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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Big Ben ... un Big Ben que vous ne connaissez pas ! Un poème haut en couleur de ... Rotpier !

4 Mai 2021 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie, #Poésie - humour

Bonjour à tous !

 Je vous remets cette saga ( écrite en 2012 )

ô combien poétique, tournant autour de … Big Ben !

 

Big Ben,

 

Préambule :

L’histoire que je vais vous conter, en vers, me vient d’un ami écossais qui la tenait de son grand-père, laquais chez un vieux lord anglais.

Cela se passait dans les années 1880-90, en Angleterre aux alentours de Londres. Est-ce une légende ou bien la vérité dans un pays vénérant encore la royauté, le thé et l’amiral Nelson ?

Je ne saurais vous le dire et me bornerais seulement à vous la rapporter, sans artifice, avec la plus fidèle loyauté. Il vous reviendra ensuite le délicat dilemme de la croire ou pas. Je n’ai pas cherché la rime riche à tout prix et la syntaxe de mes vers est très souvent bancale. Mais mieux vaut encore une rime pauvre qui sonne bien qu’une riche qui pérore, se targue de sa suffisance et se retrouve seule à se pavaner comme cocotte sur trottoir ! Quand à la syntaxe, si je n’ai rien contre, je sais aussi m’en affranchir de temps à autres comme l’on se défait d’un carcan.

Ceci dit, je vous laisse en compagnie de Big Ben et espère que vous n’en sortitez pas trop sonnés !

 

Rotpier

 

Image du net

 

Big Ben,

 

Il avait un sexe affolant,

il faut dire qu’il était grand

… le gus !

Dans le genre phénoménal

… je parle de son arsenal

et là ce n’est pas un lapsus !

 

De son état : sonneur de cloche…

          Mais…

mieux vaudrait éloigner les gosses

et belle maman qui approche !

Avec son menton en galoche,

de près elle ressemble à Folcoche !

 

Revenons au gus en question,

à cause de sa profession

( et le tout sans calembredaine ! )

il avait donné un surnom

à son espèce de canon :

Big Ben !

 

Vous allez dire : « C’est fastoche,

le Rotpier nous prend pour des cloches :

nous ne somm’  pas des abrutis ! »

Mais … moi, je n’ai rien dis !

 

Toujours est-il que son Big Ben

était un sacré spécimen,

femmes et filles de tout âge

venaient le voir en pel’rinage !

 

Il y avait une marquise

qui lui trouvait la taille exquise,

exactement proportionnée

à ses deux quintaux bien sonnés !

 

Elles n’étaient qu’une dizaine

à pouvoir supporter Big Ben

mais il fallait une semaine

pour se remettre des fredaines !

 

Il rencontra pour son malheur,

un soir maudit de chandeleur,

une comtesse norvégienne

qui ne connaissait pas l’hygiène !

  

C’était une veuve très riche

qui voulait qu’on l’appell’ « Ma biche »

mais elle avait de la moustache

et se rapprochait de la vache !

 

Quand elle découvrit Big Ben

elle hurla pis qu’une sirène,

voulant sur le champ l’essayer

quitte à très cher le monnayer !

 

Devant l’hygiène très douteuse

de la comtesse eczémateuse,

il eut un moment de recul

surtout quant il vit les pustules !

 

Mais un sonneur gagne très peu,

quand elle lui mit sous les yeux

une bourse remplie d’écus

le pauvre en tomba sur le cul !

 

Il se dit : « tant pis pour la crasse ! »

et il l’a prit sur la paillasse,

cela dura toute la nuit

et là commença les ennuis !

 

A traîner n’importe où ses fesses,

elle avait choppé la comtesse,

toutes sortes de maladies

que d’honteuses l’on qualifie !

 

Malgré deux Ave, trois Pater,

il ne passa pas à travers :

cette femme pourrie de vices

lui refila la syphilis !

 

Ce fut le déclin de Bing Ben,

à voir il faisait de la peine,

il pendait lamentablement

comme à une cloche un battant !

  

Un professeur de faculté

essaya bien de le soigner

à grand renfort de sulfamides

mais l’opération fut un bide !

 

Un jour arriva l’échéance,

c’était en fait couru d’avance :

on eut recours à l’ablation

pour éviter la contagion.

 

Afin de l’étudier plus tard

lors des colloques sur les dards,

on le plongea dans le formol

additionné de méthanol !

 

Il fallut un bocal énorme

pour ce phallus vraiment hors normes,

pas moins de trois souffleurs de verre

à cette tâche s’attelèrent !

 

On mit à poil deux chênes-lièges

- certains crièrent au sacrilège ! -

pour confectionner un bouchon

aux incroyables proportions !

 

On décréta dix jours de deuil,

les femmes avaient la larme à l’œil,

la comtesse eut droit à l’acide,

le tout maquillé en suicide !

 

Dans un baquet de vitriol

elles jetèrent la mariole :

il n’en resta que trois pustules

et une moitié de rotule !

 

Bing Ben, le vrai, sonna dix jours

et les cloches aux alentours

lui répondirent lugubrement :

tintement de glas pour un gland !

  

Au rez-de-chaussée de la tour,

une pièce à l’abri du jour

fut créée avec un triptyque

pour bien conserver la relique !

 

En perdant un tel arsenal,

le gus en perdit le moral,

plus question de sonner les cloches

quand on est privé de baloches !

 

Il travailla dans un harem

pour un sultan dont le problème

était de l’avoir tout petit

… je parle bien sûr du zizi !

 

 

Tant de meufs à disposition

prêtes à la fornication

et ne pouvoir presque rien faire

était une horrible galère !

 

Quand il lui parla de Bing Ben

le sultan eut beaucoup de peine

à le croire et lui demanda

d’aller vérifier sur le tas !

