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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Humour : les petites (ou les grosses !) conneries du jour de Rotpier

21 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour

 

Je vous rappelle cette citation :

 

La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.

 

Chamfort  (Maximes et pensées)

  

 

La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri ... même en province !

 

Rotpier (valeur ajoutée à la citation)

 

 

                   « Le rire est le propre de l'Homme »

                 Rabelais ( Pantagruel )

 

 

 

Seulement de l’homme ?

 

 

 

Le dicton de présentation :

 

Mieux vaut tourner sept fois sa langue dans la bouche de sa voisine avant que de s’exprimer : cela évite d’énoncer des conneries !

N’ ayant pas de voisine à portée de langue .................................

  

   

1ère  Connerie :

Je ne sais pas s’ils cherchent le trésor, mais je n’ai jamais vu de mecs autant pliés qu’au bois de Boulogne !

 

2ème Connerie :

S’engager dans la marine ne veut pas forcément dire que l’on débute une relation sexuelle avec la fille de Le Pen !

 

3éme  Connerie :

Les grues soulèvent souvent des marins dans les ports

  que ce soit à Amsterdam ou ailleurs !

 

4éme  Connerie :

L’important, pour un cochon, c’est d’arriver à bon port !

 

5éme  Connerie :

Quand un porc salue, il ne faut pas en faire un fromage et lui rendre son bonjour !

 

6éme  Connerie :

Il parait que c’est à Saint-Jean-Pied-de-Port qu’il y a le plus de vieux cochons !

 

 

Sur ce, le Rotpier vous salue bien !

 

 

 

cochon.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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" Le haut du bas " : un poème de ... Pierre !

20 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

 

Des hauts et des bas, des bas et des hauts,

 des bas en haut, des bas en bas : vaste débat ...

 

 

 

 

 

bas.png

 

 

 

Le haut du bas,

 

Première fois (oh ! quel délice !)

Qu'il m'est permis, depuis le bas,

De remonter ( elle est complice ? )

Ma main si haut le long du bas.

 

J'entre en tournoi : je suis en lice !

Preux chevalier, prompt au combat !

Mais... Doucement ! Tout en malice !

Ne gâche pas de doux ébats.

 

Deux bas en haut , pour commencer,

Deux bas en bas : c’est pas gagné !

Faut-il ou pas tout dévoiler ?

Débat sans fin

Et fin débat !

 

Plus que deux doigts (je me débats)

Pour parvenir, exquis supplice,

A la frontière (oh ! Mon cœur bat)

Entre couture et cuisse lisse.

 

Et c'est gagné !  J’en suis baba !

Un doux froufrou : les bas coulissent.

Joli travail et chapeau bas !

Pas de voyeurs !  (Le rideau glisse).

 

Deux bas en haut , pour commencer,

Deux bas en bas : oui ! J’ai gagné !

Fallait-il ou pas dévoiler ?

Débat sans fin

Et fin débat !

             Mais…
                   
Pour le moment, j’en reste là,

Elle est en bas, mais n’en a plus !

Je suis en haut ?  Je ne sais plus !

J’ai faim du haut et puis du bas !

Et…  j’en profit’ puisqu’elle est là ! 

 

                                       Pierre Dupuis

 

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Euthanasie : une petite ouverture de la part du Sénat. Le poème du jour « La politique de l’autruche » de … Pierre

19 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Préambule :

 

Le Sénat semble vouloir faire une brèche dans le bloc d’hypocrisie qui entoure les demandes de fin de vie souhaitée et voulue par des patients encore conscients.

 

Lien : http://www.20minutes.fr/article/654950/societe-euthanasie-senat-fait-vers-legalisation-

 

 

Je vous propose, pour illustrer le sujet, un ancien poème écrit en septembre 2003.

 

 

                Parce que, dans une démocratie évoluée comme la nôtre, il est totalement injuste de refuser ce choix à quelqu’un qui le fait, en toute lucidité, à un moment donné.

 

 

 

 

 

Visage-d-homme-ride.jpg

 

Image du net

 

 

 

 

La politique de l’autruche

ou … la tête dans l’urne,

 

Chaque jour, un peu plus, des rigoles se creusent

sur mon pauvre visage agité par des tics ;

nul besoin d’un expert pour faire un diagnostic :

c’est la pile des ans qui se fait dévoreuse !

