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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

" Les bobotes … à sept lieues de la réalité ! " un poème sociétal de ... Pierre

17 Janvier 2013 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Petite incurtion dans le sociétal ...

 

 

 

Les bobotes

 

Image du net floutée volontairement

 

 

 

Préambule :

 

Une bobote étant une fille de bobos

 

et son pendant masculin étant le bobo !

 

Le caractère des bobotes me semblant plus

 

exacerbé que celui des bobos, ce sont elles

 

qui sont dépeintes dans cet écrit mais il va de soit

 

que cette réflexion s’applique aux deux genres !

 

 

 

Aux bobotes :

 

 

 

 

Les bobotes … à sept lieues de la réalité !

 

 

 

Elles sont pleines d’assurance

 

et ce dès qu’elles sont ados,

 

elles rêvent d’indépendance

 

de voyage et de sac à dos !

 

 

 

Elles rejettent les adultes

 

avec leur morale à la con,

 

mais rêvent, bien qu’elles l’occultent,

 

de l’être ce qui est abscons !

 

 

 

L’argent ce n’est pas un problème :

 

« Les parents c’est bien fait pour ça !

 

Ils sont intégrés au système,

 

manquerait plus qu’on n’en ait pas ! » 

 

 

 

« J’ai droit à une vie privée ! »

 

Ce refrain-là revient souvent,

 

dès que vient la quinzième année

 

et même très souvent avant !

 

 

 

Bien qu’elles soient surconnectées

 

sur nombre de réseaux sociaux,

 

elles sont bien déconnectée

 

de la misère et de ses maux !

 

 

 

Entièrement centrées sur elles

 

elles vivent dans un cocon,

 

leur existence est naturelle :

 

pourquoi se faire du mouron ?

 

 

 

Si pour certaines les études

 

sont source de satisfactions,

 

d’autres parlent de servitude

 

en guise de définition !

 

 

 

Bureau, ordi et une chambre

 

pour travailler dans le confort,

 

dites-leur et elles se cambrent,

 

que d’autres rêvent de leur sort !

 

 

 

Travailler au bout d’une table,

 

avec autour des cris d’enfants,

 

c’est le quotidien détestable

 

d’autres ados fort méritants !

 

 

 

« De ceux-là nous on s’en balance,

 

on a d’autres chats à fouetter !

 

Le matin on se fait violence

 

quand il nous faut se découetter !

 

 

 

On n’a pas le temps de tout faire,

 

les cours, le tchat, Twitter, Facebook

 

et les sorties … c’est la galère !

 

Plus un copain et c’est le souk !

 

 

 

Vous ne pouvez pas nous comprendre,

 

vous avez un lourd handicap :

 

il est bien loin votre âge tendre,

 

vous avez oublié ce cap ! »

 

 

 

Il faudrait presque qu’on les plaigne :

 

« Ce n’est pas marrant d’être ados,

 

agressives comme des teignes

 

et d’avoir tout le monde à dos ! »

 

 

 

S’il faut leur trouver des excuses,

 

plaidons pour un monde un peu fou

 

où les frontières sont confuses,

 

rendant le discernement flou.

 

 

 

Elles ont dès leur prime enfance

 

hérité encore au berceau

 

peu ou prou des inconséquences

 

d’une certaine F. Dolto !

 

 

 

Celle qui est à l’origine

 

de l’enfant roi et de ses maux,

 

de la formidable machine

 

à fabriquer des asociaux !

 

 

 

Comme elles sont loin d’être bêtes

 

elles vont sauter à pieds joints

 

sur l’argument que je leur jette

 

et qui tombe vraiment à point !

 

 

 

Sur un des moteurs de recherche

 

elles vont taper « F. Dolto » !

 

Je leur ai bien tendu la perche

 

mais je la reprendrais bientôt !

 

 

 

La motivation étant grande,

 

elles vont bûcher le sujet

 

et atterriront par la bande

 

sur Didier Pleux et ses pamphlets !

 

 

 

Elles en feront une analyse

 

-  et ce  sans se faire prier ! -

 

et prépareront une exquise

 

intervention pour le dîner !

 

  

 

« Si nous avons ce caractère,

 

vous y avez participé !

 

C’est comme ça, pas de mystère,

 

vous n’aviez qu’à anticiper ! 

 

  

 

Vous nous avez laissé la bride

 

beaucoup trop lâche sur le cou

 

et vous en récoltez des rides :

 

c’est de votre faute après tout ! »

 

 

 

Holà, doucement les bobotes,

 

je ne vous donne pas raison

 

et je vous prie d’en prendre note :

 

que l’on soit bien au diapason !

 

 

 

Pour avoir votre indépendance,

 

vous allez devoir affronter

 

la société sans indulgence

 

sur laquelle il faudra compter !

 

 

 

Et là, qui s’y frotte s’y pique,

 

adieu la magnanimité

 

des parents supportant les piques

 

enrobées d’agressivité !

 

 

 

Vous ferez l’amère expérience

 

et là vous tomberez de haut :

 

fini le temps de l’insouciance,

 

la vie ne fait pas de cadeau !

 

 

 

Dès maintenant forgez vos armes

 

pour pouvoir l’attaquer de front,

 

vous vous éviterez des larmes

 

et des regrets les plus profonds !

 

 

 

Pour ce faire il y a l’école

 

mais il faut bien sûr travailler,

 

laisser tomber les fariboles

 

et s’y plonger sans sourciller !

 

 

 

Vous avez encore la chance

 

de ne pas avoir à bosser

 

pour pouvoir partir en vacances,

 

d’autres le font sans renâcler !

 

 

 

Pour certains c’est encore pire,

 

ils travaillent pour étudier :

 

avoir de l’argent pour s’inscrire,

 

plus les frais de scolarité !

 

 

 

Pour voler de ses propres ailes

 

il faut gagner son propre argent,

 

pour l’instant belles demoiselles

 

… c’est celui de papa, maman !

 

 

 

Tentez une bonne expérience :

 

prenez un job pendant un mois !

 

C’est là que vous prendrez conscience

 

des inconvénients de l’emploi !

 

 

 

Pas besoin d’être un grand oracle :

 

je sais que vous allez hurler !

 

Loin de me porter au pinacle,

 

toutes allez me conspuer !

 

 

 

               Epilogue :

 

Ne jetez pas à la poubelle

 

cet écrit qui peut vous servir

 

à vous rendre un peu moins rebelles

 

prenez le temps de réfléchir !

 

 

 

Un jour viendra, c’est fort probable,

 

vous aurez aussi des ados

 

à la conduite insupportable

 

et vous en aurez plein le dos !

 

 

 

Je sais que vous allez me dire :

 

« Ce n’est pas la veille demain ! »

 

Moi je préfère vous l’écrire :

 

vous l’aurez toujours sous la main !

 

 

 

 

 

                           Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

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M

Merci ! Et si j'ai passé l'âge, je garde pour les voisins, ou cousins ... 


Selon ce que tu écris, je crois que j'ai eu la chance que fifille passe à côté (peut-être n'était-elle pas " bobote ") !


Bon jeudi, Pierre. Merci aussi pour le retour de la mythologie revisitée ! 
Répondre
R


 



Bonjour Domi !



 



Pareil pour mes trois fils



mais pour les petits enfants



c’est autre chose !



Merci beaucoup pour



tes passages réguliers chez moi !



 



Bonne journée !



 



Pierre



 



http://rotpier.over-blog.com