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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Blog en vacances !

21 Juin 2012 , Rédigé par Rotpier

 

 

blog-en-vacances.jpg

 

Petit montage à partir d'une image du net !

 

 

 

Je serais absent jusque vers le 11 ou 12 juillet !

 

 

 

J’espère vous concocter quelques poèmes

 

pendant ces vacances en Haute Marne

 

du coté de Colombey les deux églises !

 

 

 

Je saluerais le Général de votre part !

 

 

 

Pierre ou Rotpier : c’est au choix !

 

 

 

 

Je vous laisse avec un long devoir de lecture

 

de vacances : « Robinson pris au piège »,

 

poème que je n’ai pas remis depuis 2 ou 3 ans !

 

 

 

Bonne lecture et bon soleil si le bougre

 

daigne enfin de montrer le bout de son nez !

 

 

 

 

photo-pour-robinson-pris-au-pic3a8ge.jpg

 

Photo du net un peu modifiée !

 

 

 

 

Robinson pris au piège,

 

 

 

Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

 

robinson volontaire et toujours décidé

 

à ne plus retourner dans des milieux futiles

 

générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

 

 

 

J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

 

de toutes relations comportant des humains

 

et je m’affranchissais doucement d’une blonde

 

que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

 

 

 

J’arrivais à un âge où la philosophie

 

se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

 

bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

 

imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

 

 

 

Je passais tout mon temps en longues promenades,

 

sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

 

je savais sur cette île une unique peuplade

 

dont le village était sur un autre versant.

 

 

 

Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

 

Ils vivaient simplement et avaient sous la main

 

de quoi boire et manger de façon naturelle ;

 

j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

 

 

 

Me savaient-ils ici ?

 

 

 

En y réfléchissant, il semblait peu probable

 

que des centaines d’yeux ne m’aient pas découvert,

 

car, même en y veillant, mes traces sur le sable

 

s’ajoutaient tous les jours à des signes divers.

 

 

 

Pourquoi m’évitaient-ils ? Je ne savais le dire

 

et ce n’aurait été que des supputations :

 

quand on n’en sait pas plus on devrait s’interdire

 

de donner des avis risquant l’aberration !

 

 

 

 

 

J’ai toujours détesté les  « si cela se trouve … »

 

les « il se pourrait que … » et autres locutions

 

qui n’ont pour autre but  - c’est ce que je réprouve ! -

 

que de donner à boire aux saoules discussions !

 

 

 

Ce point de vue aussi, avait pesé lourd

 

dans mon choix d’exil volontaire.

 

 

 

Dans ce fait avéré d’ignorance tacite,

 

le temps coulait tranquille et pourtant un matin,

 

l’espace d’un regard, tout bascula très vite :

 

mon vœu de rester seul se trouva fort atteint !

 

 

 

Alors que je pêchais des poissons de rivage,

 

je sentis un regard se poser sur mes reins.

 

J’excluais tout de suite un animal sauvage :

 

trois ans de solitude affûtent les instincts !

 

 

 

 Mon regard balaya les rochers de la rive,

 

arrondis par le sable emporté par le vent,

 

sa longue silhouette aux chauds reflets de cuivre

 

éclipsait la beauté des rayons du levant.

 

 

 

Elle avait au poignet deux fines cordelettes

 

-         un costume à vrai dire extrêmement ténu ! -

 

et si l’on exceptait cinq à six gouttelettes,

 

les rochers arrondis paraissaient bien moins nus !

 

 

 

Miracle de la nature,

 

la communion des formes confinait au sublime :

 

 

 

Assemblage parfait de courbes harmonieuses !

 

Un décor à lever des légions de pinceaux,

 

à faire se signer des bigotes furieuses,

 

à jeter dans les lits des milliers de puceaux !

 

 

 

Acceptant sans ciller mon intime inventaire,

 

elle avança vers moi, me montrant qu’elle aussi

 

se passait volontiers de protocole austère,

 

provoquant sans façon le plus chaud des lacis !