 

Ma carcasse se tasse et devient dérangeante,

la couleur de ma peau s’approche du mastic ;

dans les yeux des enfants, je lis le pronostic :

« il me fait peur ce vieux avec sa voix tremblante ! »

 

Mon passage ici-bas c’est avéré fertile,

si j’en fais le bilan, le solde est positif ;

il ne faut surtout pas aggraver le passif

en restant trop longtemps une charge inutile.

 

Je ne suis plus capable en toute indépendance

d’assurer mon départ par un acte discret,

il fallait y penser -  c’est mon plus grand regret ! - :

il faut savoir trancher avant la décadence !

 

Il est temps -  oui ! grand temps - de quitter cette terre,

je ne peux ni ne veux, à la vie, m’amarrer ;

je demande à la loi de ne plus me barrer

l’accès de ce chemin : j’en suis propriétaire !

 

C’est un choix personnel mais j’en connais tant d’autres

qui voudraient bien pouvoir décider de leur sort,

qui peut mettre un veto, qui peut nous donner tort :

c’est notre volonté, n’imposez pas la vôtre !

 

Un simple mot chez vous provoque l’amnésie,

mais dans certains pays il ne fait plus frémir :

les gens ont tout compris, leur âme a su mûrir,

ce mot que vous boudez ce nomme « euthanasie » !

 

Si vous ne voulez pas passer pour des baudruches,

vous, messieurs les élus, il faut légiférer,

il est passé le temps de toujours différer

il va falloir cesser de jouer les autruches !

 

De gauche ou bien de droite, oubliez les clivages !

Ce sujet délicat n’est pas des plus porteur ?

Raison de plus pour vous : soyez à la hauteur

et vous serez alors dignes de nos suffrages !

 

Arrêtez d’esquiver au nom de la Patrie !

Le sujet est tabou ? A vous de l’expliquer !

Quant aux grands offusqués, il faut les impliquer :

obligez-les, deux jours, à vivre en gériatrie !

 

 

                       Pierre Dupuis        

 

 

 

 

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Un grand merci à vous qui venez faire un petit tour sur mon blog !

18 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier

 

Pour cela …

 

 Statistiques OverBlog (1)

Statistiques-OverBlog--2-.jpg

 

Amis connus ou inconnus, je vous remercie de tout coeur !

 

Je vous souhaite une très bonne année 2011 et encore de nombreux rendez-vous !

 

Pierre Dupuis ou … Rotpier !  C’est au choix !

 

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Crise en Belgique : " Le plat pays " de Jacques Brel " ... revisité par ... Pierre. Un pastiche sérieux .

18 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Pastiche de chanson

 

 

A nos voisins et amis belges.

 

 


 

 

Comme j’avais déjà écrit un couplet samedi dernier, il m’a semblé naturel d’écrire les trois autres.

 

    Pierre Dupuis

 

 

La-mer-du-Nord.jpg

 

Image du net

 

 

Pastiche de la chanson

« Le plat pays de Jacques Brel »

pour nos amis belges.

 

 

A toi, ami du plat pays,

 

Face à la mer du Nord les voila sous les vagues

Les flamands les wallons se battent et divaguent

Ils tiennent des propos qui même les dépassent

Qui les noient un peu plus et les mènent à l’impasse

Avec infiniment de malheurs à venir

Aura-t-il le sursaut qui le fera tenir

Le plat pays qui est le tien

 

Avec le BHV la discorde est montagne

Les drapeaux sont plantés comme mats de cocagne

Avec pour objectif la quête des suffrages

Plutôt que de céder préférant le naufrage

Oubliant les bonjours oubliant les bonsoirs

Avec ce vent de haine écoute-le déchoir

Le plat pays qui est le tien

 

Avec un fiel si lourd que tout semble perdu

Avec le fiel gluant de l’animosité

Avec ce fiel lâché dans les malentendus

Avec ce fiel craché comment se pardonner

Ils ont perdu le nord et vont l’écarteler

Le conduire au chaos et le désintégrer

Le plat pays qui est le tien

 

Finie la litanie des actes et des mots

Remettez tout à plat étalez tous vos maux

Oubliez les rancoeurs oubliez les jamais

Mettez-les entre deux solides guillemets

pour que revienne enfin quelque sérénité

et qu’un autre grand Jacques revienne le chanter

Le plat pays qui est le tien

 

                                          Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Héraclès pour les grecs ou Hercule pour les romains : La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

17 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #La mythologie selon Rotpier

 

 

La mythologie gréco-romaine revisitée et expliquée par … Rotpier !

