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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier
Articles récents

Curé pédophile : Dieu doit être jugé pour complicité aggravée ! Le poème du jour : «Tu le diras un jour … » de … Pierre

19 Juillet 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Prêtre pédophile :

http://www.directmatin.fr/article/50488 

 

Puisque Dieu sait tout, voit tout et peut tout,

il doit être jugé pour complicité aggravée.

 

Poème déjà publié au moins trois fois, mais je le remettrais chaque fois que l’actualité remettra en lumière ce genre d’acte et ce genre d’individu.

 

Pierre

 

 

Image du net modifiée par moi-même

 

 



Tu le diras un jour,

 

Neuf ans,

tu avais neuf ans.

Lui ?  Quarante… à peu près.

Il t’en imposait

…il en imposait à tout le monde !

Il était l’autorité reconnue.

Reconnu de tous.

Ne pas lui obéir ? Personne n’osait !

Toi, plus que tout autre.

Toi le timide, le respectueux, le presque soumis.

Oh ! il avait soigneusement choisi !

Il avait de l’expérience: la science de l’infamie !

 

Des bruits avaient bien circulé …

mais il en circule tant… des bruits !

Et puis … si gentil, si près des enfants !

Lui, l’organisateur des veillées,

 des ballades, des feux de camp,

des sorties, des colos !

Et toujours le bon mot !

Si serviable, si près des enfants …

Trop près !

Beaucoup trop près !

 

Avec ta naïveté et ta timidité,

 tu n’avais rien vu venir.

Tu n’avais pas vu l’étau se resserrer,

l’étau dégoûtant de ses bras se resserrer !

Et … c’était arrivé.

Après … des promesses ! … des menaces !

Trois fois il a recommencé !

Puis il a vu - il a su ! - que tu allais craquer.

Alors, doucement, perfidement, il a battu en retraite.

Il a continué les promesses … les menaces

… beaucoup plus les menaces !

Mentalement, il t’a bâillonné,

il t’a mis dans sa nasse !

Comme d’autres … comme beaucoup d’autres !

 

Puis, le temps a passé mais … rien ne s’est effacé !

Image claire et nette dans ta mémoire

qui remonte certains soirs

… certains soirs un peu plus noirs.

Tout est près à resurgir ! Il suffirait d’un déclic,

d’un fait plus fort que les autres

… un procès ?

Une lecture sur le sujet ?

Une émission de télé ?

ou bien tout simplement … l’amour !

 L’amour et toute la confiance en une femme,

pour qu’enfin tu parles, que tu dises,

que tu accuses le maudit, l’infâme !

 

Le calculateur !

Le manipulateur !

Le maître chanteur !

Le persécuteur !

L’abject prédateur !

 

Et d’autres suivront !

Oui ! D’autres suivront !

Et vous  éviterez que nuise encore le scélérat

… l’ignoble ordure qui t’a fait ça !

 

                                                   Pierre Dupuis

 

 

 

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Chat alors ! "Qui aime bien ..." Un petit poème animalier qui glisse vers une fable qui glisse elle-même vers ... vous verrez bien ! Signé: Rotpier !

18 Juillet 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable

 

 

Mon premier devoir de vacances !

 

 

 

 

Préambule :

 

Ces vers, articulés autour du chat, vont choquer quelques âmes puritaines qui sont, fort heureusement, de moins en moins nombreuses !

 

Pourtant, mêler des chats pelés et des grenouilles de bénitier me semble un assemblage fort judicieux … non ?

 

 

 

 

 

 

 

Introduction (… tiens teins ! Déjà ?)

 

 

 

Il y a matou et matou,

 

les pelés et les magnifiques,

 

ceux qui possède vraiment tout

 

y compris le talent phallique !

 

 

 

Le poème initial :

 

Qui aime bien …

 

 

 

Sa réputation était faite,

 

toutes les chattes du quartier,

 

dont celle de la sous-préfète,

 

en convenait bien volontiers !

 

 

 

Sa longue paire de moustaches

 

avait le don d’émoustiller,

 

tout comme sa queue en panache

 

qu’il savait si bien tortiller !

 

 

 

Pas besoin de grand clair de lune

 

pour entendre les miaulements,

 

les appels à bonne fortune

 

des chattes sur les toits brûlants !