 

 

 

Abjurant sur-le-champ mon vœu de solitude,

 

je laissais libre cours à mes mâles instincts :

 

un tremblement de chairs de grande magnitude

 

agita nos deux corps dans le petit matin.

 

 

 

Pas besoin de parler en telle circonstance,

 

car la langue en amour - le langage s’entend ! -

 

n’est pas un élément de très grande importance :

 

on se comprend toujours dès lors que l’on s’étend !

 

 

 

Quand le calme revint, nos regards se croisèrent

 

-         sans s’occuper de moi, sans prendre mon avis ! -

 

et sans mal apparent, ses yeux aux miens parlèrent

 

en cet instant ouaté du désir assouvi.

 

 

 

Je ne compris pas tout de leur conciliabule

 

-         c’est un fait avéré : les yeux ont leurs secrets ! -

 

sur le fil du regard, en adroits funambules,

 

se croisent les serments dans des ballets discrets !

 

 

 

 Au terme de l’échange, en guise d’amulette,

 

elle prit mon poignet pour y glisser du sien,

 

regard devenu grave, une des cordelettes

 

avec l’habileté d’un parfait magicien !

 

 

 

D’un léger coup de rein l’impeccable plastique

 

de son corps onduleux s’étira vers le haut.

 

Les rayons du soleil par effet chromatique

 

s’amusaient à changer la couleur de sa peau.

 

 

 

Silhouette irréelle, elle s’évanouit.

 

 

 

Je restais étourdi, sans bouger sur le sable.

 

Ce n’était pas un rêve … un cauchemar non plus ;

 

je ne m’accusais pas … quoiqu’un peu responsable,

 

de cet acte réflexe en aucun cas voulu.

 

 

 

 

 

 

 

Je conquis l’amitié des poissons de rivage

 

en revenant souvent, m’abstenant de pêcher,

 

tout du moins dans ce sens, car la beauté sauvage

 

y revenait aussi : pourquoi l’en empêcher ?

 

 

 

Elle arrivait toujours en costume identique,

 

en guise de discours, me montrant son poignet.

 

J’avais depuis longtemps appris la mimétique :

 

les cordelettes-liens nous servaient de signet !

 

 

 

Spectateurs assidus de nos folles étreintes,

 

les oiseaux de bordure acquiesçaient à grands cris !

 

Ajoutons à cela nos rires et nos plaintes

 

et la plage héritait d’un vrai charivari !

 

 

 

Cependant … quelques fausses notes

 

venaient troubler le bel ordre établi.

 

 

 

Il arrivait parfois qu’une semaine entière

 

je ne la visse pas : où était-elle alors ?

 

Cette interrogation n’étant pas la première,

 

je m’aperçus du piège et je sentis ses mors !

 

 

 

Trop tard pour m’arracher : la prise était solide !

 

Mélange de regrets, de plaisirs, de soupirs,

 

mes sentiments hachés, parfois, frôlaient le vide :

 

je rêvassais sans cesse au lieu de déguerpir !

 

 

 

Un jour elle arriva plus tard que de coutume.

 

Je ne l’espérais plus et allais m’éloigner,

 

je relevais de suite un détail de costume :

 

Eve brune intégrale y compris le poignet !

 

 

 

Ce détail mis à part, rien ne changea de suite

 

dans le ballet rodé de nos ardents ébats,

 

se donnant sans tabou, repoussant les limites,

 

elle assumait son rôle en ces vaillants combats.

 

 

 

 

 

 

 

C’est après le repos - que toute joute implique -

 

que vint le changement. Quand, désir éloquent,

 

du tremblement de chairs, je voulus la réplique,

 

elle se déroba me laissant paniquant.

 

 

 

Un long moment passa - parenthèse immobile -

 

puis elle se leva me montrant son poignet ;

 

je compris à l’instant : d’un geste malhabile,

 

je lui rendis son lien puis courus m’éloigner.

