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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème déjanté du jour : " Le périple fou du grand gourou de Kourou, " de ... Rotpier

20 Janvier 2020 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Humour, #Poésie, #Poésie, Humour

Images du net bidouillées par le Rotpier

.

Le périple fou du grand gourou de Kourou,

 

Dans une cabane en bambou

bordée par le trouble Kourou

vivait un singulier gourou

qui possédait un vieux coucou.

 

Un coucou suisse et un toutou

venu tout droit de Tombouctou

qui ne mangeait que du mérou

frit à la poêle et au saindoux.

 

Sa compagne avait les seins doux

et possédait un gros matou

qui se cognait un peu partout

en faisant de vilains miaous.

 

Il n’avait plus de dent du tout

obligé de manger du mou

avec de la pâtée de choux

ça le rendait aux trois quarts fou.

 

Je parle du chat voyez-vous

et en aucun cas du gourou

je le précise pour le coup

où du cerveau vous seriez mous.

 

Donc revenons-en voulez-vous

à ce personnage un peu flou

pratiquant aussi le vaudou

et un tantinet marabout.

 

En fait c’était un touche à tout

y compris aux seins doux pas mou

de sa belle et tendre doudou

qu’il couvrait d’or et de bisous.

 

Ce qui le mettait en courroux

c’était les fusées de Kourou

qui décollaient dans un bruit fou

et faisaient peur à sa doudou.

 

Ça rendait fou le gros matou

ça décrochait le vieux coucou

le clebs se planquait n’importe où

même lui tremblait des genoux.

 

Un jour il décida d’un coup

de partir avec sa doudou

son chat son clebs et son coucou

pour le pays des kangourous.

 

Sur un vieux rafiot en bambou

qui ne tenait qu’avec des clous

et qui transportait du cachou

il arriva quand même au bout.

 

Aussitôt ce fut la folie

une véritable hystérie

les gens cherchaient sa compagnie

une arrivée très réussie.

 

Et en moins d’une décennie

il bondit en catégorie

et devint sans forfanterie

le plus grand gourou d’Australie.

 

Tout le monde fut dans sa poche

les très vieux mais aussi les mioches

une fille infiniment moche

voulait lui rouler des galoches !

 

Sa doudou qui n’était pas cloche

lui dit : « dégage ou je t’embroche ! »

tout en lui filant des taloches

et des grands coups sur la caboche !

 

On venait le voir de partout

même un sorcier de Tombouctou

un soir lui troqua son coucou

contre un couple de vieux hiboux.

 

Dans ses poches il planquait ses sous

quand ça débordait de partout

il en donnait à sa doudou

pour acheter de beaux dessous.

.

Et elle lui sautait au cou

elle n’avait plus peur du tout

des fusées partant de Kourou

et lui faisait des gros bisous.

 

Il avait conquis une aura

qui arriva à Canberra

par le truchement d’un para

qu’il avait guérit d’un zona.

 

Du coup la Mafia s’en mêla

je veux dire la ‘Ndrangheta

elle se nomme comme ça

en Australie voilà voilà.

 

Elle voulu l’obliger à

vendre de la marijuana

aux petits rats de l’opéra

de Sydney mais il refusa.

 

Du coup il reprit son barda

et embarqua pour Calcutta

avec son chien et sa nana

et un nouveau chat angora.

 

Les vieux hiboux il les troqua

contre un baril de tequila

trente cigares de Cuba

et un splendide harmonica.

 

En arrivant à Calcutta

il croisa Mère Teresa

revenant de l’orphelinat

à petits pas à petits pas.

 

C’est à partir de ce jour-là

que le grand gourou s’éclipsa

personne même le para

ne sut où logeait la smala.

 

Heureusement car la Mafia

avait mis sur lui un contrat

mais personne ne le trouva

doucement il s’évapora.

 

Beaucoup plus tard on retrouva

sa trace dans l’Himalaya

dans le secteur de Pokhara

dans la maison d’un vieux sherpa.

.

On trouva son harmonica

encore en assez bon état

la queue de son chat angora

un bout de cigar’ de Cuba

un petit verre à téquila

un portrait de mère Teresa

une photo de Madona

et une autre de Monica

un portefeuille en kangourou

avec une poche en dessous

contenant outre quelques sous

une capote avec un trou

et une clé pour un coucou

une jolie paire de bas

un petit slip de sa nana

un billet pour le groupa ABBA

et un autre pour l’Alhambra

trois roquettes de bazooka

une parka une chapka

une canette de Coca

un stylo et un agenda

des moustaches de poisson-chat

un roman d’Emile Zola

« Nana » offert par sa nana.

 

Nul besoin d’être Nestor Burma

pour conclure qu’après tout ça

qu’il était bien passé par là !

 

Moi seul détiens la vérité

moi seul sait où il est allé

mais j’ai promis craché juré

de ne jamais rien révéler !

 

Que j’aille tout droit en enfer

qu’on me trucide au revolver

qu’on me pète trois fois le blair

si je trahis ce mec super !

 

         Apostille :

Y a de la vérité en tout

mêm’ dans les récits les plus fous

il suffit de trier le tout

… un point c’est tout un point c’est tout !

 

 

                                                             Rotpier

 

Images du net bidouillées par le Rotpier

 

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