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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème du jour : " Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C, " de ... Rotpier !

13 Octobre 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Fable, #Poésie, #Poésie - humour

 

Image bidouillée par le Rotpier !

Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,

 

Ils entraient très tôt au fournil

à seize ans juste après l’école

la patronne jouait du cil

et n’avait pas la fesse molle.

 

Coté poitrine un bon 100 C

peinait à contenir sa gorge

cela peut paraître insensé

sauf si vous vous appelez Georges.

 

Georges était un de ses clients

qui venait chercher ses baguettes

quand le patron était absent

c’était un as de la braguette !

 

La boulangère aimait beaucoup

se faire prendre à la hussarde

et pour bien assurer le coup

elle se mettait en cuissarde !

 

Elle aimait les jeunes mitrons

et peu lui importait leur âge

derrière le dos du patron

c’était le grand dépucelage !

 

Entre la maie et le pétrin

elle coinçait les réfractaires

elle y allait avec entrain

et ça finissait par leur plaire !

 

Ils ne perdaient jamais la main

c’était toujours du pétrissage :

fesses ou pain croissants ou seins

demandent un bon malaxage !

 

Apprendre à faire du bon pain

et s’initier aux galipettes

ce n’est pas du perlimpinpin

mais de la formation complète !

 

Un ministre la décora

pour avoir bien servi la France

elle fut fière et arbora

la distinction avec prestance.

 

Dans un discours très élogieux

il encensa l’apprentissage

en disant que c’était un lieu

de formation et de partage !

 

Sur son corsage bien rempli

il épingla une médaille

en jetant un coup d’œil ravi

aux pare-chocs de belle taille !

 

Un coup de cil bien appuyé

l’invita au grand inventaire

il revint trois fois en juillet

pour vérifier … pourquoi le taire ?

 

Le patron lui se demandait

pourquoi il gagnait tant aux courses

souvent il y réfléchissait

tout en se gratouillant les bourses !

 

Un mari trompé est souvent

cela fait partie des légendes

le dernier à être au courant

qu’on marche sur ses plates-bandes !

 

Les villageois se gardaient bien

de lui confier son infortune

de peur d’être privés de pains

et d’être cons comme la lune !

 

Ils avaient gardé souvenir

d’Aurélie et de Pomponette

ils craignaient beaucoup de finir

 sans pain pour saucer l’omelette !

 

La boulangère et son 100 C

entretenaient les commérages

au Café du Cochon Grillé

on en faisait grand étalage !

 

C’était il y a soixante ans

il n’y avait pas de Smartphone

et les gens pour passer le temps

aimaient les histoires cochonnes !

 

Et ils en rajoutaient un peu

sans que cela fut nécessaire :

elle se tapait ses neveux

l’incorrigible boulangère !

 

Les grenouilles de bénitier

assuraient même qu’à confesse

elles auraient vu le curé

s’occuper de ses rondes fesses !

 

Mais ces privées de goupillon

ces femmes folles de la messe

jalousaient jusqu’à l’abjection

l’impénitente pécheresse !

 

En d’autres temps ces viragos

l’auraient bel et bien lapidée

sans jugement et tout de go

bigotes aux faces ridées !

 

     Moralité :

« Apprentissage et pétrissage

sont les mamelles de la France

et quand elles font du 100 C

il convient de les encenser !

 

Cela mérite une médaille

à la mesure de la taille

des arguments mis en avant

pour assurer l’enseignement !

 

Des gros Roberts pour l’orthographe

des gros roberts que l’on dégrafe

c’est un ensemble performant

pour former des adolescents !

 

Le Ministre en place à la Poste

fit éditer un timbre-poste

mettant en avant ses appâts

tout le monde se l’arracha !

 

Elle savait telle Marianne

offrir cette abondante manne

méritant sûr le Panthéon

mais des jalouses dirent non !

 

 

                                        Rotpier

 

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