 

Ils prirent le bateau au Caire,

laissant sur place les mouquères

qui s’empressèrent de trouver

des mamelouks pour forniquer !

 

En arrivant sur la Tamise,

il exigea qu’on le conduise

voir immédiatement Bing Ben

… pas la tour mais le spécimen !

 

Quand il vit l’engin si balaise,

il frôla vraiment le malaise :

comment pouvoir imaginer

qu’un truc pareil put exister !

 

Lui avait pouvoir et fortune

et il aurait donné la lune

pour avoir un tel attribut

plus gros que celui d’un zébu !

 

Il en perdit tout appétit,

lui qui l’avait vraiment petit,

restant prostré pendant des heures

à ressasser tout son malheur !

 

Un jour il perdit la raison

et décida de l’ablation

de son appareil génital

qui eut lui aussi un bocal !

 

 On le plaça dans la semaine

tout à coté du gros Bing Ben,

qui ne se moque pas de lui :

pas de lazzi chez les zizis !

 

A chaque fois que le glas sonne,

même devant deux cent personnes,

ils s’amusent à faire des bulles

sous les yeux des gens incrédules !

 

Si à Londres vous vous rendez,

hors de question de les manquer,

privez-vous plutôt de la reine

que d’une visite à Bing Ben !

 

Si vous croyez que je vous berne,

demandez donc à Stéphane Bern

qui connaît tout sur l’Angleterre,

des zizis à Madame Thatcher !

 

Si cette histoire peu banale

vient à traverser le chenal,

le MI 5 - et ça c’est moche ! –

viendra pour me sonner les cloches !

 

J’espère bien qu’ils n’auront pas

l’idée de me trancher le bas,

ça me saperait le moral

de voir popol dans un bocal !

 

Tous les hommes seront d’accord

avec moi car mieux vaut encore

en vieillissant l’avoir fort molle

que de la voir dans le formol !

 

Sur cette brillante formule

je vous quitte et vous congratule

pour avoir lu sans trop de peine

la longue épopée de Bing Ben !

 

                              Rotpier

 

 

       Nouvelles de dernière minute :

 

Il parait qu’aux jeux olympiques

ils auraient sorti la relique

à la demande d’ Usain Bolt

qui aurait goûté au formol !

 

Il s’ rait parti dans la foulée,

plus rapide qu’une fusée,

rejoindre l’équip’  féminine

qui s’entraînait à la piscine.

 

Elles étaient une douzaine,

il les a prises à la chaîne

devant l’entraîneur médusé

qui a finit par y passer !

 

Si je peux donner mon avis,

je crois que Lance Amstrong aussi

a du goûter à la formule

après son truc aux testicules !

 

 

Pour pouvoir aller aussi vite,

ce n’était pas de l’eau bénite

qu’il devait prendre chaque jour

pour pouvoir rafler ses sept tours !

 

              Epilogue :

 

Comme j’ai le sens des affaires

et que je sais très bien y faire,

j’organises dans trois semaines

un pèlerinage à Big Ben.

 

Ce sera un peu comme à Lourdes,

veuillez approchez vos esgourdes :

il suffira de faire un vœu

pour doubler ou tripler du nœud !

 

A l’aller un seul TGV,

au retour deux aménagés

en gigantesques lupanars

avec pléthore de plumards !

 

En cas d’absence de miracle,

n’étant pas un parfait oracle,

je vous revendrais du Viagra

pour ne pas rester raplapla !

 

Ne tardez pas à vous inscrire

avant que la date n’expire,

si vous voulez dans trois semaines

l’avoir aussi gros que Big Ben !

 

Encarté sur la morale ( je tiens à être en phase avec la politique de moralisation laïque prônée par notre gouvernement )

 

Au point de vue de la morale,

si jamais le Vatican râle,

je lui dirais tout simplement :

« Fallait pas commencer avant ! 

Car pour ce qui est de l’arnaque,

c’est vous qui tenez la baraque,

je ne suis qu’un petit larron

vous sur rue vous avez pignon !

 

C’est un commerce comme un autre

qui marche à coup de patenôtres,

des cars entiers chaque matin

déversent plein de pèlerins !

 

A Lourdes c’est la grande foire,

le paradis des accessoires,

l’éden des produits dérivés :

très lucrative activité !

 

Il y en a plein les boutiques,

en bois, en fer ou en plastique,

des surannés et des new-look :

on se croirait vraiment au souk !

 

Des Saintes Vierges sous la neige,

des chapelets marrons ou beiges,

des crucifix et des missels

et des miracles à  la pelle !

 

Pléiade de photos jaunies

artificiellement vieillies,

des Bernadette Soubirous

encadrée à pendre à un clou !

 

Et bien sûr la grotte bénie,

des fidèles qui communient,

des malades, des estropiés

en fauteuil ou encore à pied !

 

Ne m’accusez pas de blasphème,

ne me lancez pas d’anathème,

vous copier est mon seul péché :

pas de querelles de clocher !

 

 

Je vous laisse votre domaine,

laissez-moi exploiter Big Ben

que chacun fasse son métier :

les cloches seront bien gardées !

 

 

Boutique shop dans un hôtel de Lourdes

Dernière précision :

 

Je ne dirais rien sur l’Islam

pour ne pas faire de ramdam,

mais comme disait Georges Marchais :

c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

 

… Que dites-vous ? … Il est trop tard !

Bon sang, je suis bien trop bavard !

Je suis un peu comme Jack Lang :

je ne sais pas tenir ma langue !

 

Et puis après tout je m’en fous,

autant que j’aille jusqu’au bout :

l’arme de toute religion,

c’est bien la manipulation !

 

 

 

                            Rotpier

 

 

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