 

 

 

Forte montée d’adrénaline

 

quand après l’heure de minuit,

 

il offrait à une féline

 

un voyage au bout de la nuit !

 

 

 

Il y avait file d’attente

 

pour profiter de ses faveurs,

 

une prestation éclatante :

 

c’était un merveilleux trousseur !

 

 

 

Maintenant, une question se pose …

 

 

 

Comment étoffer ce poème

 

limité à l’animalier,

 

sans trop de risque d’anathème

 

ni de : « Mais il est fou à lier ! » ?

 

 

 

Pourrait-on faire un parallèle

 

entre le félin et l’humain ?

 

Il faudrait que je m’y atèle

 

… et je n’attendrais pas demain !

 

 

 

Car …

 

 

 

Ce récit est fort transposable

 

à l’homme et dans le fond j’y tiens,

 

je pourrais en faire une fable,

 

je le confirme et le maintiens !

 

 

 

 Il me faut donc une morale,

 

quelque chose qui sonne bien,

 

une maxime peu banale

 

… tiens … « Qui aime bien chatte y vient ! »

 

 

 

Mais … Oh ! … d’ici …

 

 

J’entends les cris de quelques prudes,

 

bien qu’elles ne soit plus beaucoup

 

à qualifier de turpitudes

 

le fait de céder aux matous !

 

 

 

L’espèce est devenue très rare

 

et je le dis sans un bémol :

 

« Piquons la dernière au curare

 

et plongeons-là dans le formol ! »

 

 

 

Sur l’étiquette et sur la souche

 

sera écrit « Dans ce bocal

 

se trouve une sainte-nitouche

 

en très bon état général !

 

 

 

C’est une espèce disparue

 

qui vivait au siècle dernier,

 

elle avait la langue fourchue

 

et vivait près des bénitiers ! »

 

 

 

Je … oh ! Excusez-moi !  Un appel …

 

 

 

Allô ! … oui … la sous-préfecture ?

 

L’auteur de ce poème ? C’est bien moi

 

… Oh !... Elle aime mon écriture ?

 

… Me parler … oui … j’en reste pantois !

 

 

 

Allô … oui … comment ?... En tête à tête ?

 

… Je dois passer par le jardin ?

 

… Bien sûr Madame la sous-préfète

 

mes hommages et à demain !

 

 

 

xxxxxxxxxxx

 

 

 

Bon, ce n’est pas tout ça,

 

mais il va falloir que je m’entraîne moi !

 

Miaou … Miaouuuuuuuuuuuuu !

 

 

 

 

 

                                        Rotpier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Euthanasie, le poème du jour « La politique de l’autruche » : un poème de Pierre

17 Juillet 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 
Parce qu’aujourd’hui quelques signes
indiquent que cela peut évoluer,
 
même si le nom reste encore un peu tabou …
  
Poème écrit en 2003
 
 
 

Le 08 septembre 2003

 

Parce que, dans une démocratie évoluée comme la nôtre, il est totalement injuste de refuser ce choix à quelqu’un qui le fait, en toute lucidité, à un moment donné.

l
    
 
  

Image du net

 

La politique de l’autruche

ou … la tête dans l’urne,

 

Chaque jour, un peu plus, des rigoles se creusent

sur mon pauvre visage agité par des tics ;

nul besoin d’un expert pour faire un diagnostic :

c’est la pile des ans qui se fait dévoreuse !

 

Ma carcasse se tasse et devient dérangeante,

la couleur de ma peau s’approche du mastic ;

dans les yeux des enfants, je lis le pronostic :

« il me fait peur ce vieux avec sa voix tremblante ! »

 

Mon passage ici-bas c’est avéré fertile,

si j’en fais le bilan, le solde est positif ;

il ne faut surtout pas aggraver le passif

en restant trop longtemps une charge inutile.

 

Je ne suis plus capable en toute indépendance

d’assurer mon départ par un acte discret,

il fallait y penser -  c’est mon plus grand regret ! - :

il faut savoir trancher avant la décadence !