 

 



Notons, comme disait Amélie,

que la Créte se trouve en bas et non en haut !

J'ai relevé cela: cocorico !

 

Préambule important dont tout lecteur nouveau doit bien s’imprégner pour appréhender correctement la suite.

 

 

1)   La mythologie gréco-romaine n’a rien à voir avec des salades débitées par Juliette : je l’affirme !

2)   Je vous fiche mon billet (d’ailleurs, il y en aura plusieurs et j’espère que vous n’allez pas vous en liasser !) qu’après m’avoir lu, vous serez bien plus à l’aise dans les soirées où vous aborderez les fabuleuses facettes de cette épique époque avec vos amis !

3)   Les explications que je donne ici sont de sources sûres : mon lointain ancêtre étant Achille. Achille était un bel héros (Deravel était son père) et les filles, très amoureuses de lui, lui demandaient toujours : « t’as long Achille ? » et lui, répondait immanquablement en se grattant le pied : « vérifie toi-même ! »

 

4)   Les dieux, demi-dieux et autres personnages étaient les mêmes chez les grec et les romains, mais ils s’appelaient différemment. Prenons pour exemple la déesse de l’amour et de la fécondité : elle s’appelait « Aphrodite » chez les grecs et « Vénus » chez les romains.

 

Ceci étant exposé, vous allez pouvoir suivre pas à pas la véritable histoire de ces temps fabuleux !

 

 

Vous pouvez retrouver chaque lundi, depuis le 17 août, un billet sur le sujet !

 

 


 

Aujourd’hui :  


 

hercules.jpg 

 

Image du net

 

 

Héraclès  pour les grecs

 

Hercule  pour les romains

 

 

Héraclès (Hercule) est le célèbre héros grec, personnification de la force, et identifié plus tard avec des types d'autres pays : le Phénicien Melkarth, l'Ogma des Celtes, l'Hercule des Latins (qui étaient des chauds lapins) A l'origine il s'appelait Alcides (Sulfurique) c'est la Pythie de Delphes qui lui donna le nom d'Héraclès.

Il était fils de Zeus et d'Alcmème que l’autre femme d'Amphitryon, fils Alcée (le fort), qui apprit rapidement qu'un des deux enfants n'était pas le sien. A sa naissance, Héra envoya deux serpents pour le dévorer dans son berceau ; mais il les étouffa de ses mains (c’était déjà un gamin très balèze, un peu moins que Chabal mais quand même !)  
Il reçut ensuite une solide éducation mais c'était un élève difficile ( 6/20 à la sortie de CP )
Lorsqu'il eut atteint sa dix-huitième année, Héraclès quitta la ferme, les vaches et les cochons et entreprit de tuer le lion de Cithéron (c’est qu’ t’es bourré !) qui ravageait les troupeaux d'Amphitryon et de son voisin, le roi Thespios.

Il reçu en cadeau une épée de la part d'Hermès, une montre de la part de Julien Dray,un arc et des flèches de la part d'Apollon et de Cupidon, un plastron doré d'Héphaïstos, un blason du Poitou-Charentes de Ségolène et Athéna lui remit une tunique qui était unique. Mais généralement Héraclès est facilement reconnaissable à la peau de lion qui le couvre et à sa massue (cadeau d’un général de l’OAS)

Armé de cette massue, il avait, à travers le monde, exterminé des brigands et des monstres de toutes sortes, combattu des tyrans dont Sadam Hussein et Augusto Pinochet ainsi que les dieux eux-mêmes:
• Erginos à moelle
• Alcyonée  (la Manivelle)
• Archéloos près de Lille qui menaçait Martine
• les Centaures du Pholoé,
• le roi égyptien Busiris de Van Gogh
• soutenu le ciel sur ses épaules pour soulager Atlas,
• délivré Hésione d'un monstre,
• participé à l'expédition des Argonautes et  des Internautes
• capturer les Cercope ( des policiers chargés de coincer les Coptes)
• tué le géant Anthé (à la menthe)
• le Centaure Nessos,
• séparé les montagnes de Calpé et d'Abila (les colonnes d'Hercule),
• délivré Prométhée ( tout et rien)
• combattu la Mort avec sa massue et une grande faux.
• etc.

