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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Nogent en Haute-Marne, un haut lieu de la coutellerie. Un poème de vacances de Pierre : "L’épopée de Jeannot de Nogent,"

21 Août 2012 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Second devoir de vacances !

 

  

Bon, celui-ci a été long à venir

 

mais … le voici !

 

 

 

Image du net modifiée

 

 

 

L’épopée de Jeannot de Nogent,

 

 

 

Préambule :

 

 

 

Je m’en vais vous conter l’histoire

 

d‘un certain Jeannot de Nogent,

 

ce qu’aucun livre, c’est notoire,

 

n’a pu vous relater avant !

 

 

 

Les érudits vont bien sourire

 

en lisant cette affirmation,

 

je subodore qu’ils vont dire :

 

« Si c’était vrai, nous le saurions ! »

 

 

 

Afin de ne fâcher personne

 

je vais me fendre d’un aveu :

 

très souvent mon esprit s’adonne

 

à ce genre de petit jeu !

 

 

 

J’ai donc créé de toutes pièces

 

ce personnage haut en couleurs,

 

pas du tout à l’emporte-pièce

 

mais au contraire en fignoleur !

 

 

 

Clin d’œil à la coutellerie,

 

qui pour le coup m’a inspiré,

 

bannissez toute fâcherie

 

… surtout celle à couteaux tirés !

 

 

 

 

 

Je vais vous brosser son portrait

 

en y glissant, sans fourberie,

 

des mots, des termes qui on trait

 

à cette grande confrérie.

 

 

 

Le jeu est de les dénombrer,

 

dans le fond c’est assez commode,

 

je les ai juste saupoudrés

 

sans utiliser de méthode !

 

 

 

Tous les gens de la profession

 

ou bien ceux qui s’y intéressent,

 

trouverons sans complication,

 

j’en suis certain, je le professe !

 

 

 

L’histoire :

 

C’était il y a très longtemps,

 

dans la campagne Haute-Marmaise,

 

dans les années mille huit cent,

 

quelques brigands prenaient leurs aises.

 

 

 

Dans le pays de Bassigny,

 

haut lieu de la coutellerie,

 

un homme aidant les démunis

 

défiait toute gendarmerie.

 

 

 

Il avait appris à Nogent

 

dans une très vieille boutique

 

l’art de fabriquer, exigeant,

 

des couteaux de style authentique.

 

 

 

Riches fermes ou bien châteaux

 

recevaient souvent sa visite,

 

les fermiers et les hobereaux

 

lui cédaient leur bourse très vite !

 

 

 

Ces gens-là en avaient bien peur

 

et certains connaissaient les affres

 

car s’il n’était pas un tueur

 

il laissait souvent des balafres !

 

Un poinçon de fabrication,

 

toujours placé sur la joue droite,

 

pour forger sa réputation :

 

publicité ma foi adroite !

 

Portrait :

 

 

 

Profil en lame de couteau

 

mais pas de petite virole,

 

on apercevait le pommeau

 

d’un surin … pas du Laguiole !

 

 

 

Sur crâne un chapeau rivé

 

comme une mitre sur la tête

 

d’un évêque ou bien d’un curé

 

du temps où ils faisaient la fête !

 

 

 

Des yeux clairs et un teint recuit,

 

des nerfs d’acier, une conscience,

 

un assez petit gabarit

 

mais une impression d’efficience !

 

 

 

Un caractère bien trempé

 

avec du tranchant à revendre,

 

pas du genre à vouloir ramper :

 

plutôt se battre que se rendre !

 

 

 

Petit mais du genre retors,

 

regard balayant l’assemblée,

 

prêt à bondir comme un ressort

 

et à en découdre d’emblée !

 

 

 

Absolument hors de question

 

pour lui d’être pris pour un manche,

 

au couteau il était champion :

 

parfois il fallait que ça tranche !

 

 

 

Dans le genre Robin des bois,

 

mais sans flèche, juste une lame, 

 

un étui mais pas de carquois

 

et le succès auprès des femmes !

 

 

 

Il était très souvent à cran

 

quand il côtoyait la misère,

 

le manque d’équité flagrant

 

entre les gens, selon leur sphère.

 

 

 

Il tint pendant presque vingt ans

 

tête à toute la bourgeoisie

 

puis tomba dans un guet-apens

 

ourdi par pure jalousie.

 

 

 

Il fut trahi par un ami

 

qui n’apprécia pas que la femme

 

qu’il aimait en catimini

 

puisse lui déclarer sa flamme !

 

 

 

Balles contre simple couteau :

 

pas une seule ombre de chance !

 

Sa lame resta au fourreau,

 

c’était plié, perdu d’avance !

 

 

 

Le jour où il fut enterré

 

la place était noire de monde,

 

les pauvres étaient désespérés

 

des lieues et des lieues à la ronde !

 

 

 

Tel était Jeannot de Nogent,

 

un brigand mais une grande âme,

 

providence des pauvres gens,

 

rêve secret de bien des dames !

 

 

 

                              Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

Cet exercice est terminé,

 

ai-je réussi mon ouvrage ?

 

Vous qui l’avez examiné,

 

que pensez-vous du polissage ?

 

 

 

Battre le fer quand il est chaud

 

est une excellente devise,

 

je ne dis jamais « peut me chaut ! » :

 

si vous le voulez … je révise !

 

 

 

Mais …

 

 

 

Je pense que ce court récit

 

est dans l’ensemble assez crédible ?

 

Dans tous les cas : un grand merci

 

pour m’avoir lu … j’y suis sensible !

 

 

 

 

Couteau le Nogentais (image du net)

 

 

 

 

 

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J

Bonsoir Pierre, 


Elle me plait bien cette histoire.


bonne soirée, bises


Johanna
Répondre
R


 



Bonjour Johanna,



 



Merci beaucoup !



Elle est d’une bonne trempe alors ?



 



Bonne journée !



 



Pierre



 



http://rotpier.over-blog.com



 




C

complètement crédible ! On tweete pour faire profiter
Répondre
R


 



Salut les cafards !



 



Merci bien les poilus des pattes !



 



Je sais bien que vous-même



êtes à cran contre les conneries de ce monde



et que vous les dénoncez  !



 



Et pis c’est tout !



 



Bonne soirée !



 



Le Rotpier



 



http://rotpier.over-blog.com



 




T

Eh bien dis donc camarade Rotpier en voilà un portrait bien brossé ! Bonne soirée.
Répondre
R


 



Bonjour T.MOR !



 



Merci beaucoup !



 



J’ai pris mon temps pour bien le polir !



 



Et pis c’est tout !



 



Bonne journée !



 



Rotpier



 



http://rotpier.over-blog.com