 

Il est temps -  oui ! grand temps - de quitter cette terre,

je ne peux ni ne veux, à la vie, m’amarrer ;

je demande à la loi de ne plus me barrer

l’accès de ce chemin : j’en suis propriétaire !

 

C’est un choix personnel mais j’en connais tant d’autres

qui voudraient bien pouvoir décider de leur sort,

qui peut mettre un veto, qui peut nous donner tort :

c’est notre volonté, n’imposez pas la vôtre !

 

Un simple mot chez vous provoque l’amnésie,

mais dans certains pays il ne fait plus frémir :

les gens ont tout compris, leur âme a su mûrir,

ce mot que vous boudez ce nomme « euthanasie » !

 

Si vous ne voulez pas passer pour des baudruches,

vous, messieurs les élus, il faut légiférer,

il est passé le temps de toujours différer

il va falloir cesser de jouer les autruches !

 

De gauche ou bien de droite, oubliez les clivages !

Ce sujet délicat n’est pas des plus porteur ?

Raison de plus pour vous : soyez à la hauteur

et vous serez alors dignes de nos suffrages !

 

Arrêtez d’esquiver au nom de la Patrie !

Le sujet est tabou ? A vous de l’expliquer !

Quant aux grands offusqués, il faut les impliquer :

obligez-les, deux jours, à vivre en gériatrie !

 

 

                                                Pierre Dupuis 

 

                        


 
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La rafle du Vél d'Hiv', un poème de ... Pierre

16 Juillet 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Ignorer ou méconnaître l’histoire

 

c’est se couper d’une partie importante

 

de sa faculté d’analyse.

 

 

                                                                          Pierre

 

 

 

 

Pour l’anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv’

 

  

 

Selon certains, ce n’est qu’un détail

 

d’un détail de l’histoire.

 

  

 

  

Image du net

 

 

 

 

La rafle,

 

 

 

« Police ! Ouvrez et préparez

 

juste une petite valise,

 

vous allez devoir voyager,

 

c’est au Vél’ d’Hiv’ qu’on centralise.

 

 

 

C’est seulement pour travailler,

 

n’ayez pas peur, pas de hantise,

 

Monsieur Bousquet nous a chargé

 

de cette mission très précise. »

 

 

 

Sept milliers d’âmes dans un four,

 

un seul point d’eau, sans nourriture

 

et cela a duré cinq jours.

 

 

 

Ils ont payé la forfaiture

 

de ceux aux ordres de Vichy

 

qui rampaient aux pieds des nazis !

 

 

 

                                                                           Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

Image du net

 

 

Je ne suis pas un fan absolu de Madona,

mais j’aime bien le retour de boomerang

pour le père et la fille Le Pen !

 

Un petit clic sur le lien !

 

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/07/15/madonna-defie-marine-le-pen-le-fn-va-porter-plainte-233865

l

 

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Blog en vacances !

21 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier

 

 

blog-en-vacances.jpg

 

Petit montage à partir d'une image du net !

 

 

 

Je serais absent jusque vers le 11 ou 12 juillet !

 

 

 

J’espère vous concocter quelques poèmes

 

pendant ces vacances en Haute Marne

 

du coté de Colombey les deux églises !

 

 

 

Je saluerais le Général de votre part !

 

 

 

Pierre ou Rotpier : c’est au choix !

 

 

 

 

Je vous laisse avec un long devoir de lecture

 

de vacances : « Robinson pris au piège »,

 

poème que je n’ai pas remis depuis 2 ou 3 ans !

 

 

 

Bonne lecture et bon soleil si le bougre

 

daigne enfin de montrer le bout de son nez !

 

 

 

 

photo-pour-robinson-pris-au-pic3a8ge.jpg

 

Photo du net un peu modifiée !

 

 

 

 

Robinson pris au piège,

 

 

 

Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

 

robinson volontaire et toujours décidé

 

à ne plus retourner dans des milieux futiles

 

générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

 

 

 

J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

 

de toutes relations comportant des humains

 

et je m’affranchissais doucement d’une blonde

 

que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

 

 

 

J’arrivais à un âge où la philosophie

 

se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

 

bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

 

imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

 

 

 

Je passais tout mon temps en longues promenades,

 

sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

 

je savais sur cette île une unique peuplade

 

dont le village était sur un autre versant.

