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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème exotique tout frais tout chaud du jour : " L’émir Abel " ou " L’émir acculé au désespoir, " de ... Rotpier

29 Décembre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

 

Allez, je ne suis pas chameau, je vous offre en cette fin d'année un voyage dans le désert ... il faudra peut-être vous faire vacciner. Pour ma part je le suis contre la connerie, mais ce n'est pas très efficace !

 

Image du net

 

L’émir Abel

ou

L’émir acculé au désespoir,

 

Son nom c’était l’émir Abel

un émir en déconfiture

autrefois puissant et cruel

capable même de torture.

 

Son harem était le plus beau

toutes les perles orientales

figuraient à son grand tableau

de chasse c’était la totale.

 

Mais il tomba raide amoureux

d’une femme belle et rebelle

refusant ses cadeaux précieux

bijoux et robes en dentelles.

 

Cette femme aimait en secret

un jeune berger du village

beau comme un dieu et très discret

elle attendait qu’il soit en âge.

 

Elle l’était assurément

quand elle allait à sa rencontre

le couvant de ses yeux aimants

rêvant de se serrer tout contre.

 

Pour l’émir ce fut un revers

il en devint neurasthénique

avec un teint virant au vert

son état était pathétique.

 

Et il se remit de plus bel

à fumer comme une machine

deux ou trois paquets de Camel

par jour et du tabac de chine.

.

Il bazarda tous ses chameaux

ne gardant que quelques chamelles

et laissa partir à vau-l’eau

son harem et ses jouvencelles.

 

Il partit droit vers le désert

n’emportant que très peu de choses

sur un cheval très peu disert

suivit d’un vieux chien tout morose.

 

Il réapparut  bien plus tard

amaigri et méconnaissable

habits usés et air hagard

ayant perdu tout dans les sables.

 

Il s’enferma dans une tour

une retraite interminable

et il médita sur l’amour

et ses dégâts irréparables.

 

Il exigea que son bourreau

le décapite au cimeterre

du premier coup et sans billot

il fût exaucé de première.

 

Il en mourût on l’enterra

dans le désert sans une stèle

selon ses vœux on relâcha

ses femmes et ses tourterelles.

 

Son eunuque pleura beaucoup

ses yeux devinrent noctiluques

il eut d’énormes maux de cou

entraînant un gros mal de nuque.

 

Lui qui avait déjà perdu

la part de son anatomie

permettant de faire cocu

émir sultan et compagnie.

 

Maintenant c’était la raison

qui s’était barrée en sucette

du vide dans le pantalon

et plus grand-chose dans la tête.

  

La légende dit qu’il finit

sous les sabots d’une chamelle

un soir de lune vers minuit

en ramassant des sauterelles.

 

           Moralité :

 

Avant de choisir ce type de job, parlez-en à Steve…

 

Passer son temps à démêler

les rivalités du beau sexe

c’est bien plus dur que d’enfiler

des perles c’est bien plus complexe.

 

C’est un travail très bien payé

mais demandant des sacrifices

pesez avant de postuler

après c’est la lie du calice !

 

Mieux vaut encore être curé

car si la soutane te tanne

tu peux toujours te défroquer

ton matériel n’est pas en panne !

 

Image du net

 

xxxxxxxxxxxxxx

 

C’est l’hallali du bla bla bla

j’avoue que je suis trop disert

ne me privez pas de désert

c’est terminé moi je m’en va !

 

               

Mais ...

Je m’en va, je m’en va

et si je ne m’en allais pas ?

Allez, à la louche,

je vous en remets une petite couche :

 

Avant de faire mes valoches

si quelqu’un veut me titiller

qu’il sache  que j' sais balancer

des coups de pied dans les   - - - - - - - - ! *

 

Je lui dirais dans la pénombre

« Faut te méfier des gringalets

ils ne sont pas tous angelets :

castra tu pues et marche à l’ombre ! »

 

Je le vois déjà Renauder

à poil tout nu devant sa glace

me traitant de gros dégueulasse

pleurant son matériel cassé !

 

 

*  Je vous laisse le soin de trouver

cette rime plus que riche !

              

                            Le Rotpier

  

 

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