Selon les auteurs l'ordre des travaux diffère; la liste qui suit a été prise chez Apollodore (encore parce qu’il est fatigué)

  • 1) Le lion de Némée et le chien de Mémée
  • 2) L'hydre de Lerne qui appartenait à Vincent et à Philippe
  • 3) La biche de Cérynie farouchement  
  • 4) Le sanglier d'Erymanthe Religieuse
  • 5) Les écuries d'Augias et celles de Bartabas
  • 6) Les oiseaux du lac Stymphale  
  • 7) Le taureau de Crète et le coq à cornes
  • 8) Les juments de Diomède et le petit cheval blanc de Brassens 
  • 9) La ceinture d'Hippolyte et la Rollex de Sarko 
  • 10) Les boeufs de Géryon  
  • 11) Les pommes d'or des Espérides  
  • 12) Cerbère Léonard et le chien à trois têtes et six queues 


Eurysthée refusa de valider deux travaux: l'hydre de Lerne car il considéra qu'il avait été aidé et les écuries d'Augias car Héraclès avait reçu un salaire : celui de la peur en même temps que Yves Montant et Charles Vanel qui trouvaient l’eau trop lourde comme Bernadette sous Birou.

 

Il épousa tout d'abord Mégara (elle était toujours en minijupe) la fille de Créon  mais dans un accès de folie il la tua, lui ne savait pas pourquoi, mais elle oui !
Il eut, en maints endroits, des aventures amoureuses, un peu moins que J.C. (les filles du roi Thespios, Augé dont il eut un fils Télèphe) et même oublié son héroïsme en se faisant l'esclave d' Omphale.
Enfin, il épousa Déjanire, qu'il délaissa pour Lolé. Déjanire envoya à son mari volage une tunique trempée dans le sang de Nessos. A peine eut-il revêtu le vêtement empoisonné qu'il sentit brûler ses chairs et vit son corps se consumer. Alors il dressa un bûcher sur le mont Oeta, et se jeta dans les flammes.
Mais aussitôt il fut admis dans l'Olympe, et reçut l'immortalité en épousant Hébé (ça alors !)

 

Voici, voilà ce que vous devez savoir pour briller sur le sujet en soirée. N’oubliez surtout pas de citer Rotpier comme référence ce qui ne fera pas un effet rance !

 

A la semaine prochaine pour la suite ... si vous le voulez bien !

 Rotpier ........ à qui il ne reste qu'un tout petit rien de jeunesse !

 

 

 

 

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Rébus : Réponse pour le rébus de … Rotpier

17 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

Réponse pour le rébus :

 je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

 

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

Et pis c’est tout !

 

Rotpier 

 

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Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !

16 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

rebus-143--1-.jpg

 rebus-143--2-.jpg

 

 Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :

 

Avec un petit contrepet du Rotpier !

 

1ère ligne, 1ère image : il peut être à ruban ou rigide !

 2ème ligne, 1ère image : le serpent fait toujours "s" !  ... 2ème image: ne vous fichez pas de la mienne ou je vous hache comme du pâté ! (idem pour l'autre!) ... dernière image : cri du mouton !

3ème ligne, 1ème image: Gros poisson ou insulte pour les femmes !  ... dernière image : en haut du mat d'un voilier ancien (où se tenait la vigie)

5ème ligne, 1ème image : en direct : "ka" ... 2ème image : le marin monte en haut du "- - - "  ... comme Alexandre ! ... Dernière image : sa forme peut être différente mais sa fonction est toujours d'abriter !

 

 

Réponse :

 

          Mettre sa tête sur le béton est-ce une figure du kamasutra ?

 

 

Pour le contrepet : vous vous arrangez comme vous voulez :

je ne prends pas position !

 

Et pis c’est tout !

 

 

 

 

Ça, c’est juste la signature !

 

 

Signé Rotpier

 

 

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A nos amis du plat pays : " Le plat pays " du grand Jacques avec un couplet en plus de ... Pierre

15 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

Le grand Jacques :
« Le plat pays »
Avec un couplet supplémentaire de Pierre
pour nos amis belges.
  


 

 

Le plat pays

 

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire, quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud, écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.

 

 

 

Couplet supplémentaire de Pierre

pour une amie belge

 

Ils ont perdu le nord les voila sous les vagues

Les Flamands les Wallons se battent et divaguent

Ils tiennent des propos qui même les dépassent

Qui les noient un peu plus et les mènent à l’impasse

Avec infiniment de malheurs à venir

Aura-t-il le sursaut qui le fera tenir

Le plat pays qui est le tien

 

 

Bon partage !