 

 

 

Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

 

Ils vivaient simplement et avaient sous la main

 

de quoi boire et manger de façon naturelle ;

 

j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

 

 

 

Me savaient-ils ici ?

 

 

 

En y réfléchissant, il semblait peu probable

 

que des centaines d’yeux ne m’aient pas découvert,

 

car, même en y veillant, mes traces sur le sable

 

s’ajoutaient tous les jours à des signes divers.

 

 

 

Pourquoi m’évitaient-ils ? Je ne savais le dire

 

et ce n’aurait été que des supputations :

 

quand on n’en sait pas plus on devrait s’interdire

 

de donner des avis risquant l’aberration !

 

 

 

 

 

J’ai toujours détesté les  « si cela se trouve … »

 

les « il se pourrait que … » et autres locutions

 

qui n’ont pour autre but  - c’est ce que je réprouve ! -

 

que de donner à boire aux saoules discussions !

 

 

 

Ce point de vue aussi, avait pesé lourd

 

dans mon choix d’exil volontaire.

 

 

 

Dans ce fait avéré d’ignorance tacite,

 

le temps coulait tranquille et pourtant un matin,

 

l’espace d’un regard, tout bascula très vite :

 

mon vœu de rester seul se trouva fort atteint !

 

 

 

Alors que je pêchais des poissons de rivage,

 

je sentis un regard se poser sur mes reins.

 

J’excluais tout de suite un animal sauvage :

 

trois ans de solitude affûtent les instincts !

 

 

 

 Mon regard balaya les rochers de la rive,

 

arrondis par le sable emporté par le vent,

 

sa longue silhouette aux chauds reflets de cuivre

 

éclipsait la beauté des rayons du levant.

 

 

 

Elle avait au poignet deux fines cordelettes

 

-         un costume à vrai dire extrêmement ténu ! -

 

et si l’on exceptait cinq à six gouttelettes,

 

les rochers arrondis paraissaient bien moins nus !

 

 

 

Miracle de la nature,

 

la communion des formes confinait au sublime :

 

 

 

Assemblage parfait de courbes harmonieuses !

 

Un décor à lever des légions de pinceaux,

 

à faire se signer des bigotes furieuses,

 

à jeter dans les lits des milliers de puceaux !

 

 

 

Acceptant sans ciller mon intime inventaire,

 

elle avança vers moi, me montrant qu’elle aussi

 

se passait volontiers de protocole austère,

 

provoquant sans façon le plus chaud des lacis !

 

 

 

Abjurant sur-le-champ mon vœu de solitude,

 

je laissais libre cours à mes mâles instincts :

 

un tremblement de chairs de grande magnitude

 

agita nos deux corps dans le petit matin.

 

 

 

Pas besoin de parler en telle circonstance,

 

car la langue en amour - le langage s’entend ! -

 

n’est pas un élément de très grande importance :

 

on se comprend toujours dès lors que l’on s’étend !

 

 

 

Quand le calme revint, nos regards se croisèrent

 

-         sans s’occuper de moi, sans prendre mon avis ! -

 

et sans mal apparent, ses yeux aux miens parlèrent

 

en cet instant ouaté du désir assouvi.

 

 

 

Je ne compris pas tout de leur conciliabule

 

-         c’est un fait avéré : les yeux ont leurs secrets ! -

 

sur le fil du regard, en adroits funambules,

 

se croisent les serments dans des ballets discrets !

 

 

 

 Au terme de l’échange, en guise d’amulette,

 

elle prit mon poignet pour y glisser du sien,

 

regard devenu grave, une des cordelettes

 

avec l’habileté d’un parfait magicien !

 

 

 

D’un léger coup de rein l’impeccable plastique

 

de son corps onduleux s’étira vers le haut.

 

Les rayons du soleil par effet chromatique

 

s’amusaient à changer la couleur de sa peau.

 

 

 

Silhouette irréelle, elle s’évanouit.

 

 

 

Je restais étourdi, sans bouger sur le sable.

 

Ce n’était pas un rêve … un cauchemar non plus ;

 

je ne m’accusais pas … quoiqu’un peu responsable,

 

de cet acte réflexe en aucun cas voulu.

