait disparu en me laissant en butte

à une apparition aux contours licencieux.

 

Assise sur la berge et remuant la queue

une sirène était à deux doigts de mes mains,

elle égrainait un chant et une hochequeue

accompagnait sans heurt son lancinant refrain.

 

Devant mes yeux hagards, sortis de leurs orbites,

elle mit en avant ce qu’elle avait devant

et cambra à l’arrière - oh ! la la : dynamite ! –

un profil à lever au moins trois régiments !

 

Sur un clin d’œil d’invite et sans réserve aucune,

elle m’encouragea à venir évaluer

sa plastique de rêve aux courbes sans lacune :

pas un petit défaut et j’en fus éberlué !

 

 

Je goûtais ses appâts sans la moindre méfiance

- elle m’avait ferré et elle tenait bon ! -

pour aller de l’avant et avec impatience,

je me mis sans retard aussi nu qu’un jambon !

 

Mais pour le cas précis, je manquais d’expérience :

aimer une sirène est un art bien à part !

Pas de mode d’emploi pour maîtriser la science :

je cherchais à tâtons, j’y allais au hasard !

 

Alors que j’essayais une énième manœuvre,

elle me décocha un coup de queue violent

en riant aux éclats, très fière de son œuvre :

je fis un vol plané des plus époustouflant !

 

Retombant lourdement, je perdis connaissance.

Quand je revins à moi, encore un peu sonné,

plus de sirène mais, je sentis la présence

de la cane infernale au parler raisonné.

 

« J’ai beaucoup de pouvoir, tu l’as compris je pense,

je peux me transformer de multiple façon,

je protège la Canne et suis sa providence :

je suis fée de nature et c’est ma profession !

 

Si tu reviens ici n’emmène pas ta canne,

observe seulement nature et poissons,

tu trouveras peut-être en bordure de Canne

une belle sirène et cela pour de bon. »

 

Sur ce dernier conseil, toujours très élégante,

elle fit demi-tour et partit lentement,

me laissant bien perplexe et chose extravagante,

tout étonné qu’elle soit passée au tutoiement !

 

 

 

 

 

 

Moralité première:

 

Si tu vois une canne, arrête de pêcher,

si tu ne le fais pas, tu pourrais la fâcher :

rappelle-toi toujours la cane de la Canne

et de ce qu’elle a fait, usant de ses arcanes !

 

Moralité seconde :

 

Le jour où tu viens à croiser une sirène,

sache bien qu’elle peut se muer en murène !

Avant de lutiner, n’oublie pas d’amarrer

sa queue solidement avant de l’honorer !

 

 

                                               Rotpier

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