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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Femmes chinoises sur le trottoir, le poème du jour : " Marcheuse " de ... Rotpier

17 Février 2009 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

Préface :
 
 Vous trouverez, à la suite, un article traitant du sujet si vous ne la connaissez pas.
 
 Je scinde ce poème en deux parties car il est assez long et il me reste  à finaliser les deux ou trois dernières strophes: c'est du tout chaud !
 
 Pierre
 
 
 
Images prise sur le net
 
 
 
 
 
   A ces femmes chinoises qui se prostituent par nécessité vitale
 
 
 
Image prise sur le net
 
 
 

Marcheuse,

 

Elles sont des centaines

dans sa situation

pour le moins incertaine

soumise à perversion.

 

C’est leur moyenne d’âge

- la quarantaine et plus ! -

qui surprend au passage,

provocant le hiatus.

 

Péripatéticienne,

pas d’autre solution,

drôle de paroissienne

dans cette « profession » !

 

Son pays c’est la chine,

elle y rêve toujours !

Ici, courbant l’échine,

elle vend de l’amour.

 

Il n’y a plus d’usine

au Dongbei sinistré,

la plupart sont en ruines :

emploi défenestré !

 

Petit garçon à charge

mais aussi des parents

et plus du tout de marge :

partir en soupirant.

 

Un visa pour la France

et des petits boulots,

le rêve devient rance,

il est loin le gros lot !

 

Paris, la belle ville

dont on rêve le soir,

mais aussi Belleville

où l’on fait le trottoir !


                                   Pierre Dupuis

 

 

 

 ( Deuxième partie demain )

 

 

 

 

 Article de Radio 86 :
   
Les marcheuses de Belleville

 

Le Lotus Bus à Belleville (Image: Médecins du Monde)

Le Lotus Bus à Belleville (Image: Médecins du Monde)



On les appelle les «marcheuses de Belleville». Elles sont chinoises, entre trente-cinq et cinquante ans, elles ont l’air de se promener et pourtant elle sont prostituées. Originaires du Nord-Est de la Chine, les prostituées chinoises sont apparues sur les trottoirs de Belleville au début des années 2000. Victimes des restructurations de l’industrie et des usines d’Etats, ces anciennes cadres ou employées sont venues en France dans l’espoir d’une vie meilleure.
Qui sont ces prostituées d’un autre type ? Quel est leur quotidien ? Quel est leur avenir ?

Avec Marie Debrus, responsable du Lotus Bus, un programme de prévention et d’accès au droit mis en place par Médecins du Monde.

La prostitution des femmes chinoises est un phénomène récent apparu dans les années 2000. « Ce sont les associations qui travaillent dans les rues qui ont commencé à voir des femmes chinoises, ce qui était plutôt inhabituel jusqu’alors » explique Marie Debrus. Mais elles ne ressemblent en rien aux autres prostituées parisiennes. Plutôt discrètes, elles arpentent les trottoirs et n’ont pas de souteneur. Ces femmes, entre trente-cinq et cinquante ans, sont pour la plupart originaires du Dongbei, la région du Nord-Est sinistrée après les restructurations et les fermetures d’usines d’état. Elles sont venues en France, souvent avec un visa touriste ou d’affaires, pensant travailler sur place ignorant les difficultés administratives. Elles se retrouvent alors dans la rue, souvent après l’échec de petits boulots effectués chez les Chinois, comme la garde d’enfants par exemple. Une fois dans la rue, ces femmes sont des proies faciles pour différents réseaux, sujettes aux violences de la rue, des clients mais aussi de la police.

Afin de venir en aide à ces « marcheuses », Médecins du Monde a mis en place la mission [bLotus Bus[/b] en 2004, qui allie travail de rue (distribution de préservatifs, prise de contact, prévention), permanences en chinois au Centre d’accueil avec des ateliers de discussion (autour des accès aux soins, des droits, de la santé) et accompagnement physiques des personnes dans leurs démarches administratives. Si l’institution est aujourd’hui bien connue des Chinoises, gagner leur confiance n’est pourtant pas si facile. « Ces femmes vivent toutes dans une peur permanente ».
Quel est l’avenir pour ces femmes ? « Beaucoup souhaitent repartir mais l’urgence aujourd’hui est de gagner leur vie » explique Marie Debrus.


Auteur: Marion Zipfel

 


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