 

 

 

 

 

 

 

Je conquis l’amitié des poissons de rivage

 

en revenant souvent, m’abstenant de pêcher,

 

tout du moins dans ce sens, car la beauté sauvage

 

y revenait aussi : pourquoi l’en empêcher ?

 

 

 

Elle arrivait toujours en costume identique,

 

en guise de discours, me montrant son poignet.

 

J’avais depuis longtemps appris la mimétique :

 

les cordelettes-liens nous servaient de signet !

 

 

 

Spectateurs assidus de nos folles étreintes,

 

les oiseaux de bordure acquiesçaient à grands cris !

 

Ajoutons à cela nos rires et nos plaintes

 

et la plage héritait d’un vrai charivari !

 

 

 

Cependant … quelques fausses notes

 

venaient troubler le bel ordre établi.

 

 

 

Il arrivait parfois qu’une semaine entière

 

je ne la visse pas : où était-elle alors ?

 

Cette interrogation n’étant pas la première,

 

je m’aperçus du piège et je sentis ses mors !

 

 

 

Trop tard pour m’arracher : la prise était solide !

 

Mélange de regrets, de plaisirs, de soupirs,

 

mes sentiments hachés, parfois, frôlaient le vide :

 

je rêvassais sans cesse au lieu de déguerpir !

 

 

 

Un jour elle arriva plus tard que de coutume.

 

Je ne l’espérais plus et allais m’éloigner,

 

je relevais de suite un détail de costume :

 

Eve brune intégrale y compris le poignet !

 

 

 

Ce détail mis à part, rien ne changea de suite

 

dans le ballet rodé de nos ardents ébats,

 

se donnant sans tabou, repoussant les limites,

 

elle assumait son rôle en ces vaillants combats.

 

 

 

 

 

 

 

C’est après le repos - que toute joute implique -

 

que vint le changement. Quand, désir éloquent,

 

du tremblement de chairs, je voulus la réplique,

 

elle se déroba me laissant paniquant.

 

 

 

Un long moment passa - parenthèse immobile -

 

puis elle se leva me montrant son poignet ;

 

je compris à l’instant : d’un geste malhabile,

 

je lui rendis son lien puis courus m’éloigner.

 

 

 

Combien de temps errais-je en suivant le rivage,

 

à ressasser la chose, à chercher la raison ?

 

Autant qu’il en fallait pour le grand lessivage

 

de mon morne cerveau parlant de trahison.

 

 

 

Je ne demandais rien que de vivre en ermite,

 

de savourer la paix jusqu’à mon dernier jour ;

 

pourquoi donc accepter un cadeau-dynamite

 

quand on sait qu’il explose en vous broyant toujours !

 

 

 

Ce qui prouve que l’homme a bien faible mémoire,

 

regobant l’hameçon garni du même appât :

 

il hisse sa bêtise en tare expiatoire

 

et même les poissons ne s’y reprennent pas !

 

 

 

Vidé de toute force et le cerveau en friche,

 

je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.

 

La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -

 

 d’une désolation comme il n’est pas permis.

 

 

 

La lune me veilla, naufragé sur le sable.

 

La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;

 

Je me surpris calmé, tout à fait responsable,

 

abandonnant la grève … allant à contresens.

 

 

 

Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent

 

et comme mon cerveau, mon corps se purifia.

 

Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,

 

je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.

 

 

 

La mer ayant comprit ma grande lassitude,

 

se referma sur moi, m’accueillant sans façon.

 

Fossoyeuse efficace en toute latitude,

 

elle connaissait l’homme et savait sa chanson.

 

 

 

Il me restait encore un soupçon de croyance :

 

que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !

 

Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -

 

au point où j’en étais, autant m’en emparer !

 

 

 

   Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !

 

Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,

 

un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse

 

qui faillit l’avaler définitivement !

 

 

 

Une main secourable empêcha sa descente,

 

le prenant par la main comme on prend un enfant.

 

J’assistais à la scène et réserve décente,

 

je restais en retrait tout en les observant.

 

 

 

Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,

 

mon corps se démena comme étant possédé :

 

tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -

 

plutôt que de céder à l’appât dénudé !

 

 

 

Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :

 

pas question de goûter à la femme poisson !