 

 

 

Combien de temps errais-je en suivant le rivage,

 

à ressasser la chose, à chercher la raison ?

 

Autant qu’il en fallait pour le grand lessivage

 

de mon morne cerveau parlant de trahison.

 

 

 

Je ne demandais rien que de vivre en ermite,

 

de savourer la paix jusqu’à mon dernier jour ;

 

pourquoi donc accepter un cadeau-dynamite

 

quand on sait qu’il explose en vous broyant toujours !

 

 

 

Ce qui prouve que l’homme a bien faible mémoire,

 

regobant l’hameçon garni du même appât :

 

il hisse sa bêtise en tare expiatoire

 

et même les poissons ne s’y reprennent pas !

 

 

 

Vidé de toute force et le cerveau en friche,

 

je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.

 

La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -

 

 d’une désolation comme il n’est pas permis.

 

 

 

La lune me veilla, naufragé sur le sable.

 

La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;

 

Je me surpris calmé, tout à fait responsable,

 

abandonnant la grève … allant à contresens.

 

 

 

Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent

 

et comme mon cerveau, mon corps se purifia.

 

Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,

 

je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.

 

 

 

La mer ayant comprit ma grande lassitude,

 

se referma sur moi, m’accueillant sans façon.

 

Fossoyeuse efficace en toute latitude,

 

elle connaissait l’homme et savait sa chanson.

 

 

 

Il me restait encore un soupçon de croyance :

 

que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !

 

Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -

 

au point où j’en étais, autant m’en emparer !

 

 

 

   Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !

 

Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,

 

un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse

 

qui faillit l’avaler définitivement !

 

 

 

Une main secourable empêcha sa descente,

 

le prenant par la main comme on prend un enfant.

 

J’assistais à la scène et réserve décente,

 

je restais en retrait tout en les observant.

 

 

 

Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,

 

mon corps se démena comme étant possédé :

 

tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -

 

plutôt que de céder à l’appât dénudé !

 

 

 

Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :

 

pas question de goûter à la femme poisson !

 

Il sacrifia sa main d’une façon secrète

 

et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.

 

 

 

Je me retrouvais seul, alors pourquoi poursuivre

 

ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?

 

Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,

 

je disparus d’un coup dans un remous bleuté.

 

                                                      

 

                                                 Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

 

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L

Bonjour Pierre,


Ton sejour ,prend fin ! je te fais enrager...Au moins tu nous a laissé de la bonne lecture..


amitiés


Patrick
Répondre
R


 



Bonjour Patrick !



 



Ça y est, me voila de retour



sur les blogs !



 



Les vacances ont été bonnes !



 



Bon après-midi !



 



Rotpier 



 



http://rotpier.over-blog.com



 




J

Bonnes vacances Pierre, profites bien,j'espère que tu auras beau temps , merci pour le beau poème.


Bonne jounrée, bises


Johanna
Répondre
R


 



Bonjour Johanna,



 



Ça y est, me voila de retour



sur les blogs !



 



Les vacances ont été bonnes



et le temps très convenable dans l’est !



 



Bonne journée !



 



Pierre



 



http://rotpier.over-blog.com




C

un retraité en vacances c'est le comble !
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R


 



 



Salut les cafards !



 



Me voila de retour !



 



Les vacances ont été bonnes



et bien méritées … non mais !



 



Et pis c’est tout !



 



Le Rotpier



 



http://rotpier.over-blog.com



 




M

Tentation ... Attention !


 


Bonne pause en Haute-Marne ... Profites-en à fond à fond (sans exagération tout de même) !


À plus tard, Pierre, et merci pour le poème qui est toujours actuel.
Répondre
R


 



Bonsoir Midolu !



 



Merci beaucoup !



 



Les vacances sont toujours les bienvenues !



 



@ +



 



Bonne soirée !



 



Pierre



 



http://rotpier.over-blog.com