 

Rotpier

 

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La Fable : " Le poète, le banc et la grenouille, " ... pour un ami poète ... par ... Pierre !

14 Janvier 2011 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

A un ami poète qui se reconnaîtra !

 

 

 

J.C.-et-la-grenouille.jpg

 Petit montage du Rotpier !

 

  

Le poète, le banc et la grenouille,

 

Un poète, endormi sur un banc, bien calé,

rêvait en souriant à ses amours passées.

Sourires entrecoupés de sanglots et de larmes,

esquisse d’un tableau d’un indicible charme.

 

Une verte grenouille en passant devant lui

s’arrêta doucement et s’installa sans bruit.

Observant avec soin les détails de l’image

Elle s’écria d’un coup : « mais pour sûr ! C’est un mage ! »

 

Elle fit un grand bon pour sauter sur le banc,

bien plus qu’il n’en fallait et se retrouva - vlan !-

sur les genoux offerts du rêvassant poète,

le réveillant d’un coup : chose , pour le moins, bête !

 

Un échange, tantôt en croaque,

tantôt en vers lents,

s’établit aussitôt !

 

Lui :

«  Halte-là la bestiole ! Aurais-tu disjoncté !

Je te le dis tout net, ais la grande bonté

de dégager de là sans perdre une seconde

avant que je ne sois d’une humeur furibonde ! »

 

Elle :

«  Ne devines-tu pas un appel du destin ?

Je suis sur tes genoux : c’est un signe certain !

Un vil ensorceleur m’a changé en grenouille,

mais je suis une femme : annule cette embrouille !

 

Je le sais, tu le peux, tu es un magicien,

tu assembles tes vers en très grand praticien !

Si, du bout du crayon tu effleures ma tête,

je redeviendrai  femme au lieu de cette bête !

 

 

Je saurai m’acquitter du service rendu :

tout ce que tu voudras et même encore plus !

Accepte le marché, tu ne seras pas dupe :

tu seras remercié, pour le moins au centuple ! »

 

Le poète ébaubi … plutôt dubitatif,

se mis à réfléchir en se grattant les tifs !

« Je ne vois pas de risque à tenter l’expérience,

à exaucer son vœu - bannissons la méfiance !- »

 

Jusque là silencieux, le banc l’interpella :

« Attention mon ami, je sens mal ce coup là !

Je te connais très bien de dos comme de fesses :

tu n’as jamais su dire un « non » franc aux gonzesses !

 

« Ça va bien toi le banc, garde donc tes conseils

pour les petits jeunots, je suis d’âge vermeil !

Je sais ce que je fais: tais-toi, je t’en conjure ! »

N’écoutant pas le banc, il tenta l’aventure !

 

Sur la tête il posa le bout de son crayon

… le ciel s’irisa en milliers de rayons !

Ebloui un instant, il retrouva la vue

pour voir sur ses genoux une fille non nue !

 

Une fille sans âge aux habits vieux et noirs,

à la mine revêche, autant qu’un urinoir !

A l’amabilité de ces vieilles concierges

qui n’ont jamais connu autre chose qu’un cierge !

 

Jetant l’engeance à terre en criant : « c’est du vol !

C’est de l’arnaque en vrac ! C’est vraiment pas de bol ! »

Il faillit s’étrangler et la prendre au collet

quand il vit à ses doigts… horreur ! … un chapelet !

 

Il venait bêtement, lui, le païen, l’impie

de délivrer - punaise ! - une de sacristie !

Une vieille bigote à l’avachi bustier :

véritable grenouille… oui ! mais de bénitier !

 

Tout à fait ulcéré il sortit de son sac,

un flacon aplati qu’il prit par le colback

et se mit en devoir, pour noyer son remord

de le vider cul sec pour se saouler à mort !

 

 

Moralité :

 

Premier enseignement :

 

Les bancs sont des experts en matière de bougresses,

ils connaissent les femmes et encor’ plus leurs fesses !

Leurs rapports sont intimes : ils savent leurs secrets,

ils pourraient faire des livres accrocheurs à souhait !

 

Second enseignement :

 

Si une grenouille ou une femme, mon garçon,

vient à sauter sur tes genoux, sans plus de façon,

sauve-toi le plus loin possible et fais attention :

surtout - surtout ! - : laisse bien de coté ton crayon !

 

                            

                                         Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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