 

Il sacrifia sa main d’une façon secrète

 

et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.

 

 

 

Je me retrouvais seul, alors pourquoi poursuivre

 

ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?

 

Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,

 

je disparus d’un coup dans un remous bleuté.

 

                                                      

 

                                                 Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

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Poésie, le poème du jour : "Heureux qui comme cul lisse," ... un poème de Joachim ... euh ... non ! de ... Rotpier

20 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie - humour

 

Prenez Joachim et Pierre

… du Bellay et Ronsard, bien sûr !

Prenez « Heureux qui comme Ulysse » du premier,

pour la forme et « Mignonne allons voir si la rose »

du second, pour l’esprit et vous obtenez la synthèse :

« Heureux qui comme cul lisse » de … Rotpier !

 

Un peu sonnet quand même le gars  ... non ?

 

 

 

 

 

Montage du Rotpier

... enfin ... bidouillage du Rotpier !

 

 

 

 

Heureux qui comme cul lisse,

 

 

 

Bien heureux le cul lisse avide de voyages

qui s’affranchit du joug de sa lourde toison

et qui s'offre aux regards bien plus que de raison,

se prêtant aux plaisirs de nombreux essayages.

 

 

Qu’il en profite à fond, en ville ou au village,

dans les champs, dans les bois, à la belle saison

ou bien sous l’édredon à la défeuillaison :

    il aura moins d’attrait quand il prendra de l’âge.

 

 

Même en gardant toujours son coté audacieux,

il aura plus de mal à attirer les yeux.

Les rides seront là sur sa peau moins affine

 

 

qui faisait que les gars en perdaient leur latin

devenant pour le coup presque tous chauds lapins

et le faisaient reluire autant que pierre fine !

 

 

 

                                                  Rotpier

 

 

 

 

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L'appel d'outre tombe du 18 juin ... 2012 ! Par ... le Rotpier !

18 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Pensées et humour

 
 
Un appel de Colombey les deux églises …
 
( Un petit clic pour se mettre dans le bain ! )
 
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Un petit montage du Rotpier !

 

 

Et pis c'est tout !

 

La semaine prochaine, je serais en vacances du coté de Colonbey !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Rébus : Réponse pour le rébus de … Rotpier

18 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet … « rébus » !

Bravo à ceux qui avaient trouvé !

 

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

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Rébus : le petit arrêt rébus de … Rotpier !

17 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Rébus

 

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ? … Juste comme ça, pour se dégourdir un peu les neurones !

 

 

 

 

 

 

Petite aide au rébus (les champions s'en passeront !) :

 

 

C'est une petite connerie du Rotpier !

 

1ére ligne, 2ème image: la moitié du personnage ! 3ème image: la boite imite le cri de la vache ! Dernière image: le serpent fait toujour "se" ( les deux autres aussi ! ... Si ! )

 

2ème ligne, 1ère image: Pâté de sanglier ou de porc !

 

3ème ligne, 1ère image: à 3h 52 du matin, il est très " - - - " ! ( l'autre aussi ! ... Si ! )

 

4ème ligne, 2ème image: Un oeil, des " - - - - " !

 

5ème ligne, dernière image : ( - - - - - ) est l'adjectif qui les caractérise !

 

Dernière ligne, 1ère image : il ne faut pas prendre le triste ! 2ème ligne: poisson très plat ! Dernière image : le symbole de la " - - - - " !
 

Réponse :

 

Certains me surnomment Tolstoï, il faut dire que je ne suis guère épais !

 

 

 

 

 

Ça, c’est juste la signature !

 

 

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Nino Ferrer : " Le sud " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

16 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Musiques et chansons que j'aime

 
 
Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
 
Cette fois-ci :
Nino Ferrer :
« Le sud »
 
… toujours à la recherche du soleil !
 

 
 
 
 
C´est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l´Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c´est joli

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.

Il y a plein d´enfants qui se roulent sur la pelouse
Il y a plein de chiens
Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.

Un jour ou l´autre il faudra qu´il y ait la guerre
On le sait bien
On n´aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c´est le destin

Tant pis pour le Sud
C´était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.
 
 
 
 
 
 
     

Bon partage !

 

Rotpier

 
 
 
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