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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Le poème du jour: "Le forgeron jaloux," ou "Vengeance auvergnate," ... tout frais tout chaud sortant des braises ... par Pierre !

5 Février 2019 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

Image du net modifiée par mes soins

 

Le forgeron jaloux,

ou

Vengeance auvergnate,

 

Il l’aimait de façon béate

hélas lui était non grata

elle aimait un tordu d’en bas

véritable traine-savates

… aveuglément.

 

En un duo très disparate

elle s’accrochait à son bras

un spectacle vraiment ingrat.

qui le rendait rouge écarlate

… très violemment.

 

Personne sous les lauzes plates

n’était au courant de cela

en plus quand on est auvergnat

on ne vaque qu’à ses patates

… c’est dans le sang.

 

Il travaillait en automate

dans sa forge et dans le fracas

du marteau pilon sur le tas

en pensant à la scélérate

… intensément.

 

Bientôt il serait psychopathe

il s’y enfonçait à grands pas

sans le savoir c’est comme ça

et puis un jour cela éclate

… brutalement.

 

Elle sortait de ses pénates

pour aller voir le gars d’en bas

il l’attendait derrière un tas

avec à la main une batte

… serrant les dents.

 

Plus question d’être diplomate

plus de discours plus de blabla

un seul coup du haut vers le bas :

retour à la case primate

… à cent pour cent.

 

Il la prit par les omoplates

et sans remords il la traîna

jusqu’au trou creusé sous le tas

de charbon chargé de nitrate

… sans ménagement.

 

Nul besoin de la mettre en boite

nul besoin de prêchi-prêcha

un beau linceul couleur caoua

une demeure bien adéquate

… c’est rassurant.

 

Image du net

 

Sa tranquillité auvergnate

il la retrouva pas à pas

au son du pilon sur le tas

et il avait brûlé la batte

… c’était prudent.

 

Il restait le traîne-savates

mais là c’était plus délicat

pour sûr il ne l’oubliait pas

il aurait son heure et sa date

… assurément.

 

 Pas de manœuvre maladroite

il en faisait un postulat

il aurait la peau de ce gars

à la vue basse et aux mains moites

… un répugnant.

 

Sorte de cafard ou de blatte

que l’on écrase comme ça

d’un coup de talon vers le bas

avec précision et sans hâte

… soigneusement.

 

Il savait que dans ses pénates

il avait un vieux poêle à bois

lui faire un coup à la Zola

n’était pas chose maladroite

… tranquillement.

 

Il aurait préféré la batte

mais on peut ou on ne peut pas

l’important c’est le résultat

on analyse et on s’adapte

… subtilement.

 

                                  Pierre Dupuis

 

 

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