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Le blog-notes poétique et autre de Rotpier

Relation très tendue entre ... " La poutre et le pendu, " ... un poème très très ancien de ... Pierre !

5 Novembre 2015 , Rédigé par Rotpier Publié dans #Poésie

 

 

Un très ancien poème ... noir !

 

Pendu

Image du net

 

La poutre et le pendu,

 

Pourquoi en était-il arrivé là ?

Il ne le savait plus très bien.

Pas quelque chose de précis… non.

Plutôt une accumulation de petits riens

… aux yeux des autres !

Petits riens qui, un matin, pèsent lourd…

très lourd, dans la besace de la vie.

 

Il n’était pas pressé… non .

Il prenait son temps : méthodique,

très méthodique.

Allant jusqu’à me caresser pour se faire pardonner

de m’ajouter un nœud, un de plus,

un… pas très catholique !

Il flatta aussi la vieille caisse avant de la mettre en place

 et, tranquillement, se prépara.

Avec lui même il s’accorda ;

avec le chanvre, il s’encorda.

Puis, brusquement, laissant dans son sillage

la longue ligne droite de sa vie

toujours réglée toujours en ordre

il se paya  la fantaisie

de prendre le dernier virage

à fond la caisse et … à la corde !

.

Et moi…moi, au-dessus de lui,

à l’autre bout de lui,

je ne dis rien.

Je fais tranquillement, honnêtement,

mon travail de poutre : je tiens !

 

                                           Pierre Dupuis

 

Un très ancien poème ... noir !

 

Pendu

Image du net

 

La poutre et le pendu,

 

Pourquoi en était-il arrivé là ?

Il ne le savait plus très bien.

Pas quelque chose de précis… non.

Plutôt une accumulation de petits riens

… aux yeux des autres !

Petits riens qui, un matin, pèsent lourd…

très lourd, dans la besace de la vie.

 

Il n’était pas pressé… non .

Il prenait son temps : méthodique,

très méthodique.

Allant jusqu’à me caresser pour se faire pardonner

de m’ajouter un nœud, un de plus,

un… pas très catholique !

Il flatta aussi la vieille caisse avant de la mettre en place

 et, tranquillement, se prépara.

Avec lui même il s’accorda ;

avec le chanvre, il s’encorda.

Puis, brusquement, laissant dans son sillage

la longue ligne droite de sa vie

toujours réglée toujours en ordre

il se paya  la fantaisie

de prendre le dernier virage

à fond la caisse et … à la corde !

Et moi…moi, au-dessus de lui,

à l’autre bout de lui,

je ne dis rien.

Je fais tranquillement, honnêtement,

mon travail de poutre : je tiens !

 

                                Pierre Dupuis

 

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Z
Pauvre poutre qui doit assister à ce naufrage de la vie, sans pouvoir agir; excepté par tes mots. Bravo. Bises et bon jeudi de la part d'une ZAZA qui commence à émerger de sa coquille.
Répondre
R
Bonjour Zaza !

Merci beaucoup !
J’espère que tu vas mieux ?
Je m’arrive toujours pas à aller sur ton blog !

Bonne journée !

Pierre
http://rotpier.over-blog.com
J
Chapeau !! chapeau Rotpier !! Un texte sombre sur le suicide (du moins la tentative ) et le rôle de cette poutre immobile et muette seule et triste témoin de cette scène finale .Difficile ,en effet ,ces "Petits riens qui, un matin, pèsent lourd…très lourd, dans la besace de la vie."

belle écriture !! bon jeudi et bravo Rotpier !
Répondre
R
Bonjour Jerry !

Merci beaucoup pour ce commentaire très flatteur !
J’avais travaillé sur corde raide !

Bonne journée !

Rotpier

http://rotpier.over-blog.com